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    Carol
    note moyenne
    4,0
    4172 notes dont 383 critiques
    répartition des 383 critiques par note
    76 critiques
    139 critiques
    89 critiques
    51 critiques
    19 critiques
    9 critiques
    Votre avis sur Carol ?

    383 critiques spectateurs

    alexandre75
    alexandre75

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2016
    Bon film.... Démarrage très lent (on craint pour la suite), mais des photos sublimes, un jeu d'actrices au top ; finalement, on se laisse prendre par l'histoire sur papier glacé et on en ressort content d'avoir vu un très beau film qui prend son temps....
    Marushka B.
    Marushka B.

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    5,0
    Publiée le 7 février 2016
    Un film d'une beauté et d'une émotion à couper le souffle. Il soigne les yeux et l'esprit de "La vie d'Adèle".
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 14 janvier 2016
    Heureux finalement sont ceux qui n'ont pas vu Loin du paradis, l'avant-dernier film de Todd Haynes, dont Carol reprend en grande partie les thèmes, le rythme et la tonalité. Ils auront un regard neuf et, espérons-le, admiratif, devant la quasi perfection de ce mélodrame des années 50 sur fond d'amours interdites. Décrire les sentiments intimes, tout en évoquant avec justesse et précision les caractéristiques morales d'une époque, n'est pas donné à tous les cinéastes. Surtout avec cette délicatesse, cette façon que certains jugeront peut-être trop lisse d'exprimer les emballements du coeur par le seul jeu des regards, des gestes et de gros plans filmés à travers les vitres, des voitures ou des appartements, parfois mouillés de pluie. Digne héritier de Sirk, on l'a dit et écrit souvent, Todd Haynes ne profite pas des possibilités d'aujourd'hui dans ce qui est "montrable", pour céder à l'impudeur. Ce n'est pas son genre. Lui, il laisse au spectateur la liberté de combler les manques, de remplir les cases vierges de la passion avec ses propres critères et souvenirs, y compris très personnels. Cate Blanchett y est égale à elle-même, royale, peut-être un peu froide mais c'est le rôle qui le veut. La vraie révélation est Rooney Mara, avec un visage changeant dans lequel perdurent les expressions de l'enfance et de l'innocence, quelques scènes rappelant de façon frappante l'angélisme d'Audrey Hepburn. Quelle actrice ! Carol, simple histoire d'amour, pourrait-on résumer. Mais les termes ont tout de l'oxymore et le film tire sa quintessence gracieuse des obstacles qui surgissent sur sa route.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

    Suivre son activité 291 abonnés Lire ses 1 080 critiques

    3,5
    Publiée le 12 janvier 2016
    Todd Haynes a choisit comme ligne de conduite il y a 20 ans avec Safe puis Far From Heaven de filmer la femme au foyer américaine, de sa capacité à exister dans un milieu ne favorisant pas nécessairement son émancipation, Carol se place dans cette même lignée en abordant cette fois en majeure partie l’homosexualité. La couleur était d’ores et déjà affichée et ma première crainte fut que le film tombe gracieusement dans un discours pro-lesbianisme des plus consensuels, ce genre de campagne prisée par les académies encourageant la bienséance d’un ordre moral au cinéma contre vents et marées de celle d’une inquiétante ligue grandissante et manifeste. Toujours bousculer les consciences, le monde en est irrémédiablement au même point, la mission était donc ardue et sensible, à ce niveau tout peut se jouer sur des détails, principalement la mise en scène et le ton donné au sujet. Périlleux.

    Dans le New York des années 50 la jeune Thérèse Belivet (Rooney Mara) travaille un peu par défaut dans un grand magasin de jouets, elle rêve de devenir photographe à temps plein mais reste craintive du monde, un jour sa vie va changer lorsqu’elle croise Carol (Cate Blanchett) une femme d’une classe gracieuse et ensorcelante supportant le poids d'un mariage instable, c’est le coup de foudre. Les deux vont alors rester en contact pour partager leurs secrets et leurs désirs de liberté, cette complicité naissante va devenir rapidement vitale, quitte à prendre des risques dans une époque où ce genre de relation très rapprochée du même sexe n’est pas publiquement reconnue.

    Le premier réel potentiel du film réside dans le choix du casting où Rooney Mara et Cate Blanchett semblent parfaitement à leur place, la première représente la jeunesse ingénue et fragile au visage de poupée brunette de porcelaine et la seconde la maturité à la blondeur flamboyante d’une carrure cicérone, deux actrices au charme et au talent certains qui se démarquent dans ce sens. Haynes a déjà prouvé par le passé ses qualités de metteur en scène et son travail ne pouvait en être que facilité, la justesse des regards et de l’expression corporelle se suffisent pour comprendre ce qui se passe entre ces femmes, de même qu’une caméra qui arrive à dépeindre subtilement l’idée reçue, toute la séquence de la rencontre dans le magasin de jouets est très réussie. L’idée du flashback aide aussi évidemment mais n’apporte que peu de pistes, le scénario avance en prenant son temps et l’ambiguïté sensuelle s’affirme au fur et à mesure, c’est je dois dire bien pensé et réalisé, car de prime abord il n’est pas criant que Thérèse et Carol soit homosexuelles, le doute est réellement permis dans la première partie, l’une fréquente tant bien que mal et timidement des garçons de son âge et l’autre est une mère de famille impliquée. Il n’est pas forcément question de verser dans la gratuité provocatrice pour choquer le spectateur réticent, Haynes veut simplement parler d’amour entre deux êtres perdus cherchant désespérément leur âme sœur, un message pouvant être reçu par n’importe qui, et c’est cette profonde sensibilité qui fonctionne.

    Cependant ce qui m'a dérangé dans l'application de ce schéma c'est que les hommes n’ont eux pas vraiment de rôle consciencieux, ils sont forcément maladroits, fourbes, profiteurs ou ivrognes, j’ai eu l’impression que cette pointe de manichéisme avait comme volonté de déblayer le terrain pour favoriser ce rapprochement, le jeune garçon qui tente de séduire Thérèse ne fait absolument pas illusion, je pense que le film n’avait pas besoin de ça pour étayer son propos, un vrai triangle amoureux aurait même pu par exemple être encore plus pertinent. Et la musique se place un peu trop souvent pour appuyer avec insistance des moments qui auraient pu s’en retrouver encore plus intéressants dans la manière croissante de distiller ce magnétisme charnel, heureusement le film retrouve de la grâce et du raffinement dans la séquence du piano avant que le mari de Carol n'entre en scène. Là on ose comprendre le passé de cette mère de famille et de ce couple qui bat sérieusement de l’aile, il y a de la suspicion dans l’air, la crainte du personnage de Kyle Chandler ne peut pas être infondée, il en va de même pour sa fréquentation avec celui de Sarah Paulson, tout semble lié. Puis vient l’éloignement forcé et la dépendance de l’une à l’autre, c’est la fascination de Thérèse pour Carol qui saute premièrement aux yeux, agissant autant comme une figure matriarcale qu’un fantasme inexprimable, encore une fois le film prend son temps et fait durer ses rapprochements jusqu’à l’étreinte annoncée.

    Tout l’aspect road-movie reflétant la fuite ne met pas forcément le rythme en valeur il faut bien l’admettre car provoquer le délai fini par avouer le vide laissé en route, les étapes en deviennent redondantes, forçant l’instant du contact à n’être qu’exceptionnel de grâce pour marquer un climax émotionnel tenant toutes ses promesses. La scène en question est plutôt réussie même si elle aurait pu être à mon sens bien meilleure, j’ai aimé cet aspect initiatique et le distinguo du rapport de force où Carol dépose Thérèse sensiblement pétrifiée sur le lit, les actrices y vont à fond, puis l’équilibre des corps et le "My angel from outer space" lâché de la bouche susurrante de Blanchett, c’est convaincant, juste dommage que ça ne dure pas un petit peu plus longtemps (je ne demande pas La Vie d’Adèle non plus) tout en multipliant les angles de caméra, et puis sincèrement la harpe en guise de fond mélodique c’est un tantinet cliché niveau abondance mielleuse. Le dernier tiers nous replongera au plus prêt du regard de Thérèse, cette carence vitale soulignant les cernes de ses yeux, les murs de sa vie ont besoin d’être repeints pour y loger un avenir suivant les conventions; Carol retrouve ses repas dominicaux routiniers, souffrant également de l’absence de sa fille lors de la procédure de divorce contre son mari; la morosité est bien captée, comme un train qui reprenait son chemin initial après avoir déraillé vers une parenthèse enchantée.

    Le flashforward justifie les actes manqués, la conclusion est je pense réussie car malgré, j’insiste, cette bande originale ratée et à mon goût trop académique (pourtant signée du compositeur habituel des frères Coen), l’émotion est là, j’ai trouvé ça touchant, le message sur l’amour universel et ce besoin irréversible de l’être désiré transparaît réellement, le cheminement est cohérent avec la volonté d’expliquer ce qu’est l’attraction d'une vie, ce don du ciel, le dernier plan est sublime. Haynes réussi son pari, son film n’est pas exempt de petits défauts mais on saurait lui pardonner, le duo Blanchett-Mara est irréprochable, sans doute le rôle majeur qu’attendait cette dernière après son passage fort prometteur chez Fincher, les consciences ne sont pas forcément bousculées mais le projet a au moins le triomphe modeste de sortir des sentiers battus du sur-conformisme hollywoodien, bien plus qu'un simple "film à Oscars"
    PhOeNiX15
    PhOeNiX15

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    4,5
    Publiée le 3 février 2016
    Synopsis : Todd Haynes nous propose sa version de l’ouvrage de Patricia Highsmith plus connu sous le nom de « The Price of Salt » avec à la plume ni plus ni moins que Phyllis Nagy, amie proche de l’auteure.
    En quelques mots : étincelle – doute – voyage initiatique – confiance

    Mise en scène :
    -Les années 1950 : véritable coup de cœur pour cette décennie, je ne sais toujours pas si c’est grâce à l’œil aiguisé du réalisateur ou tout simplement l’essence même de l’époque. Visuellement on ne se lasse pas de cette ambiance vaporeuse, teintée de quelques éclats de couleurs qui souligne toute la finesse de l’image.

    -La confrontation de 2 classes sociales : 2 femmes, 2 vies – la confrontation de 2 univers évoluant dans une sphère temporelle pourtant identique. La classe bourgeoise, aisée, je ne sais quel adjectif lui attribué. Face à une classe plus ancrée dans les réalités qu’impose la jungle urbaine.

    -2 personnages au tournant de leur vie : une femme, la quarantaine, mariée trop tôt à un homme trop intéressé par sa position sociale pour se soucier de son épanouissement émotionnel, un enfant qui lie le couple pense-t-on à jamais, à cette époque ou le divorce sonnait le glas d’une vie heureuse et l’émergence de regards inquisiteurs. Partagée entre une vie confortable mais ennuyeuse, et la joie de gouter à nouveau au fruit défendu, la raison n’a plus sa place jusqu’au moment où la réalité la rattrape.
    En face, une jeune femme, la vingtaine, en quête d’un métier qui reflète enfin sa passion, et non plus un « job » alimentaire qui lui permet de payer son indépendance et d’avoir une place au sein d’une société qui commence tout juste à entrevoir le pouvoir réel de la femme dans le monde des affaires. Les hommes semblent s’intéressées à elle, mais elle, ne sais pas réellement ce qui les intéresse en eux. Mais c’est alors que l’étincelle jaillit dans sa vie. Tout d’abord intrigué par cette femme, la fougue du jeune âge la fait plongé à corps perdu dans une relation dont elle n’entrevoit que le voyage et pas la destination. C’est dans ce détail que réside la subtilité du personnage.

    -La musique telle le cocon qui éclos, laisse entrevoir les méandres dans lesquels l’humain est prêt à se plonger pour gouter à ses propres désirs quitte à se perdre en chemin. Ponctuée d’artistes de l’époque, cette BO se déguste, se découvre au fil de la passion entre ces 2 femmes.

    -Les costumes : je ne suis pas spécialiste en la matière, alors je me contenterai de dire qu’ils collent non seulement à l’époque bien sûr mais aussi au personnage. On peut constater vers la fin du film, l’évolution vestimentaire de Thérèse qui s’affirme et révèle sa personnalité forte et délicate. Au contraire, du personnage de Carol qui montre toujours une armure dont elle a du mal à se défaire.

    Actrices :
    -Cate Blanchett : Carol aura le mérite de m’avoir plongé dans la filmographie de l’actrice que je ne connaissais que très peu. Rien à dire sur le jeu, elle laisse transpirer le côté certes un peu guindé et froid de la femme bourgeoise des années 1950, mais c’est ce que le personnage reflète en grande partie. Je regrette toutefois que le personnage ne s’expose pas plus tôt dans le film, car dans l’ouvrage on a plus conscience de cette fragilité à travers l’armure.
    -Rooney Mara : actrice en devenir, le rôle lui colle à la peau, la jeune femme qui se cherche, qui apprend à mieux se connaitre et à exprimer ses sentiments, sa colère, le jeu passe beaucoup par les regards, les gestes plus que par les mots. L’alchimie passe parfaitement à l’écran.
    -Sarah Paulson : actrice que j’ai découverte grâce à American Horror Story, tient malheureusement dans le film un rôle de moins grande envergure que dans le livre. On ne découvre son importance qu’à l’occasion d’une seule scène où elle se retrouve seule avec Thérèse. Alors que dans le livre, sa présence est plus soulignée.

    Réalisateur : Todd Haynes
    C’est la première fois que je regarde un film de ce réalisateur, une chose est sûre, cela m’incite à en regarder d’autres. Il retranscrit avec tellement de facilité l’univers temporel et l’essence du livre que l’on se délecte de son art.

    Rapport au livre / The Price of Salt
    J’ai entendu parler du film pour la première fois lors du Festival de Cannes, mais je n’y ai pas prêté plus d’attention. Puis en voyant la bande annonce (qui ceux veulent toujours vendeuses), je me suis dit pourquoi pas, pour une fois que l’on peut voir une histoire d’amour entre 2 femmes au cinéma, avec des actrices connues pour porter l’histoire, c’était l’occasion ou jamais de se plonger dans l’ouvrage. Il est écrit avec tellement de délicatesse que je me demande encore pourquoi ils n’en ont pas voulu à l’époque, les scènes sont décrites de manière à laisser l’imagination du lecteur vagabondé. C’est peut-être cela qui dérange d’ailleurs, imaginer une histoire d’amour entre 2 femmes, cela relève de l’indécence bien entendu !
    Kinshaw.
    Kinshaw.

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    4,0
    Publiée le 27 janvier 2016
    Beau film, une histoire captivante, sobre et efficace. De belles actrices et de la sensualité.
    Un bémol sur la longueur du film, spécialité des films qui sortent en ce moment, durée minimum 2h, ça deviendrait presqu'une mode, mais quel intérêt ?
    Requiemovies
    Requiemovies

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    3,5
    Publiée le 19 janvier 2016
    On pense assez rapidement à « Loin du paradis » un des premiers Todd Haynes par sa lenteur caractérisée. Lenteur qui procure une force intense au film, tant dans la découverte et le temps pris pour scruter ce duo sublime Mara-Blanchett, que par la générosité du réalisateur à composer son mélo. Décors, musique, costumes, tous sublimes et dans le détail, ne font qu’accompagner la réalisation précieuse de Todd Haynes. Notre préférence de jeu se tourne plus vers Kate Mara, de plus en plus épatante, et qui trouve ici son plus beau rôle à ce jour. Si les avis seront partagés sur le film, le jeu des comédiennes restera de manière unanime le point fort de cette adaptation qui manque certainement d’élan, mais très touchante. Ode à l’amour et à la différence, comme souvent chez Haynes.
    cylon86
    cylon86

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    3,5
    Publiée le 22 janvier 2016
    Après "Loin du Paradis", Todd Haynes nous replonge de nouveau dans l'Amérique des années 50 et dans ses mœurs étriquées. "Carol", c'est donc l'histoire de Therese, employée timide d'un grand magasin qui fait la rencontre de Carol, une bourgeoise en plein divorce car entretenant des relations sexuelles avec des femmes. Contrairement à la Cathy de "Loin du Paradis", Carol est une femme qui embrasse ses désirs et n'hésite pas à s'y jeter corps et âme. Sa vie, elle entend la mener comme elle veut et ce malgré la menace de la garde de sa fille qu'on veut lui retirer. Therese, elle, s'épanouira au contact de cette femme. Faisant une fois de plus preuve d'une grande sensibilité, Todd Haynes filme cette histoire d'amour avec pudeur et tendresse, nous faisant pénétrer en un rien de temps dans l'intériorité des personnages. L'interprétation des deux actrices (Cate Blanchett est sublime, Rooney Mara y est touchante) et la très belle partition de Carter Burwell y sont pour beaucoup. Plus que la mise en scène qui s'avère assez froide malgré de belles idées esthétiques. Mais la froideur de la photographie empêchera la passion de s'exprimer et pourra même laisser quelques spectateurs déroutés. Reste tout de même un beau moment de cinéma, qu'un regard ou qu'un mot peut vite sublimer.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 351 abonnés Lire ses 2 526 critiques

    4,0
    Publiée le 23 janvier 2016
    C'est indiscutablement à première vue un beau film d'amour sur le saphisme en 1952/53, intelligent, équilibré plein de pudeur et de retenue. Les deux femmes sont parfaites et Cate Blanchet fait un festival notamment dans la scène de conciliation ou l'on ne peut savoir si elle est sincère ou comédienne, comme la fin du scénario tendrait à le prouver. Si les scènes d'attirance pour Thérèse ou de séduction pour Carol respirent la vraie vie, il n'en est pas de même pour le contexte. Mettre en présence deux personnes vivant dans des cadres si différent, avec des moyens financiers disproportionnés, l'oisiveté pour l'une, le travail obligatoire pour l'autre, plus les 16 ans de différence d'âge...Voila de quoi transformer l'histoire d'amour en une histoire de passion passagère. Je n'ai pas du tout aimé le final peu courageux et ambigu;  ce n'est pourtant pas dans les habitudes de Haydes de ne pas prendre plus partie. Il demeure à la sortie un magnifique cinéma et une musique une fois de plus au niveau du reste.  Cependant, comme  Carol  se veut un document explicatif, J’attendais à vrai dire une conclusion plus tranchée quitte à laisser l’avenir incertain comme celle de '' loin du paradis'' qui est un film parfait. Avec une fin se produisant juste après l’achèvement du flashback, j’aurais sans hésitation donné 5 étoiles. ..
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 13 janvier 2016
    La perfection de la photo, le soin pris par les décorateurs à la reconstitution des années 50, la finesse des choix musicaux, la classique majesté de la réalisation masquent au final l'émotion qui aurait dû nous étreindre à l'évocation de ce drame très littéraire. La passion qui fait se rejoindre les cœurs d'une grande bourgeoise new-yorkaise et d'une petite vendeuse d'un magasin de jouets, malgré la qualité de jeu de deux grandes actrices, ne nous emporte jamais au delà du raisonnable. Après le très grand La Vie D'Adèle, sur le même thème des amours saphiques transgressant les classes sociales, on reste sur notre faim, comme après une promesse non tenue. Un film qui reste à voir cependant pour quelques très belles images d'échanges de regard entre une Cate Blanchett tout en retenue et une Rooney Mara, frémissante de désir et peu sûre de vouloir briser les conventions sur lesquelles elle avait bâti sa vie.
    RENEE D.
    RENEE D.

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    3,0
    Publiée le 19 janvier 2016
    Je me suis ennuyée. Je mets le précédent film de Todd Haynes FAR FROM HEAVEN au dessus de tout depuis sa sortie : émotion, images, acteurs. Ce film est pour moi un chef d'oeuvre.
    Par contre, CAROL avec toutes ses bonnes intentions et ses belles actrices, ne m'a pas touché. Peut être le sujet et l'époque sont trop similaires. On comprend le drame de ces 2 femmes subissant une attirance irrésistible et interdite. L'une est la grande bourgeoise, l'autre, la petite employée et il faut le dire, Rooney Mara a mérité son prix d'interprétation à Cannes. Mais on reste en dehors et on suit les péripéties de loin. Il manque un souffle qui nous entraînerait et nous empêcherait de respirer, comme dans FAR FROM HEAVEN.
    vincenzobino
    vincenzobino

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2016
    Rien ne prédestinait Carol et Thérèse a ce qu'elles se rencontrent: issues de deux niveaux de vies diamétralement opposés, ayant deux visions différentes de la vie de couple, tout les opposait. Et pourtant il suffit d'un regard pour que le coup de foudre entre la mère de famille riche et la modeste vendeuse rêvant d'être photographe éclate avec les étincelles a prévoir pour la période des années 1950.
    Adaptation d'une nouvelle de Patricia Highsmith, Carol semble a priori nous orienter vers une histoire d'amour entre 2 personnes du même sexe. Et le mérite de Todd Haynes est de garder le mot amour avec l'esprit de la romancière américaine et de magnifiquement reconstituer les années 50. Le film n'a rien d'une partie de jambes en l'air et l'unique séquence amoureuse est traitée avec la pudeur décrite dans le roman.
    L'adaptation est très fidèle au livre et le duo d'actrice est magnifique: Cate Blanchett crève l'écran et Rooney Mara surprend rôles après rôles par un regard, mélange d'innocence et d'angélisme a la fois. Mention spéciale également aux costumes et fort jolie musique de Burwell.
    A recommander et vive la VO apparemment unique et indispensable...
    Jean Francois L
    Jean Francois L

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 600 critiques

    4,5
    Publiée le 22 janvier 2016
    Très très beau film d'une justesse tant à la réalisation , tant aux images et bien sur aux jeux des 2 actrices principales nous livrant une douce et belle histoire d'amour, qui certes se passent entre 2 femmes, avec toutes les difficultés de l'époque, mais qui nous ramène, à tout à chacun, à nos propres histoires.
    critikamateur
    critikamateur

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 64 critiques

    5,0
    Publiée le 23 janvier 2016
    Esthétiquement sublime, presque trop ; deux actrices au sommet (prix d'interprétation à Cannes pour Rooney Mara) ; un scénario simple mais émouvant ; musique envoutante de Carter Burwell ; un très beau film et peut être même le meilleur film de Todd Haynes.
    Fidelou
    Fidelou

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    2,5
    Publiée le 16 janvier 2016
    Carole est une belle blonde platinée et fortunée. Une quadra plutôt classieuse, avec le feu sous la glace, comme les metteurs en scène en raffolaient dans les années cinquante. En instance de divorce, elle trompe son ennui en faisant des emplettes à Manhattan. C’est justement dans un grand magasin qu’elle tombe raide devant une vendeuse. Une mignonette, avec frange à la Magnani et petit air espiègle de Catherine Hepburn. La bourgeoise et la jeunette et tombent en amour, comme on dit au nord de New York.
    Il n’y aurait pas grand-chose à dire de plus de ce film. Sauf à préciser que Carole, assume sa liaison avec entêtement. Par-delà les conventions et le qu’en dira-t-on. Jusqu’à abandonner la garde de leur fille à son mari. Et à entrainer Thérèse dans sa quête émancipatrice, puisque celle-ci deviendra photographe. Pendant ce temps, le mari pourrait chanter Johnny : « O Carole, ne me regarde pas comme ça, il y a trop de joie dans tes yeux ; c’est bien fini pour moi ! »
    L’intérêt du film, c’est donc qu’on est en 1950. Et qu’à l’époque, la chose ne se faisait pas trop, ou alors en douce. D’ailleurs, ce n’est pas de montrer la relation homosexuelle qui intéresse Todd Haynes – on n’est pas chez Kecchiche ! - mais le chemin qui y mène. Et ce chemin, c’est l’irrépressible montée du désir. Par-delà les conventions et le qu’en dira-t-on. Le réalisateur filme ces émotions et cette détermination avec d’avantage de pudeur que d’audace. Et l’environnement qu’il montre est plutôt kitch.
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