5146 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
415 critiques spectateurs
5
88 critiques
4
145 critiques
3
100 critiques
2
52 critiques
1
19 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ciné2909
100 abonnés
1 672 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 5 février 2016
Adaptation du roman de Patricia Highsmith (en partie autobiographique), cette romance entre deux femmes n'aura pas manqué de provoquer quelques remous dans l'Amérique du début des années 1950. Une histoire d'amour qui se heurte à l'incompréhension de l'époque notamment à travers le personnage de Carol tiraillée entre sa condition de femme et celle de mère. La réalisation de Todd Haynes fait preuve d'une grande délicatesse à laquelle vient s'ajouter un formidable duo d'actrices. Si Cate Blanchett livre une nouvelle fois une prestation parfaite, on en oublie pas pour autant sa partenaire Rooney Mara. Un film à découvrir avant tout pour l'interprétation car l'histoire elle, reste somme toute assez classique.
Une supposée histoire d'amour entre deux femmes des années 50 qui n'a rien d'une vraie histoire d'amour. Aucune âme dans l'interprétation des deux actrices. On n'y a pas cru une seule seconde. Terriblement déçus.
J'ai trouvé que c'était un bon film mais qui ne restera pas dans les annales: la manière de poser l'intrigue, le scénario et l'esthétique du film m'ont laissés une amertume, un sentiment de déjà vu.
Reste que le jeu des deux actrices est exceptionnel.
Synopsis : Todd Haynes nous propose sa version de l’ouvrage de Patricia Highsmith plus connu sous le nom de « The Price of Salt » avec à la plume ni plus ni moins que Phyllis Nagy, amie proche de l’auteure. En quelques mots : étincelle – doute – voyage initiatique – confiance
Mise en scène : -Les années 1950 : véritable coup de cœur pour cette décennie, je ne sais toujours pas si c’est grâce à l’œil aiguisé du réalisateur ou tout simplement l’essence même de l’époque. Visuellement on ne se lasse pas de cette ambiance vaporeuse, teintée de quelques éclats de couleurs qui souligne toute la finesse de l’image.
-La confrontation de 2 classes sociales : 2 femmes, 2 vies – la confrontation de 2 univers évoluant dans une sphère temporelle pourtant identique. La classe bourgeoise, aisée, je ne sais quel adjectif lui attribué. Face à une classe plus ancrée dans les réalités qu’impose la jungle urbaine.
-2 personnages au tournant de leur vie : une femme, la quarantaine, mariée trop tôt à un homme trop intéressé par sa position sociale pour se soucier de son épanouissement émotionnel, un enfant qui lie le couple pense-t-on à jamais, à cette époque ou le divorce sonnait le glas d’une vie heureuse et l’émergence de regards inquisiteurs. Partagée entre une vie confortable mais ennuyeuse, et la joie de gouter à nouveau au fruit défendu, la raison n’a plus sa place jusqu’au moment où la réalité la rattrape. En face, une jeune femme, la vingtaine, en quête d’un métier qui reflète enfin sa passion, et non plus un « job » alimentaire qui lui permet de payer son indépendance et d’avoir une place au sein d’une société qui commence tout juste à entrevoir le pouvoir réel de la femme dans le monde des affaires. Les hommes semblent s’intéressées à elle, mais elle, ne sais pas réellement ce qui les intéresse en eux. Mais c’est alors que l’étincelle jaillit dans sa vie. Tout d’abord intrigué par cette femme, la fougue du jeune âge la fait plongé à corps perdu dans une relation dont elle n’entrevoit que le voyage et pas la destination. C’est dans ce détail que réside la subtilité du personnage.
-La musique telle le cocon qui éclos, laisse entrevoir les méandres dans lesquels l’humain est prêt à se plonger pour gouter à ses propres désirs quitte à se perdre en chemin. Ponctuée d’artistes de l’époque, cette BO se déguste, se découvre au fil de la passion entre ces 2 femmes.
-Les costumes : je ne suis pas spécialiste en la matière, alors je me contenterai de dire qu’ils collent non seulement à l’époque bien sûr mais aussi au personnage. On peut constater vers la fin du film, l’évolution vestimentaire de Thérèse qui s’affirme et révèle sa personnalité forte et délicate. Au contraire, du personnage de Carol qui montre toujours une armure dont elle a du mal à se défaire.
Actrices : -Cate Blanchett : Carol aura le mérite de m’avoir plongé dans la filmographie de l’actrice que je ne connaissais que très peu. Rien à dire sur le jeu, elle laisse transpirer le côté certes un peu guindé et froid de la femme bourgeoise des années 1950, mais c’est ce que le personnage reflète en grande partie. Je regrette toutefois que le personnage ne s’expose pas plus tôt dans le film, car dans l’ouvrage on a plus conscience de cette fragilité à travers l’armure. -Rooney Mara : actrice en devenir, le rôle lui colle à la peau, la jeune femme qui se cherche, qui apprend à mieux se connaitre et à exprimer ses sentiments, sa colère, le jeu passe beaucoup par les regards, les gestes plus que par les mots. L’alchimie passe parfaitement à l’écran. -Sarah Paulson : actrice que j’ai découverte grâce à American Horror Story, tient malheureusement dans le film un rôle de moins grande envergure que dans le livre. On ne découvre son importance qu’à l’occasion d’une seule scène où elle se retrouve seule avec Thérèse. Alors que dans le livre, sa présence est plus soulignée.
Réalisateur : Todd Haynes C’est la première fois que je regarde un film de ce réalisateur, une chose est sûre, cela m’incite à en regarder d’autres. Il retranscrit avec tellement de facilité l’univers temporel et l’essence du livre que l’on se délecte de son art.
Rapport au livre / The Price of Salt J’ai entendu parler du film pour la première fois lors du Festival de Cannes, mais je n’y ai pas prêté plus d’attention. Puis en voyant la bande annonce (qui ceux veulent toujours vendeuses), je me suis dit pourquoi pas, pour une fois que l’on peut voir une histoire d’amour entre 2 femmes au cinéma, avec des actrices connues pour porter l’histoire, c’était l’occasion ou jamais de se plonger dans l’ouvrage. Il est écrit avec tellement de délicatesse que je me demande encore pourquoi ils n’en ont pas voulu à l’époque, les scènes sont décrites de manière à laisser l’imagination du lecteur vagabondé. C’est peut-être cela qui dérange d’ailleurs, imaginer une histoire d’amour entre 2 femmes, cela relève de l’indécence bien entendu !
Film parfait esthétiquement : époque, décors, ambiance, tournage.... Mais l'histoire en elle-même est plutôt fade, elle manque de consistance à mon goût. Leur rencontre et leur attirance n'est pas très convaincante, on se demande où est l'étincelle, le petit truc en plus.... Puis après, une impression de vide continuelle, de manque... de quoi ? ... de communication, d'intentions, de conviction, de justesse aussi parfois. Tout est comme bien "ficelé" dans une perfection que les sentiments et émotions ne ressortent pas. Puis on se demande bien quelle serait leur relation si elles vivaient ensemble, cela ne paraît pas cohérent. Elles sont distantes et d'un coup l'une fait le premier pas et elles sont au lit en moins de 30 secondes, j'aurais aimé une approche plus progressive dans la tendresse. Cette même histoire entre un homme et une femme ne tiendrait pas la route au cinéma à mon avis et les avis seraient vraiment moins bons. J'ai mille fois préféré "the danish girl" où il se passe vraiment quelque chose, où on vit avec les personnages, dans Carol ce n'est pas le cas, trop aseptisé.
Il me semble que Thérèse est fascinée par ce que représente cette femme belle et riche alors que pour Carol, c'est la fraîcheur et l'innocence de cette jeune fille qui la séduit. Difficile de faire vivre une relation amoureuse de ce type, à cette époque. Et pourtant, Carol finit par reconnaître l'attirance qu'elle a envers les femmes et sait que ce sera au détriment de sa vie de mère. De la sensibilité et de la retenue dans ce film qui, pudiquement, ne montre pas grand chose mais sait en dire beaucoup, par les regards qu'échangent les deux femmes.
Ce film est un véritable somnifère il ne se passe rien du tout du début a la fin : O et pourtant j en ai vu pleins des films extra sur le thème des histoires d amour entre deux filles, mais la franchement c est a s arracher les cheveux tellement le rythme du film est lent en plus :-\ et on a l impression que le film ne démarre jamais... c est pas une question de sensibilité du spectateur ou non comme le dise beaucoup, le film est vraiment trop banal voila tout.
Esthétiquement, il n'y a absolument rien à redire. Sauf que le rythme des années 50 n'est plus celui d'aujourd'hui, et que la chose que je connaissais le mieux à la fin était le cadran de ma montre. C'est d'un ennui tel que jamais je n'aurais pu soupçonner connaitre un jour au cinéma . C'est tellement figé dans les années 50 que ça en sonne faux...bref, avis visiblement pas partagé du tout, mais en ce qui me concerne, la première grande déception de 2016 : une reproduction dans un cadre magnifique...joli mais sans valeur
Film qui traite du fait d être lesbienne dans les années 50. C est le choix délicat d une femme, d une mère et du choix de ses amours qui s entremêlent. Cette histoire entre cette femme si distinguée, si bien sous tout rapport et cette autre fille qui découvrent la vie est joué justement.
Voici sans doute un plaidoyer imparable, qui montre l'aberration sociétale d'avoir longtemps considéré l'homosexualité comme une maladie mentale. Cette rencontre se fait sous le sceau de l'amour. Qu'il s'agisse de deux femmes ne revêt d'importance qu'en regard de la société et de sa dimension normative. Qu'au nom d'un choix de partenaire amoureux et sexuel non conforme à la norme hétérosexuelle, une femme puisse se voir amputée de sa fille, est pour le moins saugrenu. Ce film dure près de deux heures, de fait une certaine lenteur se fait sentir, l'ennui peut poindre parfois. mais au fond, cela permet de s'apercevoir que le sensationnalisme n'est pas de mise. Certes, il n'est pas anodin d'aimer une femme lorsqu'on est une femme, pas plus que d'aimer un homme lorsqu'on est un homme, mais d'aimer une femme lorsqu'on est un homme ou aimer un homme lorsqu'on est une femme, n'est pas nécessairement plus simple à vivre. La religion craint toujours la perversion, la morale bien pensante condamne également la non conformité attendue. Ce film permet de mesurer qu'il n'est pas juste (au sens de la justesse, mais également de la justice) de réduire un choix d'objet sexuel à une perversion. La différence générationnelle, la différence de classes sociales sont aussi de la partie.
J'ai eu un peu peur au début et été énervé par quelques facilités de mise en scène qui accentuaient les effets dramatiques au lieu de rester sur le fil. Mais la tension reste palpable jusqu'à la dernière seconde avec un très beau final avec une belle finesse de scenario et une belle scène finale.
Un peu lent à décoller le film est servi par deux interprétations excellentes dans un décor et une photo léchés. Moins romanesque que l'excellent" loin du paradis" du même réalisateur.
Un très beau film qui nous plonge dans l'Amérique des années 50, avec une jeune actrice, Rooney Mara, qui crève l'écran. Plus de mal à mon sens avec Cate Blanchett. Très belle qualité d'image qui n'est pas sans évoquer Mad Men. Magnifique témoignage sur la naissance d'une passion.