Carol
Note moyenne
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412 critiques spectateurs

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86 critiques
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2026
Todd Haynes réalise un mélodrame d’une finesse exceptionnelle, où chaque regard, chaque silence et chaque geste semblent chargés d’une intensité émotionnelle immense. La relation entre Carol et Therese se construit dans une retenue bouleversante, faisant naître un désir qui s’exprime moins par les mots que par l’attention portée à l’autre. Cate Blanchett et Rooney Mara composent un duo d’une justesse remarquable, dont l’alchimie transforme la moindre scène en moment de grâce suspendue. La photographie feutrée, les vitres, les reflets et les cadres soigneusement composés traduisent avec élégance les contraintes sociales et l’isolement affectif qui pèsent sur les personnages. Une œuvre d’une beauté délicate et profondément émouvante, qui parvient à faire d’un simple échange de regards l’un des plus grands élans romantiques du cinéma contemporain.
cedric L.
cedric L.

19 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
Une photographie somptueuse et deux actrices exceptionnelles, mais une émotion qui, pour moi, ne passe jamais vraiment l’écran. J’ai admiré la beauté formelle du film, sa lenteur (qui pour moi est une qualité et non un défaut) et la qualité de l’interprétation, tout en restant étrangement extérieur au destin des personnages. Le traitement très retenu des sentiments m’a laissé une impression de distance et de froideur. Une œuvre que je respecte beaucoup, sans être parvenu à m’y attacher.
Vanillefraise
Vanillefraise

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2026
La tension charnelle que Todd Haynes installe au début du film ne faiblit jamais. Les actrices ont su créer une proximité qui rend leur relation a l'écran tout à fait crédible.
Lou
Lou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2026
Superbe...tout en douceur sobriété...finesse. Magistrale interprétation des actrices. Les regards sont intenses et souvent se suffisent à eux-mêmes.
Je regrette juste que les voix en français ne cadrent pas avec la voix des actrices. En anglais celle de Cate Blanchett est plus grave et sensuelle tandis que Mara Rooney a une voix plus mature qui ne correspond pas avec celle de la version en français qui la fait plus ressembler à une ado de 15 ans.
Si vous le pouvez visionnez le film dans sa version originale...
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2026
Un très beau duo d'actrices, une belle histoire d'amour homosexuelle dans les années 50. Reste un petit soucis de rythme.
Josettemerle
Josettemerle

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2025
Vu ce film il y a quelques années, je l'ai a nouveau regarde hier. Toujours aussi fan ❤
2 actrices merveilleuses
Tellement d'émotion tout au long du film et dans ce regard final...
Je crois que je suis définitivement amoureuse de Carol.
Philippe Daider
Philippe Daider

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2025
Je commence par un j'ADORE. Les actrices sont émouvantes touchantes sincères dans l'interprétation des roles. Une histoire d'amour comme nous aimerions en vivre toutes et tous. Des regards échangés ou on peut lire tant de profondeur tant d'amour. Le sujet principal c'est l'amour entre deux personnes quelque soit le sexe. Regardez le
Evann M.
Evann M.

3 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2025
Un film délicat et feutré, porté par une atmosphère élégante et un soin esthétique remarquable. La mise en scène prend son temps, parfois trop, mais elle sert une histoire tout en retenue, où les silences et les regards comptent autant que les mots. Les interprétations sont d’une grande justesse et donnent beaucoup de profondeur aux personnages. On peut reprocher un certain manque de rythme et une distance émotionnelle par moments, mais l’ensemble reste touchant et maîtrisé. Un drame sensible, subtil, qui séduira surtout les amateurs de cinéma contemplatif.
Oeuf4419
Oeuf4419

81 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2025
Un peu lent, on s'ennuie, esthétiquement sympa... mais l'émotion n'est pas passé pour moi. Dommage...
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2025
Ce film est une magnifique étude de meurs dans l’Amérique puritaine et hypocrite des années 50. Habitué du sujet, le metteur en scène Todd Haynes nous avait déjà emporté avec « Dark Water » un thriller judiciaire et écologique et « Loin du paradis » qui parlait aussi d’homosexualité et de ségrégation dans la même période. Glamour et sourires bien policés sont férocement effacés par le contexte dramatique de cette histoire d’amour impossible. La photographie est superbe, c’est raffiné et cruel. Et réussi.
skinka korv
skinka korv

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2025
Plat et nul a souhait heureusement qu'abby est là pour montrer ce qu'est réellement l'amour, malheureusement cate et Rooney n'ont pas d'alchimie comme Sarah et Cate
Willussy
Willussy

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 novembre 2025
le pire film que j'ai vu. spoiler:
Idéaliser Carol et Therese relève du déni, pas de la lecture honnête. Dès la scène des gants au magasin, on nous vend la fatalité, mais il n’y a qu’un incident mineur que Therese transforme en fantasme. Le cadre dit déjà tout, cliente riche, employée jeune, différence d’âge, différence de classe, asymétrie de pouvoir. Carol achète du temps, Carol ouvre la porte, Carol mène la danse, Therese suit. Il n’y a pas de réciprocité, seulement une fascination unilatérale qui prend la place d’un choix. On confond frisson et évidence, on confond trouble et vérité.

Therese n’est pas une héroïne qui se révèle, c’est un écran blanc sur lequel Carol projette ses besoins. Le montage la montre en permanence en train de regarder, pas d’agir, elle s’insère dans le monde de Carol sans jamais l’infléchir. Les cadeaux, les invitations, la voiture, l’appartement de banlieue, puis la route, tout est impulsé par Carol, tout est financé par Carol, tout est cadré par Carol. Le récit présente Therese comme une présence docile, muette, ravie, qui accepte de se laisser définir par l’autre. Cela n’a rien d’une découverte de soi, c’est une démission de soi.

Le road trip n’est pas une conquête de liberté, c’est une fuite, pire encore, une fuite imprudente. Carol connaît la menace, la procédure de garde, la surveillance des mœurs, elle sait que tout peut être retenu contre elle, elle emmène malgré tout une jeune femme sans ressources dans un trajet vulnérable, elle place Therese dans la ligne de tir, elle convertit une idylle bancale en risque juridique et moral. Le détective, l’enregistreur dans la chambre, l’attaque en plein cœur, l’intimité volée, la honte déposée sur l’autre sans qu’elle l’ait choisie en connaissance de cause. On nous dira que c’est la société le vrai antagoniste, ce qui est vrai, mais ce n’est pas une excuse. Une relation se juge aussi à la manière dont on protège l’autre, ici Carol expose, Carol compromet, Carol sacrifie Therese en dommage collatéral.

La lettre de Carol n’est pas un geste d’amour, c’est un monologue dirigé vers elle-même. Elle parle pour sauver ce qui reste de son image, elle s’absout, elle se détache, elle rationalise sa retraite. Therese encaisse et disparaît, encore une fois, spectatrice de la volonté de Carol. La suite ne redresse rien. Carol ne revient pas vers Therese par amour, elle revient parce que tout le reste s’est effondré, elle revient quand elle a perdu, elle revient quand les autres issues sont fermées, elle revient quand il ne reste plus que la possibilité de recycler un ancien objet de fascination en baume provisoire. Ce n’est pas un choix de cœur, c’est un réflexe de manque.

On nous vend l’imperfection comme gage d’authenticité, c’est une imposture. L’imperfection qui élève est faite d’ajustements, de paroles claires, d’efforts partagés, ici nous n’avons que deux solitudes qui se cannibalisent, Carol en quête de pansement, Therese en quête d’idole. Les moments prétendument intenses dévoilent surtout du vide, la scène du motel expose une relation sans abri intérieur, aucune intimité symbolique, seulement une intensité volée et punie, puis la lettre, puis la séparation. La fin au restaurant n’est pas une réunion, c’est une capitulation ambiguë, chacun se raconte un roman différent, aucun ne parle vraiment la langue de l’autre.

Abby rend tout cela impossible à romantiser. Abby est la constante, la loyauté, la parole franche, l’aide concrète, la maturité affective. Abby aide, Abby conduit, Abby parle vrai, Abby porte le poids que Carol refuse de regarder. Carol ne quitte jamais vraiment Abby, Carol s’appuie sur elle, Carol se remet à elle, tandis qu’elle laisse Therese, tandis qu’elle se détache de Rindy, tandis qu’elle renoue ensuite quand cela l’arrange. La comparaison écrase l’idylle centrale, avec Abby il y a de l’histoire, du deuil partagé, du sens, avec Therese il n’y a qu’une mise en scène de désir qui masque un désert émotionnel.

Humainement, la relation est mauvaise, elle repose sur une dissymétrie d’expérience, d’âge, de pouvoir social, sur une mise en danger concrète, sur un mensonge de perspective. Therese n’aime pas Carol, elle l’obsède, elle la fétichise, elle s’abolit en elle, elle transforme chaque geste de Carol en signe, elle interprète, elle surinterprète, elle devient lectrice de symboles au lieu d’être partenaire. Carol n’aime pas Therese, elle s’en sert, elle y cherche une échappatoire, une sensation, un miroir flatteur, une parenthèse dans un divorce qui l’écrase et dans un lien avec Rindy qui la déchire. Ce n’est pas de la cruauté pure, c’est pire, c’est de l’égoïsme déguisé en destin.

On nous opposera la fameuse scène de décision de Carol, ce moment où elle refuse de négocier sa vie, on dira que c’est l’affirmation de soi, donc la preuve d’un amour plus propre, c’est une erreur de lecture. Ce geste est d’abord un recentrage sur soi, un refus de continuer une guerre de garde qui abîme l’enfant, geste respectable, mais il ne requalifie pas la relation avec Therese, il ne fabrique pas un nous, il entérine l’idée que Carol choisit sa paix avant tout. On nous opposera la fin, le regard, la table, la salle pleine, on dira que tout est dit sans mots, en réalité il n’y a rien de construit, seulement une promesse creuse, une répétition potentielle des mêmes blessures.

On nous opposera le coming of age de Therese, la jeune femme qui trouve sa voie, on dira que l’expérience l’a faite grandir, c’est inexact. Therese apprend surtout que son fantasme ne nourrit personne, elle obtient un travail, elle prend une décision tardive, mais sa trajectoire reste contaminée par l’idée qu’aimer, c’est se dissoudre dans l’autre, que désirer, c’est accepter la mise à l’écart de soi. Le film aplatit son intériorité, le livre la raconte à travers ses projections, des deux côtés le problème demeure, la subjectivité de Therese domine la figure de Carol, elle la réduit, elle la fige, elle fait de Carol un totem, et de ce totem sort une relation toxique.

On nous opposera que la pression sociale explique tout, que la clandestinité abîme tout, que le monde était hostile, tout cela est vrai, mais cela ne blanchit pas la dynamique. La société n’oblige pas à instrumentaliser quelqu’un, la société n’oblige pas à taire la vérité, la société n’oblige pas à endommager l’autre pour se sentir vivant. Le courage n’est pas de s’embrasser dans une tempête, le courage est de reconnaître quand une relation est mauvaise et de ne pas y enfermer une personne plus jeune et plus fragile.

La question de Rindy révèle la ligne morale. Carol dit qu’elle choisit de ne pas se battre pour ne pas déchirer la petite, c’est un choix qui peut être noble, c’est aussi un aveu, Carol hiérarchise ses attachements, Carol agit pour son équilibre et pour celui de l’enfant, Carol ne choisit pas Therese, elle ne la place pas dans la zone sacrée, elle ne la porte pas comme on porte un avenir, elle la laisse au bord, puis revient quand elle n’a plus rien d’autre. Cette logique contamine tout le récit, Carol préfère sa survie, puis sa consolation, et Therese devient matière première de consolation.

Le pire est simple, tout ce que les défenseurs brandissent comme signes d’amour n’est que symptôme de déséquilibre. La première rencontre n’est pas magique, c’est une transaction sociale. Le voyage n’est pas une émancipation, c’est une imprudence qui met l’autre en danger. La lettre n’est pas protectrice, c’est une rupture narcissique qui parle de soi avant tout. La fin n’est pas une preuve, c’est un leurre, un joli vernis posé sur un vide. On appelle cela un couple, mais rien ne tient, pas d’égal à égal, pas de langage partagé, pas de monde commun, seulement deux trajectoires parallèles qui se frôlent et se blessent.

Abby reste le témoin qui condamne le mythe. Abby ne grandit pas le drame, elle le porte, elle est présente, elle dit la vérité, elle soutient Carol quand il faut, elle protège sans posséder, elle connaît Carol vraiment, elle ressent la perte, elle incarne ce que devrait être une relation quand elle est difficile et digne. À côté, le duo central ressemble à un exercice de style sans âme, à une collection de gestes esthétiques qui masquent une carence affective profonde.

Conclusion claire, humainement Carol et Therese sont mauvaises l’une pour l’autre, la relation n’élève personne, elle n’ouvre aucun espace de vérité, elle ne produit ni soin ni courage, elle recycle la solitude en jeu dangereux. Parler de passion, de révolution intime, de grand amour, c’est fermer les yeux sur le texte du film et du livre, c’est appeler romantique ce qui n’est que pouvoir, peur, manque, et réassurance. La seule chose vraiment vivante ici, c’est Abby, et c’est précisément pour cela que le couple Carol Therese sonne creux, il laisse voir l’armature vide, il expose l’absence de monde commun, il prouve par ses scènes mêmes qu’il n’y a pas d’amour, seulement un fantasme qui dévore, puis s’effondre.
Johanna Milic
Johanna Milic

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2025
Mon film préféré, un réel chef d'oeuvre. Autant l'histoire, le jeu de actrices que la musique, les habits et les couleurs. C'est réellement magnifique de voir des personnages comme ceux-ci.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2025
Outre de servir d’écrin à ce merveilleux duo d’actrices que forment Rooney Mara et Cate Blanchett « Carol » qui égratigne les conventions sociales du milieu bourgeois des années 50 avec une certaine sensibilité. Dommage que la narration de cette romance ténue n’ait pas de charme malgré une reconstitution soignée et une photographie de qualité, l’ensemble apparait un poil trop âcre et décharné.
lucie.b
lucie.b

1 abonné 203 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2025
Je n’ai malheureusement pas été séduite comme je m’attendais. Un beau film malgré quelques passages un peu vide.. certains moment sont trop étendu, ce qui fait venir l’ennui..
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