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Sam Voelckel
1 abonné
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5,0
Publiée le 28 juillet 2022
Que dire de Carol? C'est un film étrange, tombé du ciel. Étrange par son caractère hors du commun, frappant de justesse et de perfection. Parfait par le jeu des actrices, Cate Blanchett excellant dans son rôle de femme en instance de divorce luttent pour garder sa fille et décidant de ne pas dénier sa vraie nature. Parfait par l'harmonie créée entre le travail sur les objets et les couleurs et la sublime musique. On se souvient des gants oubliés par Carol qui seront pour elle et Therese l'opportunité de se rencontrer plus longuement. On n'oublie pas le train électrique, qui lient les deux personnages. En somme, nous avons devant nous un chef d'œuvre : la promesse d'un amour éternel, non sans embûches, si bien traduit par la musique (composé par Carter Buwell).
L'emphase quasi généralisée sur ce film relève une fois de plus de la collectivisation de la pensée (Panurge). Des actrices excellentes ne font pas un bon film. Quant à tout le reste (décors, photographie...), je ne comprends même pas qu'on les ai primés.
"Carol" doit énormément à la qualité de l'interprétation de ses deux actrices principales et l'on peut s'étonner que seule l'une des deux a été récompensée par un prix à Cannes. Mélodrame situé dans les années 50 (on ne peut s'empêcher de penser aux films de Sirk), cette œuvre attachante n'est, au final, pas si flamboyante mais est davantage articulée autour de la retenue imposée par la "bonne société" new-yorkaise de cette époque. Malgré quelques moments faibles, le récit est captivant et d'autant plus subtil qu'il accorde une grande place aux non-dits et aux expressions du visage des deux comédiennes. Leur regard et l'ébauche de leur sourire dans les derniers plans enveloppent le spectateur d'un doux espoir de bonheur.
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1,0
Publiée le 9 juillet 2021
Apparemment le roman dont est tiré ce film est sorti il y a plus d'un demi-siècle et sa version cinématographique qui est sortie a l'époque devait être une version fraîche audacieuse, originale ou d'actualité. Bien sûr Carol le film en question nous montre une tonne de femmes des années 1950 qui aiment fumer et manger dans des restaurants a plusieurs reprises. C'est un miracle qu'aucune d'entre elles n'ait toussé une seule fois pendant qu'elles mangeaient ou pris du poids puisque c'est ce qui constitue l'essentiel de l'histoire de ce film. Entre ces scènes de fumeuses et de mangeuses il y a des périodes sèches des deux personnages attirés l'un vers l'autre par le hasard de deux femmes qui aiment d'autres femmes. Aussi bonnes que soient les actrices principales je n'ai jamais cru à leur alchimie ou à leur profondeur de leurs sentiment en tant que lesbiennes. Malheureusement je n'ai pas grand-chose de positif à dire à ce sujet. Je voulais aimer Blanchett comme je le fais presque toujours mais ce n'est pas le cas. Je voulais m'émerveiller une fois de plus devant Mara mais elle semblait aussi perdue que son personnage. Nous savons que lorsqu'un film est vanté pour ses qualités par Vanity Vair on ne doit pas s'attendre a quelque chose d'intéressant...
Une intrigue, une certaine finesse dans le jeu des actrices, c est un film qui nous entraîne dans des relations "coupables" dans ces années 50, un amour impossible également entre 2 mondes. Ça se laisse regarder notamment grâce à une bonne réalisation.
Par où commencer? Tout dans ce film est sublime. C'est un véritable chef d'oeuvre, et sans aucun doute la plus belle histoire d'amour que j'aie jamais vue. Les deux actrices sont bluffantes, elles ne se contentent pas de jouer, elles ne font tout simplement plus qu'un avec leur personnage. Cate Blanchett est envoûtante, comme à son habitude. L'esthétique est parfaite, que ce soit au niveau de l'image ou des costumes. C'est un véritable plaisir pour les yeux. Et il n'y a pas que les dialogues, il y a aussi un regard, un geste... spoiler: De plus Carol fait partie de ces rares films qui présentent une scène d'amour réussie, sans vulgarité aucune, seulement de l'amour et de la douceur. Enfin oui, c'est une histoire d'amour entre deux femmes, mais elle n'en reste pas moins une histoire universelle et peut être appréciée par n'importe qui. Leur amour apparaît ici comme une évidence, quelque chose qui n'aurait pu se passer autrement. Le problème quand on a vu ce genre de film c'est qu'il est difficile de ne pas être déçu par tous les suivants tant celui-ci est proche de la perfection.
Je pense avoir trouver un surnom au réalisateur Todd Haynes, le Chirurgien. Pourquoi ? Car tout ce qui se trouve dans le champ de sa caméra apporte sa pierre à l'édifice, et il le prouve une fois de plus avec son nouveau long-métrage, Carol. C'est chirurgical et attentionné, on est très bien replongé dans le New York de 1952, avec les voitures, les vêtements, les devantures de magasin, il y a peu (voire pas) de faux-raccord. Therese, est représenté dans des tonalités sombres, comme ses photos qu'elle développe, en noir et blanc, à l'image de sa vie sans couleurs. Au contraire, Carol, représentée comme une femme forte et libre (rare pour l'époque), prend toujours de la place à l'écran et est au centre de l'image. C'est aussi un film métaphorique, lorsque Carol va chercher une poupée pour sa fille où travaille Therese, qu'elle repart avec un train, elle a quand même trouver sa poupée, c'est Therese sa poupée, son jouet. Carol la traite comme sa fille. Haynes bouscule les codes en racontant une histoire d'amour entre deux femmes : l'homosexualité était considéré dans les années 50 comme une maladie mentale et un sujet totalement tabou dans le cinéma de l'époque. Un film que je ne saurais trop vous conseiller.
D’après Patricia Highsmith, l’attirance entre deux femmes de personnalités et de conditions sociales très différentes : film esthétique et raffiné avec une intéressante reconstitution des années 50 (voitures, coiffures, mode...). Du beau, du bon cinéma, fin, précis qui sait décrire une situation hors normes avec finesse, et nous rappelle que le cinéma c’est de l’art.
Le reconstitution minutieuse des années 50 et le classicisme à la Douglas Sirk font craindre un instant un film figé, sans aspérités ; il n'en est pourtant rien. Très graduellement, à pas feutrés, 'Carol' s'anime enfin, et déroule au bout du compte une magnifique histoire d'amour, intemporelle et enthousiasmante.
Dans l’Amérique conservatrice des années 1950, deux femmes succombent à l’amour interdit. Le réalisateur américain Todd Haynes signe, en 2015, un mélodrame de qualité. Les deux actrices principales (Cate Blanchett et Rooney Mara) sont éblouissantes et parfaitement mises en valeur par une très belle photographie. Toutefois, la sobriété du scénario ne permet pas de faire basculer ce film dans la catégorie du chef-d’œuvre. Bref, un drame honnête mais insuffisamment pimenté.
Il s'agit probablement d'une des plus belles histoires d'amour d’ Hollywood. Le fait qu'elle a lieu entre 2 femmes ne posera pas de problème aux hétérosexuels réticents , tout est en élégance et retenue! Autrement plus classe que La Vie d'Adèle. Les 2 actrices principales sont excellentes avec Cate Blanchett (Carol) en grande bourgeoise mère d'une petite fille et en cours de divorce, suite à un mariage peu heureux. Elle prouve une nouvelle fois qu'elle est, une voir LA meilleure actrice de sa génération. Rooney Mara (Thérèse) est parfaite en jeune femme de milieu modeste et encore trop jeune pour avoir beaucoup d'expérience, rapidement fascinée puis amoureuse de Carol. Le passage du rôle déjanté de Millenium à celui de jeune fille un peu timide de Thérèse est assez extraordinaire ! Tood Haynes montre qu'il est grand réalisateur de la sensibilité féminine. Je suis étonnée que ce film n'ai pas eu plus de prix en dehors de celui de la meilleure actrice au festival de Cannes pour Rooney Mara. Cate Blanchett aurait mérité d'être associée à cette distinction. A voir absolument ne serait-ce que pour le jeu parfait de ces 2 grandes actrices.
Dans l'Amérique des années 50, le récit d'une passion amoureuse entre une bourgeoise et une jeune vendeuse. Un mélo plein de pudeur et de délicatesse porté par l'interprétation époustouflante du duo Cate Blanchett et Rooney Mara.
A New-York dans les années 50, Thérèse (Rooney Mara), employée dans un magasin de jouets, fait la connaissance d’une cliente, Carol (Cate Blanchett). Alors que Carol est en train de divorcer et Thérèse ne semblent pas satisfaite de sa relation amoureuse en cours, les deux femmes tissent un lien particulier. Les costumes et les décors permettent de se plonger dans les années 50, c’est très esthétique. Cette histoire d’attirance entre les deux femmes est intéressante et belle. En revanche, j’ai regretté le manque d’émotion, on ne développe que peu d’empathie pour les personnages. Cela vient peut-être du fait que Carol apparaît comme une femme assez distante et froide. On ne ressent pas non plus à quel point ce genre de situation était mal vue à l’époque, donc avec le regard d’aujourd’hui, l’attirance entre les deux femmes semble naturelle, sans aucun problème. J’ai trouvé la dernière demie heure un peu brutale car traitée froidement : ce qui arrive devrait être vécu comme un drame, mais les sentiments ne sont pas montrés. De ce fait, je n’ai pas été touchée par ce qui arrive aux personnages. “Carol” reste malgré tout un beau film, esthétique, racontant une histoire prenante même si pas assez émouvant.
Ce film propre, soigné et intelligent raconte une histoire d’amour interdite entre deux femmes de milieux différents dans les années 50 aux États-Unis, magnifiquement interprétées par Cate Blanchett et Rooney Mara. Mise en scène, décors, lumière : ce long-métrage très maîtrisé et très bien écrit est un témoignage puissant d’une époque dans laquelle l’homosexualité était un tabou absolu. Sans grande surprise, mais élégant et efficace.