Carol
Note moyenne
4,0
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415 critiques spectateurs

5
88 critiques
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145 critiques
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100 critiques
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52 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2016
"Haynes ne joue plus à recréer le style, sinon qu'il devient le style lui-même. Les couleurs sont plus froids, la musique moins excessive, le rythme plus reposé et les histoires moins rechargées. Le réalisateur est arrivé au summum de son raffinement grâce à une délicatesse qui montre qu'il a un énorme talent qui va plus loin des satyres. Les images défilent nous submergeant dans l'époque qu'il essaye de recréer grâce à l'inspiration par l'oeuvre de la photographe Vivien Meier ou du peintre Edward Hopper entre autres.

Puis on a les deux femmes- Rooney Mara joue Thérèse, la jeune qui tombe amoureuse de Carol, une bourgeoise en train de se séparer de son mari, jouée par Cate Blanchett. Voir les deux femmes, avec deux registres si différents c'est un privilège.

Blanchett est magnifique en donnant un profil théâtral à son personnage avec ses gestes délicats, son langage et son entonnaison. Une femme tragique qui ne peut plus cacher ses sentiments, digne de Tennessee Williams. Ce type de personnages qui sont joués sur scène dont la dernière ligne de spectateurs doit les entendre. Ce façon traditionnelle de surjouer brodé au cent pour cent par des actrices comme Katharine Hepburn dans Sudain, l'été dernier ou comme Vivien Leigh dans Un tram-way nommé désir.

Mara est à la hauteur quand même. La contention des sentiments qu'elle arrive à retenir avec des petits gestes est incroyable et son apparence froide joue à sa faveur aussi bien les fois où elle essaye de cacher son enthousiasme devant Carol que les scènes où la rancune menace de déborder sa posture calme."

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BeatJunky
BeatJunky

197 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2016
Todd Haynes ne m'a une fois de plus pas déçu et c'est peu de le dire! Magnifique film à l'image "rétro" qui met de suite dans l'ambiance de l'époque d'après-guerre aux States. Le scénario est hyper simple (peu de rebondissements), La mise en scène est, elle, assez classique, le rythme, un peu monotone et pourtant le film (2h00) passe à une vitesse incroyable grâce évidemment à ses 2 magnifiques actrices que Todd Haynes rend encore plus belles, particulièrement Rooney Mara (prix d'interprétation à Cannes plus que justifié! ) qui m'a scotché par son interprétation de cette jeune femme "fragile" et "innocente" qui tombe sous le charme de cette grande et belle femme au charisme incroyable jouée par une Cate Blanchett comme d'habitude excellente.Les deux sont bouleversantes et m'auront fait passer un excellent moment autour de leur histoire d'amour bien compliquée à vivre à cette époque. Un film émouvant, sincère et plein d'espoir qui n'aura pas volé ses récompenses! Je conseille fortement, bon moment garanti !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 septembre 2015
Enorme déception! Film extrêmement convenu. Cate Blanchett nous fait à nouveau un rôle à la Blue Jasmine (elle y était fantastique mais là c'est redondant). Rooney Mara est insipide. On s'ennuie...
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2015
Adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith, le Carol de Haynes a su se faire une place sur la croisette grâce au prix d'interprétation remporté par Rooney Mara, partagé avec Emmanuelle Bercot. Dès les premiers instants, la caméra de Todd Haynes nous plonge dans un New-York des années 50, bien aidé par ce style néo-classique propre au cinéaste, tout en délicatesse, qui sent bon la fumée émanant d'un porte-cigarette et les bonnes vieilles Pontiacs de l'époque ! La mise en scène en scène, très en grande pompe, est néanmoins archi-maîtrisée et amène une certaine légèreté à un film qui aurait pu tomber rapidement dans le pastiche. Par un sens du détail agréable à l'oeil, le cinéaste filme toute la délicatesse de Cate Blanchett, et cette dernière le lui rend bien.. En effet, pour leur deuxième collaboration (après I’m not there en 2007), le duo Haynes-Blanchett transporte un film aux bases féministes, défendant une forme de lesbianisme pas du tout vulgaire, où le visage angélique de la jeune Rooney Mara contribue à l'aspect sympathique du film. Avec Carol, l'amour naît, vit et se bat sous la lumière, toute en nuance, d'Edward Lachman.
Voilà, Carol est donc assez agréable à suivre. Mais peut-on uniquement se laisser porter par le film sans y apercevoir un brin de facilité de la part de Todd Haynes ? Car oui, si le réalisateur avait choisi un sujet et un traitement étonnant pour I’m not There, Carol souffre lui d'une forme d'académisme cruellement indolent. Avec son rythme assez lent et son esthétisme beaucoup trop lisse sur la longueur, on a vite l'impression de nager progressivement vers l'ambiance d'un tableau d'Edward Hopper. Pas spécialement sur le côté pastiche justement… Mais surtout dans le sens où on finit par ne plus vouloir croire à cette histoire d'un autre temps. Les costumes ou la musique confèrent un doux parfum au film, mais sans non plus arriver à le transcender comme ils le devraient ! Par le biais de schémas narratifs assez classiques (tels que l'initiation à l'amour et le fait que celui-ci puisse être contesté par la société), on finit par trouver que l'intégralité du film n'a pas autant d'intérêt qu'il n'y paraît. Dans le style néo-classique, on préférera la profondeur des sujets de James Gray. Pour la partie road-movie narrant l'histoire de deux femmes aliénées par une existence monotone, on choisira plutôt le Thelma et Louise de Ridley Scott, sorti 24 ans auparavant.

Sans être fade, Todd Haynes tombe malgré tout dans une forme de facilité qui ne permet pas à Carol de s'élever là où certains instants fabuleux y arrivent sans force. Le film reste élégant en surface mais l'écriture manque peut-être un peu de profondeur pour réellement faire voyager le spectateur et le garder captif de bout en bout. Sur ce constant déséquilibre, Cate Blanchett porte le film de par sa classe, aidée par l'espiègle Rooney Mara. Légère déception donc pour Carol, similaire à un écrin auquel on aurait oublié d'y placer un bijou en son cœur.

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Stephan '
Stephan '

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2016
les comédiennes sont formidables et le roman à part de Patricia Highsmith est restitué avec maestria (comme à son habitude) par le grand Todd Haynes. L'année cinématographique commence très bien !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2016
Tout en pudeur et tout en sobriété le réalisateur montre l'évolution d'une histoire d'amour entre Carol et Thérèse. Je reste encore émue et surtout très émoustillé de ce film que je recommande.
maxime ...

316 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2017
Ce film est dans un premier temps très étrange, mystérieux même, une histoire qui prend son temps et qui se dévoile au fil des minutes, somptueux ! Todd Haynes est dans la veine de ces précédentes créations, une esthétique léchée et de plus en plus audacieuse, la grâce à toucher son cinéma. La beauté se répercute sur les comédiens, Rooney Mara et Cate Blanchett sont bouleversante et renversante, elles trouvent dans ce sixième long métrage de Haynes l'un des plus grands rôles de leurs carrières respectives. Kyle Chandler est comme toujours dans le bon tempo, cet acteur m'émeut dans chacune de ces apparitions sur grand écran ( ou sur plus petit ). La musique, les décors, costumes et autres points plus techniques sont en parfait raccord avec la douceur et la virtuosité du film, déconcertant et troublant en tout point ...
Mouchi
Mouchi

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2016
Carol est un petit bijou d'une élégance et d'une beaute sans pareil, stylistiquement exigeant. Le film allie sensibilité et pudeur tout en conservant une élégance formelle qui ne dénature en rien le propos et le fond. Les actrices sont superbes et justes. Une interprétation tout en retenue et en nuances. Tout est dans les non dits et les regards partagés qui en disent plus que de longs verbiages. Le film est dans la langueur (et non la lenteur) mais de ces langueurs poétiques qui fascinent. La photo est à couper le souffle et sans équivalent. On pense instantanément au peintre Hopper dans le choix de la texture et du cadre.
J'ai vu tous les films de la selection officielle de Cannes 2015 (à l'exception d'Assassin qui sort en mars). Mon coup de coeur.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

88 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2016
Il y a bien longtemps qu'une histoire d'amour ne m'avait pas autant chavirée au cinéma. Peut-être depuis "La Vie d'Adèle" finalement. Et bien qu'il s'agisse dans les deux cas d'amours homosexuelles, c'est à peu près le seul point commun de ces deux films magnifiques. Thérèse et Carol se rencontrent dans un grand magasin à l'approche des fêtes de Noël. L'une est vendeuse au rayon jouets, l'autre est une grand bourgeoise, extrêmement élégante. Le coup de foudre est immédiat et réciproque. Nous sommes en 1950 à New York, autant dire que la morale chrétienne et étriquée (est-ce un pléonasme ?) ne permet encore aucune alternative au standard conjugal de l'époque. D'autant moins que Carol est mariée, en instance de divorce et mère d'une petite fille. C'est donc en secret que ces deux femmes aux conditions sociales et financières différentes vont apprendre à se connaître puis à s'aimer. De toute leur âme, de toutes leurs forces malgré les entraves, les suspicions et l'entourage… En dépit de la cruauté de la situation, il se dégage une grande douceur entre ces deux êtres frissonnants, une délicatesse et une tendresse immenses qui étreignent le cœur. Sublimées par la photo d'Edward Lachman, tout en clairs-obscurs, les actrices sont somptueuses. Cate Blanchett, en digne héritière de Gena Rowlands (pas moins), est incroyable de distinction et de douleur rentrée. Rooney Mara (prix d'interprétation à Cannes, ex-aequo avec Emmanuelle Bercot), frémissante, convoque avec grâce le fantôme d'Audrey Hepburn à laquelle elle fait souvent penser. Quant aux personnages masculins, ils évitent la caricature. Le mari de Carol, par exemple, n'est pas un affreux Jojo. Pathétique et bouleversant, il est juste dépassé par sa souffrance, devient idiot comme on l'est tous dans ces cas-là. À ce titre, la scène dans le bureau de son avocat est l'une des plus fortes qu'il m'ait été donné de voir au cinéma, dans ce type de confrontation. Et les derniers plans du film, instants de grâce et de tension suspendus, m'ont laissée sur le flanc, le souffle coupé. Un chef d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 septembre 2016
Après avoir visionné Carol, j'ai du mal à me situer vis à vis du film et cela tend à dire que je n'ai pas été totalement absorbé, ni rebuté. Ce qui me plait est la prestation de Cate Blanchett, elle est juste époustouflante, me rappelant à quelques instants Vera Farmiga dans Bates Motel qui possède cette apparence perpétuelle des femmes des années 50. Mais ce qui me plait cache également une ombre qui me déplait, Carol est une femme qui a besoin d'exister, tout le contraire de Thérèse, qui se cache et qui ne parle pas, complètement étouffée, son personnage finalement on ne le connait pas, on ne ressent pas non plus une prestation soutenue de la part de Rooney Mara, alors était-ce un choix du réalisateur ou tout simplement une actrice qui manque d'épaisseur ? là est la question. Après en lui même, la reconstitution est bonne, l'impossibilité d'aimer une femme sans être traité de déséquilibré et de mère indigne est exacte, j'aurais peut-être voulu plus d'explications sur les liens entre Carol et Abby, interprétée par Sarah Paulson, véritable homosexuelle et militante que vous verrez dans American horror Story. Néanmoins, je vous recommande de faire votre propre avis sur ce film.
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