Carol
Note moyenne
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415 critiques spectateurs

5
88 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Belle histoire d’amour filmée avec une pudeur élégante jusqu’en haut du bas de Cate Blanchett et les gants qu’elle retire sur des ongles peints, jusqu’à la candeur Hepburnienne d’une Rooney Mara ouvrière qui se donne sans apprêt, et peut être sans lendemain ?
Patrick C.
Patrick C.

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2016
Dans "Carol" Todd Haynes filme Cate Blanchett en femme mariée, éprise d'une jeune photographe (Rooney Mara au "look" Audrey Hepburn) dans l'Amérique pudibonde des années 1950. Une fois encore, la comédienne australienne est exceptionnelle de finesse et de justesse. À voir pour la beauté de l'histoire (un peu sulfureuse) traitée avec la délicatesse d'une épure et la photographie toute inspirée de la peinture d'Edward Hopper et des photographies en couleur de Saul Leiter.
Interviewée par l'Express sur ce qui circule à son propos sur Internet, l'actrice a cette réponse impériale:
"Les réseaux sociaux sont un outil très pratique, mais c'est comme les toilettes: les graffitis sur les murs ne sont jamais très utiles. C'est parfois drôle, on peut dénicher un brin de poésie, mais cela demande de lire 1001 choses inutiles ou méchantes pour en trouver une notable... Je ne suis inscrite ni sur Twitter ni sur Facebook. Je préfère faire les choses que les commenter."
Et PAN! ;-)
Requiemovies
Requiemovies

242 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
On pense assez rapidement à « Loin du paradis » un des premiers Todd Haynes par sa lenteur caractérisée. Lenteur qui procure une force intense au film, tant dans la découverte et le temps pris pour scruter ce duo sublime Mara-Blanchett, que par la générosité du réalisateur à composer son mélo. Décors, musique, costumes, tous sublimes et dans le détail, ne font qu’accompagner la réalisation précieuse de Todd Haynes. Notre préférence de jeu se tourne plus vers Kate Mara, de plus en plus épatante, et qui trouve ici son plus beau rôle à ce jour. Si les avis seront partagés sur le film, le jeu des comédiennes restera de manière unanime le point fort de cette adaptation qui manque certainement d’élan, mais très touchante. Ode à l’amour et à la différence, comme souvent chez Haynes.
Elvira de Bord
Elvira de Bord

115 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2016
même si l'histoire est un peu telephonee le jeu des actrices est excellent. Cate Blanchett est renversante de classe et de sensualité. très fort en émotions et une photographie d'une qualité exceptionnelle. à voir et revoir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Très beau film, tendre et touchant sur une histoire d'amour entre deux femmes dans les années 50. Cate Blanchett et Rooney Mara, toutes deux nominées pour les Oscars 2016, réalisent deux très belles interprétations. On est assez habitués à voir Cate Blanchett dans ce rôle de bourgeoise sophistiquée, mais on ne s'en lasse pas, dans le rôle de Carol elle reste tout simplement sublime. Rooney Mara réalise quant à elle une interpétation très subtile, douce et nuancée. Les images sont magnifiques et Todd Haynes a su rendre ses actrices encore plus brillantes. On ressent beaucoup de tendresse, de tension sensuelle et mystérieuse entre les deux personnages, mais on pourra regretter que celles-ci ne soient pas encore plus poussées, afin de réellement être immergé dans les sentiments exprimés. On peut aussi regretter que, dans ce contexte des années 50, on ne ressente pas assez le jugement de la société sur les relations homosexuelles. Pour résumer, Carol nous raconte une belle histoire de romance, tendre, sincère et pleine de mystère, mais en allant encore plus loin, ce film m'aurait réellement transporté ! Néanmoins c'est un film qui va très bien mûrir dans ma mémoire... :D
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Comment résister au charme envoutant de ce duo d'actrices ?! Une romance subtile et toute en retenue (trop ?).
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2016
On peut compter sur les doigts d’une main les films qui parviennent à traiter du lesbianisme avec justesse. Si je devais n’en choisir qu’un, ça serait « Carol ». Rarement l’attirance entre deux personnes n’a été montrée de si belle façon, tous sexes confondus. Le film est doux, élégant, tout en atmosphères cotonneuses mâtinées de gris de l’hiver New Yorkais où l’éclat de la passion orange vif fini par percer. Seule la présence des hommes rompt le charme et apporte son lot de violence ; n’oublions pas qu’être homosexuel dans les années 50 était totalement inconcevable.
Avec une photographie extraordinaire et des cadrages dignes des plus grands, l’image est sublime et atteint des sommets avec les plans contenant des reflets (les portraits filmés derrière des vitres de voitures sont une leçon de cinéma à eux seuls).
La reconstitution d’époque est irréprochable, le scénario tiré du livre de Patricia Highsmith est parfaitement maitrisé et les acteurs sont tous juste.
Si Cate Blanchett est totalement imposante avec son aura d’actrice hollywoodienne, Rooney Mara parvient à prendre sa place en étant tout en retenue et fini par être éclatante à la manière d’Audrey Hepburn ! Elle mérite amplement sa palme d’or d’interprétation féminine.
spoiler: Le regard échangé à la fin du film est absolument incroyable, les deux actrices sont lumineuses et dégagent une intensité rarement vue.

Voilà un bien beau chef d’œuvre pour affronter l’hiver en douceur.
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2016
Certains films sont précédés d’excellentes critiques, accompagnés d’un bouche-à-oreille enthousiaste. « Carol » est de ceux-là. J’attendais avec impatience sa sortie, alléché par une bande-annonce d’une folle élégance. « Carol » était un film que j’avais follement envie d’aimer …. et que je n’ai pas adoré.

« Carol », c’est le prénom de l’héroïne jouée par Cate Blanchett. Au risque d’en prendre l’habitude, je note que l’affiche ne présente pas que sa seule photo, mais aussi celle de son amante, Therese (sans accent parce qu’on est en Amérique) Belivet (qui est un patronyme tchèque contrairement à ce qu’on aurait pu croire). Elle évoque, à côté de la photo de Rooney Maria, le prix d’interprétation féminine attribué à …. Cate Blanchett. Enfin, elle commet un contre-sens en orientant les regards des deux personnages dans une direction opposée.

Mais arrêtons de critiquer l’affiche et parlons du film. Vous savez déjà qu’il raconte comment une grande bourgeoise, dont le mariage se délite, s’entiche d’une modeste employée. Vous savez aussi que l’action se déroule dans le New York des années 50, merveilleusement éclairé en Super 16 par le chef opérateur Ed Lachman. Vous savez enfin que Todd Haynes filme comme Douglas Sirk, que Cate Blanchett a des airs de Greta Garbo et que Rooney Mara ressemble à Audrey Hepburn.

Cate Blanchett est censée être divine dans le rôle-titre. Visage anguleux, voix follement sensuelle, toilettes terriblement élégantes. Sauf que. Sauf que, j’ai trouvé qu’elle surjouait dangereusement. La démarche trop chaloupée, la coiffure trop apprêtée, les gants trop …. gantés ! Prenez la scène de la rencontre. Dans le grand magasin, entre poupées et petits trains. Scène d’anthologie ? Scène surjouée où je n’ai pas ressenti le coup de foudre, l’électricité entre les deux femmes.

Par comparaison j’ai trouvé Rooney Mara beaucoup plus juste. C’est peut-être elle, la vraie héroïne du film qui se découvre au contact de Carol. Le papillon qui se débarrasse de sa chrysalide – et de son boyfriend fade comme une endive wallonne.

Quant à la scène finale parlons-en. Elle est annoncée dès le premier plan. Ah ! cette manie contemporaine de construire le film en flash black à partir d’une scène qu’on retrouvera – filmée sous un autre angle – à la fin du film. La première utilisation de ce procédé était géniale (Casino de Scorsese ?) ; la 351ème lassante. Donc, on retrouve nos deux héroïnes, à la fin du film, là où on les avait laissées au début. Que se passe-t-il ? je ne vous le dirai pas – histoire de garder votre fidélité à me lire. Mais je trouve cette fin-là, dont j’aurais tant aimé qu’elle m’arrache des sanglots, bêtement ratée. Et je lui préfère mille fois les amours contrariées de « Une brève rencontre » (David Lean, 1945).

Peut-être, si je n’en avais pas tant escompté, aurais-je adoré « Carol » et en chanterais-je les éloges. Ce qui explique ma note lâchement médiane. Mais, parce que j’en attendais trop, j’ai énuméré les défauts que j’y ai trouvés, au risque de vous laisser penser que ce film en était gorgé. Aussi, cher lecteur, prenez cette critique pour ce qu’elle est : un bémol dans un concert de louanges. Entendez mon bémol mais ne le laissez pas couvrir le concert de louanges !
sylvie J.
sylvie J.

3 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2016
Acteurs , lumière, décors,BO,coiffures,vêtements au top
Mais ,il y a pour moi un mais , j'ai justement eu le temps d'apprécier tous les éléments cités si dessus car je ne suis pas rentrée dans l'histoire
Un peu long et une sorte d'ennui
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 172 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2016
Un film délicieusement acidulé , porte par le jeu de deux actrices à voir et entendre en VO . J'ai en plus apprécié la bande son et les décors de manière générale .
La bande d'annonce et les polémiques autour d'autres films récents autour du même thème m'avaient fait fuir .. si vous êtes comme moi , vous devriez allez voir ce film .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Un beau film tout en délicatesse sans militantisme, ni provocation. Subtilité et sensualité dans cette histoire d'amour entre 2 personnes, tout simplement.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2016
Cate Blanchett et Rooney Mara sont d’excellentes actrices. Mais delà à les voir récompensées du Prix d’interprétation féminine à Cannes pour ces rôles, c’est à se demander si ce n’est pas parce que Xavier Dolan était dans le Jury. Carol avait tout pour être un grand film. La reconstitution historique par le biais des costumes et des décors est parfaite. Mais Carol minaude beaucoup. Le classicisme de l’ambiance tue la froissure qui aurait pu rendre ce film unique. Chaque regard, jeu de séduction et gestuelle est gâchée par les imperfections manquantes. Où est le lâcher-prise qui nous aurait fait vibrer ? Ajoutons à cela une musique tellement dramatique qu’elle en devient l’inverse. Carol finit par irriter et nous voir passer le temps.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 773 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Superbe film tout en élégance et en retenue. J'aurais voulu dire chic anglais mais ça se passe en Amérique mais c'est tout autant glamour, délicat et sensible. Le petit bémol serait une certaine froideur qui fait que malgré toutes les excellentes qualités que je lui trouve, le film ne m'a pas "touché". Mais Blanchett est majestueuse dans le rôle de cette femme prisonnière de son mariage.
virnoni
virnoni

110 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2016
Pas de réelle surprise que ce nouveau film de Todd Haynes, ni dans le fond, ni dans la forme. Cette dernière a même commencé par m'agacer tant l'esthétisme est prononcé. Certes les images sont léchées, la palette de couleurs rappelant tout à fait l'époque 50's ; la reconstitution assez bluffante, mais cela peut aussi paraitre assez aseptisé, voire distant avec une musique par exemple rappelant complètement The Hours (même si assez rare alors que dans The Hours elle est omniprésente jusqu'à l’écœurement). Haynes aime les thèmes qui titillent le collectif bien pensant ; les relations "à part". Ici, même sujet mais entre 2 femmes. J'ai mis beaucoup de temps à y trouver un intérêt. L'interprétation me semblait trop théâtralisée (là aussi caractéristique de Haynes) et dc là aussi distante. Puis, miracle, les choses se mettent en place peu à peu et l'émotion affleure (2ème partie du film quand les 2 héroïnes commencent leur périple vers l'ouest). Cate Blanchett peut ainsi libérer toute sa passion et son jeu. Elle est juste bouleversante (fameuse scène chez son avocat - partage de la garde de l'enfant) et déchirante dans ce personnage aux choix oh combien intelligents mais douloureux. C'est donc bien l'histoire d'une société américaine et d'une époque figée, qui impose plus qu'elle ne propose aux femmes de vivre comme elles l'entendent. Comme si aimer une autre femme était un choix, une possibilité... Pathétique! Haynes fait une fois encore la démonstration par la "douceur". Le message n'en est pas moins rude. Les scènes entres ces 2 actrices/personnages deviennent intenses et "naturelles". Je ne comprends pas pourquoi Rooney Mara a reçu seule un prix d'interprétation à Cannes, et pas Blanchett?? Je l'ai trouvé au contraire plus timorée, voire transparente parfois.
Bon film donc avec un final qui devrait rester dans les annales spoiler: comme les plus belles (et stressantes!) retrouvailles/prises de conscience que l'amour vaux tous les combats et les peines.
.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2016
A contrario d'un Terrence Malick qui sombre de film en film dans sa propre caricature, Todd Haynes, qui fait lui aussi peu de films, s'élève de film en film vers la perfection.
Après le sublime "Far from Heaven" (Loin du Paradis) en 2002, l'excellent "I'm not there" en 2007, "Carol" est de ces films qui resteront sans aucun doute dans l'histoire du cinéma.
Todd Haynes est fascinée par les actrices et par l'âge d'or du cinéma Hollywoodien. C'est son univers et ça se sent. L'étonnant, c'est qu'avec un cinéma très classique, il parvient à une incroyable modernité.
"Carol", c'est d'une beauté à couper le souffle. Chaque image, chaque plan, chaque travelling, chaque séquence, sont un chef d'oeuvre à eux seuls. Des images d'une telle beauté qui m'ont procuré des émotions photographiques incroyables.
Et la fascination qu'il a pour les actrices les transcendent littéralement. Cate Blanchett y est divine ! Ronney Mara frise une perfection à la Audrey Hepburn (à laquelle elle ressemble de plus en plus dans le film). Mais Cate Blanchett a vraiment une présence inoubliable à l'écran ! En regardant ce qu'elle offre au réalisateur en terme de photographie, je me disais que celui-ci devait la bénir en la filmant tellement c'est rare !
Ce film m'a rappelé l'exceptionnel "Mulloland drive" de David Lynch. Pas par le fait qu'il met en scène deux femmes comme personnages principaux, mais plutôt par cet espèce d'évidence visuelle qu'on est là devant un très grand film. Je ne sais pas expliqué ça, c'est comme l'impression que le film était fait d'un bloc d'une grande pureté et qu'il s'écoulait avec une parfaite fluidité.
C'est peut-être ça au fond un grand chef-d'oeuvre ?
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