Carol
Note moyenne
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412 critiques spectateurs

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Frédérique C
Frédérique C

7 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2016
Je pourrais mettre 5 étoiles tant j'ai aimé ce film, mais je n'ai pas lu le livre et au vu du film il doit relever du chef d'oeuvre, je garde donc les 5 étoiles pour le livre...
l'époque, les actrices, l'esthétisme, le côté dramatique, l'amour, on se plaît à s'imaginer au coin d'une cheminée à regarder ce film, comme si nous étions un enfant, une enfant, je devrais dire, pleine de romantisme, de romanesque et de rêve...et alors ce film...que l'on découvre pendant les fêtes de Noël avec cette atmosphère magique, qui entoure cette période lorsque l'on est enfant.
j'ai été transportée, par la beauté et l'on se surprend à désirer aimer avec autant de pureté..?
un sujet tabou dans les années 50... encore tabou aujourd'hui ...Merci pour ce moment!
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2016
La perfection de la photo, le soin pris par les décorateurs à la reconstitution des années 50, la finesse des choix musicaux, la classique majesté de la réalisation masquent au final l'émotion qui aurait dû nous étreindre à l'évocation de ce drame très littéraire. La passion qui fait se rejoindre les cœurs d'une grande bourgeoise new-yorkaise et d'une petite vendeuse d'un magasin de jouets, malgré la qualité de jeu de deux grandes actrices, ne nous emporte jamais au delà du raisonnable. Après le très grand La Vie D'Adèle, sur le même thème des amours saphiques transgressant les classes sociales, on reste sur notre faim, comme après une promesse non tenue. Un film qui reste à voir cependant pour quelques très belles images d'échanges de regard entre une Cate Blanchett tout en retenue et une Rooney Mara, frémissante de désir et peu sûre de vouloir briser les conventions sur lesquelles elle avait bâti sa vie.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Todd Haynes vient certainement de réussir son plus beau film à ce jour. Tout ce qui a fait le succès de sa filmographie semble être ici au rendez-vous et installe « Carol » comme l’un des films les plus majestueux vus sur nos écrans récemment. Beauté des images, beauté des actrices et de leur jeu, beauté des sentiments exprimés et enfin beauté d’une romance que l’époque ne permettait pas. Dès les premières notes de musique (qui font terriblement penser à celles, toutes aussi belles, de Philip Glass pour « The Hours »), on est happés par cette histoire d’amour qui ne dit pas vraiment son nom. La magie des années cinquante minutieusement et magnifiquement reconstituées rajoutent à cette immersion vers cette romance.
Il y a plus de dix ans, le même réalisateur nous offrait le déjà sublime « Loin du paradis ». Même époque, mais c’était l’attirance pour les hommes de son mari qu’une femme parfaitement interprétée par Julianne Moore devait affronter en silence. Les quolibets de l’époque sont les mêmes pour les histoires d’amour entre femmes mais Haynes ne radote pas et préfère s’attacher aux seuls sentiments entre ces deux femmes dans « Carol », laissant la morale davantage en arrière-plan. Et c’est tout le jeu de ses actrices qui prend une tournure encore plus renversante. Quand l’une, guindée et sûre d’elle mais rongée par son divorce, charme l’autre, petit oiseau fragile, c’est à l’une des plus belles approches à l’ancienne vue sur grand écran depuis longtemps que nous assistons. Quand enfin elles s’étreignent, tout en pudeur et loin des excès de « La vie d’Adèle », ou se blessent, on jubile ou on souffre avec elles.
Et il fallait deux actrices courageuses et d’une certaine trempe pour s’approprier de ses rôles délicats. Cate Blanchett est impériale comme toujours dans un rôle qu’on dirait fait pour elle quand Rooney Mara épate par son jeu minimaliste et touchant. L’une explose dans une scène de désespoir dans un cabinet d’avocats quand l’autre nous attendrit de ses pleurs, seule, assise dans un train. Elles resplendissent toutes deux lors d’une scène finale magistrale où chaque mouvement de caméra et chaque plan sur le visage des actrices touche au somptueux et à la perfection. C’est toute la force de la réalisation de Todd Haynes. Ses images sont sublimes et dotées d’une photographie de papier glacé qui sied parfaitement au film. Ses scènes sont découpées juste comme il le faut et ses actrices n’ont plus qu’à se laisser couler dans cet écrin d’or. Un mélodrame à l’ancienne puissant et le genre de film somptueux que l’on voit rarement passer sur les écrans. Le dernier en date de cette trempe se nommait « A single Man » de Tom Ford. Et ces deux films rassemblés constituent un monument de cinéma, aussi beaux sur la forme qu’accomplis sur le fond.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 janvier 2016
Formellement très réussi, un brin conventionnel, le film s'avère touchant par la qualité de ses interprètes (Cate est magnétique !) et par une histoire d'amour simple mais universelle !
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
Dans les années 50, Thérèse, jeune vendeuse dans un grand magasin de New-York, tombe amoureuse de Carol, une riche cliente en plein divorce.

Todd Haynes propose un beau portrait de femmes prisonnières des conventions, dans l'esprit de "Loin du Paradis". On y retrouve là aussi des héros déchirés entre raison et passion dans une langueur et un romantisme maudit. La mise en scène et en images, tout comme la recomposition de l'époque, sont particulièrement soignées. Si, parfois, le rythme s'essouffle, les interprètes, parfaits, nous captivent. Cate Blanchet marque particulièrement par la justesse de son jeu dans l'interprétation d'un personnage complexe, que sa beauté particulière et son élégance d'une autre époque servent parfaitement. Un beau film d'un classicisme raffiné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2016
Si vous avez lu le livre vous serez déçu.
Manque un soupçon de sensualité.
Le road trip pas aussi passionnant que dans le livre.
Cependant on ne peut nier que le jeu d'actrice est à couper le souffle.
Je vous conseille donc de voir le film en premier et de vous jeter dans le livre ensuite.
In love with Cate.
yoyo114
yoyo114

53 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
Je ne peux pas dire que j'ai adoré Carol, ni que le film m'a bouleversé. Néanmoins, c'est exactement ce que j'attends du cinéma : une histoire simple et limpide, par laquelle on explore des sentiments complexes. L'amour entre Carol et Therese est d'autant plus poignant qu'il est fugace. Ce sont deux belles héroïnes : elles n'ont pas peur, elles ne reculent pas face au désir, et le réalisateur ne les juge pas. Il ne les écrase pas non plus sous le poids de l'époque. L'ambiance fifties est parfaitement rendue, mais ce n'est pas la finalité du film. Voilà donc un beau récit, un peu convenu, mais mis en scène avec élégance et délicatesse. Les deux actrices sont merveilleuses.
tabco
tabco

17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2016
Film splendide. Je l'attendais avec impatience je ne suis pas déçue. Tant au niveau de la lumière, de la photo des décors, de la BO et sans parler du jeu des actrices tout en finesse et subtilité.
A voir absolument.
Je conseille aussi de lire le bouquin.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2016
Qu'un film d'amour concerne des lesbiennes ou des hétéros, on a besoin de croire en l'histoire du couple principal.

C'est peu de dire de Carol qu'il ne m'a autorisé aucune empathie : il m'a fait le même effet qu'un congélateur fera à une bûche glacée.

Cate Blanchett est un personnage mal dessiné, prédatrice sexuelle se transformant laborieusement en amoureuse transie. Son physique est froid, son désespoir poli, ses pulsions raisonnées.

Rooney Mara affiche un joli minois sans aspérité, qui n'exprime qu'une vague et terne personnalité.

J'ai traversé ce film comme on regarde l'oeil hagard une belle reconstitution de train de luxe dans un musée du Limousin : l'objet est beau, sans enjeu sociologique ou dramaturgique, juste le témoin désuet et inutile d'un temps passé. Dans Carol, à l'image du personnage joué par Kyle Chandler, ce potiche de mari, tous les êtres vivants semblent secondaires et comme passés par un bain de naphtaline. C'est certes très bien filmé, mais le scénario du film ne permettait en réalité d'envisager qu'un modeste court-métrage.

Sorte de bel objet qu'on laissera traîner avec ostentation sur sa table basse mentale, le film de Todd Haynes semble obstinément se refuser à fournir la moindre émotion.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2016
Todd Haynes a choisit comme ligne de conduite il y a 20 ans avec Safe puis Far From Heaven de filmer la femme au foyer américaine, de sa capacité à exister dans un milieu ne favorisant pas nécessairement son émancipation, Carol se place dans cette même lignée en abordant cette fois en majeure partie l’homosexualité. La couleur était d’ores et déjà affichée et ma première crainte fut que le film tombe gracieusement dans un discours pro-lesbianisme des plus consensuels, ce genre de campagne prisée par les académies encourageant la bienséance d’un ordre moral au cinéma contre vents et marées de celle d’une inquiétante ligue grandissante et manifeste. Toujours bousculer les consciences, le monde en est irrémédiablement au même point, la mission était donc ardue et sensible, à ce niveau tout peut se jouer sur des détails, principalement la mise en scène et le ton donné au sujet. Périlleux.

Dans le New York des années 50 la jeune Thérèse Belivet (Rooney Mara) travaille un peu par défaut dans un grand magasin de jouets, elle rêve de devenir photographe à temps plein mais reste craintive du monde, un jour sa vie va changer lorsqu’elle croise Carol (Cate Blanchett) une femme d’une classe gracieuse et ensorcelante supportant le poids d'un mariage instable, c’est le coup de foudre. Les deux vont alors rester en contact pour partager leurs secrets et leurs désirs de liberté, cette complicité naissante va devenir rapidement vitale, quitte à prendre des risques dans une époque où ce genre de relation très rapprochée du même sexe n’est pas publiquement reconnue.

Le premier réel potentiel du film réside dans le choix du casting où Rooney Mara et Cate Blanchett semblent parfaitement à leur place, la première représente la jeunesse ingénue et fragile au visage de poupée brunette de porcelaine et la seconde la maturité à la blondeur flamboyante d’une carrure cicérone, deux actrices au charme et au talent certains qui se démarquent dans ce sens. Haynes a déjà prouvé par le passé ses qualités de metteur en scène et son travail ne pouvait en être que facilité, la justesse des regards et de l’expression corporelle se suffisent pour comprendre ce qui se passe entre ces femmes, de même qu’une caméra qui arrive à dépeindre subtilement l’idée reçue, toute la séquence de la rencontre dans le magasin de jouets est très réussie. L’idée du flashback aide aussi évidemment mais n’apporte que peu de pistes, le scénario avance en prenant son temps et l’ambiguïté sensuelle s’affirme au fur et à mesure, c’est je dois dire bien pensé et réalisé, car de prime abord il n’est pas criant que Thérèse et Carol soit homosexuelles, le doute est réellement permis dans la première partie, l’une fréquente tant bien que mal et timidement des garçons de son âge et l’autre est une mère de famille impliquée. Il n’est pas forcément question de verser dans la gratuité provocatrice pour choquer le spectateur réticent, Haynes veut simplement parler d’amour entre deux êtres perdus cherchant désespérément leur âme sœur, un message pouvant être reçu par n’importe qui, et c’est cette profonde sensibilité qui fonctionne.

Cependant ce qui m'a dérangé dans l'application de ce schéma c'est que les hommes n’ont eux pas vraiment de rôle consciencieux, ils sont forcément maladroits, fourbes, profiteurs ou ivrognes, j’ai eu l’impression que cette pointe de manichéisme avait comme volonté de déblayer le terrain pour favoriser ce rapprochement, le jeune garçon qui tente de séduire Thérèse ne fait absolument pas illusion, je pense que le film n’avait pas besoin de ça pour étayer son propos, un vrai triangle amoureux aurait même pu par exemple être encore plus pertinent. Et la musique se place un peu trop souvent pour appuyer avec insistance des moments qui auraient pu s’en retrouver encore plus intéressants dans la manière croissante de distiller ce magnétisme charnel, heureusement le film retrouve de la grâce et du raffinement dans la séquence du piano avant que le mari de Carol n'entre en scène. Là on ose comprendre le passé de cette mère de famille et de ce couple qui bat sérieusement de l’aile, il y a de la suspicion dans l’air, la crainte du personnage de Kyle Chandler ne peut pas être infondée, il en va de même pour sa fréquentation avec celui de Sarah Paulson, tout semble lié. Puis vient l’éloignement forcé et la dépendance de l’une à l’autre, c’est la fascination de Thérèse pour Carol qui saute premièrement aux yeux, agissant autant comme une figure matriarcale qu’un fantasme inexprimable, encore une fois le film prend son temps et fait durer ses rapprochements jusqu’à l’étreinte annoncée.

Tout l’aspect road-movie reflétant la fuite ne met pas forcément le rythme en valeur il faut bien l’admettre car provoquer le délai fini par avouer le vide laissé en route, les étapes en deviennent redondantes, forçant l’instant du contact à n’être qu’exceptionnel de grâce pour marquer un climax émotionnel tenant toutes ses promesses. La scène en question est plutôt réussie même si elle aurait pu être à mon sens bien meilleure, j’ai aimé cet aspect initiatique et le distinguo du rapport de force où Carol dépose Thérèse sensiblement pétrifiée sur le lit, les actrices y vont à fond, puis l’équilibre des corps et le "My angel from outer space" lâché de la bouche susurrante de Blanchett, c’est convaincant, juste dommage que ça ne dure pas un petit peu plus longtemps (je ne demande pas La Vie d’Adèle non plus) tout en multipliant les angles de caméra, et puis sincèrement la harpe en guise de fond mélodique c’est un tantinet cliché niveau abondance mielleuse. Le dernier tiers nous replongera au plus prêt du regard de Thérèse, cette carence vitale soulignant les cernes de ses yeux, les murs de sa vie ont besoin d’être repeints pour y loger un avenir suivant les conventions; Carol retrouve ses repas dominicaux routiniers, souffrant également de l’absence de sa fille lors de la procédure de divorce contre son mari; la morosité est bien captée, comme un train qui reprenait son chemin initial après avoir déraillé vers une parenthèse enchantée.

Le flashforward justifie les actes manqués, la conclusion est je pense réussie car malgré, j’insiste, cette bande originale ratée et à mon goût trop académique (pourtant signée du compositeur habituel des frères Coen), l’émotion est là, j’ai trouvé ça touchant, le message sur l’amour universel et ce besoin irréversible de l’être désiré transparaît réellement, le cheminement est cohérent avec la volonté d’expliquer ce qu’est l’attraction d'une vie, ce don du ciel, le dernier plan est sublime. Haynes réussi son pari, son film n’est pas exempt de petits défauts mais on saurait lui pardonner, le duo Blanchett-Mara est irréprochable, sans doute le rôle majeur qu’attendait cette dernière après son passage fort prometteur chez Fincher, les consciences ne sont pas forcément bousculées mais le projet a au moins le triomphe modeste de sortir des sentiers battus du sur-conformisme hollywoodien, bien plus qu'un simple "film à Oscars"
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2016
Todd Haynes, le réalisateur qui aime les femmes et elles le lui rendent bien. Revenir sur le sujet de l'homosexualité durant les années 50 pouvait laisser penser que Haynes reprenait la formule magique de "Far From Heaven" avec la sublime Julianne Moore. C'est en partie vrai mais l'histoire est abordée différemment, du point de vue inverse : les personnages principaux sont les homosexuels et les hétérosexuels les secondaires. Ici, on parle de l'homosexualité féminine mais pas avec des personnages caricaturaux. Elles sont coquettes, mères de famille ou futures épouses. L'histoire de cette rencontre et de ce parcours est très touchant et ne nous laisse pas indifférent grâce aux deux personnages féminins correspondants en tous points à ceux que chérit tant Haynes, des femmes qui se battent pour vivre et exister. Et il faut bien avouer que ces personnages sont magnifiques. Cate Blanchett et Rooney Mara sont incroyables. C'est un véritable bonheur de les voir ensemble tellement une symbiose se crée entre elles. Et le reste du casting, comme le fabuleux Kyle Chandler, aide à garder ce bel équilibre. La réalisation, très inspiré des classiques hollywoodiens, garde une originalité et une modernité qui lui permettent de s'en différencier. La photographie est magnifique. Les plans à travers les fenêtres et les pare-brises des voitures sont époustouflants. La bande son colle parfaitement à l'époque. La direction artistique a fait un travail incroyable car plusieurs séquences sont en extérieur et les bâtiments, les vitrines, les voitures, les passants, tout y est comme dans les années 50. Todd Haynes nous laisse encore une fois sans voix.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2016
Ce film est exellent, probablement un des meilleurs ! Il vous donne ce desir de vivre une histoire d'amour passionelle. Cate Blanchett et Rooney vous plonge dans leurs emotions. Je recommande vraiment ce film !
pcone
pcone

8 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Tiré d'un roman de Patricia Highsmith, ce magnifique portrait de deux femmes dans les puritaines années 50 aux Etats-Unis est avant tout une histoire d'amour.
Cate Blanchett, d'une classe et d'une élégance folle (à l'instar de son personnage dans Blue Jasmine) campe avec brio une femme blessée qui va tomber sous le charme d'une jeune vendeuse (personnage interprété par Rooney Mara, qui n'a pas usurpé son titre de meilleure interprète féminine du dernier Festival de Cannes).
La rencontre à l'écran de ces deux femmes est magique et leur jeu d'une extrême finesse, tout en nuances, est remarquable.
Il en résulte un mélodrame poignant où l'amour, la passion, le manque sont majestueusement dépeints.
Sublime film de début d'année !
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2016
Todd Haynes aime bien les années 50 : "Loin du paradis" avait été une superbe intrusion dans les dessous de cette époque où tout semble tiré à quatre épingles et lisse.
"Carol" est une femme apparemment typique des fifties. Mère au foyer, rouge aux lèvres, oeil de biche et taille de guêpe. Sauf que sa vie n'est pas aussi sage qu'elle en a l'air... On veut même nous faire croire qu'elle est traversée d'une folle passion...
Le problème, c'est qu'à cadrer trop parfaitement (certains plans ressemblent à du Hopper), qu'à ne rien laisser déborder, les sentiments passionnés et passionnels sonnent creux. L'émotion peine à émerger, la faite à une prestation de Cate Blanchett trop cadenassée ? Quant à Rooney Mara, même si on a su mal à comprendre son parcours, elle a au moins le mérite de s'épanouir à l'écran.
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 janvier 2016
Avec certains films, j’ai parfois l’impression de vivre sur une autre planète. Plébiscité par les critiques outre-Atlantique, nominé pour un paquet de prix, Carol n’a provoqué chez moi qu’un seul sentiment : l’ennui. Malgré le talent des deux actrices principales, l’alchimie ne fonctionne pas. J’ai sans cesse eu l’impression qu’elles se forçaient. De plus, leurs personnages présentent autant d’épaisseur qu’un écureuil qui est passé sous les pneus d’une voiture sur l’autoroute. Une image pas forcément glamour, mais digne de mon ennui.
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