Carol
Note moyenne
4,0
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415 critiques spectateurs

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88 critiques
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pcone
pcone

8 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Tiré d'un roman de Patricia Highsmith, ce magnifique portrait de deux femmes dans les puritaines années 50 aux Etats-Unis est avant tout une histoire d'amour.
Cate Blanchett, d'une classe et d'une élégance folle (à l'instar de son personnage dans Blue Jasmine) campe avec brio une femme blessée qui va tomber sous le charme d'une jeune vendeuse (personnage interprété par Rooney Mara, qui n'a pas usurpé son titre de meilleure interprète féminine du dernier Festival de Cannes).
La rencontre à l'écran de ces deux femmes est magique et leur jeu d'une extrême finesse, tout en nuances, est remarquable.
Il en résulte un mélodrame poignant où l'amour, la passion, le manque sont majestueusement dépeints.
Sublime film de début d'année !
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2016
Todd Haynes aime bien les années 50 : "Loin du paradis" avait été une superbe intrusion dans les dessous de cette époque où tout semble tiré à quatre épingles et lisse.
"Carol" est une femme apparemment typique des fifties. Mère au foyer, rouge aux lèvres, oeil de biche et taille de guêpe. Sauf que sa vie n'est pas aussi sage qu'elle en a l'air... On veut même nous faire croire qu'elle est traversée d'une folle passion...
Le problème, c'est qu'à cadrer trop parfaitement (certains plans ressemblent à du Hopper), qu'à ne rien laisser déborder, les sentiments passionnés et passionnels sonnent creux. L'émotion peine à émerger, la faite à une prestation de Cate Blanchett trop cadenassée ? Quant à Rooney Mara, même si on a su mal à comprendre son parcours, elle a au moins le mérite de s'épanouir à l'écran.
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 janvier 2016
Avec certains films, j’ai parfois l’impression de vivre sur une autre planète. Plébiscité par les critiques outre-Atlantique, nominé pour un paquet de prix, Carol n’a provoqué chez moi qu’un seul sentiment : l’ennui. Malgré le talent des deux actrices principales, l’alchimie ne fonctionne pas. J’ai sans cesse eu l’impression qu’elles se forçaient. De plus, leurs personnages présentent autant d’épaisseur qu’un écureuil qui est passé sous les pneus d’une voiture sur l’autoroute. Une image pas forcément glamour, mais digne de mon ennui.
Jérémy V.
Jérémy V.

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2016
Une fois n'est pas coutume avec Todd Haynes, tout sonne juste dans cet envoutant mélodrame. Enseignement universel, regards éternels... On ne ressort pas indemne de la plongée dans cette douceur merveilleuse et féérique.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Un beau film, superbement réalisé, bien qu'un peu trop formel dans le sens où il est très classique, si ce n'est un peu froid. Il vaut surtout pour la performance inouïe de ses deux actrices, la reine Cate Blanchett et la plus que prometteuse Rooney Mara. Elles sont ici exceptionnelles et donnent une belle ampleur au film. Ne pas avoir récompensé Blanchett avec Mara lors du Festival de Cannes me semble incompréhensible tant on sort du film en se disant que c'est la meilleure actrice du Monde. Elle est puissante et hypnotique, en contraste avec la fragilité et la timidité touchantes de Rooney Mara. Le film comporte quelques longueurs mais n'en reste pas moins prenant de bout en bout, le spectateur étant rapidement happé par la relation s'installant entre les deux femmes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 janvier 2016
Excellente interprétation en effet. Les mises en scènes traduisent totalement les sentiments cachés; le travail sur les décors est incroyable!
Mey K.
Mey K.

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2016
Ce film vous donne envie d'aimer et d'être aimé, un petit bijou joué par deux actrices aussi passionnées que passionnantes !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2016
Un film dont l'élégance de la mise en scène a d'égale celle de ses costumes. Chaque plan est une merveille, Todd Haynes a fait de son film un tableau. Les 50's sont formidablement reconstituées, entre New York enneigé et campagne américaine.
Et le duo d'actrices est sublime, sans oublier les seconds rôles, qui trouvent leur véritable place dans le récit.
Certes le rythme est lent, mais comme pour mieux souligner une époque où les choses commençaient à bouger lentement, et le changement de ses deux femmes qui en se trouvant, vont enfin vivre et se révéler à elles-mêmes.
Un film d'une grande classe.
Allociné7792
Allociné7792

120 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2017
Film réussi dans son ensemble. Le casting est de qualité, Tout particulièrement les deux actrices principales très convaincante dans leurs rôles respectifs. La mise en scène est réussi bien que très classique ce qui est dommage car il manque un petit quelque chose je trouve.
Benito G

764 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2016
Carol est un film avant toute chose mélancolique : à l'image de la musique lancinante, de la bande-son, des chansons douces, des fêtes de Noël, de la réalisation -mélange de délicatesse et de raffinement-, de la sensualité ambiante, d'une histoire qui ne va pas trop vite en besogne et ne cède pas à la facilité et, enfin, de la forme que prend le scénario lui-même, jouant sur la nostalgie d'un flashback. Les deux actrices sont immenses. Le réalisateur effectue un travail prodigieux : les scènes dialoguées où les personnages sont décentrés, montées en léger staccato... L'enjeu étant de raconter une histoire d'amour, et d'époque, en dépassant "l'originalité" de son propos. Ce sera chose fait en décrivant une société traditionnelle dépassée par les évènements et en brodant autour du thème de la moralité (où est la morale, questionne le scénario, quand il s'agit d'ôter un enfant à sa mère ?). Mais au-delà de l'évidente réussite technique et artistique de l'oeuvre, on sent qu'il se démène littéralement (les personnages y sont très étoffés, deux mondes sont en confrontation) mais au final, au fil des minutes, on sent toutefois qu'il manque un petit quelque chose, pas grand chose, à cette love story ; quelque chose d'encore plus exceptionnelle : une véritable substance cinématographique autre que la simplicité d'une démonstration. Enfin un film plus féminin que masculin sans vouloir exclure la présence masculine^^. Pas exceptionnel en tout point.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2016
Une très belle histoire entre deux femmes de milieu et d'âge différent. L'ambiance année 50 est très réussie niveau décor et costume, on sent qu'il y a eu beaucoup de travail la dessus. Niveau cadrage et montage, j'ai été séduit par le style très intimiste sur ces 2 personnages. Rooney Mara est parfaite pour ce rôle de jeune fille un peu perdue qui recherche son identité. Cate Blanchett est aussi excellente pour ce rôle. La bande son est aussi très réussie pour créer toute cette ambiance.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Je fais partie de ces téléspectateurs qui ne sont pas si facilement bouleversés. Il me faut pour cela un scénario complexe, drôle ou triste mais grâce à Carol j’ai appris que je pouvais être bouleversée par autre chose, le regard de Cate Blanchett. Bien au delà de déconcerter sa partenaire de jeu, Cate Blanchett a le pouvoir de nous faire rougir nous, téléspectateurs, de nous faire ressentir une émotion.

Je fais partie de ces gens qui apportent beaucoup d’importance au non verbal, aux regards, aux gestes, à la communication du corps en général. Dans Carol vous vivrez au rythme des regards qui dans ce film représentent beaucoup : une émotion, un mot, un sentiment, une action, un acquiescement, vous vivrez grâce à eux. Vous êtes tenu en haleine tout au long du film et vous attendez ce hochement de tête qui fera balancer le film d’un côté ou de l’autre du dénouement de l’histoire.
Nous vivons l’aventure des personnages non pas au travers de la caméra mais au travers d’eux grâce à l’excellente réalisation dont est dotée ce film. Il est des films qui nous perturbent de par la violence de leur image, la cruauté de la guerre ou de la vie. Dans Carol c’est tout autre chose, vous allez être bouleversée, non pas par le scénario ou par les phrases romantiques ou autre diners aux chandelles mais par la pureté et la sincérité des deux actrices. Vous y croyez, tout simplement.

La musique est prenante et saura-vous captiver, la mélodie vous englobe dans une sensualité musicale charmeuse.

Carol c’est ce film qui va vous rendre muet à la fin de la séance, c’est ce film qui va vous faire regarder le générique de fin pendant quelques secondes en vous interrogeant sur les actrices, sur l’histoire et sur les émotions qu’il a fait naitre en vous. Vous allez restez muet dans la salle noir sans considérer les personnes qui sont assises à côté de vous et vous allez vous demander ce que vous avez ressenti, si vous avez été perturbé ? Troublé ? Bouleversé ? Déçu ? Triste ? Il fait parti de ces films qui a la capacité de vous maintenir captifs pendant 2 heures de vous faire voyager dans un autre temps et dans une autre histoire.

Le thème choisi, celui de l’homosexualité, est justement mis en avant. De part la relation amoureuse, l’évocation des sentiments. Carol est justement retranscris dans le contexte dans lequel il se place : les mœurs, la politique, la morale, l’orientation sexuelle. Et c’est ce contexte moral qui nous fait douter tout le long du film, quelle issue pour la relation entre les deux personnages ? Vont-elles faire de leur amour quelque chose d’impossible à cause des mœurs de l’Amérique des années 50 ? Ou au contraire, l’amour sera-t-il plus fort et plus valeureux ? Là est toute la raison du film et fait l’objet du dénouement de cette œuvre.

Si le film ne vous a pas prit aux tripes grâce à la performance de Cate Blanchet, le dénouement lui, saura vous toucher de la juste manière. Si vous avez aimé un minimum le film et accroché tout le long durant, la scène de fin sera la minute la plus longue. Les mœurs ou l’amour ?

Omnia Vincit Amor.
Carol
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2016
Une exquise douceur entre lumière et mélancolie, étreint ce drame bouleversant au pouvoir de séduction insoupçonnable. Maniériste dans le bon sens du terme, Haynes soigne chaque plan, chaque scène, chaque cadrage, chaque décor, mouvement, détail, trait de lumière ou geste d’interprétation de ses prodigieuses comédiennes, conférant ainsi une immense richesse inouïe à son exercice à la maîtrise suprême. Et le combat impossible et déchirant de ces deux amantes devant faire face à l’opinion réductrice, s'en trouve sublimé, et trouve dans de petites brèches discrètes, un écho contemporain formidable d’intelligence et de justesse. Une superbe histoire d'amour.
La critique complète sur Mondociné
vincenzobino
vincenzobino

134 abonnés 390 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Rien ne prédestinait Carol et Thérèse a ce qu'elles se rencontrent: issues de deux niveaux de vies diamétralement opposés, ayant deux visions différentes de la vie de couple, tout les opposait. Et pourtant il suffit d'un regard pour que le coup de foudre entre la mère de famille riche et la modeste vendeuse rêvant d'être photographe éclate avec les étincelles a prévoir pour la période des années 1950.
Adaptation d'une nouvelle de Patricia Highsmith, Carol semble a priori nous orienter vers une histoire d'amour entre 2 personnes du même sexe. Et le mérite de Todd Haynes est de garder le mot amour avec l'esprit de la romancière américaine et de magnifiquement reconstituer les années 50. Le film n'a rien d'une partie de jambes en l'air et l'unique séquence amoureuse est traitée avec la pudeur décrite dans le roman.
L'adaptation est très fidèle au livre et le duo d'actrice est magnifique: Cate Blanchett crève l'écran et Rooney Mara surprend rôles après rôles par un regard, mélange d'innocence et d'angélisme a la fois. Mention spéciale également aux costumes et fort jolie musique de Burwell.
A recommander et vive la VO apparemment unique et indispensable...
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2015
Récompensée à Cannes pour sa prestation remarquable dans le film Carol, l’interprète féminine Rooney Mara est une candidate idéale pour la course aux Oscars, tout comme le réalisateur américain, Todd Haynes, et l’actrice australienne, Cate Blanchett, qui pourront triompher avec ce long métrage magnifique et sans tabou, parmi les plus touchants cette année. ♥♥♥♥½

New York, les années 1950. En instance de divorce, Carol Aird se rend au grand magasin Frankenberg pour trouver un cadeau de Noël à sa fillette, Rindy. Au rayon jouet, elle fait la connaissance d’une jeune vendeuse, Therese Belivet, sur le comptoir de laquelle elle oublie sa paire de gants en cuir. Charmée par l’élégante mère bourgeoise, Therese lui fait renvoyer ses gants par la poste. L’incident inaugure entre les deux femmes une série de rencontres au cours desquelles se développe une attirance mutuelle. S’en apercevant, Harge, le mari de Carol, demande aussitôt une injonction au juge pour qu’elle ne puisse plus voir Rindy, en vertu d’une clause de moralité. Dévastée, Carol invite tout de même Therese à fêter Noël avec elle lors d’un voyage en voiture jusqu’à Chicago. Mais Harge fait suivre les deux femmes par un détective privé, afin d’obtenir des preuves de leur liaison.

Carol :Hommage élégant au film noir classique
Todd Haynes est devenu le conduit psychique du cinéma américain contemporain, en puisant dans le passé afin de clarifier la façon dont nous vivons aujourd’hui. Avec Far From Heaven , sa montée commerciale de 2002, il a pris les images de couleur bonbon de femmes des années 50 de Douglas Sirk, les a dépouillés de leur camp mélodrame daté, et a donné au spectateur une histoire intemporelle sur l’amour interdit avec une puissance contemporaine. Dans la mini-série, produit par HBO, Mildred Pierce (2011), il a élargi le féminisme tragique de Joan Crawford (1945) et a fait sentir sa mise à jour urgente et novatrice. Maintenant, dans le film exquis, Carol, il a adapté le roman de Patricia Highsmith, The Price of Salt (1952), un récit romantique sur une liaison homosexuelle. Le cinéaste américain a saisi ce qui était autrefois une histoire d’amour tabou et a permis de nous parler avec une franchise et une clarté qui aurait été difficile d’imaginer il y a plus de six décennies.
Situé à New York au début des années 50, le film est une magnifique capsule de temps qui capture les mœurs et les coutumes d’une Amérique conservatrice au début de l’ère Eisenhower, hérissée par une paire de performance, au sommet de son art, qui se dresse parmi les meilleurs cette année. Rooney Mara (The girl with the dragon tatoo), incarne Thérèse, une vendeuse timide dans un grand magasin qui tente de se tailler une place dans une époque menée par des hommes. Pendant l’achalandage de la folie de Noël, elle rencontre Carol (Blue Jasmine), une bourgeoise du New Jersey festonné en fourrure qui peine à trouver le cadeau idéal pour sa fille. Au début, leur rencontre n’engendre rien d’exceptionnel. Mais peu à peu, un air tacite de curiosité se développe. Thérèse semble frappée par la confiance de Carol et sa hauteur glaciale. Carol, quant à elle, voit quelque chose de curieusement innocent chez Thérèse. Sans lourdeur, Haynes et le scénariste, Phyllis Nagy (Mrs. Harris), se chargent de leur brève rencontre avec calme, mais indéniablement électrique. Lorsque Carol laisse ses gants sur le comptoir de la caisse, impossible de savoir si c’était intentionnel ou non, Thérèse les lui retourne, et c’est alors qu’une amitié se forge, aucune des deux femmes ne savent jusqu’où ce geste les mèneront. Le public est une longueur d’avance sur eux.

1952 ou 2015, c’est du pareil au même

Carol, au milieu d’un divorce amer et d’une lutte pour la garde de son enfant contre son mari ( Kyle Chandler ), est perdue et solitaire. Thérèse, une photographe amatrice, est frottée à la pression d’épouser son petit ami et de préhension pour l’indépendance. Elles sont tous deux à la recherche de liberté, qui semble se retrouver dans le regard mutuel de chacun. Le cinéaste nous plonge sans crainte dans le double sens du désir ardent des deux femmes – leur sentiment d’être compris et aimé – pendant qu’elles partagent des moments intimes et de joies lors d’un road-trip à l’extérieur de New York qui rappelle Thelma and Louise (1991), jusqu’à ce que leur connexion ne peut plus être nié. D’une grande finesse, la partition musicale de Carter Burwell a presque un effet hypnotique sur le spectateur. Comme dans Far From Heaven, Carol mine l’esprit étroite de la société et les dangers de vivre une double vie. Mais ce qui était vrai il y a plus d’ un demi-siècle reste encore vrai aujourd’hui : le cœur veut ce qu’il veut, société et bienséance soyez damnés.
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