Note moyenne
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Carol (Tod Haynes 2016) le meilleur film depuis 10 ans à on avis.
La musique de Carter Burnwell et la photographie de Edward Lachman fixent la beauté du film dans un lieu, un classe et une époque (classe bourgeoise et jeunes cherchant des débouchés artistiques, New-York 1948). L'histoire de l'amour contrarié par les normes sociales est un grand classique, exaspéré ici puisque Carol (Cate Blanchett) est privée de son enfant car elle aime une autre femme (Thérèse, Rooney Mara).
Echo des mélo de Sirk et de Fassbinder, de Far from Heaven (Haynes 2002), le film exprime dans chaque plan l'amour et la douleur, la difficulté de se trouver et la beauté des prises de vue n'est jamais gratuite, toujours liée au drame (le scénario a réduit énormément le milieu du beau livre où Highsmith perdait un peu Thérèse dans le centre des USA et au début à supprimé un personnage très émouvant qui était une vieille employée dont Thérès s'est fait une amie).
En plus des interprétations exceptionnelles de Cate Blanchett et Rooney Mara, les trois seconds rôles sont excellents : Sartah Paulson (lune ancienne amie de Carol), Kyle Chandler (le mari de Carol), Jake Lacy (le fiancé de Thérèse).
Comme tous les grands films, l'interprétation qu'on peut en faireest infinie. Quand je le revois j'aime suivre le devenir des couleurs : ocres ( et jaunes passés), verts, rouges éteints évoluent avec la progression de la proximité des actrices. On peut également observer comment la profondeur de champ se rétrécit puis se ré-ouvre dans la scène finale. Il est intéressant de remarquer les indices qui décrivent cette sortie difficile de la guerre (le Blomingdale bas de gamme, les hôtels où l'on boit beaucoup, pas un seul noir dans la rue etc)
Cate Blanchett est capable d'enflammer le dernier plan par un tout petit sourire, à peine visible : c'était un petit spoil attentionné pour dire que ça finit bien ...
La musique de Carter Burnwell et la photographie de Edward Lachman fixent la beauté du film dans un lieu, un classe et une époque (classe bourgeoise et jeunes cherchant des débouchés artistiques, New-York 1948). L'histoire de l'amour contrarié par les normes sociales est un grand classique, exaspéré ici puisque Carol (Cate Blanchett) est privée de son enfant car elle aime une autre femme (Thérèse, Rooney Mara).
Echo des mélo de Sirk et de Fassbinder, de Far from Heaven (Haynes 2002), le film exprime dans chaque plan l'amour et la douleur, la difficulté de se trouver et la beauté des prises de vue n'est jamais gratuite, toujours liée au drame (le scénario a réduit énormément le milieu du beau livre où Highsmith perdait un peu Thérèse dans le centre des USA et au début à supprimé un personnage très émouvant qui était une vieille employée dont Thérès s'est fait une amie).
En plus des interprétations exceptionnelles de Cate Blanchett et Rooney Mara, les trois seconds rôles sont excellents : Sartah Paulson (lune ancienne amie de Carol), Kyle Chandler (le mari de Carol), Jake Lacy (le fiancé de Thérèse).
Comme tous les grands films, l'interprétation qu'on peut en faireest infinie. Quand je le revois j'aime suivre le devenir des couleurs : ocres ( et jaunes passés), verts, rouges éteints évoluent avec la progression de la proximité des actrices. On peut également observer comment la profondeur de champ se rétrécit puis se ré-ouvre dans la scène finale. Il est intéressant de remarquer les indices qui décrivent cette sortie difficile de la guerre (le Blomingdale bas de gamme, les hôtels où l'on boit beaucoup, pas un seul noir dans la rue etc)
Cate Blanchett est capable d'enflammer le dernier plan par un tout petit sourire, à peine visible : c'était un petit spoil attentionné pour dire que ça finit bien ...
Je me sens presque coupable de n'avoir pas apprécier ce film à sa juste valeur. Car tout y est : des actrices formidables, dans des costumes et des décors à tomber. Partout c'est sans doute le côté "banal" du scénario qui agace, traitant ces deux personnages comme de vulgaires poupées, tout en s’efforçant à ne pas tomber dans les travers d'un film typé "Romance". Du coup on se perd, voir pire : On ne ressent rien.
Carol est un film poignant, une sublime histoire d'amour comme on en voit que trop rarement. Traiter une histoire d'amour entre deux femmes avec une telle délicatesse, une telle justesse, mérite vraiment la note suprême. La réalisation, très classique peut-être, est superbe avec ses non-dits, ses plans cachés, et nous embarque dans cette très belle romance. Mention spéciale aux actrices, magnifiques, en particulier une très belle et émouvante Cate Blanchett (admirable).
spoiler:
Le regard de Thérèse et le sourire de Carol à la fin du film me marqueront longtemps : une des plus belles fins qu'il m'est été donné de voir.
Craignant d’être considérée comme une “spécialiste du roman lesbien� alors que sa carrière en était encore à ses balbutiements, Patricia Highsmith avait publié “The price of salt�, récit de l’attirance entre entre deux femmes dans l’Amérique corsetée du début des années 50, sous un nom d’emprunt. Plus de soixante ans plus tard, Todd Haynes ne doit évidemment plus faire face à ce genre de difficultés, d’autant plus que cette romance interdite possédait tous les ingrédients requis pour une adaptation hollywoodienne, à commencer par la traditionnelle mise en perspective des contraires qui s’attirent : Therèse est brune, Carol est blonde, la première est une humble employée qui manque de confiance en elle, la seconde une grande bourgeoise séductrice et expérimentée. Todd Haynes n’emprunte cependant pas la voie de la leçon de tolérance déguisée en film d’époque : le récit se préoccupe plutôt sur l’évolution croisée de ces deux personnages, parties sur les routes pour vivre leur passion : l’une y gagnera la maturité qui lui fasait défaut, l’autre rendra - provisoirement - les armes sous le poids de la pression familiale et sociale. Films de regards, de sous-entendu et de gestes plus que de théories ou de dialogues, “Carol� séduit aussi par l’hommage rendu aux auteurs, aux acteurs et au procédé Technicolor des mélodrames des années 40-50 : les couleurs sont chaudes, criardes, excessives, la structure et la morale sont volontairement sans surprises, Rooney Mara imite (bien) Audrey Hepburn et Cate Blanchet, (parfaitement) Lauren Bacall.
Cest de loin mon film préféré sur le lesbianisme. On sort des clichés et la séduction ainsi que l'histoire d'amour est mise en avant, malgré les difficultés rencontrées. À voir et revoir. Les décors sont magnifiques.
un film qui se regarde mais qui n'est pas très surprenant, les actrices sauvent le film car leur jeu est assez juste. en fait c'est l'intrigue qui manque d'entrain
Assez bon film dans le genre mélodrame et romance, avec ici, une particularité parce qu'il s'agit une histoire entre deux femmes, jouées par deux actrices superbes, mais il n'en reste pas moins, et malgré une réalisation honnête (reconstitution d'une époque, accompagnement musical de qualité), qu'un certain ennui peut nous gagner faute d'un dialogue assez banal, et d'une intrigue limitée à une relation amoureuse. La présence d'un enfant ajoute à l'aspect mélo de l'histoire. Un film pour actrices. Sans plus.
Un film cannois médiocre et ennuyeux qui manque d’efficacité, dont la couverture ne pousse pas plus loin qu’un profil demago. Cate Blanchett pas mal. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
Superbe cinématographie, des jeux de regards puissants et alchimie parfaite entre ces deux magnifiques et talentueuses actrices que sont Cate Blanchett et Rooney Mara. Chef d'oeuvre.
Un très bon film de Todd Haynes . Rooney Maradona incarne Thérèse, une femme des années 50. Cate Blanchett interprète Carol. L'homosexualité des femmes est très maîtrisee . Une belle performance pour ces deux actrices talentueuses.
Dans le New-York des années 50, une mère de famille bourgeoise qui s’ennuie à mourir dans son milieu snob et noyé de conventions représente déjà le scandale par la procédure de divorce qu’elle a entamée. Dans un grand magasin, à l’occasion des achats de Noël, sa rencontre avec une jeune vendeuse, photographe amateur réduite la plupart du temps à un objet prêt au mariage, suffit à les troubler toutes deux, désormais possédées par le désir, de la chair comme de la liberté de leur carcérale condition psycho-sociale.
Romantisme d’une escapade passionnée, dénonciation de l’hypocrisie sociétale homophile tant que ça ne la touche pas, condamnation familiale et légale assimilant l’homosexualité et l’adultère à une pathologie déshonorante, déchirure amoureuse, ce film raconte finalement une banale et jolie histoire d’amour clandestin entre deux femmes, qui ne repose finalement que sur les performances touchantes de Cate Blanchett et Rooney Mara. Car si cette romance ne manque pas de pudeur, de tendresse et de sensibilité, ses évolutions attendues se révèlent vraiment trop classiques, lentes et remplies de clichés à la guimauve.
Romantisme d’une escapade passionnée, dénonciation de l’hypocrisie sociétale homophile tant que ça ne la touche pas, condamnation familiale et légale assimilant l’homosexualité et l’adultère à une pathologie déshonorante, déchirure amoureuse, ce film raconte finalement une banale et jolie histoire d’amour clandestin entre deux femmes, qui ne repose finalement que sur les performances touchantes de Cate Blanchett et Rooney Mara. Car si cette romance ne manque pas de pudeur, de tendresse et de sensibilité, ses évolutions attendues se révèlent vraiment trop classiques, lentes et remplies de clichés à la guimauve.
En tournant Carol en 16 mm, Todd Haynes tente de reproduire le grain du format 35 mm qui aurait été plus adapté. Le format utilisé, anachronique aux années 50 restituées, plus rugueux, délivre sous la photographie d'Edward Lachman, des images surannées aux couleurs automnales délavées. Les incessantes références visuelles, notamment à Saul Leiter, rendent l’ensemble impersonnel. Si la qualité de la réalisation n’est pas à mettre en cause, le maniérisme copiste de Todd Haynes finit par lasser. D’apparence belle, la précise reconstitution de l'Amérique corsetée, conservatrice et puritaine des années 50 apparaît au final assez morne. La lenteur caractérise les travellings du metteur en scène et l’avancée d’un scénario allusif fait de non-dits et adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith. Le récit relève du mélodrame classique et étire sa structure répétitive en alternant le point de vue de ses deux figures centrales. Cate Blanchett à la froideur calculée joue de ses attributs oraux et physiques. En miroir, Rooney Mara tente de fendiller sa plus grande transparence.
Généralement je regarde les films le WE en soirée après une semaine fatigante et j'accuse une baisse d'attention au premier tiers des films, jusqu'à m'endormir s'il est ennuyeux.
Ce film qui n'a aucune action, aucun suspens particulier sauf vers la fin ( mais c'est pas un policier ou un thriller) pourrait être d'un ennui mortel, c'est tout le contraire. Je n'ai pas fermé un seul oeil et c'est rare pour moi. Cela veut tout dire. Quant au reste, les autres critiques en parle mieux que moi.
A voir absolument, sauf pour les brutes épaisses qui n'ont aucune sensibilité bien sûr.
Ce film qui n'a aucune action, aucun suspens particulier sauf vers la fin ( mais c'est pas un policier ou un thriller) pourrait être d'un ennui mortel, c'est tout le contraire. Je n'ai pas fermé un seul oeil et c'est rare pour moi. Cela veut tout dire. Quant au reste, les autres critiques en parle mieux que moi.
A voir absolument, sauf pour les brutes épaisses qui n'ont aucune sensibilité bien sûr.
Un film magnifique sur un amour lesbien. Cate Blanchett es une d'beauté éblouissante, Rooney Mara est fantastique dans cette femme qui découvre une partie d'elle. Les actrices tiennent superbement bien leur rôles ! c'est délicats, sensible.
De plus, si il ya bien une scène qu'il faut voir, c'est la scène final ! Cate Blanchette dégage en quelques minutes, une émotion incroyable !
C'est très bien filmé, les costumes sont superbes, les prise de vue sont particulièrement bien faites.
De plus, si il ya bien une scène qu'il faut voir, c'est la scène final ! Cate Blanchette dégage en quelques minutes, une émotion incroyable !
C'est très bien filmé, les costumes sont superbes, les prise de vue sont particulièrement bien faites.
Dans les années 1980, un film à peu près inintéressant, et qui a très mal vieilli d’ailleurs, il serait à peu près inregardable aujourd’hui, que j’ai vu à l’époque et dont je ne me souviens de rien sinon qu’il avait eu un très grand succès, Le Choix de Sophie, me fait penser à celui-ci. Le sujet, je n’ai aucune idée de quel était le propos du premier que j’ai complètement oublié, n’est pas le même ici, pourtant le film est identique, du mélo, du bavardage, de la compote de bons gros sentiments à la tonne et rien d’autre, c’est-à-dire zéro cinéma. Effectivement, il ne se passe rien à l’écran, ce n’est que des paroles et des paroles tandis que l’image n’amène rien du tout, le néant (peut-être aurait-on pu faire une fiction radiophonique consommable avec ce scénario ? quoi qu’il ait un fond très soap opera brésilien englué dans la guimauve...) Les deux films, le vieux et ce dernier, ont eu un succès retentissant, comme étant l’écho de l’inconscient éphémère d’une époque, quelque chose qui n’a rien à dire au-delà de l’instant, au moins ces gâchis artistiques et de pellicule auront été de momentanés bons produits commerciaux !
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