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Un visiteur
3,0
Publiée le 9 décembre 2017
un film qui se regarde mais qui n'est pas très surprenant, les actrices sauvent le film car leur jeu est assez juste. en fait c'est l'intrigue qui manque d'entrain
Assez bon film dans le genre mélodrame et romance, avec ici, une particularité parce qu'il s'agit une histoire entre deux femmes, jouées par deux actrices superbes, mais il n'en reste pas moins, et malgré une réalisation honnête (reconstitution d'une époque, accompagnement musical de qualité), qu'un certain ennui peut nous gagner faute d'un dialogue assez banal, et d'une intrigue limitée à une relation amoureuse. La présence d'un enfant ajoute à l'aspect mélo de l'histoire. Un film pour actrices. Sans plus.
Un film cannois médiocre et ennuyeux qui manque d’efficacité, dont la couverture ne pousse pas plus loin qu’un profil demago. Cate Blanchett pas mal. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
Superbe cinématographie, des jeux de regards puissants et alchimie parfaite entre ces deux magnifiques et talentueuses actrices que sont Cate Blanchett et Rooney Mara. Chef d'oeuvre.
Un très bon film de Todd Haynes . Rooney Maradona incarne Thérèse, une femme des années 50. Cate Blanchett interprète Carol. L'homosexualité des femmes est très maîtrisee . Une belle performance pour ces deux actrices talentueuses.
Dans le New-York des années 50, une mère de famille bourgeoise qui s’ennuie à mourir dans son milieu snob et noyé de conventions représente déjà le scandale par la procédure de divorce qu’elle a entamée. Dans un grand magasin, à l’occasion des achats de Noël, sa rencontre avec une jeune vendeuse, photographe amateur réduite la plupart du temps à un objet prêt au mariage, suffit à les troubler toutes deux, désormais possédées par le désir, de la chair comme de la liberté de leur carcérale condition psycho-sociale. Romantisme d’une escapade passionnée, dénonciation de l’hypocrisie sociétale homophile tant que ça ne la touche pas, condamnation familiale et légale assimilant l’homosexualité et l’adultère à une pathologie déshonorante, déchirure amoureuse, ce film raconte finalement une banale et jolie histoire d’amour clandestin entre deux femmes, qui ne repose finalement que sur les performances touchantes de Cate Blanchett et Rooney Mara. Car si cette romance ne manque pas de pudeur, de tendresse et de sensibilité, ses évolutions attendues se révèlent vraiment trop classiques, lentes et remplies de clichés à la guimauve.
En tournant Carol en 16 mm, Todd Haynes tente de reproduire le grain du format 35 mm qui aurait été plus adapté. Le format utilisé, anachronique aux années 50 restituées, plus rugueux, délivre sous la photographie d'Edward Lachman, des images surannées aux couleurs automnales délavées. Les incessantes références visuelles, notamment à Saul Leiter, rendent l’ensemble impersonnel. Si la qualité de la réalisation n’est pas à mettre en cause, le maniérisme copiste de Todd Haynes finit par lasser. D’apparence belle, la précise reconstitution de l'Amérique corsetée, conservatrice et puritaine des années 50 apparaît au final assez morne. La lenteur caractérise les travellings du metteur en scène et l’avancée d’un scénario allusif fait de non-dits et adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith. Le récit relève du mélodrame classique et étire sa structure répétitive en alternant le point de vue de ses deux figures centrales. Cate Blanchett à la froideur calculée joue de ses attributs oraux et physiques. En miroir, Rooney Mara tente de fendiller sa plus grande transparence.
Généralement je regarde les films le WE en soirée après une semaine fatigante et j'accuse une baisse d'attention au premier tiers des films, jusqu'à m'endormir s'il est ennuyeux. Ce film qui n'a aucune action, aucun suspens particulier sauf vers la fin ( mais c'est pas un policier ou un thriller) pourrait être d'un ennui mortel, c'est tout le contraire. Je n'ai pas fermé un seul oeil et c'est rare pour moi. Cela veut tout dire. Quant au reste, les autres critiques en parle mieux que moi. A voir absolument, sauf pour les brutes épaisses qui n'ont aucune sensibilité bien sûr.
Un film magnifique sur un amour lesbien. Cate Blanchett es une d'beauté éblouissante, Rooney Mara est fantastique dans cette femme qui découvre une partie d'elle. Les actrices tiennent superbement bien leur rôles ! c'est délicats, sensible. De plus, si il ya bien une scène qu'il faut voir, c'est la scène final ! Cate Blanchette dégage en quelques minutes, une émotion incroyable ! C'est très bien filmé, les costumes sont superbes, les prise de vue sont particulièrement bien faites.
Dans les années 1980, un film à peu près inintéressant, et qui a très mal vieilli d’ailleurs, il serait à peu près inregardable aujourd’hui, que j’ai vu à l’époque et dont je ne me souviens de rien sinon qu’il avait eu un très grand succès, Le Choix de Sophie, me fait penser à celui-ci. Le sujet, je n’ai aucune idée de quel était le propos du premier que j’ai complètement oublié, n’est pas le même ici, pourtant le film est identique, du mélo, du bavardage, de la compote de bons gros sentiments à la tonne et rien d’autre, c’est-à-dire zéro cinéma. Effectivement, il ne se passe rien à l’écran, ce n’est que des paroles et des paroles tandis que l’image n’amène rien du tout, le néant (peut-être aurait-on pu faire une fiction radiophonique consommable avec ce scénario ? quoi qu’il ait un fond très soap opera brésilien englué dans la guimauve...) Les deux films, le vieux et ce dernier, ont eu un succès retentissant, comme étant l’écho de l’inconscient éphémère d’une époque, quelque chose qui n’a rien à dire au-delà de l’instant, au moins ces gâchis artistiques et de pellicule auront été de momentanés bons produits commerciaux !
Certains choix esthétiques étonnent, car enfin, le méticuleux travail de reconstitution d'époque (modes, voitures, meubles, objets…) est fabuleux, en revanche le réalisateur montre de grosse lacunes en tant que raconteur d'histoires, ainsi la séquence de la réception du télégramme (dont on ne verra jamais le contenu) est très maladroite, mêlant le ridicule (le détective) et l'ellipse inappropriée (le retour de Thérèse). Dommage car cela aurait pu être excellent, ça reste néanmoins très bon avec une excellente performance des deux femmes et une fin magnifique.
Une histoire taillée pour un gros succès en salles. On peut penser cela de loin, mais en voyant le film, on voit que l'on a affaire à une histoire bien plus intéressante, et qui s'insère parfaitement dans le contexte de l'époque qui est représentée. Une jeune vendeuse de jouets (Rooney Mara) tombe amoureuse d’une femme riche et bien installée (Cate Blanchett) en instance de divorce avec un mari particulièrement agressif et dominateur. Un jour dans le tram, la promiscuité m’a permis d’intercepter une discussion entre deux filles a propos du film qu’elles venaient de voir, et je tentais d’en deviner le titre. Ce que je parvins à faire au bout d’un moment, après quelques indices, une des filles lâchant : « Le mec de Cate Blanchett, c’te gros lourd j’aurais voulu le fusiller ». En effet, c’est bel et bien l’effet que nous fait ce pur produit de l’Amérique puritaine d’Eisenhower : conformiste, moralisateur, inquisiteur, l’histoire se situant en plein maccarthysme. Bref, une énième histoire d’amour entravée par la société et la morale dominante, mais filmée avec une telle sensualité et une telle beauté, un peu comme si on avait donné vie aux tableaux de Hopper (soit dit en passant, si vous voulez vraiment voir les tableaux de Hopper réinterprétés au cinéma, il suffit de voir l’excellent Shirley, un voyage dans la peinture d’Edward Hopper (2013). Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
J'ai toujours trouvé que l'homosexualité était un sujet sous exploité au cinéma et il était intéressant de voir Todd Haynes se pencher sur son sujet. En plus d'être une une idée, le film est une franche réussite et se révèle à la fois digne et émouvant. Le sujet est traité avec beaucoup de finesse et développe habilement la relation entre les deux protagonistes. Le réalisateur imprime un rythme à son métrage et fait progressivement évoluer la réaction entre les deux femmes. Les intrigues secondaires ne polluent pas le récit mais le rendent encore plus poignant. Les deux actrices sont fantastiques et forment un couple convaincant. Le film monte constamment en intensité et le spectateur est bouleversé par la puissance émotionnelle qu'il dégage. D'une grande sobriété, Carol est un grand film, émouvant et important.
Je viens de le regarder, personne ne m'avais parler de ce film et j'en suis déçu car ce film est un vrai chef d'oeuvre. Le film parle de l'homosexualité avec une tendresse et une délicatesse que l'on ne retrouve pas dans d'autres films, malheureusement. Les décors, les plans et les images sont incroyablement magnifique, les plans filmés par la fenêtre de la voiture sont bien réussie. Les regards échangés entre les deux femmes sont remplie d'amour et de désir. Je recommande ce film à tout le monde, il mérite d'être vu et compris. spoiler: Le regard de Carol et Thérèse à la fin est tout simplement magnifique. Personnellement je trouve que ce film redonne goût à la vie et donne un peu d'espoir dans ce monde où nous vivons aujourd'hui. Un grand bravo à Todd Haynes et bien sûr je tire mon chapeau à ces deux merveilleuses et talentueuses actrices, Cate Blanchett et Rooney Mara.
Avec une bonne représentation des années 50, "Carol" s'avère être un mélo basique et l'intrigue, trop chic, n'est jamais réellement trouvé et comprise. Drame poignant pour certains, le film de Todd Haynes peine à émouvoir.
En revanche, très bonne interprétation féminine, qui, à Cannes, a été décerner à Rooney Mara. Mais on ne sait pas vraiment si c'et elle ou Cate Blanchett la vedette ...