Note moyenne
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Un film tout en douceur. Le sujet est très classique et on joue quand même un peu sur la corde du mélo. Et pourtant ça passe. Parce que le jeu est très sobre, parce que les décors sont très bien faits, parce que le rythme est celui de l'époque, parce que .... Un grand bravo à l'équipe et une fois de plus à Cate Blanchett.
Le problème de ce genre de film c'est que quand on ne croit pas à l'histoire d'amour, il n'y a plus vraiment grand chose pour rattraper le reste... Premier film de Tom Haynes que je vois et ce ne fut pas vraiment une réussite pour ma part. Beaucoup de moments de longueurs, et je n'arrivais pas à saisir comment la complicité entre les deux personnages pouvait exister tant elles ne se disent presque jamais rien (si ce n'est des banalités). J'ai bien saisi qu'il y avait eu une sorte de coup de foudre mais après on reste vraiment sur une trame plate... (
spoiler:
Le moment par exemple ou Cate Blanchett abandonne sa compagne se veut dramatique mais n'est pas vraiment justifié puisque les événements auraient pu prendre une tournure moins... amour d'adolescent
). Leur relation est d'autant plus fragile que celle entre Blanchett et Sarah Paulson sonne bien plus forte et intéressante, j'avais envie d'en savoir plus sur ces deux personnages alors que celui de Rooney Mara m'ennuyait grandement, elle semble perdue la moitié du temps sans aucune force de caractère. A cause de l'époque et de la thématique particulière de l'identité sexuelle, je me sens obligé de le comparer un peu à l'histoire d'amour traversée dans The Danish Girl qui était le point fort du film, où on pouvait sentir toute la tendresse et la passion que ressentait Alicia Vikender pour son époux. Autrement l'ambiance des années 50 est bien retranscrite avec le travail sur les costumes et les décors. Je trouve cependant encore ici qu'on ne ressent pas totalement la difficulté d'être homosexuel à une telle époque (où pourtant c'était considéré comme une tare assez importante surtout dans ce pays) bien que par le biais du divorce, la thématique soit quand même mieux abordée. Donc le film est globalement assez limité, on s'ennuie un peu, même le dénouement final n'offre pas vraiment de grand moment et seul la forme mérite de l'intérêt (on sent un certain travail au niveau du cadrage surtout par rapport aux deux personnages principaux). 9/20
). Leur relation est d'autant plus fragile que celle entre Blanchett et Sarah Paulson sonne bien plus forte et intéressante, j'avais envie d'en savoir plus sur ces deux personnages alors que celui de Rooney Mara m'ennuyait grandement, elle semble perdue la moitié du temps sans aucune force de caractère. A cause de l'époque et de la thématique particulière de l'identité sexuelle, je me sens obligé de le comparer un peu à l'histoire d'amour traversée dans The Danish Girl qui était le point fort du film, où on pouvait sentir toute la tendresse et la passion que ressentait Alicia Vikender pour son époux. Autrement l'ambiance des années 50 est bien retranscrite avec le travail sur les costumes et les décors. Je trouve cependant encore ici qu'on ne ressent pas totalement la difficulté d'être homosexuel à une telle époque (où pourtant c'était considéré comme une tare assez importante surtout dans ce pays) bien que par le biais du divorce, la thématique soit quand même mieux abordée. Donc le film est globalement assez limité, on s'ennuie un peu, même le dénouement final n'offre pas vraiment de grand moment et seul la forme mérite de l'intérêt (on sent un certain travail au niveau du cadrage surtout par rapport aux deux personnages principaux). 9/20
Moins référencé que « Loin du paradis », ce nouveau film de Tod Haynes n’en demeure pas moins un objet fétichiste (attention maniaque apportée aux costumes, aux décors, à la lumière) qui vise à retrouver le lustre perdu du classicisme hollywoodien. Le geste pourrait paraître un peu vain et artificiel s’il n’abritait en son sein un cœur aux battements discrets mais intenses. Bien que le récit se déroule sans surprise, l’émotion perce peu à peu à travers cet écrin magnifique. Les deux comédiennes, formidables d’intensité, sont pour beaucoup dans le petit miracle qui voit se transformer une œuvre d’orfèvre maniériste en vibrant récit d’une passion amoureuse.
Le sujet est sympathique quoique surfant sur la mode pour décrocher un oscar, mais le traitement est d'un ennui total..... les actrices sont irréprochables mais on s'endort....
Une jolie histoire souffrant d'un classicisme assommant qui nous laisse froids devant cette passion pourtant ardente ..
J'ai adoré ce film évoquant les années 50 , la condition des femmes bloquées dans un mariage pathétique et écrasées par le poids des conventions
Les 2 actrices Cate Blanchett et Rooney Mara sont délicates et pleines de sensibilité
Très bon film
Les 2 actrices Cate Blanchett et Rooney Mara sont délicates et pleines de sensibilité
Très bon film
Au début, je craignais un peu l'inévitable portrait à charge contre l'Amérique Wasp, blanche et hétérosexuelle des années 50, le drame tirant sur le mélo et l'encart "civil rights" de rappel historique à la fin du film... Bon, heureusement, rien de tout cela, on y va avec beaucoup plus de finesse... Mais alors Dieu que c'est mollasson... Où est la passion... ? Même la scène d'amour est filmée de façon polie, trèèèès polie... N'est pas Kechiche qui veut ! Sinon, Rooney Mara en héritière d'Audrey Hepburn, c'est plutôt bien vu ; même si elle est loin d'avoir la beauté de son modèle, elle en a la classe. Elle sauve vraiment ce qui peut l'être. J'ai bien aimé l'interprétation de Kyle Chandler également, qui a l'air sorti tout droit des années 50 par son look et sa prestance. Pour le reste, très dispensable.
La première des choses c'est bravo aux actrices. Rooney Mara dégage quelque chose de délicat, de fragile, une forme d'innocence. Quant à Cate Blanchett, quelle classe, quel charisme elle dégage quelque chose de fort elle est superbe. La 2ème chose c'est que je ne suis pas un adepte de ce type de film, ce n'est pas ce que je préfère et pourtant je suis resté d'une traite et j'ai apprécié ce film pour de nombreuses raison dont la 1ère en particulier. Les images sont belles, les costumes également
Todd Haynes est un réalisateur qui aime accorde une place importante à l'esthétique, favorisant des focales courtes afin de jeter dans un flou intriguant les plans sur lesquels le point n'est pas fait. Cette astuce permet de donner une atmosphère particulière à ses films, dont Carol ne déroge pas. Et le fond se mêle à la forme car Carol, jouée par Rooney Mara, est une jeune femme qui se cherche, et que Cate Blanchett trouve au moment où elle aussi vacille. L'attraction et la fascination mutuelle sont filmées avec beaucoup de grâce et de pudeur, et nous ne sommes que tolérés dans la vision de ces timides évènements. Les femmes se dévoilent peu, et lâchent du lest assez lentement, effrayées par la réaction que pourrait avoir l'autre. C'est assez beau et touchant, et le film est assez court pour que ça ne devienne pas ennuyeux. Les tabous de l'époque sont bien visibles, même si pas toujours finement abordés, en témoigne la caricature du mari beauf qui veut punir son homosexuelle de femme. A part ça, les performances des deux actrices sont remarquables, tout comme le travail fait sur l'image et la reconstitution des rues New-Yorkaises des années 50.
Todd Haynes en revient à sa thématique de prédilection tant il semble n’y avoir qu’un pas entre son précédent Loin du paradis et ce Carol, accessoirement acclamé lors de sa présentation cannoise l’année dernière. Certes, le metteur en scène fait preuve d’une certaine rigueur artistique, démontrant un savoir-faire indéniable dans sa reconstitution d’époque, filmant ses protagonistes aux travers de cadres de portes, fenêtres et autres formes de découpages souvent élégants. On pourra aussi saluer sa direction d’acteurs tant les deux comédiennes principales sont convaincantes, touchantes même, dans leurs regards et échanges verbaux. Oui, Todd Haynes fait très bien les choses, il les fait avec passion, cela se sent. Mais cela suffit-il pour que ses films soient considérés comme des archétypes de la romance interdite? Pas sûr.
Ici, la haute bourgeoisie New-Yorkaise, glamour mais mal dans sa peau, rencontre le prolétariat, le petit personnel plein d’envie, de curiosité et de passion. La belle et élégante Carol rencontre la frêle et jeune Thérèse, et d’un seul regard, naît une passion interdite. Sur fond de divorce et perte de garde d’un enfant pour la première, sur fond de séparation amoureuse et de questionnements quant à l’avenir pour la deuxième, Todd Haynes nous livre une romance qui semble à tout moment pouvoir à la fois bien et mal finir. Le cinéaste ne brûle aucunement les étapes, rapprochant ses deux personnages doucement et méthodiquement, informant les spectateurs de l’évolution du couple via des regards en coin, ceux d’une femme forte et d’une femme timide, via des petits échanges jamais frontaux mais toujours évocateurs. Bref, tout est habile mais passablement lisse.
A mon sens, la véritable réussite, chez Haynes, pour ce film, tient de la parfaite complicité entre ses deux actrices. Cate Blanchett, audacieuse, turbulente, et Rooney Mara, frêle et touchante, font parfaitement la paire et ose un rapprochement parfaitement chorégraphié. Les deux comédiennes, puisque Sarah Paulson et Kyle Chandler ne font sincèrement que passer, portent le film sur leurs épaules d’actrices pouvant tout jouer, le prouvant bien ici dans un mouvement relationnel à la fois simple et délicat. Petite préférence, d’ailleurs, pour Rooney Mara, actrice au talent monstre qui trouve ici matière à s’exprimer, à l’inverse d’un certain nombre d’apparitions bien plus anodines.
Impeccable romance, donc, quoique peu passionnante, Carol remplit son cahier des charges et assure à son metteur en scène une belle reconnaissance artistique, plus ou moins méritée du moment que l’on ne le considère pas comme un metteur en scène maniéré. 13/20
Ici, la haute bourgeoisie New-Yorkaise, glamour mais mal dans sa peau, rencontre le prolétariat, le petit personnel plein d’envie, de curiosité et de passion. La belle et élégante Carol rencontre la frêle et jeune Thérèse, et d’un seul regard, naît une passion interdite. Sur fond de divorce et perte de garde d’un enfant pour la première, sur fond de séparation amoureuse et de questionnements quant à l’avenir pour la deuxième, Todd Haynes nous livre une romance qui semble à tout moment pouvoir à la fois bien et mal finir. Le cinéaste ne brûle aucunement les étapes, rapprochant ses deux personnages doucement et méthodiquement, informant les spectateurs de l’évolution du couple via des regards en coin, ceux d’une femme forte et d’une femme timide, via des petits échanges jamais frontaux mais toujours évocateurs. Bref, tout est habile mais passablement lisse.
A mon sens, la véritable réussite, chez Haynes, pour ce film, tient de la parfaite complicité entre ses deux actrices. Cate Blanchett, audacieuse, turbulente, et Rooney Mara, frêle et touchante, font parfaitement la paire et ose un rapprochement parfaitement chorégraphié. Les deux comédiennes, puisque Sarah Paulson et Kyle Chandler ne font sincèrement que passer, portent le film sur leurs épaules d’actrices pouvant tout jouer, le prouvant bien ici dans un mouvement relationnel à la fois simple et délicat. Petite préférence, d’ailleurs, pour Rooney Mara, actrice au talent monstre qui trouve ici matière à s’exprimer, à l’inverse d’un certain nombre d’apparitions bien plus anodines.
Impeccable romance, donc, quoique peu passionnante, Carol remplit son cahier des charges et assure à son metteur en scène une belle reconnaissance artistique, plus ou moins méritée du moment que l’on ne le considère pas comme un metteur en scène maniéré. 13/20
La bande son est une merveille, le film sensuel, de belles images. que dire, j'aime mais ça ne suffit pas il faut 100 mots alors 100 merci pour la réalisation de ce film
Un film qui m'a boulversée, émue et transportée.
Deux actrices au maximum de leur talent. Tout est dans le regard, les gestes, le sourire...
Cate Blanchett méritait aussi une palme d'or pour l'interprétation : elle est hypnotique et magnétisante !
Qu'il est difficile de faire passer l'amour et la passion lorsqu'on joue sans surjouer, en étant dans la retenue...
Certains ont estimé que le film manquait d'émotion.
A cela, je réponds :
"Sous la glace, la passion brûlante...."
J'ai adoré ce film !
Deux actrices au maximum de leur talent. Tout est dans le regard, les gestes, le sourire...
Cate Blanchett méritait aussi une palme d'or pour l'interprétation : elle est hypnotique et magnétisante !
Qu'il est difficile de faire passer l'amour et la passion lorsqu'on joue sans surjouer, en étant dans la retenue...
Certains ont estimé que le film manquait d'émotion.
A cela, je réponds :
"Sous la glace, la passion brûlante...."
J'ai adoré ce film !
Très beau film signé Todd Haynes qui, quelques années après "Au plus près du paradis", retrouve à nouveau l'esprit des mélodrames du grand Douglas Sirk. Reconstitution soignée, superbe photo, musique prenante, et surtout sujet délicat subtilement traité, dialogues d'une grande justesse et, ce qui fait vraiment et incontestablement de "Carol" un très grand film, 2 splendides actrices magnifiées et magnifiques. On oubliera pas de sitôt les profonds et inspirés regards que s'échangent Cate Blanchett et Rooney Mara tout le long du film.
Au début, on trouve la relation entre ces deux femmes intrigante, et ça attire l'attention. Mais comme, malheureusement, elle met énormément de temps à évoluer, notre attention retombe progressivement, jusqu'à ce qu'on ne trouve plus vraiment d'intérêt à ce film vers la fin. Beaucoup trop de longueurs, malgré des dialogues bien menés au début, car révélateurs des sentiments des deux femmes malgré le peu de mots utilisés. Leur relation est finalement assez plate. On ressent leur attirance, mais pas forcément la passion amoureuse.
une chronique d'histoire d'amour sensible, pudique autant que tabou et mise en scène dans le New-York raffiné des années 50. dans ce film qui prend son temps, C. Blanchett y est lumineuse.
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