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nestor13
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4,0
Publiée le 28 mars 2016
Sur à peu près le même sujet et la même ambiance d'époque que "Loin du paradis", Todd Haynes livre avec "Carol" une histoire belle et émouvante. Avec une reconstitution léchée et de jolis portraits, il nous touche avec cette histoire d'amour (presque) impossible. Décrivant avec sensibilité la dure condition de la femme dans une période pas si lointaine et la difficulté d'être différent dans une société si prompte non pas juger, mais à condamner. Cela fait avec beaucoup d'élégance, de pudeur et de talent.
Un très beau conte de Noël lesbien, qui évoque le mélodrame et frôle parfois la perfection, divinement mis en images, écrit et interprété. Les hommes sont cependant un peu ternes.
Très belle mise en scène. Une histoire d'amour toute en retenue (époque oblige), sensuelle, où un simple regard vaut mille mots. Les acteurs sont excellents, Cate Blanchett particulièrement est hallucinante (merci la vo) ! Décors et costumes superbes.
Todd Haynes continue de construire une filmographie aussi éclectique que passionnante, ponctuée de très beaux succès. De Velvet Goldmine à Loin du Paradis en passant par I’m Not There ou le moins connu mais superbe Safe avec Julian Moore (1995), le réalisateur américain a montré qu’il était aussi à l’aise dans le biopic musical que dans le mélo... un genre dans lequel il a excellé avec Loin du Paradis en 2002 et qu’il explore à nouveau avec Carol. Todd Haynes nous replonge ainsi dans les années 50 avec une histoire d’amour interdite entre une bourgeoise en instance de divorce et une jeune vendeuse. D'un coté, la blonde mélancolique (Kate Blanchett sublime, comme chez Woody Allen dans Blue Jasmine), et de l’autre, la brune au regard pénétrant (Rooney Mara), avec sa bouille de chaton, aux faux airs de Audrey Hepburn jeune. Un couple qui va naitre à la suite d’un regard à la fois long et soudain échangé entre les deux femmes dans le magasin où Carol était venue pour acheter le cadeau de Noël de sa fille.
Carol est un film tout en finesse, tout en suggestions, fait de mille détails, où les regards sont tout aussi importants que les dialogues, où le désir, la passion et l’émotion illuminent à chaque instant la réalisation cousue main de Todd Haynes. Un film d’amour sincère, simple, beau, envoutant, mais jamais larmoyant exempt de tout effet superflu, ponctué de scène fortes dont une, à la fin du film, particulièrement bouleversante, mettant en scène Carol et son mari dans le cabinet d’une juge où va décider si Carol peut encore avoir le droit de voir sa petite fille.
De très belles images. On prend le temps dans la rencontre entre ces deux femmes. Des regards qui en disent plus longs que n'importe quel discours. Une bande son qui accompagne tout en finesse et délicatesse. Un peu de tendresse dans ce monde de brute ça fait le plus grand bien.
Dans ce décor préfabriqué des années 50 tout n'est que luxe, calme et volupté. Dans cette ambiance feutrée le divorce conflictuel pourrait presque passer inaperçu dès lors que reste-il au film, une histoire homosexuelle dans les années 50? En fait le scénario est tellement générique que la temporalité importe peu. Les acteurs dans ces conditions ne pouvait pas proposer grand chose sinon les clichés habituels.
Todd Haynes offre une nouvelle fois une magnifique reconstitution des années cinquante, prouvant une fois de plus son immense talent de réalisateur. Tout est soigné, photo, lumière, atmosphère. Les actrices, lumineuses, portent admirablement le film, Cate Blanchett toujours magique et Rooney Mara, touchante avec son faux air de Audrey Hepburn. Pourtant, si j'avais adoré "loin du paradis", il manque ici pour moi un peu de carnation que la pudeur des sentiments interdit, rendant l'ensemble du film trop glacé. Et quand on attend beaucoup d'un film comme c'était le cas avec "Carol", le sentiment de déception pointe à l'arrivée accompagné d'un petit goût de frustration.
L’histoire est belle. Une histoire d’amour entre une jeune employée de grand magasin, et une bourgeoise mariée et triste au sein de son couple. Avec ce superbe film, le réalisateur rend hommage à l’âge d’or du mélodrame hollywoodien des années 40 et 50. Les costumes, la lumière, la photographie d’Ed Lachman, la mise en scène … Tout est magnifique. Le réalisateur y met néamoins beaucoup de modernité. Quant à cette histoire d’amour, à aucun moment du film on nous parle d’homosexualité (ni d’équivalence). On parle de solidarité féminine, d’amitiés entre femmes. Le film est porté par deux actrices incroyables. Rooney Mara, récompensée à Cannes, est magnifique. Quant à la talentueuse Cate Blanchett, elle est Carol, parfaite comme d’habitude. Le duo de femmes est magnétique. Les scènes sont très émouvantes. Carol est un film élégant, une rencontre amoureuse magnifique, portée par deux actrices talentueuses
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1,5
Publiée le 14 mars 2016
"Carol" a été nommé de nombreuses fois aux Oscars, mais heureusement le film a fait chou blanc, car vu la qualité de celui-ci et des autres nommés dans les différentes catégories, j'aurais trouvé injuste qu'il en remporte un même par rapport aux actrices qui sont très talentueuses, mais qui paraissent bien fades dans ce film. Je les aime beaucoup surtout Rooney Mara, mais dans ce film, elles jouent l'une à côté de l'autre, mais pas ensemble, il n'y a aucune alchimie entre elles et donc aucune émotion ni empathie. Je suis resté de marbre devant ce film qui m'a plus ennuyé qu'autre chose. L'histoire est vraiment banale et sans saveur, je suis sûr que si on enlève les deux têtes d'affiche, on pourrait le faire passer comme un simple téléfilm qu'on ne verrait pas la différence. La réalisation est trop académique, certains appellent ça de l’élégance, mais pour le coup, je dirai que c'est trop coincé et ça manque vraiment de piquant. Bref, très déçu par ce film sans âme où la forme prime sur le fond et les émotions.
Montrer l'intimité, et particulièrement l'intimité amoureuse, est l'une des problématiques du cinéma de ces dernières années face au lot d'images putassières dont la société nous abreuve. Carol, sans donner vraiment de réponses, apporte un vent nouveau dans cette problématique. A l'opposé de La vie d'Adèle et sa constante intrusion physique et émotionnelle, Carol joue la carte de la pudeur. Souvent en surface, il pénètre avec douceur les cadres intimes, et sans forcer, redonne sa puissance aux petits gestes. Sur une image crépusculaire mais grouillante d'une chaleur métaphysique (quel plaisir de voir la pellicule utilisée pour autre chose qu'un artifice vintage!), Toddd Haynes porte un regard légèrement fantasmé sur l'univers féminin et sa délicatesse forme un cocon dont le spectateur s'excuse presque de faire partie, à l'image des hommes du film qui gâchent le moment par leurs attitudes bourrins, révélatrices d'une sensibilité dont ils n'ont pas les clefs. Car c'est une autre réussite du film de ne pas s'affubler d'un discours politique ou féministe, et de capter le changement de mœurs d'une époque à l'autre avec la même douceur que celles des corps qui se rapprochent, pour simplement être un beau film d'amour.
En plus de figurer en tant que pionnier du cinéma indépendant américain, Todd Haynes semble s'être fait une spécialité du mélodrame. En 2002, "Loin du paradis" présentait le destin d'une femme dans l'Amérique des années 1950 sur fond d'homosexualité et de ségrégation raciale. En 2016, "Carol" est si l'on peut dire l'alter-ego de son aîné, mettant en scène la passion dévorante de deux femmes durant la même période. Comme d'habitude chez le cinéaste, l'ensemble respire la retenue et le raffinement, pour le meilleur et le pire. La reconstitution est réussi et il faut souligner une sublime bande-originale composée par . Mais le souci du film est qu'il produit l'excès de ses qualités, créant un tout trop raffiné, trop poli. Ces excès s'accumulent en même temps que les longueurs. En somme "Carol" a surtout le mérite de tenir à peu près debout grâce à son duo d'actrices. La plus grande actrice hollywoodienne actuelle, Cate Blanchett ainsi que la talentueuse Rooney Mara sont en effet magnifiques. Sans elles, il va sans dire que "Carol" aurait eu l'étoffe d'une chronique intégralement lénifiante.
Quand le film Américain est "classe" ,il est trés classe..............et là il l'est. Les sentiments sont décris à la perfection. Les deux actrices vedettes jouent subtilement bien. Les années 50 aux USA forment un décor inoubliable. Qu'on est heureux à la sortie d'une salle, quand le film est réussi !!
Dans le New York des années 50, Therese (Rooney Mara) fait la connaissance de Carol (Cate Blanchett) et au fil des rencontres et du temps passé ensemble, une relation amoureuse va s'installer entre les deux femmes. Tiré d'un roman de Patricia Highsmith, la mise en scène est impeccable. Cependant, il y a un manque de rythme et malgré la classe naturelle de Cate Blanchett, je ne suis jamais rentré dans ce film tout en suggestions. Une vraie déception compte tenu des critiques dithyrambiques de la presse...