Carol
Note moyenne
4,0
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416 critiques spectateurs

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88 critiques
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101 critiques
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soniadidierkmurgia

1 462 abonnés 4 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2016
Tout à la fois grand admirateur de Douglas Sirk et de Max Ophüls et d’une manière plus générale du cinéma hollywoodien d’Après-Guerre, Todd Haynes tente régulièrement en explorant le passé de nous faire comprendre par quel chemin ont dû passer les homosexuels pour acquérir droit de cité au XXIème siècle. Le réalisateur, homosexuel lui-même, rend donc un hommage à ceux qui avant lui, désirant vivre librement leur sexualité, ont subi les brimades infligées par une société inquiète de la possible subversion induite par le droit à la différence. « Carol » navigue donc sur les mêmes eaux que le très beau et déchirant « Loin du Paradis », nous plongeant cette fois dans le New York de 1953 pour une adaptation du deuxième roman de Patricia Highsmith,elle-même bisexuelle. Thérèse une jeune vendeuse d’un magasin de jouets devient la maîtresse de Carol, épouse d’un riche homme d’affaires. spoiler: Cette passion qui fait suite à une autre emmène Carol jusqu’à un terrible chantage exercé par son mari qui entend profiter des lois répressives envers les homosexuels pour lui retirer la garde de sa fille. Au-delà des barrières qui se dressent devant Carol dont l’inclinaison sexuelle semble depuis longtemps affirmée, Haynes met à jour le rapport de classe entre les deux femmes dont l’appréhension de la vie est forcément teintée de leur rapport à l’argent. Carol qui a plus à perdre est paradoxalement moins détachée et moins libre que Thérèse quand progressivement les sentiments la rendent plus vulnérable
. Une dimension du cinéma du réalisateur souvent estompée par les tensions sexuelles et morales qui l’habitent et qu’il convient donc de souligner car déjà présente dans « Loin du paradis » mais aussi dans "Mildred Pierce", son remake du célèbre film de Michael Curtiz (1945). Somptueux visuellement car formidablement mis en lumière par Edward Lachman, fidèle opérateur de Haynes, « Carol » réussit une immersion parfaite dans l’Amérique compassée de cette époque dont les toiles de Hopper nous renvoient si bien l’immobilisme d'une société misant tout sur la consommation. Toutefois un peu glacé, le film ne nous éclaire pas réellement sur la naissance de la pulsion lesbienne chez Thérèse et occulte un peu trop facilement le fait que le mari de Carol, homme de son époque a été, d’une certaine manière dupé par son épouse qui connaissait depuis très longtemps sa propre orientation sexuelle. Le dénouement du film avec l’entrevue chez le juge corrige un peu cet oubli, donnant l’occasion à Haynes d’une issue heureuse à cet amour impossible. Le cinéaste cinéphile profite des émouvantes retrouvailles finales pour nous offrir en dernier plan une Mara Rooney transformée, sosie troublant de la jeune Elizabeth Taylor de cette époque. Formidable directeur d’acteurs, Haynes très inspiré par son sujet parvient à rendre crédible l’assemblage de ces deux formidables actrices qu’à priori tout oppose. On connaissait déjà l’immense talent de Cate Blanchett qui sait tirer tout le parti de son physique alternativement androgyne et féminin pour incarner cette grande bourgeoise passant de prédatrice à victime. Quant à la toute jeune Mara Rooney sa lumineuse prestation à la hauteur de l'ambiguité de son personnage a été justement récompensée du Prix d’Interprétation à Cannes en 2015.
nestor13
nestor13

78 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2016
Sur à peu près le même sujet et la même ambiance d'époque que "Loin du paradis", Todd Haynes livre avec "Carol" une histoire belle et émouvante. Avec une reconstitution léchée et de jolis portraits, il nous touche avec cette histoire d'amour (presque) impossible. Décrivant avec sensibilité la dure condition de la femme dans une période pas si lointaine et la difficulté d'être différent dans une société si prompte non pas juger, mais à condamner. Cela fait avec beaucoup d'élégance, de pudeur et de talent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2016
J'ai beaucoup aimé ce film. Les deux actrices sont excellentes, l'histoire captivante et beaucoup d'émotions. A voir !
Matthias T.
Matthias T.

53 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2016
Un très beau conte de Noël lesbien, qui évoque le mélodrame et frôle parfois la perfection, divinement mis en images, écrit et interprété. Les hommes sont cependant un peu ternes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2016
Ode à l'amour vrai et respectueux, ode à la vie, ode au respect des choix de chacun. Kate et sa comparse sont infiniment belles et touchantes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2016
Très belle mise en scène. Une histoire d'amour toute en retenue (époque oblige), sensuelle, où un simple regard vaut mille mots. Les acteurs sont excellents, Cate Blanchett particulièrement est hallucinante (merci la vo) ! Décors et costumes superbes.
benzinemag.net
benzinemag.net

42 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2016
Todd Haynes continue de construire une filmographie aussi éclectique que passionnante, ponctuée de très beaux succès. De Velvet Goldmine à Loin du Paradis en passant par I’m Not There ou le moins connu mais superbe Safe avec Julian Moore (1995), le réalisateur américain a montré qu’il était aussi à l’aise dans le biopic musical que dans le mélo... un genre dans lequel il a excellé avec Loin du Paradis en 2002 et qu’il explore à nouveau avec Carol. Todd Haynes nous replonge ainsi dans les années 50 avec une histoire d’amour interdite entre une bourgeoise en instance de divorce et une jeune vendeuse.
D'un coté, la blonde mélancolique (Kate Blanchett sublime, comme chez Woody Allen dans Blue Jasmine), et de l’autre, la brune au regard pénétrant (Rooney Mara), avec sa bouille de chaton, aux faux airs de Audrey Hepburn jeune. Un couple qui va naitre à la suite d’un regard à la fois long et soudain échangé entre les deux femmes dans le magasin où Carol était venue pour acheter le cadeau de Noël de sa fille.

Carol est un film tout en finesse, tout en suggestions, fait de mille détails, où les regards sont tout aussi importants que les dialogues, où le désir, la passion et l’émotion illuminent à chaque instant la réalisation cousue main de Todd Haynes. Un film d’amour sincère, simple, beau, envoutant, mais jamais larmoyant exempt de tout effet superflu, ponctué de scène fortes dont une, à la fin du film, particulièrement bouleversante, mettant en scène Carol et son mari dans le cabinet d’une juge où va décider si Carol peut encore avoir le droit de voir sa petite fille.
Camilleri J
Camilleri J

2 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2016
De très belles images.
On prend le temps dans la rencontre entre ces deux femmes.
Des regards qui en disent plus longs que n'importe quel discours.
Une bande son qui accompagne tout en finesse et délicatesse.
Un peu de tendresse dans ce monde de brute ça fait le plus grand bien.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 mars 2016
Dans ce décor préfabriqué des années 50 tout n'est que luxe, calme et volupté. Dans cette ambiance feutrée le divorce conflictuel pourrait presque passer inaperçu dès lors que reste-il au film, une histoire homosexuelle dans les années 50? En fait le scénario est tellement générique que la temporalité importe peu. Les acteurs dans ces conditions ne pouvait pas proposer grand chose sinon les clichés habituels.
elriad

534 abonnés 2 095 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2016
Todd Haynes offre une nouvelle fois une magnifique reconstitution des années cinquante, prouvant une fois de plus son immense talent de réalisateur. Tout est soigné, photo, lumière, atmosphère. Les actrices, lumineuses, portent admirablement le film, Cate Blanchett toujours magique et Rooney Mara, touchante avec son faux air de Audrey Hepburn. Pourtant, si j'avais adoré "loin du paradis", il manque ici pour moi un peu de carnation que la pudeur des sentiments interdit, rendant l'ensemble du film trop glacé. Et quand on attend beaucoup d'un film comme c'était le cas avec "Carol", le sentiment de déception pointe à l'arrivée accompagné d'un petit goût de frustration.
framboise32
framboise32

185 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
L’histoire est belle. Une histoire d’amour entre une jeune employée de grand magasin, et une bourgeoise mariée et triste au sein de son couple. Avec ce superbe film, le réalisateur rend hommage à l’âge d’or du mélodrame hollywoodien des années 40 et 50. Les costumes, la lumière, la photographie d’Ed Lachman, la mise en scène … Tout est magnifique. Le réalisateur y met néamoins beaucoup de modernité.
Quant à cette histoire d’amour, à aucun moment du film on nous parle d’homosexualité (ni d’équivalence). On parle de solidarité féminine, d’amitiés entre femmes.
Le film est porté par deux actrices incroyables. Rooney Mara, récompensée à Cannes, est magnifique. Quant à la talentueuse Cate Blanchett, elle est Carol, parfaite comme d’habitude. Le duo de femmes est magnétique. Les scènes sont très émouvantes.
Carol est un film élégant, une rencontre amoureuse magnifique, portée par deux actrices talentueuses
FaRem

10 653 abonnés 11 920 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 mars 2016
"Carol" a été nommé de nombreuses fois aux Oscars, mais heureusement le film a fait chou blanc, car vu la qualité de celui-ci et des autres nommés dans les différentes catégories, j'aurais trouvé injuste qu'il en remporte un même par rapport aux actrices qui sont très talentueuses, mais qui paraissent bien fades dans ce film. Je les aime beaucoup surtout Rooney Mara, mais dans ce film, elles jouent l'une à côté de l'autre, mais pas ensemble, il n'y a aucune alchimie entre elles et donc aucune émotion ni empathie. Je suis resté de marbre devant ce film qui m'a plus ennuyé qu'autre chose. L'histoire est vraiment banale et sans saveur, je suis sûr que si on enlève les deux têtes d'affiche, on pourrait le faire passer comme un simple téléfilm qu'on ne verrait pas la différence. La réalisation est trop académique, certains appellent ça de l’élégance, mais pour le coup, je dirai que c'est trop coincé et ça manque vraiment de piquant. Bref, très déçu par ce film sans âme où la forme prime sur le fond et les émotions.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2016
Montrer l'intimité, et particulièrement l'intimité amoureuse, est l'une des problématiques du cinéma de ces dernières années face au lot d'images putassières dont la société nous abreuve. Carol, sans donner vraiment de réponses, apporte un vent nouveau dans cette problématique. A l'opposé de La vie d'Adèle et sa constante intrusion physique et émotionnelle, Carol joue la carte de la pudeur. Souvent en surface, il pénètre avec douceur les cadres intimes, et sans forcer, redonne sa puissance aux petits gestes. Sur une image crépusculaire mais grouillante d'une chaleur métaphysique (quel plaisir de voir la pellicule utilisée pour autre chose qu'un artifice vintage!), Toddd Haynes porte un regard légèrement fantasmé sur l'univers féminin et sa délicatesse forme un cocon dont le spectateur s'excuse presque de faire partie, à l'image des hommes du film qui gâchent le moment par leurs attitudes bourrins, révélatrices d'une sensibilité dont ils n'ont pas les clefs. Car c'est une autre réussite du film de ne pas s'affubler d'un discours politique ou féministe, et de capter le changement de mœurs d'une époque à l'autre avec la même douceur que celles des corps qui se rapprochent, pour simplement être un beau film d'amour.
Santu2b

316 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2016
En plus de figurer en tant que pionnier du cinéma indépendant américain, Todd Haynes semble s'être fait une spécialité du mélodrame. En 2002, "Loin du paradis" présentait le destin d'une femme dans l'Amérique des années 1950 sur fond d'homosexualité et de ségrégation raciale. En 2016, "Carol" est si l'on peut dire l'alter-ego de son aîné, mettant en scène la passion dévorante de deux femmes durant la même période. Comme d'habitude chez le cinéaste, l'ensemble respire la retenue et le raffinement, pour le meilleur et le pire. La reconstitution est réussi et il faut souligner une sublime bande-originale composée par . Mais le souci du film est qu'il produit l'excès de ses qualités, créant un tout trop raffiné, trop poli. Ces excès s'accumulent en même temps que les longueurs. En somme "Carol" a surtout le mérite de tenir à peu près debout grâce à son duo d'actrices. La plus grande actrice hollywoodienne actuelle, Cate Blanchett ainsi que la talentueuse Rooney Mara sont en effet magnifiques. Sans elles, il va sans dire que "Carol" aurait eu l'étoffe d'une chronique intégralement lénifiante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2016
Quand le film Américain est "classe" ,il est trés classe..............et là il l'est.
Les sentiments sont décris à la perfection.
Les deux actrices vedettes jouent subtilement bien.
Les années 50 aux USA forment un décor inoubliable.
Qu'on est heureux à la sortie d'une salle, quand le film est réussi !!
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