J'ai passé un bon moment mais j'ai un bémol concernant la réalisation....notamment le coté on sent que l'on est dans une reconstitution des années 50 , l'impression que c'est tourné en studio, un image pourrie (un grain horrible)' un petut manque de rythme....et je trouve que cate blanchett dont le talent est incommensurable et que j'adore n'est pas très bien dirigée... Pourquoi la rendre si glacée par moments et la filmer avec autant de maquillage on se croirait dans une pub pour l'oréal ! rooney mara comme à son habitude excelle même si là encore le réalisateur appuie un peu trop le côté ingénue avec notamment la frange bien alignée par exemple .... elle rėussit le tour de force de dépasser une direction bancale et son émotion à la fin se dégage de tous les pores de sa peau... dommage que le dernier plan du film ne s'arrête pas sur son visage car c'est un superbe moment de cinéma de retranscrire aussi bien le sentiment amoureux bravo rooyney tu as bien mérité ton prix à Cannes
Film élégant et feutré tout en douceur, qui ne se veut ni militant ni moralisateur.
Une belle reconstitution du New York des années 50, une belle photo avec des couleurs chaudes.
Histoire d'amour entre deux femmes, l'une mère de famille bourgeoise en instance de divorce, l'autre jeune fiancée à la recherche de sa voie professionnelle. L'histoire est joliment racontée et il en reste un goût agréable et raffiné.
Bon film.... Démarrage très lent (on craint pour la suite), mais des photos sublimes, un jeu d'actrices au top ; finalement, on se laisse prendre par l'histoire sur papier glacé et on en ressort content d'avoir vu un très beau film qui prend son temps....
Grosse déception! Alors certes, l'époque est parfaitement reconstituée et les images très belles, mais il n'y a pas de profondeur, pas d'épaisseur des personnages, pas d'intensité des sentiments, pas d'émotion : le couple Cate Blanchett-Rooney Mara sonne faux... ce n'est pas seulement une question de pruderie (même si j'ai trouvé la scène de sexe convenue et ennuyeuse), c'est une question de jeu : Il n'y a pas suffisamment d'implication de la part des actrices. Et pas assez de laisser aller (je dirais même de coeur!) de la part du réalisateur......Pendant les trois quarts de la projection je suis restée complètement en dehors du film.....Aussi, je suis étonnée par le consensus des critiques professionnels sur ce film... Pour finir, je dirais qu'alors même que je suis homosexuelle, je préfère infiniment un film d'amour comme "Sur la route de Madison".... où l'on ressent véritablement la passion.
Blanchett et Mara forment un excellent duo, c'est dingue les émotions qu'elles arrivent à faire passer à travers un simple regard. L'histoire du film est très belle mais c'est surtout le jeu des actrices qui m'a conquis ici. Je vous conseille de le voir, il est très bien.
Après "Loin du Paradis", Todd Haynes nous replonge de nouveau dans l'Amérique des années 50 et dans ses mœurs étriquées. "Carol", c'est donc l'histoire de Therese, employée timide d'un grand magasin qui fait la rencontre de Carol, une bourgeoise en plein divorce car entretenant des relations sexuelles avec des femmes. Contrairement à la Cathy de "Loin du Paradis", Carol est une femme qui embrasse ses désirs et n'hésite pas à s'y jeter corps et âme. Sa vie, elle entend la mener comme elle veut et ce malgré la menace de la garde de sa fille qu'on veut lui retirer. Therese, elle, s'épanouira au contact de cette femme. Faisant une fois de plus preuve d'une grande sensibilité, Todd Haynes filme cette histoire d'amour avec pudeur et tendresse, nous faisant pénétrer en un rien de temps dans l'intériorité des personnages. L'interprétation des deux actrices (Cate Blanchett est sublime, Rooney Mara y est touchante) et la très belle partition de Carter Burwell y sont pour beaucoup. Plus que la mise en scène qui s'avère assez froide malgré de belles idées esthétiques. Mais la froideur de la photographie empêchera la passion de s'exprimer et pourra même laisser quelques spectateurs déroutés. Reste tout de même un beau moment de cinéma, qu'un regard ou qu'un mot peut vite sublimer.
Une superbe romance d'amour entre deux femmes dans le contexte des années 50 qui font face aux interdits et préjugés moralisateurs. Film a voir absolument et très actuel
Bravo à Cate Blanchett, Rooney Mara et Sarah Paulson. Les trois actrices sont fantastiques, on sent chaque émotion et chaque petit geste, chaque mimique transmet quelque chose. 4,5 car le film a des petites longueurs, mais la justesse du scénario et de l'histoire est incroyable.
Très très beau film d'une justesse tant à la réalisation , tant aux images et bien sur aux jeux des 2 actrices principales nous livrant une douce et belle histoire d'amour, qui certes se passent entre 2 femmes, avec toutes les difficultés de l'époque, mais qui nous ramène, à tout à chacun, à nos propres histoires.
Très beau film, de très belles images, Hopper n'est pas loin....Le jeux des actrices est profond, deux belles artistes. Si vous êtes romantique vous ne pourrez qu'aimer. La BO est à l'image du film. Soyez curieux allez le voir...
une histoire touchante avec des actrices convaincantes dans leur rôle respectif.....où l'on voit le sentiment amoureux triompher sans mièvrerie avec en fond de toile le désir face à la ralation sociale dans les relations homosexuelle... malgré un académisme appuyé, il se dégage malgré tout une grande tendresse de cette histoire intime par l'adaptation d'un roman de Todd Haynes.
Thérèse est assise de dos, dans un restaurant luxueux ; en face d'elle, Carol, une femme magnifique, étincelante, au charisme incroyable. Puis un homme vient volontairement les déranger pour inviter Thérèse à une fête. Le film est ouvert et s'engage alors sur les souvenirs de Thérèse, depuis sa première rencontre avec Carol, à travers la vitre brumeuse de la voiture qui la conduit à cette soirée. Une grande partie du film utilise une caméra subjective pour mieux dire les échanges de regards, à l'instar de l'affiche qui présente les deux femmes de biais, les yeux à l'inverse l'une de l'autre. Le long-métrage joue en permanence sur les faux-fuyants, les croisements de perspectives en filmant les personnages à travers des fenêtres fermées, des portières de voiture, des miroirs, d'ailleurs très souvent couverts de buée, comme des larmes. Justement, les sanglots douloureux de ces deux femmes, à l'épreuve de leur amour impossible, sont rares, comme suggérés par ces vitres trempées. On pense alors au poème sublime de Baudelaire qui invite à regarder son propre ciel à travers une fenêtre close. Todd Haynes, derrière cette histoire d'amour, invite à aller au-delà des apparences. Il choisit un grain d'image abîmé, tout en soignant la beauté quasi hypnotique de ses deux héroïnes. Les hommes sont perdus au milieu du combat qu'elles mènent pour leur émancipation sexuelle et sociale, au risque de perdre la dignité. Bref, "Carol" est un chef d'œuvre lumineux, pudique, et juste. Il fait honneur aux femmes, et surtout au combat politique que mènent les organisations homosexuelles pour la reconnaissance de leurs droits.
Par le prisme du cinéma, Todd Haynes replonge sans cesse dans le passé, sûrement pour mieux comprendre le présent. La plupart de ses récits sont situés dans les années 50, et Carol ne déroge pas à la règle. Avec Loin du paradis, le cinéaste avait déjà traité de l’homosexualité dans l’Amérique puritaine. Il récidive aujourd’hui en se penchant sur les femmes, ou l’histoire de deux êtres, Thérèse et Carol, contraintes d’étouffer leur passion réciproque.
Cela commence par une image de bouche d’égout, donnant au cadre une allure de cage dont on ne peut s’évader. Sans s’interrompre, la caméra se promène dans les rues de Manhattan en un plan-séquence aussi somptueux qu’épuré. Durant deux heures, le film tente de comprendre quel lien entretiennent ces deux femmes aux âmes brisées. Néanmoins, ces trente premières secondes symbolisent avec classe et délicatesse la forme que va prendre cette œuvre. Dans une ambiance aussi conventionnelle (mœurs de l’époque) que magique (période de Noël), Todd Haynes déroule une narration en apparence simple, et pourtant terriblement complexe.
Prisonnières de leurs corps et des conventions, Thérèse et Carol vont pourtant se libérer. Le temps d’une courte escapade en voiture, passionnante car silencieuse, déchirante parce qu’inéluctable. Lentement mais sûrement, les sentiments enfouis à l’intérieur des protagonistes émergent pour voir le jour. Le cinéaste signe une sorte de pacte avec le spectateur, qui sait très bien où il met les pieds. Le temps suspendu que le réalisateur insuffle à son scénario place Carol dans la catégorie des films aux grandes ambitions.
Tiré du chef-d’œuvre de Highsmith (The Price of Salt), le long-métrage décrit avec une infinie finesse le tumulte intérieur de ces femmes, totalement opposées. D’une pâleur hivernale surlignant la froideur de son apparence, Cate Blanchett est coincé entre son rôle de mère et celui d’amante. En face de cette (très) grande dame, Rooney Mara montre que la mélancolie lui va à ravir. Incertaine de ce qu’elle est ou de ce qu’elle veut, elle finira par trouver le chemin de l’affranchissement. Toujours accompagnée de la subtile mise en scène de l’américain, en état de grâce.
Je suis allé voir ce film sans savoir trop à quoi m'attendre, simplement car les critiques aussi bien de la presse que des spectateurs en étaient dithyrambiques. Alors, je ne saurais dire si l'ambiance des années 50, qui semble être la raison de l'extase que provoque ce film chez certains, est bien restituée. Je n'y étais pas. Néanmoins, la teinte jaune (sépia) sur toutes les images du film, est fort laide. Et ce que je puis affirmer en revanche, c'est que tout ici est mou, creux et lent. Personnages, musique, dialogues, histoire : - les personnages du film semblent tous vivre comme des fantômes, sans extase et sans joie. Ils ne lâchent à peu près jamais prise et semblent étouffés par les conventions sociales (je comprends l'argument du film : c'est justement cette ambiance qui ferait qu'à l'époque, deux lesbiennes ne pouvaient vivre leur amour au grand jour. Mais justement, cela me semble exagérée : toutes les cultures et toutes les époques ont besoin de sas de décompression. Et l'Amérique de cette époque était déjà suffisamment libre pour que les protagonistes n'aient pas tous le moral d'un prisonnier suicidaire. - Les choix de musique : forcément adagio ou lento larmoyant. Même lors des fêtes ... Pourtant, les années 50 sont aussi celles du rock'n'roll et du swing...? Pourquoi n'y en a-t-il pas trace? Le film reste dans son tempo lent et son ambiance mélancolico-dépressive. - L'histoire est sans surprises et presque sans péripéties. Le plus gros problème, c'est qu'il ne se passe à peu près rien Ce qu'on pourrait attendre d'une histoire d'amour, c'est un peu de passion, d'envolées, de complicité, de bonheur visible dans le cocon créé par les deux amantes. Rien de tout ça ici, pas d'effusions, pas de passion visible, nous sommes supposés vibrer en regardant les expressions de ces femmes. Or Cate Blanchett a un visage parfaitement inexpressif et un sourire qui sonne faux dans ces manières bourgeoises. Bref, on n'y croit pas... Et on n'entre pas dans l'histoire. Une scène de sexe arrive aux trois quarts du film. Légèrement ridicule (le seul avantage est de se rincer l'oeil en regardant Rooney Mara nue). Avant cela, difficile de voir l'attirance des deux personnages l'un pour l'autre : cela transpire fort peu dans leurs manières. - Il y a très peu de dialogues : le parti-pris du film est de tout faire passer dans les silences. Et le peu de dialogue est à s'ouvrir les veines. Exemple : "- Que faites-vous les Dimanches ? - Rien de spécial... Et vous ? - Je ne fais rien non plus... Peut-être pourriez-vous venir me voir Dimanche prochain !?" (Comme ça elles pourront ne rien faire ensemble ? Je n'avais pas compris que je venais voir un remake d'En attendant Godot). Dans cette scène, comme dans tout le reste du film, il semble que les deux femmes n'aient aucun centre d'intérêt...
Le meilleur résumé de ce film finalement se tient en un mot : ennui. Il montre des personnages qui s'ennuient... On s'ennuie en le regardant. Quand j'ai compris au tiers du film que l'ensemble serait comme ça, j'ai hésité à me barrer (j'ai vu quelques personnes dans la salle le faire)... Bref, je ne recommande pas.