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Bernard D.
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1,5
Publiée le 18 novembre 2020
Avec Claude Lelouch on peut avoir le meilleur ou le pire… et son « Salaud, on t’aime » (2014) fait partie de la seconde catégorie ! Vous prenez un chalet de luxe près de Megève (avec piscine intérieure, sauna et 10 chambres), le feu d’artifice du 14 juillet filmé au Trocadéro, le casse d’une banque au Trocadéro justement pendant le bouquet final pour masquer le bruit des explosions, le train de la mer de glace, un hélicoptère… et voilà le décor planté. Ensuite un vieux photographe de guerre usé (Johnny Hallyday) ayant 4 filles de 4 mères différentes qui achète le dit-chalet pour tomber amoureux de la fille de l’agence immobilière (Sandrine Bonnaire) et qui regrette de n’avoir jamais vu ses 4 filles réunies… le médecin et bon ami du photographe (Eddy Mitchell) de trouver alors un stratagème pour que… et quand on pense que le film est fini - comme il dure un peu plus de 2 h - Claude Lelouch de nous rajouter alors des rebondissements abracadabrants ! Je passe sous silence la symbolique de l’aigle omniprésent. On se demande ce que Sandrine Bonnaire est allée faire dans ce film pour un dimanche soir pour les fans de Johnny. Une seule scène restera après le décès d’Eddy Mitchell, lorsque que les 2 amis regardent un film à la télévision et entonnent la chanson de « Rio Bravo » de Howard Hawks (1959).
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1,0
Publiée le 28 octobre 2020
Avec Salaud, on t'aime Lelouch essaie tellement désespérément d'être original mais il finit par être seulement une parodie de lui-même. Par exemple les quatre filles de Jacques (le personnage principal) Kaminsky a eu commodément quatre filles avec quatre femmes différentes au cours de quatre saisons différentes. Il finit par les mal nommée Printemps, Été, Automne et Hiver Kaminsky vraiment comme c'est original. Jamais Lelouch n'a autant testé ma patience et croyez-moi il l'a fait plus d'une fois dans le passé. Je ne sais pas à quoi pensait le réalisateur mais croyait-il vraiment qu'il toucherait son public en faisant défiler les richesses des personnages principaux encore et encore tout au long du film ?. Toute l'histoire absurde devient rapidement arrogante lorsque l'histoire révèle que Kaminsky a acheté une maison de campagne de plusieurs millions dans le seul but peut-être de rencontrer à nouveau l'agent immobilier qui lui a montré la maison en premier lieu. Et je ne parle même pas de la quatrième fille qui s'est présentée dans un hélicoptère à l'improviste...
Claude Lelouch me surprendra toujours. Voilà vingt ans minimum que le public n'a plus rien à faire de ses films. Vingt ans minimum que ses bébés se ramassent des bides quand ils sortent. Alors moi, je me demande comment Lelouch s'y prend pour trouver des financements. Je me demande quelles promesses il fait. Bon, j'ignore s'il s'agit du pire truc que Lelouch ait fait, mais quand même, en terme de nullité, ce "Salaud on t'aime" se pose là. Qu'est-ce que c'est que ce délire ? Qu'est-ce que c'est que ce n'importe quoi ? Comment est-il possible qu'on laisse encore sortir des trucs pareils dans les salles ? Déjà, le coup classique. Le père qui n'a a jamais été présent pour ses quatre filles, toutes issues d'un lit différent et qui revient parce que maintenant, d'un seul coup, il a envie de réunir sa famille autour de lui et qui va se faire aider par un copain qui va trouver un mensonge en béton: votre papa est malade et il va bientôt mourir. D'accord, mais tel que c'est amené, on a vraiment l'impression que Lelouch nous prend pour des imbéciles de première. Et le nom des filles, accrochez vous les gars, ça vaut de l'or: Automne, Printemps, Hiver et Eté. Oui oui. Là, on est quand même à la limite du mauvais trip sous acide. De même, le personnage principal a des vues sur l'agente immobilière et, quelques plans après, voilà qu'il l'a à sa botte ! Même dans les pires rom-com américaines on a pas osé nous faire ce coup là. Et le pire n'est pas là. Le pire, accrochez vous. Moi, des gens qui vivent dans le luxe parce qu'ils ont de la monnaie, ça ne me pose pas de problèmes. Après tout, si nous aussi nous étions blindés d'argent, on ferait pareil. Le problème, c'est que Lelouch a l'indécence de nous jeter ça à la figure. Comme pour nous dire "nous on a de l'argent, on le flambe à tours de bras, et on vous le fait savoir juste pour vous dire que vous, vous ne pouvez pas le faire". Que penser de ça ? De la provocation ? Du mépris ? Ou les deux ? Et, pour conclure, pour finir de noircir le tableau, la fin est tout bonnement ridicule. Le ratage est complet.
C'est un beau film, un film posthume pour Johnny Halliday, là il joue bien, il est bien encadré, car c'est vrai le cinoche c'est pas son métier, il a toujours manqué de crédibilité. Mais il y a autours de lui de prometteuses actrices très douées, elles sauvent le film. Il y a aussi son ami d'enfance. C'est un film bancale facile et sympa. On y mange beaucoup, on apprécie le paysage, la forêt, la montagne et le mont blanc.
J'ai toujours aimé les films de Lelouch. Les excellents et aussi, les un peu moins bons ! Mais celui-ci ressemblerait plutôt... Au film de trop ? Il ne suiffit pas d'être un pote de Johnny pour lui pondre un bon film. Ici, le scénario est baclé. L'intrigue et la crédibilité sont inexistantes. Les dialogues sont pauvres et sonnent faux. Dommage... Sandrine Bonnaire tire tout de même son épingle du jeu. Mais à quel prix !
Claude Lelouch, c'est un peu le réalisateur qu'on ne songerait jamais à regarder de nous-mêmes mais lorsqu'il en passe un à la télé, on se dit : pourquoi pas... « Salaud, on t'aime » n'échappe pas à la règle et, en effet, difficile d'écrire autre chose que « ouais, bon... Pas si mal, pas si bien ». Il y a une petite musique typiquement « lelouchienne » pas désagréable, mais aussi un côté légèrement prétentieux, le réalisateur semblant une nouvelle fois persuadé de son grand talent alors que celui-ci est tout juste convenable. La vraie bonne surprise vient clairement de Johnny Hallyday, ayant rarement fait preuve d'un très grand talent d'acteur et tenant son rôle avec beaucoup d'assurance et de présence, exploitant avec intelligence cette gueule et ce corps si particulier, éclipsant sans grandes difficultés un Eddy Mitchell faisant le boulot, sans plus, pour ce qui est, à ma connaissance, leur unique collaboration au cinéma. Le spectateur masculin sera également ravi d'occuper ses yeux, en plus du superbe cadre alpin, par la présence du très séduisant quatuor Irène Jacob - Pauline Lefèvre - Sarah Kazemy - Jenna Thiam, l'interprétation étant d'ailleurs plutôt de bonne tenue. Cela ne compense pas vraiment les manques du scénario, parfois poussif dans son développement et banal dans son propos, certains choix s'avérant bien discutables spoiler: (ce mensonge autour de la maladie du héros, beaucoup de place prise pour pas grand-chose) , à l'image de dialogues manquant de naturel, certains en devenant assez comiques : mention aux spoiler: « Vous avez dû faire sourire beaucoup de femmes. J'en ai surtout fait pleurer beaucoup » et « Toutes les femmes sont belles quand elles sourient » : Johnny, le Chuck Norris du romantisme. On retrouve un peu d'allant et d'intensité dans la dernière partie où, malgré quelques moments presque sortis de nulle part (quid de la présence d'Antoine Duléry?), un minimum de suspense s'installe et permet de tirer au clair spoiler: ce « suicide » pour le moins inattendu (j'avoue que ce rebondissement, je ne l'avais pas du tout vu venir, par contre!!), même s'il n'y a pas besoin d'aller chercher bien loin pour trouver le(s) coupable(s) (Lelouch n'aime pas les chasseurs : ça, j'aurais du mal à le lui reprocher) . Bref, voilà un film qui se donne certains grands airs pour pas grand-chose, souvent maladroit et symbolisant bien les limites de son réalisateur, mais dégageant un léger capital sympathie, principalement par la présence d'un Johnny intense, de somptueux décors naturels et d'un récit un peu moins prévisible qu'on aurait pu le craindre : si vous êtes d'humeur indulgente...
Enfin vu et déçu. J’apprécie Claude Lelouch mais ce film m’a laissé à distance, à un coin de la table, un peu comme l’aigle, à l’écart. Je crois que dans mes souvenirs, c’est bien la première fois que je m’ennuie dans un Claude Lelouch. "Un plus Une" flirtait avec l'ennui... Johnny Halliday n’a jamais été ma tasse de thé et encore moins quand il fait l’acteur, j’ai du mal avec « sa gueule » ! Je n’ai jamais adhéré à son jeu. La faute certainement aux metteurs en scène, hormis « Détective » de Jean-Luc Godard où sa prestation me semblait marquante. Je ne doute pas des intentions de Claude Lelouch et même à l’écart, je reste concerné par cette soi-disant réunion de famille ; « famille » si on veut ! Il manque la présence des mères ! Là où j’ai abandonné, c’est le soupçon de polar qu’assaisonne le réalisateur avec ce meurtre. N’importe quoi ! Et comme si cela ne suffisait pas, il alourdit le propos en jetant la suspicion sur l’une des filles ! Nul ! On n’y croit pas une seconde. Quant à ce qui nous est révélé par la suite, le casse, l’énigme résolue, l’état de santé de Jacques sans compter plus avant les colères excessives de Hiver décrédibilisent le récit. Un empilement de n’importe quoi ! Décevant. Dommage, j’ai l’impression que « Roman de Gare » est le dernier bon Lelouch ; j’y ajouterai « Ces amours-là » à la rigueur. Toutefois, je continuerai malgré tout à suivre Claude Lelouch par fidélité…
Un film un peu à l'image de son affiche, qui semble vouloir remplir un maximum les espaces vides et laisse peu de place au silence ou à la contemplation. Nos vieux briscards nous valent quelques belles scènes de complicité, et Sandrine Bonnaire est magnifique dans son rôle, mais en dehors de cela tous les autres personnages font figure de pièces rapportées: aucune des filles ne se détache du lot, il faut aussi avouer qu'on leur laisse peu de moyens de se distinguer. Lelouch fait du Lelouch, c'est-à-dire un film bavard, filmé de façon très intimiste, mais pour le coup sa manière de gérer les personnages ne fonctionne pas toujours, passant de belles scènes touchantes à d'autres uniquement empreintes de naïveté. Sans être innommable, ce n'est pas sa meilleure inspiration.
Un film d'été choral où il ne se passe pas grand chose, proche du téléfilm TF1 avec les inévitables repas arrosés dans une maison de vacances, les brouilles familiales surjouées et les personnages peu approfondis, notamment la ribambelle de filles têtes à claques rassemblées autour de leur père joué par Johnny. Même si la petite dernière arrive en stop (et l'ainé en hélico), l'argent n'est évidemment pas un sujet dans ces milieux où l'on achète un chalet sur un coup de tête. L'une des enfants gâté est comédienne, l'autre mannequin, bref leur seul drame est d'avoir eu un père peu présent. L'une allant jusqu'à publier un livre pamphlet contre le patriarche indigne.
Quelques éléments remontent cependant le niveau : - les quelques répliques dont Lelouch a le secret : "on est fidèle tant qu'on a pas trouvé mieux". "un ami c'est quelqu'un qui vous connait très bien et qui vous aime quand même" - la présence à l'écran d'un duo Johnny/Eddy magnétiques - quelques rebondissements dans le scénario qui donnent un peu d'originalité à l'ensemble
Un film sur la famille auquel j'ai suffisamment accroché au départ, grâce à la présence de Johnny. Déçu par les 30 dernières minutes et le final à la française. Il n'y pas de vrai scénario. Un homme achète un chalet et y reçoit ses filles. Les acteurs / Actrices semblent totalement en roue libre et la caméra ne mène aucun effort de plan, cela semble avoir été tourné dans la journée. Ce qui ne serait pas un mal en soit si nous avions eu plus de 2 heures. L'historique du personnages principal semble là, c'est surtout à nous de le deviner. Il y a une surprise dont l'issue est désagréable et qui offre un final encore inachevé, une détestable habitude de nos réalisateurs français.
Dommage !! Le propos du film était intéressant et les acteurs jouent à peu près correctement. Quand on regarde le film, on se dit que c'est beau visuellement avec la campagne, la beauté du paysage, et les quatre filles du personnage de Johnny Hallyday qui en plus d'être aussi canons toutes les quatre, s'appellent comme les quatre saisons, ce qui peut être drôle par moment, mais... Que c'est chiant !!!!! Non, vraiment, c'est très ennuyeux, c'est plat, mou et poussif. C'est pour ça que je dis que c'est dommage, car on retrouve dans le même film Eddy Mitchell et notre idole Johnny Hallyday qui vient de nous quitter. R.I.P grand artiste, mais c'est quand même triste de voir que l'un des derniers films dans lequel Johnny a joué aussi chiant et mou. Voilà, même si ça se voulait comme un drame français, ça reste un film ennuyeux où tu t'en fiches carrément du twist final. Pour moi c'est un potentiel gâché, et c'est dommage !!
Que dire de ce film en un jour si tragique ??? Aujourd'hui les Champs Elysées sont bondés de gens venus rendre hommage au monument qu'était Johnny Hallyday et moi je lui ai rendu hommage hier soir en regardant son dernier grand rôle au cinéma...et bien je n'ai pas été déçu !! J'en ai encore des frissons tant il est parfait dans ce Lelouch !! Juste, attachant, drôle et terriblement charismatique !! Le binôme avec Eddy marche du tonnerre et certaines scènes m'ont ému aux larmes tant l'osmose est parfaite !! Ses yeux si bleus, si transperçants, si humains, sa voix, sa démarche, son rire...tout m'a mis à fleur de peau et je crois que je ne réaliserai jamais qu'il nous a quitté !! Johnny était un grand acteur, un grand chanteur mais avant tout un grand Homme !! Johnny on t'aime et tu vas terriblement nous manquer. Rest in peace !!
Dans cette histoire de famille autour d'un johnny en pleine campagne, Monsieur Lellouch réalise une sorte de drame familiale avec quelques moments de joie et de romance. Si on ne cherche plus à catégoriser les œuvres du cinéaste, il faut bien reconnaître que ce film rentre mal dans une catégorie. "Les petits mouchoirs" version famille. .. Pourquoi pas. Mais ce Johnny traîne toujours son jeu d'acteur trop figé, sérieux, implicite. En gros, le chanteur fait l'acteur. Il joue mais ne vit pas ses personnages et cela se voit. Pourtant, j'adore le chanteur, mais ce dernier n'est que charismatique à l'écran. Un charme certain à l'image mais incapable de faire passer la moindre émotion. Rajoutons à cela une écriture ampoulée, qui se la pète à base de citations toutes les minutes sur la vie, l'amitié, l'amour etc.... Un style lourdaux qui plombe tout les dialogues.
L'idée de base fut intéressante pourtant , mais on sent l'envie du réalisateur à faire tourner le chanteur dans son film au détriment du rythme, et de son personnage. Cela vampirise toutes les bonnes choses de son film, et l'on ne voit qu'un acteur vide occuper toutes les scènes d'un film qui aurait pu être intéressant.