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Cyan M
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5,0
Publiée le 8 avril 2008
Tout simplement la meilleure comédie musical que j'ai eu l'occasion de voir, des chansons euphorisantes, une atmosphère Hippies magnifique et surtout une histoire amusante et émouvante. Un pur chef d'œuvre.
Claude débarque à New York et a deux jours à tuer avant de partir pour son service militaire. Il passe ce temps avec un groupe de hippies qu'il vient de rencontrer. Il fait également la rencontre d'une fille, Sheila, dont il tombe amoureux comme ça... Enfin, lorsqu'il se retrouve à l'armée et sur le point d'être envoyé au Vietnam, ses amis hippies accompagnés par la jeune fille décident d'aller le voir une dernière fois... Honnêtement, la mise en scène est assez insipide, les personnages sont plats, ce scénario n'est qu'un prétexte à nous chanter des chansons sur l'amour, les drogues, l'émancipation, le métissage et la paix dans le monde. Le problème, c'est que les musiques ne sont vraiment pas toutes terribles... Je suis quand même bien déçu, je pensais que mes oreilles auraient droit à quelque chose qui déchirerait un peu plus. En fait les musiques sont à l'image du film: molles ! En ce qui concerne les chorégraphies, c'est très inégal. D'après moi, toute l'équipe devait se défoncer pendant le tournage... Une franche déception, l'exemple type du mauvais opportunisme de cinéma !
Quelle utilité ? Le film HAIR est sorti 12 ans après le Music Hall et le mouvement hippie n’a plus grande signification. Dépassé en 1979, ce film encensé par la critique européenne, connu en succès mitigé aux USA, mais certain en France et en Allemagne. Il n’y avait pas de quoi. L’ampleur des moyens (nombre hallucinant de figurants), faisant oublier que HAIR est à la rébellion ce que la mayonnaise est à la haute gastronomie. L’opérette (c’est bien de ça qu’il s’agit) passait encore sur scène en 1967, mais pas à l’écran en 1979. Message politique pour futurs bobos il ne peut que décevoir sur le fond, même si sur la forme il renferme quelques surprises, parfois agréable comme la découverte de Beverly D’Angelo dans le rôle de Sheila (c’est son premier grand rôle), parfois plus douteuses : la partie vocale de Claude (John Savage est majoritairement basculée au profit de Berger (Treat Williams). Présenté hors compétition au festival de Cannes, il n’aurait plus manqué que ça!
12 ans après les premières représentations sur une scène "off" de Broadway, « Hair » arrive sur les écrans sous l’impulsion de Milos Forman. Hymne à la liberté, à l’amour, doublée d’un esprit contestataire au conflit vietnamien, cette comédie musicale hippie alterne les bons et les moins bons moments tout en demeurant un classique du genre.
Au-delà de la comédie musicale, dont on peut éventuellement regretter qu'elle oublie la danse et le ballet, le film de Milos Forman est en quelque sorte le visage des Etat-Unis de la fin des sixties. "Hair" reflète ainsi la société américaines des années 60 comme son "Ragtime" du cinéaste évoquera celle du début du siècle. Film généreux, "Hair" est le portrait joyeux puis progressivement désenchanté d'une jeunesse qui dénonce la guerre du Vietnam et plus généralement les valeurs d'une société embourgeoisée et consumériste. On sent bien la sympathie que le cinéaste porte à ses personnages, issus du mouvement hippie et porteurs marginaux d'un message de paix et de liberté, mais le metteur en scène sait habilement éviter le militantisme. L'ironie et le non-dit servent une cause que le réalisateur, lucide, nuance quelques fois. L'ensemble est un agréable divertissement, amusant et finalement cruel, attachant par son humanisme utopique et par sa critique du conformisme. La mise en scène est intelligente, qui épouse la liberté des personnages par une grande souplesse et qui se refuse à enfermer les comédiens, par ailleurs excellents, dans les clivages austères ou conventionnels du film à thèse ou de la comédie musicale. Les chansons et la musique sont un enchantement et sont restées dans les mémoires, la mienne en tout cas.
Adaptation d'une comédie musicale pacifiste et farouchement antimilitariste qui a fait beaucoup de beaux jours à Broadway pour laquelle Milos Forman, cinéaste dont le grand thème de prédilection sont les francs-tireurs qui se battent pour la liberté ou au moins la leur, était le plus qualifié pour la porter sur le grand écran. Mais il n'est pas toujours forcément à la hauteur de la tâche, oubliant souvent qu'on est plus sur une scène de théâtre mais au cinéma, en particulier à deux reprises avec deux numéros musicaux particulièrement interminables et qui ne servent totalement à rien car ils ne font ni avancer l'action, ni à faire évoluer un ou plusieurs personnages. A la place, ça aurait été mieux de plus développer les personnages, en particulier celui de John Savage qui est au final bien sacrifié, et les relations qui les lient. Mais heureusement que Forman se rattrape in-extremis dans la seconde moitié, où l'intrigue avance enfin rapidement, nous réservant le meilleur pour la fin avec la chanson "Let the Sunshine In", très beau moment de lyrisme qui parachève de rendre le propos du film, qui n'a absolument pas vieilli, dans toute sa force. De la distribution, ce sont surtout Beverly D'Angelo et Treat Williams qui se distinguent, un peu grâce à l'inégalité mais ils sont néanmoins excellents. Un film qui n'est peut-être pas aussi réussi qu'il aurait dû l'être mais qui ne peut laisser indifférent.
Milos Forman n'a pas réalisé que des chefs d'oeuvre. Pour preuve cette comédie musicale déjà démodée en 1979. Musique ringarde et philosophie hippie à deux balles font de ce spectacle souvent affligeant un modèle de film anachronique. Pour nostalgiques seulement !
Film culte du réalisateur de Vol au dessus d'un nid de coucou, de Valmont et de plus tard Amadeus, Hair est la mise en scène cinématographique d'une comédie musicale sacralisée au temps des hippies. Nous voilà donc au beau milieu du New York de la fin des années soixante, en pleine guerre du Viet-Nam. Claude, un sudiste pur souche, vient dans la grande pomme pour se préparer au combat, mais il tombe amoureux et rencontre une bande de beatniks dissidents et déserteurs. Les chansons sont souvent irrévérencieuses (Sodomy), drôles (Hair) ou émouvantes (La plainte de la femme noire devant son amant qui l'abandonne). Quelques plans tout de même virtuoses - n'en oublions pas le cinéma - comme ceux de la chanson Aquarius en début de film, où la formidable et terrible séquence de fin : car c'est la fin de ce film qui est marquante : après de nombreuses péripéties ou l'air de la liberté soufflait, un des héros du film se retrouve pris dans l'engrenage fatidique et inexorable de la guerre. Séquence millimétrée, plans acerbes et durement symboliques (hommes-machines) et tension émotionnelle sur la prodigieuse chanson The Flesh Failures (Let the Sunshine in). Un monument pacifiste.
Délicieusement kitsch, Hair a bien trop vieilli pour être regardé autrement que par curiosité cinéphilique. Les chansons font mouche mais la mise en scène ultra-basique n’est plus du tout convaincante, y compris pour l’émouvante scène finale.
6 216 abonnés
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0,5
Publiée le 1 mai 2021
D'abord le bon les chansons sont bien chantées et les valeurs de production sont plutôt bonnes. Hair est une production fluide et des changements constants y sont inhérents à condition que l'esprit de base soit conservé. Mais l'esprit de base était très déformé. Il semble que tout ce que le réalisateur Miloš Forman voulait c'était faire chanter certaines chansons et les adapter à la trame de l'histoire sans tenir compte de ce que ce qui ce faisait dans la pièce originale. Claude, Sheila et Hud ont été présentés comme des gamins égoïstes qui se soucient peu des personnes extérieures à leur tribu. Claude a détruit la fête des parents de Sheila il est difficile de croire qu'elle souriait alors que ses parents étaient blessés et qu'elle a volé des voitures à plusieurs reprises. Sheila a volé les vêtements et la voiture d'un soldat. Puis elle l'a laissé au milieu du désert où il allait certainement attraper un gros coup de soleil se faire casser le grade et pourrait probablement mourir sur cette route solitaire du Nevada ce n'est pas un bon amusement. Et Hud a trouvé normal de briser le cœur de son fils en hurlant sur son ex. Ce n'est pas ce qu'étaient les hippies pas ce que la pièce décrivait et c'est directement opposé à une génération d'amour. Je n'ai jamais vu un hippie mendier de l'argent comme dans ce film. Le but des hippies étaient d'être autosuffisant en dehors du système capitaliste et pas de mendier...
Comme quoi, le réalisateur des chefs d'oeuvres "Amadeus" et "Vol au dessus d'un nid de coucou" peut aussi réaliser des navets. Ici à part "let the sunshine" et "aquarius" toutes les chansons sont ineptes et soporifiques. Le film est long. Je n'ai pas du tout accrochés au personnages qui mettent la pagaille partout où il passe. On se demande d'ailleurs où ils trouvnt l'argent pour vivre. Certaines situations sont complètement ridicules. L'incruste dans une fête, ou la tentative d'entrer dans une base militaire. Ce n'est pas comme cela que j'imaginais le mouvement hippie.
Une comédie musicale culte, hymne à l’esprit hippie et antimilitariste, assez kitch et naïve, mais toujours aussi euphorisante par moment grâce surtout à sa BO inoubliable et ses 10 dernières minutes.
Bien sûr Milos Forman est un des plus grands réalisateurs du XXème siècle, avec entre autres son « Vol au dessous d’un nid de coucou » un chef d’œuvre , et plusieurs de ses films tchèques de sa jeunesse, passés à la postérité aussi. Mais il faut reconnaitre que ce « Hair » a très mal vieillit, adapté d’un Music hall à très grand succès , on y croit plus aujourd’hui. Sur le fond, les ficelles de cet anti- militarisme primaire sont grosses, un peu caricatural, tous ces gentils hippies qui veulent la paix, et se moquent de la haute bourgeoise WASP, un peu manichéen. Là où "Easy Rider" est resté un film culte , chef d'œuvre, sur un thème similaire. Les personnages peu crédibles, la bande -son aussi a très mal vieillit, elle nous laisse de marbre. Seul le morceau final , passé à la postérité, a gardé du charme et une certaine puissance. Pour le reste on s’ennuie beaucoup. Les acteurs sont bien faibles et jouent comme en décalé sans émotion, à l’exception de John Savage plutôt bon.
Ce film musical dépeint une génération en quête de liberté, avec une ribambelle de personnages et de chansons devenues cultes. C'est à la fois insolent et bon enfant, sur fond de guerre du Vietnam. Le film dans son ensemble n'est pas des plus captivants cependant. Longuet et redondant, mais grâce aux musiques cela se regarde. La scène finale m'arrachera les larmes à chaque fois.