Hair
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Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2010
Quatre ans après le succès colossal public et critique de "Vol au-dessus d'un nid de coucou" qui rafla au passage les cinq oscars majeurs, Milos Forman veut rendre hommage à une catégorie de la population souvent décriée et montrée du doigt par les personnes soi-disant bien-pensantes, les hippies. Qu'est-ce qu'un hippie? C'est une personne qui refuse tout tabou et qui effectue tout ce qui est interdit par la loi comme se droguer ou se baigner tout nu dans une rivière publique. Il ne faut pas oublier que c'est la guerre du Viet-Nam qui déclencha la création de ce groupe de marginaux qui ne respectent rien certes, mais qui possèdent en général un coeur en or. Ils peuvent voler mais ils savent aussi donner, de plus on les reconnaît et on les distingue des autres par une caractéristique: leur chevelure longue et épaisse d'où le titre choisi "Hair". Le film relate l'histoire d'un jeune homme qui s'engage dans l'armée et qui rencontre des hippies qui lui font visiter New York et ses bas-fonds. Mais ce qui accroche le film, c'est ce mot que nous appelons amour et cet amour est poursuivi dans la tête du jeune homme qui veut s'approprier l'union avec une femme provenant de la haute société. Le film montre ces hippies en train de fumer, en train de boire, en train finalement de profiter de la vie sans se soucier du lendemain. Cette histoire se passe à la fin des années 1960 mais reflète davantage les années 1970 avec ses chansons et ses multiples chorégraphies dont le final reflète ce qui s'est vraiment passé dans ces années c'est-à-dire que la jeunesse américaine hurlait "Non à la guerre! Non aux massacres! Paix et amour!" Cette jeunesse des années 1970 ne peut que soulever pour notre génération la nostalgie des belles valeurs qui finalement n'étaient pas si éloignées de l'Eglise. Ne dit-elle pas "Sauve ton prochain! Si ton adversaire te frappe, tends-lui l'autre joue"? Hippie rime avec paix, bravo à Milos Forman d'avoir élaboré ce film magnifique, débordant de fraîcheur.
Niko0982
Niko0982

78 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2009
Film culte. Une excellente comédie musicale sur la culture hippie, dotée d'une super musique et de personnages très attachants. La mise en scène est également excellente (Milos Forman oblige). A voir absolument.
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2010
Film culte de toute une génération, "Hair" est avant tout un cri puissant, le déchainement massif de toute une foule assoiffée de révolte et de liberté. Car c'est bel et bien un vent de pure liberté qui soufflait durant ces années là et qui va finir par emporter avec lui le jeune Claude Bukowski et sa joyeuse bande de hippies sans tabous. Ce qui est vraiment remarquable dans l'oeuvre pour moi sont les paroles musicales, ordonnées et placées avec un savoir-faire et une finesse inouïe alors qu'au fond, elles demeurent très pimentées, virulentes voire même carrément choquantes de par leur expressivité sans retenue. Tout juste sorti de son nid de coucou, le grand Milos Forman orchestre donc une mémorable comédie musicale parfaitement en symbiose avec cette folle période de libération sexuelle et de "rentre-dedans". Certes en disséquant "Hair" de fond en comble on peut y trouver des petites maladresses comme une interprétation parfois trop sage mais le film reste dans l'ensemble un grand moment de plaisir. Surtout pour sa reconstitution, son final inattendu, et ses chansons endiablées.
Truman.
Truman.

275 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2013
Hair, c'est un de ces trucs que l'on connait même sans l'avoir vu, ça parle d'un jeune homme qui va partir pour l'armée pour être ensuite envoyé au Vietnam, sauf qu'il a deux jours a tuer a New York .
Et il fera la rencontre d'un groupe de hippies qui lui feront passer ces deux jours, deux jours qui lui changeront sa vision de la vie .
Il tombera amoureux, s'amusera, fera des conneries, se droguera et chantera .

Hair c'est bien évidemment une comédie musicale, la musique est là pour faire passer des messages, et c'est cool, c'est sans prise de tête, c'est coloré, c'est dynamique, c'est joyeux, c'est le monde des hippies quoi !
Hair c'est une grande chanson pour la paix et l'amour rempli de drogues, les couleurs sont vives et les hippies nombreux, les chansons sont vraiment sympa et les danses très bonnes mais il y a aussi une bonne dose d'humour .

On est a Central Park a prendre de l'acide puis les chansons ne s’arrêtent pas, on passe alors au Nevada et tout ceci est un hymne au bonheur et la défonce, l'ambiance est là et elle est remarquablement bonne .
Hair n'est peut être pas la meilleur comédie musicale qui existe mais elle est un très bon moment de joie et de couleurs qui pétillent .
kibruk
kibruk

197 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2010
Étonnant que Forman ait repris en 1979 cette comédie musicale déjà démodée pour en faire un film. Pour montrer ce qu'a été le mouvement hippie il y avait peut-être mieux à faire. Certes, musicalement certains morceaux sont cultes (ce n'est pas non plus les Blues Brothers ou encore Rocky Horror Picture Show), mais cela n'arrive pas à compenser une mise en scène qui n'a rien d'enthousiasmante. Forman est un réalisateur bien trop classique et sage pour illustrer ce sujet, par exemple la scène sous acide est plus kitsh qu'impressionnante (à comparer avec celle d'Easy Rider). Si l'ensemble n'est pas déplaisant, on ne peut toutefois pas y voir un film témoignage d'une époque. Son scénario est bien trop naïf et artificiel.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2016
Un an après Grease, le film Hair (la similarité des titres est amusante et s'ajoute à l'immanquable parallèle) est un mélange de comédie musicale (réalisée par Milos Forman, ce n'est pas rien) et de phénomène de société. Il met surtout en scène le monde hippie. Si on le regarde pour la première fois après avoir vu Grease, on sera surpris à quel point les films s'opposent en cette période sociétale bouillonnante ; on s'étonnera du peu de romance et du caractère encombrant, quoique très altruiste, des hippies ; une mentalité plus que louable spoiler: pour laquelle un personnage payera, et c'est ainsi que le film finit
. Si l'ambiance a du mal à prendre, spoiler: cette fin a de quoi arracher le cœur,
car malgré sa discrétion qui la fait se cacher derrière une musique innocente, elle justifie une certaine paranoïa vis-à-vis de la discipline à l'armée qui ferme toute échappatoire et bloque la justice la plus élémentaire. On peut probablement définir une école "Grease" et une école "Hair", tout comme on peut quasiment séparer les fans de Michael Jackson et Prince en deux clans opposés, mais les deux (dans les deux cas !) valent largement la peine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 août 2018
Revu en ce mois de juillet 2018 avec un grand plaisir et un vrai bonheur sur un grand écran parisien, en version originale sous-titrée. Sorti en 1979, soit dix ans après l'apogée du mouvement hippie, et après la guerre du Vietnam, ce décalage temporel a permis à Milos Forman de livrer une vision réfléchie sur un contexte complexe de mutation sociale profonde de l'époque, ce qui n'empêche pas non plus la spontanéité d'être au rendez-vous. Dire que le film n'a pas été un succès commercial aux Etats-unis parce qu'il est sorti trop tard est faux. Si le mouvement hippie était fini (du moins pour le moment), le récit de GREASE, avec John Travolta, sorti l'année précédente, se déroulait dans les années 50, soit au moins dix ans plus tôt. Il est possible que le succès considérable de ce dernier ait un peu éclipsé HAIR. Aussi, si les deux comédies musicales peuvent séduire par leur fraicheur, la qualité des chansons et des chorégraphies, le talent des interprètes... sur des thèmes universels qui font que la jeunesse (y compris celle d'aujourd'hui) peut s'identifier facilement, HAIR est plus politique et subversif. Il a pu déranger davantage, ce qui peut expliquer que son public a été moins large. En France, avec plus de deux millions d'entrée en salles, ce fut un succès tout de même assez important. A titre de comparaison, c'est à peu près autant que pour SHINING de Kubrick, un autre film devenu culte qui sortira l'année suivante. En soi, GREASE n'est qu'un film très moyen, sauvé par le charisme de Travolta, alors que HAIR peut-être considéré comme un chef d'oeuvre. Mais si HAIR conserve une force étonnante près de 40 ans après sa sortie, au-delà de la nostalgie qui contribue bien sûr à son charme, c'est parce que son propos est non seulement universel mais aussi intemporel, ne s'étant justement pas laissé enfermé dans la mode d'une époque. Sa portée va bien au-delà.
Remarquablement bien rythmé, les parties dialoguées et chantées se succèdent et s'enchainent naturellement, avec contraste et justesse, le réalisateur sachant aussi merveilleusement bien laisser place au silence, oscillant entre légèreté et profondeur. La filiation de l'esprit hippie avec diverses philosophies antiques où l'individu est en quête de bonheur, dont le cynisme et l'épicurisme notamment, se manifeste dans des scènes déjantées ou des séquences intimes et hédonistes dans la nature. De même, le croisement entre la culture américaine et la sagesse orientale apparait judicieusement dans les codes et les rites de la contre-culture, sur le thème du choc des civilisations. L'énergie qu'un pays déploie dans son armée et son combat dans la guerre n' épouse pas celle qui anime les manifestations pour la paix et l'amour, comme le yin et le yang, enlacés, opposés et indissociables sur un même symbole?
Le jeune et naïf Claude Bukowski quitte sa campagne et sa famille pour partir à la guerre du Vietnam. Sauf que tout ne va pas se passer exactement comme prévu. en cours de route, alors qu'il souhaite visiter New-York, il rencontre une bande sympathique de jeunes hippies qui vont l'initier à leur monde, entre consommation de drogues, amour libre, rejet des conventions sociales et révolte contre l'autorité: Un univers apparemment radicalement opposé à l'armée. Il tombe amoureux d'une jeune fille, le groupe passe de très bons moments, mais Claude doit partir s'engager. Or Burger, son nouvel ami déterminé n'en a pas vraiment envie... On n'a jamais vraiment souligné à quel point cette histoire d'amitié intense, belle et tragique, atteignait des sommets, jusqu'à un final renversant, dans la lignée de l'histoire des deux héros des EVADES de Franck Darabont, d'après Stephen King, qui sortira quinze ans plus tard. C'est comme si une partie des critiques ou du public ne s'en était pas vraiment rendu compte. Une histoire d'amitié sublimée, transcendée par delà la vie et la mort, par le sacrifice, au nom d'un idéal de liberté et d'amour.
L'esprit provocateur dans la tonalité, la volonté de ces jeunes se libérer d'une société conservatrice, bourgeoise et répressive, la quête identitaire et le désir d'émancipation sexuelle sont restitués avec justesse, dans un film à la fois drôle, délirant, nostalgique, et émouvant. Les structures et les schémas sociétaux classiques tels que la famille, la transmission parentale, et le couple sont remis en cause, non sans ironie. Pour devenir soi-même et non ce que les parents et les autres veulent faire de nous, pour s'aimer et pouvoir aimer l'autre, il est parfois nécessaire de se révolter et de transgresser des règles, pour défendre des valeurs, amener des prises de conscience et des remises en question afin de faire évoluer les moeurs et progresser la société. Le cinéaste parle du conflit de l'individu face à une société qui ne lui convient pas telle qu'elle est, parce que celle-ci ne l'accepte pas telle qu'il est, et partagé entre le principe de raison et le principe de plaisir, il doit trouver un équlibre. L'examen sociologique de la profonde mutation sociale qui secoue le monde à cette époque, à travers le parcours d'apprentissage initiatique de ces jeunes est subtil, associant un humour jouissif ou tendre à la passion et au sentiment de révolte.
Le réalisateur réussit à nous transporter dans un trip qui est tantôt euphorique, tantôt un élargissement de la conscience, sans avoir eu besoin de prendre de LSD. 40 ans après mai 68, l'esprit hippie n'est pas mort, il a continué d'évoluer dans la société sous une autre forme, à travers le new-age et internet notamment.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2023
Délicieusement kitch, avec des comédiens devenus ensuite célèbres. Une BO formidable qui n'a pas vieillie. Let the sunshine in ! Toujours d'actualité.
Jurou76
Jurou76

15 abonnés 60 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 septembre 2008
A quoi Hair doit-il alors son généreux statut de film culte ? Peut-être tout simplement pour avoir marqué son époque et eu un certain succès lors de sa sortie, mais aussi par son évocation du courant Hippy, tant par ses idées, que par ses influences musicales. Hair permit dans un sens à ces années Hippies de perdurer, en percutant un plus large public. Mais le film semble tout de même assez vieillot et démodé. Si la chanson finale, la seule vraiment célèbre, Let The Sun Shine In, permet de nous réveiller, les autres n’attirent que très peu notre attention, étant globalement assez soporifiques, sans unité ni grand intérêt musical. La curiosité principale se concentre alors sur la façon dont la culture Hippy est approchée, dans sa dimension à la fois politique, musicale ou encore vestimentaire. Ces jeunes nous paraissent être de beaux rêveurs, systématiquement contestataires, et aimant souvent faire preuve d’impolitesse et d’un franc manque de savoir vivre pour tenter de porter haut et fort leurs idées. Il n’est point là mon but d’apporter un quelconque jugement, mais juste me contenter de transcrire mon ressenti sur la vision du courant Hippy, tel qu’il nous est présenté ici. Aujourd’hui, le film nous paraît bien lointain, et ne nous touche guère. Milos Forman ne parvient pas à passer outre les difficultés soumises par la comédie musicale. Sa mise en scène manque vraiment de rythme. Ni les cadres, ni le montage, ne donnent une réelle dynamique à l’ensemble, qui nous paraît bien figé. Et la majorité des chansons lentes ne peuvent venir compenser nos courbatures. Restent donc une succession de tableaux stoïques, aux chorégraphies parfois approximatives et hasardeuses. Mais ces impressions ne sont-elles qu’en réalité le reflet d’un certain décalage du courant Hippy ?... Peut-être le courant Hippy doit-il tout simplement la persévérance de son mythe grâce au film de Milos Forman, sans qui, aujourd’hui, aucune trace n’en serait le témoin pertinent...
Backpacker
Backpacker

93 abonnés 794 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2007
"Hair" a un peu vieilli mais demeure un film culte à plus d'un titre. Ses multiples dénonciations d'injustice sociale et de la guerre du Vietnam, ses chansons engagées et sa mise en scène enjouée y sont pour beaucoup... Kitsch mais magnifique...
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2020
N'étant pas un grand fan de comédie musicale, je ne donnais pas au film beaucoup d'espoir. Il a su me toucher par son histoire et ses personnages. La fin est intelligente, et porte le message du film jusqu'au bout. Le réalisateur met ses personnages au service de l'idée motrice et ne tombe pas dans le piège de sauver ses protagonistes au dépit de son film.
Olmo
Olmo

56 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2010
Pamphlet anti-militariste, comédie musicale culte, fresque des sixties, Hair est tout cela, porté par des acteurs au diapason : Treat Williams, John Savage, et tous les autres...
Caine78

7 778 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2007
Une formidable comédie musicale. Le scénario est plutot intéressant et le film a le mérite de s'intéresser à une culture peu évoquée au cinéma : les hippies. Le contraste entre les gens de la haute bourgeoisie et les sympathiques marginaux est ici décrite de manière drole et efficace, prenant bien sur parti pour les hippies. John Savage et Treat Williams sont très convaincants, et la fin, lourde dénonciation contre la guerre du vietnam, restera dans nos mémoires. Les chansons et les chorégraphies sont elles aussi très réussies, bien qur tout de même nettement dominé par Aquarius, la chanson d'ouverture, et Let the Sunshine in, la chanson de fermeture. Excellent.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2015
Milos Forman met son talent de réalisateur au service de l'adaptation de cette fameuse comédie musicale, créée auparavant sur les planches de Broadway avec grand succès. Et il réussit son pari : le long-métrage est rythmé, souvent drôle, parfois plus dramatique. Toutes les scènes chantées et dansées sont réussies. Le film, au message fortement antimilitariste, symbolise toute une époque, celle des hippies et des mouvements de protestation contre la guerre du Vietnam.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

258 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2017
Hair est un bonne comédie musicale.
L'histoire est plutôt sympathique, malgré le fond géopolitique plutôt sombre (la guerre au Viêt Nam).
Les acteurs sont plutôt bons et polyvalents : ils jouent bien, ils chantent bien et ils dansent bien, notamment John Savage et Treat Williams. Le film arrive à transmettre son message, une très belle image de la communauté hippy, sans niaiserie ni condescendance. Le film est un vrai feel-good movie. Les personnages sont extrêmement attachants : surtout Claude et Berger.
Les chansons sont très bien, très entraînantes. Let the Sunshine In est culte (j'ignorais que la chanson venait de ce film).
Une des comédies musicales les plus agréables à regarder.
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