American Sniper
Note moyenne
4,1
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1 500 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 février 2015
Avant que vous ne fassiez une bêtise, j'ai testé pour vous : American Sniper.
Parmi les récents, j'avais trouvé Million Dollar Baby et Gran Torino plutôt touchant mais Invictus terriblement mauvais. J'avais envie de voir ce que le conservateur avait à dire sur l'engagement américain au Moyent-Orient. Bien mal m'en a pris. Eastwood est comme le vieil oncle qui devient un peu plus raciste chaque année. On sent que l'âge amplifie son conservatisme et son patriotisme. Le résultat est un film de plus de deux heures, avec le drapeau américain qui flotte en filigrane. L'éloge de l'impérialisme belliqueux représenté par un héros de l'Amérique (Bradley Cooper). Un texan ultra-musclé, misogyne et fan de rodéo qui descend des musulmans. La fin essayera de vous faire verser une larme. Le scénario n'a aucun intérêt, mais puisque c'est une histoire vraie. La réalisation est plate et sans rythme. Comme dans Invictus, des grands plans larges et aériens réalisés numériquement donnent envie de vomir. Le strabisme de Cooper m'aurait faire rire si la place ne m'avait pas coûté 15 euros, satanée livre sterling. Fuyez.
Capucine L.
Capucine L.

33 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2015
Clint Eastwood vend du beau, du grand, du whaou avec ce film !

On s’attache au personnage. Pour les soldats, c’est un vrai modèle, une « légende » comme il le surnomme. On retrouve dans ce film un réel éloge à la personne. Néanmoins, on y découvre les effets négatifs de la guerre, soit des petits problèmes mentaux, des traumatismes. On peut observer une certaine progression du personnage.

Certaines scènes sont violentes, voir même barbares, elles nous montrent les horreurs produites par la guerre. On fait face à la réalité. Cependant, il y a quand même quelques longueurs. On a plus ou moins hâte que cela se termine, est-ce parce qu’il y a comme une sorte de malaise ?

La fin, connu de tous, clôture très bien ce film. Elle pourrait dénoncer l’autorisation du port d’armes dans le pays. Le générique finale, qui est sans musique, pousserait presque le spectateur a sortir de la salle dans le silence comme pour respecter la mémoire de ce combattant.

Rien à redire sur le casting. Bradley Cooper est tout simplement majestueux dans ce rôle. Cela fait plaisir de le découvrir dans ce genre de film, cela change des précédents. Il est vraiment très bon, une nomination aux oscars amplement mérité. Sienna Miller est tout aussi bien, elle délivre une forte émotion et fait comprendre ce que ressent toutes les femmes des soldats qui partent défendre leur pays. Des deux parties, un réel message est passé.
rcan
rcan

70 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2015
American Sniper raconte la vie de Chris Kyle, Navy SEAL, envoyé en Irak en tant que sniper. Son but, protéger ses camarades. Petit à petit, il obtient la réputation de meilleur sniper américain et on le surnomme "La légende", suite aux 160 personnes qu'il a tuées. Sa réputation va se propager au delà des lignes ennemies, si bien que sa tête et mise à prix. Très vite, il va se retrouver en danger.

American Sniper est un film très patriotique mais très bien réalisé. La violence y est présente et aurait très bien pû tomber dans l'excès si le film n'avait pas été réalisé par le grand Clint Eastwood. Sa réalisation est impeccable, il filme la guerre de façon très réaliste avec une superbe photographie. Le son et la musique sont très bien placés si bien qu'a certains moments, on ressent des moments de stress, de pression. spoiler: Notamment le moment où Chris Kyle doit décider d'abattre ou non l'enfant qui a ramassé le lance-roquette.
. Bradley Cooper joue remarquablement bien, on s'attache à lui tout au long du film. Il passe par plusieurs stades psychologiques tout au long du récit. (il est d'abord un homme "normal", bien dans sa peau jusqu'à ce que la guerre le change et qu'il soit hanté par son passé en Irak). Il donne une très bonne interprétation de son personnage ce qui rend le film d'autant plus poignant.
On est tenu en haleine tout le long du film, particulièrement lors des scènes en Irak, où Chris Kyle doit faire certains choix comme abattre ou non des personnes, sans être totalement sûr qu'elles représentent un véritable danger. Dans ces cas-là, il n'y a personne pour lui ordonner de tirer ou de ne pas tirer. C'est à lui de voir mais si il se trompe, il devra répondre de ses actes.

Les passages hors d'Irak, lorsque Kyle est de retour dans son pays comportent parfois quelques longueurs mais ne sont pas trop dérangeantes car très vite, on est replongé au cœur de l'action.

L'entrainement militaire est bien fait, pas trop long mais complet de manière à ce qu'on puisse voir tout ce qu'il doit faire afin de se préparer à la guerre.

L'émotion est également présente tout au long du film. spoiler: Surtout lorsque Chris Kyle apprend que ses compagnons sont blessés voire morts. On ressent la colère en Chris Kyle et le désir de venger ceux qui sont morts sur le champ de bataille.
. La musique est parfois peu présente mais très bien dosée. Elle intervient surtout lors des scènes d'actions ou d'émotion.

La dernière scène d'action est vraiment incroyable. spoiler: Lorsque Chris Kyle tire sur le sniper ennemi, le ralenti de la balle est excellent. Après que celui-ci soit abattu, Chris Kyle et son équipe sont repérée par les insurgés ennemis, tout espoir est quasiment perdu. La tempête de sable arrive juste à temps, si bien que l'équipe arrive à rejoindre le convois et ainsi s'enfuir. Ces scènes, se passant pendant la tempête de sable sont très bien filmées avec toujours ce réalisme époustouflant.


spoiler: Petit point négatif, à la fin, un passage aurait dû montrer comment Chris Kyle est mort et pas seulement une simple phrase mentionnant son assassinat.


De plus, on ne sent pas ces 2 heures et 12 minutes de film passer. Clint Eastwood nous prouve une fois de plus qu'il est un des meilleurs réalisateurs et que malgré ses 84 ans, il a toujours autant de talents et qu'il est encore capable de réaliser d'excellents films!

Bref, American Sniper est un excellent biopic à voir au moins 1 fois et à revoir !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 février 2015
Sans aucun doute, si ce film a fait un box office record aux USA ($89,269,066 au premier week end de sortie), c'est qu'il s'adresse très directement aux américains, leurs valeurs et leur actualité. Tel un portrait de société, Clint Eastwood arrive encore à dépeindre un cadre et une réalité avec d'excellents acteurs. En effet, on retrouve cette façon de décrire une facette des USA à travers un quartier, au sein de familles américaines comme dans Gran Torino. Mais attention, adapter l'histoire vraie d'un "héros" de guerre présuppose quelques subtilités...(lire la suite sur le blog)
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 février 2015
Du point de vue cinématographique, c'est extrêmement simple : il n'y a absolument aucune scène qui fonctionne. C'est l'écriture qui est une catastrophe : "Vas-y, fiston, maintenant qu'on est au milieu de la rue, tu peux prendre la grenade. Tu la montres bien aux Américains, hein ?" ou "Et en culotte, dis, je te plais, en culotte ?". Aucun plan ne se rattache au précédent (et encore moins à celui qui suit). Les personnages n'ont aucune profondeur (vous savez ce qu'elle fait dans la vie la femme de Chris Kyle ?) et se répètent inlassablement. (Tout ce que l'on voit a d'ailleurs déjà été vu dans Démineurs ou dans Zero Dark Thirty, mais avec une complexité des sentiments qui est passée à des kilomètres au-dessus de la tête d'Eastwood) Toutes les absurdités du cinéma sont réunies là. On dirait du John Ford. Du point de vue moral, on finit par ne plus savoir si Clint Eastwood est sérieux dans cette approche tellement manichéenne du monde. Mais les derniers plans du film, qui reprennent pour illustrer le générique des éléments de la réalité (encore une brillante idée de cinéma, comme dans Argo !), dissipent tous les doutes. Le film que vous venez de voir était bien à la gloire totale de ce tireur d'élite de l'armée américaine qui a abattu à lui tout seul 160 Irakiens. De voir Eastwood retomber ainsi dans ses très très vieux démons (cette fascination des gros calibres !) ("Ouais, chérie, je t'aime bien culotte, mais vas-y, enlève-la !" dit le héros à sa femme un vieux colt à la main...) fait d'American Sniper l'un des films les plus terrifiants de ces dernières années. Mais on comprend aussi en passant pourquoi le monde en est là où il est.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 janvier 2015
Déçu par ce film pourtant encensé par les critiques, l'histoire ne m'a jamais vraiment captivée malgré de bons acteurs.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 février 2015
Je suis abasourdi par l'ampleur de la promotion de ce film, la promesse d'un Oscar admise à l'unisson, la bienveillance surprenante des critiques de la presse française, là où je n'ai vu moi que la caricature la plus odieuse de la bêtise américaine avec son patriotisme de charbonnier, son immaturité géopolitique, sa valorisation militariste insoutenable, son manichéisme et ses certitudes puérils, ces corps maladivement gonflés à la levure pour substituer à la faiblesse du jugement le volume de la force, cette virilité dans le langage, affectée et convenue, qui renvoie tout l'opposé...

A travers ce mauvais film, mais surtout du succès qu'il rencontre outre-atlantique, je découvre des codes culturels partagés qui sont au-delà des préjugés que je m'en faisais. J'aurai souhaité qu'en France, on soit sidéré comme je l'ai été. A l'inverse je découvre une contagion des esprits qui m'inquiète.
Merci encore aux qq critiques sans pitié, refusant l'artifice pédant d'une éventuelle double lecture, car sincèrement rien dans ce film ne la suscitait.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mars 2015
Pendant 2h15 j’ai espéré voir le film sortir de son patriotisme, de son américanisme, de son manichéisme, j’y ai presque cru et la fin a achevé de me convaincre qu’il n’y a absolument aucun nuance à chercher dans ce film. Clint Eastwood sert juste une histoire à la gloire d’un soldat héros des Etats-Unis, grand défendeur de la planète.
Si le film était allé au bout de son raisonnement, au bout de son histoire de soldat transformé en héros mais écorché par la guerre, j’aurai pu y croire et passer un bon moment. Sauf que non, il ne fait pas ça, on voit bien Kyle être un peu torturé mais ça ne va jamais bien loin et tout finit par rentrer dans l’ordre. Si le film n’avait pas fait ça, il aurait mérité 3.
Car en plus d’avoir une histoire tire larme et glorifiante des soldats, American Sniper se permet en plus de n’être ni original, ni bien réalisé, ni tendu. Ce n’est pas original car un film sur un soldat ravagé par la guerre on l’a déjà vu mille fois, et en mieux (ais-je besoin de citer Full Metal Jacket, Apocalypse Now, Jarhead et même Rambo ??). Car on a déjà vu mille fois l’histoire du soldat qui est un bon père de famille avec sa femme aimante qui l’attend sagement. D’ailleurs le film soi-disant tiré d’une histoire vraie se permet de romancer pas mal cette partie.
Ce n’est pas bien réalisé car les scènes d’actions sont soit molles (peut-on seulement le comparer à La chute du Faucon Noir, Démineur) et indignes de Eastwood, soit illisibles (la scène finale, perso je ne vois rien, comment puis-je avoir peur ?). De plus les fréquents aller-retour Irak/USA casse le rythme et font perdre au film son liant. On repassera aussi sur le fait que ça soit un Sniper, la préparation d’un tir prend à peine 2 minutes, et bien sûr ça finit toujours dans le mille.
Et ce n’est pas tendu justement car la côté sniper est sous-exploité. Stalingrad avait tout compris. Le sniper c’est parfait pour le cinéma, de la tension naturelle, tu peux monter des séquences de 30 minutes où le mec prépare son tir, difficile de faire plus prenant. Là non…
Pour résumer, si le film avait voulu dépasser son côté patriotique, il aurait mérité 3, s’il avait osé apporter un tant soit peu d’originalité et exploiter son sujet, il aurait pu avoir 2 points de plus. Sauf qu’il ne le fait pas, donc ça vaut 1… Merci pour ce beau lavage de cerveau.
ZZelig
ZZelig

17 abonnés 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 mars 2015
Clint Eastwood n'a jamais été un grand metteur en scène contrairement à l'imagerie qui traîne chez les cinéphiles. Si on le compare avec les grands cinéastes américains, il est un bon illustrateur, n'ayant jamais signé un scénario digne de ce nom, se contentant de mettre en images. Quand il se décide de se donner un peu de mal, cela donne des films plutôt sympathiques (Honky Tonk man) ou plus complexes (Mystic River et Mémoire de nos pères). À part cela, les intrigues de ses films sont cousues de fil blanc, assez simplistes, versant dans le mélo de luxe (Million dollars baby) ou dramaturgiquement inepte comme dans Gran Torino quand le grand méchant réac devient bon et se sacrifie pour la grande cause. On oubliera les films trop faciles à attaquer comme Firefox ou les Dirty Harry. Ce cinéma classique qui se voudrait l'héritier d'une illustre tradition reste singulièrement surfait pour pouvoir prétendre à une quelconque épaisseur.

À l'époque où les cinéastes américains étaient critiques sur la guerre du Vietnam, la zone filmique a été depuis lors sécurisée. Le héros Chris Kyle voulait devenir un cow-boy, il sera sniper. La légende a changé de camp. Kyle a été élevé par un père ayant mangé trop de viande Charal sans doute. Celui-ci apprend à son fils à tuer de grands animaux et lui lègue une maxime bovine. Il y a trois espèces d'hommes : les loups, les moutons et les chiens de berger. Et il s'agit d'être un chien de berger.

Clint Eastwood enfile les scènes d'un poncif sans précédent : Kyle a la révélation de sa vie le jour où il voit avec sa femme les tours jumelles s'écrouler sur le petit écran. Il s'engage sûr d'être dans le bon camp délaissant sa femme. Imagerie médiatique ou gouvernementale = la réalité. Cela pouvait être intéressant l'histoire d'un américain naïf qui croit dur comme fer à la légende pour en devenir une. Un héros. Auparavant, le héros américain accomplissait des actions pour des idées nobles (Vers sa destinée de John Ford). De nos jours, le héros est un tueur. Surnommé « Le diable de Ramadi », Kyle revendique avoir abattu 255 personnes durant la guerre d'Irak. Le Pentagone confirme 60 tirs létaux officiels faisant de Kyle le tireur d'élite ayant tué le plus de personnes dans toute l'histoire militaire des États-Unis. Un loup selon l'allégorie envisagée. On est bien loin de L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford qui interrogeait la différence entre la légende et la réalité des faits. Nullement ici. Personne ne doute.

C’est même étonnant. Ordinairement, tuer ne va pas de soi. Il n’y a qu’à la guerre où le jeu est permis même pour de fausses raisons. En somme, il faut toujours un prétexte, un mensonge, une propagande, en somme une représentation truquée de la réalité pour que les hommes s’engagent dans une guerre pour aller tuer des ennemis qu’ils ne connaissent pas. Or, quand on réalise un film, il est logique de ne pas imprimer la légende et de trouver des zones d’ombre dans ce qui engage un pays dans la guerre. Nullement ici. Personne ne doute.

On rappellera que le 14 octobre 1990, une jeune femme koweïtienne (« l'infirmière Nayirah ») témoigna, en pleurant, devant une commission du Congrès des États-Unis qu’elle vit des soldats irakiens entrer dans l'hôpital avec leurs armes et tirer sur les bébés en couveuses. Ce témoignage a ému l'opinion publique internationale et a contribué à ce qu'elle soutienne l'action des puissances occidentales contre les armées de Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe. En fait, ce témoignage était faux. La jeune femme, entraînée par Michael Deaver, ancien conseiller en communication de Ronald Reagan, était la fille de l'ambassadeur du Koweït à Washington, Saud bin Nasir Al-Sabah. L'association Citizens for a Free Kuwait, organisée par le gouvernement du Koweït exilé avait commandité cette campagne à une agence de relations publiques Hill & Knowlton (10 millions de dollars).Le gouvernement américain aurait payé 14 millions de dollars à cette agence pour l'avoir aidé. Sans parler évidemment des armes de destruction massives jamais trouvées (le gros mensonge du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld). On est loin du cinéma américain des années 70 tellement plus offensif. Ici, les États-Unis ont raison d’intervenir dans un pays alors que ce dernier n’est pas responsable des attentats du 11 septembre. Peu importe, c’est un méchant.

Clint Eastwood n’interroge donc rien et même entre soldats, on ne parle de rien, de la situation, des doutes, de la justification de cet engagement. Après l’engagement de Kyle, le cinéaste nous offre une bonne quinzaine de minutes d'entrainement chez les seals, ce que Full Metal Jacket de Kubrick égratignait sévèrement avec les GI’s. Kyle rencontre la femme de sa vie dans un bar et ils tombent amoureux : elle aime son homme et la famille mais pas la guerre ; Kyle veut sauver ses hommes et l'Amérique. Le film devient alors en un montage alterné mécanique séquence famille - séquence guerre - séquence famille. Niaiserie totale.

Pour mettre un peu de piment, on a une vague intrigue dramatique : sniper contre sniper et bien sûr, Kyle réussit son tir mais l’ennemi n’a aucune concrétude humaine. Ce sniper Syrien avait blessé des soldats américains dont l’ami de Kyle, Biggles, alors Kyle voit rouge et se venge. Quand Kyle revient aux États-Unis, il va voir son ami à l'hôpital : « Les méchants vont le payer ! » dit Kyle à Biggles. « Tu es la légende. » lui répond son ami. Le dialogue laisse pantois. Vérification est faite : la scène décrit la balle au ralenti qui fonce vers l’autre sniper et l’atteint. Dans American sniper, Kyle touche la tête du premier coup à 100, 500, 800 ou 2000 mètres. Il se concentre un peu, se camoufle derrière un ou deux blocs et peu importe le vent ou autres ingrédients : Chris Kyle envoie ses pruneaux, vise juste, toujours sur des méchants en une seule fois. Kyle trouve même le temps d’appeler sa femme pour lui dire qu'il revient définitivement, le tout au milieu des balles qui sifflent et d’une tempête de sable qui menace.

Rien ne s’arrange au fur et à mesure que le film avance. Dans American Sniper, aucun personnage n'est développé, ni attachant ou intéressant, ni même complexe ou ambigu. Même la scène où Kyle frémit de devoir descendre un enfant (forcément) qui s’empare d’une arme soviétique avant de la laisser tomber est grossièrement appuyée. Bradley Cooper qui interprète le rôle de Kyle est aussi expressif qu’une viande sortie du congélateur. La femme de Kyle propose un tableau pitoyable de la femme de militaire, confiner à enfanter et à attendre le retour de son mari. Elle n’a aucune existence réelle et l'essentiel de sa « mission » est de pleurnicher au téléphone ou d’essayer de retenir son mari qui s'en va aussitôt car c'est une légende. Un tueur.

Les scènes de guerre s'enchainent, irréalistes au possible. Les Irakiens ou autres sont à l’égal des Indiens dans les vieux westerns. Des visages pâles, sans odeur et sans aucune humanité. La parole est refusée à l'ennemi. Aucune sueur dans ce film. La vulgarité et la bêtise sont omniprésentes notamment quand Kyle braque sa femme avec un Colt pour lui demander en plaisantant de se mettre nue. Elle prend ça avec humour et lui répète qu’elle est fière de lui. On frise l’arrêt cardiaque ou le coma devant tant de clichés.

Dans ce film de propagande, Clint Eastwood se révèle fidèle à son ambition spoiler: et le générique de fin est affligeant[spoiler] où l’on célèbre la légende avec défilés de drapeaux américains dans une hagiographie qui n’a rien à envier aux régimes staliniens (ou de l’époque du McCartysme)
. [/spoiler]L’idéologie n’a réellement aucune frontière. En tout cas, Clint Eastwood prouve que pour réaliser un tel film à la gloire de l’armée américaine et à son impérialisme qu’il n’a pas l’étoffe d’un cinéaste digne de ce nom. Son personnage, lui, n’a vraiment rien de l’étoffe d’un héros.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 mars 2015
Beaufissime, pathétique, vulgaire, complètement décadent. Une ode à la bêtise humaine.
Philippe A.
Philippe A.

9 abonnés 147 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 février 2015
tout ça pour ça il ne se passe presque rien , arrive le moment le plus intéressant et malheureusement générique de fin , déçu
Nicolas.BSN
Nicolas.BSN

95 abonnés 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2015
Un grand film qui mérite amplement 5 étoiles et des Oscars! Ce biopic de La Légende nous entraine dans les horreurs de la Guerre et la difficulté de retourner à la vie civile après tant d'épreuves. Étant un ancien militaire, je me suis senti happé par ce long métrage qui prouve encore une fois que Clint Eastwood est un réalisateur pleinement engagé.
Matthieu M
Matthieu M

17 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2015
Très déçu. Cela aurait pu donner un film plus subtil, si seulement l'angle de vue n'avait pas été celui du patriote exacerbé...
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2015
Il est amusant de voir la critique française de "gauche" (cf Télérama, Les Inrocks, etc.) qui, d'habitude, encense (et surestime?) le bon Clint, danser cette fois d'un pied sur l'autre devant ce monument chauvin à la gloire de l'Amérique de toujours, de ses héros virils, de ses armées glorieuses qui vont partout de par le monde répandre la pax americana, de ces sweet home où des femmes dévouées (et dévolues à la reproduction) élèvent des enfants si jolis qui feront plus tard, eux aussi, de très bons soldats...
On savait depuis longtemps Clint vaguement réac, mais là, il sort la grosse artillerie. Pour se dédouaner un peu, il tente bien quelques scènes du genre "la guerre est une horreur" mais ça ne marche pas car il oublie d'envisager l'ennemi. Les Irakiens sont en effet ravalés au rang de cibles, d'ordures, dont la duplicité n'a d'égal que la cruauté. Même les enfants sont des salauds naturels qui sont capables de ramasser une arme à terre pour tirer sur les bons soldats de l'Amérique!
Que font les "good guys" en Irak? Y sont-ils légitimes? Pas un seul instant Clint n'amorce le débat. Ce n'est pas son problème: il fait un film d'action dont la figure centrale est un super héros américain, point. Une étoile, car ça, papy Clint, il sait très bien le faire...
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2015
Connaissez-vous la différence entre Audie Murphy, héros de la guerre du pacifique, qui jouait, disait-on, son propre rôle de marine dans les films de guerre des années cinquante, et Chris Kyle ? Murphy tuait sans états d'âme, alors que Kyle est peiné de se voir obligé de tuer des enfants. Mais il faut faire, c'est pour sauver ses camarades et défendre la libre Amérique. Même en laissant de côté ses aspects militaro-nationalistes, ce navet de propagande est très, très ennuyeux. Il accumule les poncifs, comme l'incontournable enterrement militaire du héros, se répète sans arrêt, et le gnan gnan des scènes intimistes est du niveau d'une sitcom. Le duel entre les deux snipers, vaguement plagié de celui de Stalingrad, bien meilleur, aurait pu fournir un peu de suspense, faire appel à la subtilité, la ruse, la psychologie. Mais non, le sniper américain vise juste à 1500 mètres alors que le Syro-irakien n'atteint sa cible qu'à mille mètres. La supériorité des Etats unis éclate une fois de plus. De toute évidence, Clint Eastwood, qui, à côté d'excellents films, nous avait déjà servi quelques navets, ne s'améliore pas avec l'âge. Sa fascination pathologique pour les armes à feu s'est encore amplifiée et son patriotisme tourne à la caricature. Triste naufrage.
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