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J-c T.
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4,5
Publiée le 2 août 2013
Débutant comme un film dramatique, le film tourne au film d’exploitation violent et gore sur un homme vengeant la mort de sa famille assassinée par une section d’une division S.S remontant combatte les alliés après le débarquement de juin 1944. Poignant et servit par une belle interprétation de Philippe Noiret et Romy Schneider.
Romy portait inlassablement son histoire sur les plateaux de tournage en disant qu'elle était faite pour jouer dans des rôles dramatiques. Acharnée par son travail, elle jouait divinement bien. La réalité lui plaisait. Dans "Le Vieux fusil", tous les ingrédients étaient là, posés sur une table. Elle prenait un ingrédient à la fois, l'analysait dans les moindres détails. On retrouve donc sur cette petite table en bois : la peur, la haine, la souffrance morale et physique, le bonheur et la mort. Loin de la réalité, dans la petite ville de Montauban, l'hitlérisme envahissait l'ambiance chaleureuse d'un petit coin de France. L'étymologie de ce mot fait peur, vous glace le sang. Vous passez de l'air pur, des collines douces, l'odeur de la pierre rafraîchissant notre esprit à l'odeur infatuée des allemands. Infatué, voyez par vous même. Tuer des innocents, un devoir pour l'Allemagne Nazie. Des machines de guerre contre des paysans amoureux de leur pays... contraste saisissant. Ces derniers jouissaient de leur hargne. Avant le combat d'un homme remémorant son passé récent, il quitta sa famille. La barrière se ferma. Toute l'intelligence de Robert Enrico passe par ces petits détails qui nous font comprendre l'enfermement psychologique qui nous attend. Sans vraiment se soucier en arrivant avec sa belle caisse, cet homme aussi simple que son caractère qui déroute vers l'omniscience, parfois, trouvera ces corps ensanglantés. Passer de vie à trépas en quelques instants, l'horreur. Il ne lui resta plus qu'à s'enfuir. Mais dans une force inqualifiable, il alla chercher son fusil, emballé dans un papier recouvert d'une poussière vivant dessus des lustres. Le duel commença par la connaissance des lieux. Un duel qui semblait perdu d'avance. Mais dans un château, les cachettes sont nombreuses, et le miroir dévoile la terrifiante vérité. Passant dans toutes les pièces de ce château, remémorant les actes barbares comme les moments banaux, comme dire à sa fille de passer une bonne nuit. Toutes ces souvenances qui repassent en boucle, dans la pièce principale, où les nazis discutèrent, papotaient, ricanaient des lieux. Dans l'exacerbation la plus totale, le bon français fera payer à ces crevards, tout le mal, tout ce sacrilège qu'ils lui ont fait. Il abat les allemands comme des sangliers. Revanche. La lumière divine avec l'obscurité du château nous faisaient zigzaguer entre le paradis et l'enfer. Ce film, tourné dans un lieu paisible sera d'une cruauté sans fin. La guerre présentée ici est un vrai supplice de vérités. Philippe Noiret recevra le César du meilleur acteur en 1975. Une récompense pour lui et pour Romy Schneider. Un duo exceptionnel, éternel. Imbattable.
Ce film est un très beau film de vengeance sur fond de seconde guerre mondiale. Je suis néanmoins d'accord avec les critiques qui avancent que le casting y est également pour beaucoup. En mettant Philippe Noiret et Romy Schneider, l'intérêt est forcément accentué. En tant que fane absolue de Romy je ne suis pas objective. Cette femme est une merveille, d'une beauté et d'un charme époustouflant. Elle a irradié tous les films dans lesquels elle a joué.
Un film d'une grande intensité, très dur, qui créée une atmosphère tendue, de haine, de violence et de compassion. On vit littérallement au rythme du souffle de ce médecin, qui, pour venger sa femme et sa fille sauvagement violées et assassinées par les soldats nazis, va faire preuve d'une folie meurtrière tout aussi dévastatrice. Une traque au sein d'un site apparenté à un véritable labyrinthe. Le vieux fusil est un monument du cinéma français, mais c'est surtout un film intemporel. Sans en faire trop mais en retranscrivant vraiment bien l'atmosphère frénétique de la vengeance.
Romy Schneider en fait des tonnes dans le rôle de la femme comblée, qui irradie de bonheur en pleine période d'occupation. Elle semble vivre dans une bulle, insensible au malheur ambiant. Pas très crédible.
La vengeance pour survivre à l'horreur, voilà le choix fait par le personnage campé par Philippe Noiret. Mais qui aurait fait autrement? Suite au massacre de sa famille, un homme "ordinaire" ce transforme en justicier afin de rendre la justice. Cet homme donc, c'est Noiret, impressionnant de justesse et d’émotion, dans ce film sombre à la réalisation intelligente.
"Le Vieux Fusil" est un grand classique du cinéma Français des années 70. Un drame poignant et bouleversant sur la guerre et ses horreurs, en pleine débâcle Allemande en été 1944; une famille détruite, deux crimes horribles, un homme submergé par le chagrin et la haine : sa vengeance contre les S.S. assassins sera terrible, sans pitié et légitime. Philippe Noiret est grandiose et Romy Schneider lumineuse et rayonnante. La mise en scène sobre et efficace nous plonge au coeur du drame, avec de nombreux flashbacks sur le bonheur passé et perdu des protagonistes... Un grand film à voir.
Quand la réussite d'un film repose sur un effroyable massacre et des images parfois insoutenables. C'est la recette de ce "vieux fusil" ou Philippe Noiret y est tout simplement excellent.
Je ne comprends pas les éloges et les récompenses qu'a reçu ce film... Quel est le message ? La guerre c'est moche ? La vengeance c'est le pied ? L'homme est un loup pour l'homme ? Ca me dépasse...
Une allusion au Vieux Fusil dans « C'est arrivé près de chez vous » de Belvaux en 1992 : l'assassin interprété par Benoît Poelvoorde saisit la chevelure d'un homme et le tue en frappant sa tête contre un lavabo et ponctue son acte macabre par la remarque suivante : « Ça ne vous rappelle rien ? Le Vieux Fusil...? Le gros Noiret...? Bon film, ça. »
Car « Le Vieux fusil » est un film fédérateur, noir, pessimiste jusqu'au dénouement. Parcouru par une émotion constante, déchiré par l'horreur la plus abjecte (au paroxysme lors de certaines scènes éprouvantes).
Voila donc un film à discuter… ………………………………... Une n’ième mouture d’Horace ? Une histoire de vengance ? …………………………………
Enrico détesté par les tenants de la nouvelle vague et qui fait pourtant des films de qualité !!! Car ne nous y trompons pas, ici Noiret et Romy Schneider sont à leur top niveau… Ecoutez les nuances de l’émotion, les reflets de l’âme qui s’expriment au travers des intonations de la belle voix grave de Noiret… Un acteur simplement magnifique… R. Schneider nous subjugue dans un rôle difficile et laisse, avec talent, entrevoir ses émotions quand elle est au bord de l'abîme. Mais là où le film est le plus impressionnant, c'est au moment des flash-back qui parcourent la seconde partie. Autant de souvenirs fuyants d'un bonheur terminé. Ceux-ci justifient une haine, haine qui apparaît comme l'unique alternative au désespoir.
Mutation psychologique : Julien (Noiret) ne vit plus qu’au travers du désir de venger les siens. Et c’est la forme que prend cette vengeance qui est la plus contestable… Qui peut rendre la vision de ce film insupportable. Nous attendons, NOUS spectateurs, sa réalisation… Et plus elle est violente plus elle nous semble légitime…
C’est ce mouvement même qui anime le spectateur qui ME semble TRES dangereux. Cette démarche vengeresse, sadique, acceptée et attendue… Esthétique mortuaire soutenue par le fait que les personnages négatifs sont souvent campés de façon caricaturale, idiots ou brutes…
Voilà !
Mis à part ces réserves, le film d’E. Molinaro, bien caractéristique de l’époque où il fut tourné, qui n’a pas pris une ride, reste de haute tenue.
J'ai regardé ce film sans trop savoir à quoi je m'attendais. J'en avais entendu parler comme d'un grand film mais j'en ignorais complètement son contenu. Ce film est totalement bouleversant. Grande performance des deux acteurs. Philippe Noiret est incroyable d'émotions, Schneider émouvante et rayonnante à la fois. Nous sommes pris d'admiration, de tristesse et de mélancolie à la fois. Je n'ai pu retenir mes larmes à la fin du film. Le plus beau film de Enrico avec Les Grandes Gueules. Et François de Roubaix, que dire ? Le Morricone français, emporté par les abysses, si tôt, au début de sa carrière. Ce visionnaire de la musique contemporaine quitte une musique expérimentale et unique pour une musique tendre de mélodie et de drame. Bouleversant. Merci Enrico, merci Noiret, merci Schneider, merci De Roubaix.
Un film très émouvant , très dur et surtout très réaliste sur les horreurs de la guerre . Philippe Noiret livre une excellente interprétation de son personnage vengeur . Seul regret du film : l'image a considérablement pris un gros coup de vieux . A quand un remake ?
Excellent film. Pour une fois, une réaction réaliste et envisageable à une situation atroce. A l'instar de David Mills (Seven), le personnage principal, superbement incarné par Noiret, n'hésite pas à aller au bout de sa vengeance. Il est trop rare que l'on nous épargne le couplet du héros bafoué qui ne s'abaisse pas à une sordide vengeance ou au contraire le fait de manière extravagante. La simplicité l'emporte ici dans un scénario, certes sans surprises, mais qui tient le spectateur figé devant son écran du début à la fin. Par contre, je recommande une bonne comédie, ou quelques sketches d'un de nos (trop rares) comiques drôles juste après, afin de rétablir un équilibre indispensable ...
Le vieux fusil est l'exemple même du film qui ne paye pas de mine, mais qui marque durablement les esprits. De par ses nombreux flashbacks emplis de nostalgie, il est tel un memorial construit en l'honneur des civils disparus tragiquement. A ces moments de rêverie se succèdent des scènes de vengeance, inassouvie, menées par un Philippe Noiret jouant l'affliction mieux que personne.