Philippe Noiret, absolument formidable, donne une densité extrême à lhistoire. Celle-ci sinspire de la tragédie dOradour-sur-Glane, petit village dont les allemands, en juin 44 ont tué tous les habitants, réfugiés dans léglise, pour se venger du harcèlement des résistants maquisards. Le film, dailleurs, raconte une vengeance froide et méthodique, ce qui est moralement dérangeant, dans la mesure où on « comprend » , donc, excuse le héros qui se livre à une tuerie, répliquant à une tuerie
.Cest la guerre. Un chirurgien, père dune fillette, remarié à une lumineuse jeune femme, envoie sa petite famille dans le château familial, sorte de forteresse médiévale, pour les éloigner des tourments de la guerre et leur épargner les menaces qui pèsent sur lui. Huit jours plus tard, il va leur rendre visite et découvrir que les allemands ont massacré tous les villageois, ainsi que sa petite fille et sa femme, atrocement brûlée vive au lance-flammes. Il va se venger en enfermant lennemi dans le château et en tuant, un à un, tous les allemands responsables du massacre, avec le « vieux fusil », caché dans le clocher de léglise.