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Nico C
25 abonnés
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4,5
Publiée le 29 juillet 2018
Avec Cold Skin, Xavier Gens nous offre un film d’horreur Lovecraftien. De terrifiantes, mais superbes, créatures qui émergent de l’océan afin d’exterminer les humains ayant élus domicile sur la petite île. Une magnifique composition avec un sable sombre et le bleu perpétuel de l’océan. On peut ressentir la claustrophobie de l’intérieur du phare. Le long métrage a quelques longueurs dans le deuxième acte, mais elles sont vite oubliées.
David Oakes et Ray Stevenson sont excellents dans leurs rôles. Le premier incarne un jeune Irlandais qui pour fuir la civilisation s’exile sur l’île. Le second dans la peau du gardien de phare qui cache un sombre secret. Les échanges entre les acteurs semblent véridiques et la tension est palpable. Aura Garrido qui incarne l’une des créatures n’a rien à envier à Doug Jones. Elle communique la gamme des émotions à travers sa gestuelle, et ce, même si elle est sous un lourd maquillage.
Au final, Cold Steel ne reste pas à la surface, il plonge dans les relations humaines. La jalousie, le dégoût et l’empathie. Un excellent film qui gagne à être vu.
Bien content de ne pas avoir vu le trailer avant le cisionnage. En terme d'images et de lieu c'est vraiment optimal. On est vite plongé dans l'histoire même si jusqu'à la fin des questions resteront en suspens. Un film qui vaut le détour.
L'idée de base est sympathique, le contexte est alléchant, les personnages bien écrits. L'intrigue fonctionne globalement mais rencontre quelques coups de mou, l'auteur ayant du mal à exploiter la dynamique entre les personnages et à nourrir son récit ; outre ces quelques passages à vide, on peut regretter la toute fin assez fainéante là o on espérait quelque chose de plus. Pour le reste, on a du conflit, un objectif principal vite et clairement redéfini ; la relation triangulaire est assez forte et même quand ça stagne, ça reste assez captivant.
Franchement bon, Cold Skin est simple dans son développement, mais ce qu'il fait il le fait avec justesse. Le film offre une critique sur les travers de l'homme, de sa supériorité animale jusqu’à la colonisation et l'extermination de sa propre race. En gros le film donne une très mauvaise image de l'homme et comment lui reprocher ? Grunner finit même inférieur aux monstres qu'il croit combattre... Pour la fin par contre, on comprend le message, mais il est très mal retransmis, il aurait pu avoir tellement plus de puissance en travaillant mieux la boucle de ce cycle. Malgré c'est quelques défauts ce film est a voir ! 3.5/5
L’homme est un loup pour l’homme. Tout le monde ou presque le sait : nous sommes responsables de notre propre autodestruction, dans nos actions menées par des sentiments auxquels on ne peut échapper. Nous avons tous été conduits une fois dans notre vie par une sensation négative qui nous a poussé à commettre une, voire des erreurs à l’impact tellement fort que l’on regrette souvent les avoir commises et ce encore des années après. Voilà ce qu’illustre parfaitement le film de Xavier Gens.
Dans le domaine du cinéma de genre francophone, Gens compte parmi les metteurs en scène les plus passionnants, par ses thèmes ou même par les soucis qu’il aura connus (notamment sur « Frontière(s) »). Ici, il livre une œuvre s’inscrivant dans la violence de sa filmographie mais avec une verve poétique qui subjugue lors du visionnage. Plusieurs noms viennent en tête durant la séance, que ce soit dans le domaine du septième art, de la peinture ou de la littérature, mais jamais « Cold Skin » ne semble être un melting pot aussi bien protéiforme qu’irregardable. Du contraire même : le tout formé est d’une beauté renversante et à mille lieues de la production récente.
Ainsi, par son inscription temporelle et géographique, « Cold Skin » se place dans une confrontation à la violence inhérente à l’être humain. Bien qu’éloignés de la guerre qui se déroule, des mêmes affrontements ont lieu sur cette île avec une brutalité estomaquante. Difficile de ne pas faire le lien avec les colonies où des hommes blancs « civilisés » se sont permis de faire le ménage parmi les habitants originaux pour mieux les traiter en sauvages à éduquer. L’opposition idéologique qui se fait alors entre Friend et Gruner (impeccables David Oakes et Ray Stevenson) nourrit tout un fond qui se voit porté par une imagerie puissante magnifiée par Xavier Gens.
C’est donc un grand plaisir que l’on ressent devant ce « Cold Skin », notamment par la possibilité maintenant de le découvrir pour un plus large public là où il était auparavant cantonné aux festivals de genre. Bref, on remercie chaleureusement Condor Entertainment d’avoir édité ce titre passionnant et de lui permettre d’acquérir ses galons d’œuvre indispensable du genre européen récent qu’il se devait de recevoir le plus vite possible. Bref, foncez de suite pour découvrir ce grand film !
Esthétiquement splendide avec son ambiance glaciale et pesante en milieu insulaire, ce survival métaphorique sur la première guerre mondiale est également nanti d’effets spéciaux magnifiques, le look des amphibiens étant somptueux et hyper bien fait. Toutefois, le scénario est trop simpliste quant aux relations basiques entre les deux principaux protagonistes (on ne sait rien d’eux et leurs interactions sont réduites à peau de chagrin) et répétitif dans ses scènes de combats (chaque nuit semble être la même que la précédente). Mais le pire réside dans le manque de background des hominidés côtiers : qui sont-ils vraiment, pourquoi ne viennent-ils que la nuit sur l’île, quelle est la nature réelle de la relation entre la créature apprivoisée et Gruner, ce dernier est-il un savant-fou ayant trop joué à l’apprenti sorcier tel un docteur Moreau sur son île ? Tout cela ne sera jamais précisé et on pourrait s’en moquer si comme dit précédemment, le scénario suivait. Dommage donc, car visuellement c’était irréprochable !
Le scénario se fait la malle au bout de 20 minutes,puis on assiste ensuite à un survival bizarre entre deux hommes et des humanoïdes aquatiques vraiment intriguants.Le film est plat,peu de dialogue,où alors quand il y en a c'est assez terne,et un manque de couleur.J'ai trouvé le film plutôt gris,assez froid au final,c'est surement l'effet cherché par le réalisateur et si c'est le cas c'est réussi. Au final le film est assez répétitif,le jour passe très vite avant d’enchainer avec la nuit où la majorité des événements a lieu. Peu voir pas de surprise hormis une fin qui pour le coup est réussie.
Film fantastique qui aurait pu gagner des points en présentant un scénario un peu plus développé. L'ambiance sur cette ile isolée, les trois personnages principaux, les créatures, les thèmes abordés, bref tout le décor est une vrai réussite mais malheureusement quand le générique de fin est arrivé, je n'ai pas pu m'empêcher de me dire "tout ça pour ça".
J'ai visionne ce film sur le petit ecran de mon lecteur DVD regrettant tout du long de ne pas l'avoir vu en salles. Evidemment j'ai pense a Lovecraft, la voix of du narrateur nous rappelant qu'il s'agit d'une adaption d'un livre, les creatures evoquant les Profonds d'Insmouth. Il y a une incohrence qui m'a fait decrocher du recitspoiler: : ces creatures craignent la lumiere du soleil ou pas? Cela varie tout au long du film. J'ai quand meme passe un bon moment.
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3,5
Publiée le 9 avril 2020
Au fond, je comprends ce que Cold Skin essaie de dire et c'est vraiment admirable, mais c'est un peu trop évident, à tel point que cela ne surprend guère lors de la "grande révélation". Plus important encore, ce film consacre trop de temps à la préparation de la révélation susmentionnée ainsi qu'aux parties d'actions. Mais il oublie d'approfondir et d'explorer ses créatures et les personnages, ce qui aurait pu être fascinant. Parce que, sans aucun doute, les scènes les plus engageantes sont celles où les humains interagissent entre eux ou avec les créatures. Cela étant dit, l'histoire est excellente et il y a encore des scènes captivantes qui suggèrent que le film aurait pu être mieux. Les acteurs sont bons, Ray Stevenson, et Aura Garrido font un travail impressionnant et l'emplacement est brillamment choisi, ajoutant vraiment à une sensation sombre. Je dirais que ce film a ses mérites et de toute façons qu'il n’était pas ennuyeux...
Fan de lovecraft je ne pouvais qu'aimer l'ambiance de ce film A voir en anglais car en français..... ceux qui ont osé modifier à leur façon le poème de John keats....... aie aie aie c'est juste épouvantable, sacrilège !!! on ne modifie pas un monument comme ça !!!!
COLD SKIN est un chouette bon film à découvrir. Septembre 1914. Un navire dépose un météorologue sur un caillou d'île en plein océan atlantique. L'endroit est inacueillant au possible et le rendez-vous de tous les grands vents de la planète. Ce scientifique doit y rester 1 année. Cependant, il ne trouve trace de son prédécesseur. Le gardien du phare de l'île (2ème et dernier occupant de celle-ci) l'informe que son confrère est décédé du typhus. Malgré ce contexte difficile, notre descendant de Jules Smets décide de rester pour son boulot. Pour 1 an seul donc.... Il ne tardera pas à découvrir qu'une bien étrange (et agressive) peuplade habite les lieux également..... Cette coprod franco-espagnole arrive à extirper cette série B de son ornière pour lui conférer un noble statut. En effet, en dehors des scènes quasi-obligées d'action et de pyrotechnie, un discours de tolérance et d'ouverture y trouve son chemin. De manière étonnante d'ailleurs. A cela, ajoutons-y des effets spéciaux impeccables (splendides créatures !) et des comédiens investis (trio de casting nikel !) pour boucler la boucle. Une bien belle surprise donc pour une soiré cinoche de divertissement de qualité !