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De réelles qualités visuelles (les décors sont somptueux et les créatures sont très réussies) en partie gâchées par un script brouillon (les relations entre les deux protagonistes sont floues).
Je n'attendais pas forcément grand chose de ce long-métrage de Xavier Gens, mais au final ce film qui mélange habilement la science fiction et l'horreur se trouve être une très belle surprise. L'histoire est captivante dès le départ jusqu'à une fin plutôt réussi, la réalisation propose bien souvent des moments de tension et de suspense, les créatures sont particulièrement bien conçues et l'interprétation est très convaincante, surtout concernant celle de l'epatant Ray Stevenson dans le rôle d'un gardien de phare aux comportements pour le moins instable.
A la veille de la guerre de 14, un métérologue vient s'enterrait dans une île polaire pendant 1 an. Il partage son existence avec l'étrange et taciturne gardien du phare. Mais la nuit, d'étranges créatures aquatiques les attaquent. Si le film est original, il souffre de très grosses naïvetés. D'abord, le métérologue est une Mary Sue. On ne saura jamais ce qui l'a poussé à se couper du monde, il affiche un calme et une curiosité non-violente digne d'un bonze, et supporte l'impossible avec le stoïcisme d'une statue. Ray Stevenson en revanche est parfait en personnage torturé qui projette sa haine et son dégoût de lui-même sur l'autre. Les créatures amphibies sont malheureusement beaucoup trop humaines, mélange de Naavi africano-indien et de Abe humaniste sorti tout droit de Mignola. On ne saura jamais pourquoi les créatures se font massacrer par douzaine tous les soirs, ni pourquoi elles cessent brusquement (les efforts du métérologue ne sont, à mon sens, pas suffisant). Le final est un mélange aigre-doux décriant la peur de l'autre, la fuite de soi-même, et la fatalité. Etrange...
a l'aube de la première guerre mondiale un jeune officier météorologique récemment débarqué sur une ile rocheuse et vide d'habitants pour y mesurer la forçe des vents va devoir s'allier avec l'unique etre humain un mystérieux gardien de phare pour lutter contre des créatures amphibiens qui viennent les attaquer a la nuit tomber. cold skin est un film qui sort des sentiers battues une œuvre minimaliste qui parle de solitude,de combat pour survivre jours après jours,de la peur pour tout çe qui nous est inconnu. un film a ( l'ancienne ) qui alterne les silences pesants et les scènes de combat a l'esthétisme baroque et flamboyant une rencontre inattendu entre le film d'aventure a la jules verne et le l 'univers métaphysique a la h.p Lovecraft .
Bien content de ne pas avoir vu le trailer avant le cisionnage. En terme d'images et de lieu c'est vraiment optimal. On est vite plongé dans l'histoire même si jusqu'à la fin des questions resteront en suspens. Un film qui vaut le détour.
Bon film à mi chemin entre le drame et le fantastique. Assez fidèle au roman d'origine. Quelques longueurs mais l'ensemble tient la route et se laisse regarder sans regret.
Un film qui se laisse voir, avec une belle photographie et une intrigue intéressante...mais hélas pas assez développé. La mise en scène est parfois approximative, ce qui est également dommage...car mieux mené, ce comte fantastique aurait pu donner des résultats bien plus probants.
Franchement mauvais, pas de scénario tout est ridicule. Après seulement 15 minutes vous comprenez très vite qu'on va tourner en rond et que le meilleur des somnifères n'a pas d'équivalent que ce film lui-même.
Alors qu'il s'était lamentablement ramassé en Amérique avec son Hitman schizophrène (d'ailleurs son premier film distribué), The Divide semblait donner un nouveau souffle à sa carrière : DTV fort sympathique parlant de fin du monde et de vice humain, il faisait oublier le vulgaire Frontière(s), inutilement violent comme beaucoup de films d'horreur français de l'époque. Il marquait également la fin de ses réalisations de film de genre, le récent Budapest venant annuler l'attente que l'on pouvait avoir concernant son avenir de réalisateur de thriller ultra violent.
C'était ne pas se douter qu'aller sortir Cold Skin, petite production indépendante espagnole à l'intrigue intéressante. Deux hommes reclus dans un phare qui doivent survivre face à des hordes de monstres amphibiens revenant comme au sein d'un rail-shooter renvoyait à ces vieux films de monstre un peu parano (puisque sortis en pleine guerre froide) qu'on aurait mêlés aux western à la Wayne, époque Rio Bravo.
Le personnage campé par Ray Stevenson tient d'ailleurs tout du cowboy solitaire, au moment où son compagnon d'infortune, un David Oakes tournant son premier long-métrage, représentera mieux les héros précieux, souvent riches ou nobles, des Dracula de la Hammer (ceux avec Christopher Lee). On croirait voir le jeune compte de Dracula, prince des ténèbres qui se serait rendu héros bien plus tôt que prévu.
S'il commence très bien par la présentation de ses personnages, on relèvera surtout ses images de décors et d'extérieurs dignes de tableaux; visiblement à l'aise avec le décors maritime, Gens s'en donne à coeur joie dans les teintes ternes, grisâtres, en éclaboussant d'une mer déchaînée ses cadres joliment composés. C'est quand surgira le moment de filmer les intérieurs qu'on remarquera les premiers signes de défaillance de sa mise en scène, qui passera de l'évocation de tableaux fantastiques à des champ-contrechamp beaucoup trop communs pour maintenir la bonne veine de ses débuts.
Dès lors, tout surviendra trop vite : les rapports entre les deux personnages s'enveniment trop tôt, tout comme les attaques surviennent trop rapidement. Si cela permet de ne pas étendre inutilement le temps, il reste évident que cela jure avec les débuts posés de son intrigue, renforcés par la narration au ton historique de son personnage principal. L'immersion étant tout de même réussie, l'arrivée du fantastique permet de revoir des plans larges sublimes, certes ternis par quelques effets spéciaux pour quelques uns trop voyants, mais jouissant d'une couleur et d'une ampleur réjouissantes pour un petit film de genre indépendant.
C'est après les premières attaques que le tout se gâtera : l'arrivée d'un love-interest signait la fin de l'indépendance de l'oeuvre, qui passa alors du petit film surprenant à l'histoire de survie banale américaine, avec heureusement quelques détails sombres pour tempérer sur la beauté du personnage féminin (pas forcément celui auquel on s'attendrait) ainsi qu'une conclusion d'histoire loin du pathos annoncé.
C'est parce qu'il est en demi-teinte que Cold Skin empêche de rentrer pleinement dedans : rien ne semblant être poussé jusqu'à son terme, on ressent finalement une certaine impression de vide à l'issu, d'avoir suivi un divertissement certes très sympathique, mais beaucoup trop commun et inabouti pour en retenir des images autres que ses passages de défense de phare esthétiques et joliment construits en écho des précédents (ou des suivants).
Pas trop tourné sur l'action non plus, il développe heureusement bien ses personnages et les amène logiquement sur un climax plutôt bien écrit, qui témoignera, une nouvelle fois, du manque d'inspiration de Xavier Gens sur ses conclusions en intérieur (chose qu'il abandonnait totalement avec l'excellent The Divide) et ses compositions d'architecture de maison (il paraît difficile de pleinement se représenter le phare, alors que sa bâtisse n'est pourtant pas bien complexe).
Manquant parfois d'un peu de finesse, Cold Skin se réduit à la série b fantastique agréable quand il pouvait pousser son lyrisme et étudier la beauté d'une relation entre espèces différentes, y aller au pinceau plutôt qu'aux sabots. Le tableau qu'il nous peignait au début s'étant mué, peu à peu, en esquisse de film d'action esthétisé mais bourrin, il laisse un grand arrière goût de déception en bouche.
Du potentiel gâché, qui ferai cependant un excellent jeu-vidéo, à condition de respecter son esthétisme travaillé.
C'était ne pas se douter qu'aller sortir Cold Skin, petite production indépendante espagnole à l'intrigue intéressante. Deux hommes reclus dans un phare qui doivent survivre face à des hordes de monstres amphibiens revenant comme au sein d'un rail-shooter renvoyait à ces vieux films de monstre un peu parano (puisque sortis en pleine guerre froide) qu'on aurait mêlés aux western à la Wayne, époque Rio Bravo.
Le personnage campé par Ray Stevenson tient d'ailleurs tout du cowboy solitaire, au moment où son compagnon d'infortune, un David Oakes tournant son premier long-métrage, représentera mieux les héros précieux, souvent riches ou nobles, des Dracula de la Hammer (ceux avec Christopher Lee). On croirait voir le jeune compte de Dracula, prince des ténèbres qui se serait rendu héros bien plus tôt que prévu.
S'il commence très bien par la présentation de ses personnages, on relèvera surtout ses images de décors et d'extérieurs dignes de tableaux; visiblement à l'aise avec le décors maritime, Gens s'en donne à coeur joie dans les teintes ternes, grisâtres, en éclaboussant d'une mer déchaînée ses cadres joliment composés. C'est quand surgira le moment de filmer les intérieurs qu'on remarquera les premiers signes de défaillance de sa mise en scène, qui passera de l'évocation de tableaux fantastiques à des champ-contrechamp beaucoup trop communs pour maintenir la bonne veine de ses débuts.
Dès lors, tout surviendra trop vite : les rapports entre les deux personnages s'enveniment trop tôt, tout comme les attaques surviennent trop rapidement. Si cela permet de ne pas étendre inutilement le temps, il reste évident que cela jure avec les débuts posés de son intrigue, renforcés par la narration au ton historique de son personnage principal. L'immersion étant tout de même réussie, l'arrivée du fantastique permet de revoir des plans larges sublimes, certes ternis par quelques effets spéciaux pour quelques uns trop voyants, mais jouissant d'une couleur et d'une ampleur réjouissantes pour un petit film de genre indépendant.
C'est après les premières attaques que le tout se gâtera : l'arrivée d'un love-interest signait la fin de l'indépendance de l'oeuvre, qui passa alors du petit film surprenant à l'histoire de survie banale américaine, avec heureusement quelques détails sombres pour tempérer sur la beauté du personnage féminin (pas forcément celui auquel on s'attendrait) ainsi qu'une conclusion d'histoire loin du pathos annoncé.
C'est parce qu'il est en demi-teinte que Cold Skin empêche de rentrer pleinement dedans : rien ne semblant être poussé jusqu'à son terme, on ressent finalement une certaine impression de vide à l'issu, d'avoir suivi un divertissement certes très sympathique, mais beaucoup trop commun et inabouti pour en retenir des images autres que ses passages de défense de phare esthétiques et joliment construits en écho des précédents (ou des suivants).
Pas trop tourné sur l'action non plus, il développe heureusement bien ses personnages et les amène logiquement sur un climax plutôt bien écrit, qui témoignera, une nouvelle fois, du manque d'inspiration de Xavier Gens sur ses conclusions en intérieur (chose qu'il abandonnait totalement avec l'excellent The Divide) et ses compositions d'architecture de maison (il paraît difficile de pleinement se représenter le phare, alors que sa bâtisse n'est pourtant pas bien complexe).
Manquant parfois d'un peu de finesse, Cold Skin se réduit à la série b fantastique agréable quand il pouvait pousser son lyrisme et étudier la beauté d'une relation entre espèces différentes, y aller au pinceau plutôt qu'aux sabots. Le tableau qu'il nous peignait au début s'étant mué, peu à peu, en esquisse de film d'action esthétisé mais bourrin, il laisse un grand arrière goût de déception en bouche.
Du potentiel gâché, qui ferai cependant un excellent jeu-vidéo, à condition de respecter son esthétisme travaillé.
Une île sauvage où deux hommes philosophent sur l’existence.
Nous retrouvons la dichotomie habituelle
L’homme, face à l’adversité, qui veut tuer et l’autre qui veut parler.
Mais en face qu’a-t-on?
Des espèces de gollum qui savent nager comme dans la forme de l’eau !!!!!
Ce n’est pas vraiment de l’aventure, ça s’apparente à de la métaphysique avec sa fin en forme de boucle bouclée....
Nous retrouvons la dichotomie habituelle
L’homme, face à l’adversité, qui veut tuer et l’autre qui veut parler.
Mais en face qu’a-t-on?
Des espèces de gollum qui savent nager comme dans la forme de l’eau !!!!!
Ce n’est pas vraiment de l’aventure, ça s’apparente à de la métaphysique avec sa fin en forme de boucle bouclée....
Le scénario se fait la malle au bout de 20 minutes,puis on assiste ensuite à un survival bizarre entre deux hommes et des humanoïdes aquatiques vraiment intriguants.Le film est plat,peu de dialogue,où alors quand il y en a c'est assez terne,et un manque de couleur.J'ai trouvé le film plutôt gris,assez froid au final,c'est surement l'effet cherché par le réalisateur et si c'est le cas c'est réussi.
Au final le film est assez répétitif,le jour passe très vite avant d’enchainer avec la nuit où la majorité des événements a lieu.
Peu voir pas de surprise hormis une fin qui pour le coup est réussie.
Au final le film est assez répétitif,le jour passe très vite avant d’enchainer avec la nuit où la majorité des événements a lieu.
Peu voir pas de surprise hormis une fin qui pour le coup est réussie.
Esthétiquement splendide avec son ambiance glaciale et pesante en milieu insulaire, ce survival métaphorique sur la première guerre mondiale est également nanti d’effets spéciaux magnifiques, le look des amphibiens étant somptueux et hyper bien fait. Toutefois, le scénario est trop simpliste quant aux relations basiques entre les deux principaux protagonistes (on ne sait rien d’eux et leurs interactions sont réduites à peau de chagrin) et répétitif dans ses scènes de combats (chaque nuit semble être la même que la précédente). Mais le pire réside dans le manque de background des hominidés côtiers : qui sont-ils vraiment, pourquoi ne viennent-ils que la nuit sur l’île, quelle est la nature réelle de la relation entre la créature apprivoisée et Gruner, ce dernier est-il un savant-fou ayant trop joué à l’apprenti sorcier tel un docteur Moreau sur son île ? Tout cela ne sera jamais précisé et on pourrait s’en moquer si comme dit précédemment, le scénario suivait. Dommage donc, car visuellement c’était irréprochable !
Cold Skin est un film d'horreur qui ne fera pas vraiment peur. On suit les mésaventures d'un jeune climatologue anglais qui sera envoyé sur une île perdue dans l'océan austral pour étudier le climat durant une année en 1914. Sur place, celui-ci trouvera un gardien de phare tourmenté et des créatures pas si sympathique que cela. Rien de bien intéressant ni dans le scénario ni dans les effets spéciaux.
Bref : pour un film d'horreur, je n'ai pas tremblé une seule fois... pourtant j'avais pas chaud.
Bref : pour un film d'horreur, je n'ai pas tremblé une seule fois... pourtant j'avais pas chaud.
Des comédiens inconnus à mes yeux pour petit film plus fantastique que réellement horrifique mais qui tient la route. Il se dégage un peu d'humanité dans cette histoire ce n'est pas qu'une succession de scènes sanguinolentes et l'environnement,le cadre ont été bien choisis.
L'idée de base est sympathique, le contexte est alléchant, les personnages bien écrits. L'intrigue fonctionne globalement mais rencontre quelques coups de mou, l'auteur ayant du mal à exploiter la dynamique entre les personnages et à nourrir son récit ; outre ces quelques passages à vide, on peut regretter la toute fin assez fainéante là o on espérait quelque chose de plus. Pour le reste, on a du conflit, un objectif principal vite et clairement redéfini ; la relation triangulaire est assez forte et même quand ça stagne, ça reste assez captivant.
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