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    L'Esprit de 45
    note moyenne
    3,7
    65 notes dont 14 critiques
    répartition des 14 critiques par note
    3 critiques
    4 critiques
    5 critiques
    1 critique
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    Votre avis sur L'Esprit de 45 ?

    14 critiques spectateurs

    Zertiop
    Zertiop

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    4,5
    Publiée le 13 mai 2013
    ça faisait un moment qu'on n'avait pas revu le KEn Loach politique. On ne l'avait pas tout à fait perdu puisque c'est lui qui avait lancé le mot d'ordre ironique sur "la privatisation" des funérailles de Thatcher, mais disons que ses dernières productions s'étaient plutôt attachées à la comédie. Avec l'esprit de 45 , et cette fois dans un genre sociologique assumé, il zoome sur une période où l'Angleterre (et avec elle la France) s'est sentie pousser des ailles pour inventer une société plus solidaire. La guerre avait été si horrible qu'il fallait à tout prix calfeutrer les brèches, remettre du social par dessus le délire barbare. En montrant le cycle de construction de l'état social à l'anglaise et en l'arrêtant à Thatcher, KL énonce une vérité toute simple dans l'évolution des sociétés : chaque crise réveille un désir de meilleur monde avant d'être rattrapé par une force antagoniste. Le désir se nourrit de l'énergie de la crise, prend forme, se construit qlq temps, ce qui a été le cas en France aussi avec la construction des grands acquis sociaux entre 46 et 60 (sécu, retraites, etc), et puis un énorme couvercle se remet en place en étouffant les énergies et en brouillant les messages. Si la sociologie de Loach s'achève sur le visage hautain de Thatcher, ce n'est pas un simple propos militant : c'est le moment où en Angleterre une nouvelle forme de réalisme 100 % économique a été institutionnalisée ou plutôt réinstitutionnalisée par dessus la pensée sociale en développement. Une fois le couvercle refermé, Thatcher aurait pu dire " ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche", ça aurait été du pareil au même, le même fil conducteur de l'histoire qui reprenait, celle avec un petit H, celle du fric et de l'intérêt de classe. Mais comme Maggie était une moderne, elle s'est contentée de dire " ce sont les salaires qui plombent l'économie". On connaît la suite (à commencer par la dévastation des services publics et de l'appareil de production britannique entre les années 70 et 90 )... Le matériau de l'Esprit de 45 est celui d'une des grandes périodes de respiration de l'Histoire, de celles qui amènent des éléments neufs, et ceci au moment où la pensée libérale s'affiche comme l' alibi de plus en plus fumeux d'une nouvelle barbarie, financière cette fois-ci. Il faut secouer sa flemme cinéphilique (ça vaut pour les diffuseurs) et pas avoir peur de se nourrir de ces images d'archives et de ces vieilles paroles : leur actualité est juste sidérante. ///(MÀJ : réponse à post sur dynamisme triomphant de l'économie britannique. Source FMI World Economic outlook Avril 2013 – Prévisions 2013 : France 5e éco mondiale, Brésil 6e, Royaume-uni 7e. Prévisions 2016 : France 6e, Royaume-Uni sort du tableau de tête.... Une simple illustration de l'intox ambiante)
    Plog_Pépite
    Plog_Pépite

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    3,5
    Publiée le 11 mai 2013
    Ken Loach, patriarche et fer de lance du Cinéma Social Britannique, nous propose dans L'Esprit de 45 une leçon sur les formidables lois sociales promulguées par le parti Travailliste arrivé au pouvoir à la sortie de la 2nde Guerre Mondiale. Bien que présentant uniquement le point de vue socialiste qui est le sien, Loach développe assez longuement les différents point soulevés par ces questions sociales et convainc plutôt que persuade. Un montage soigné et ingénieux l'y aide, entre témoignages et images d'archives, le tout en noir et blanc. Si le passage assez brusque des années 40 à l'arrivée au pouvoir de Thatcher peut surprendre, le saut dans le temps devient rapidement pertinent alors que toutes les avancées sociales des années ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours : lien ci-dessous.
    wesleybodin
    wesleybodin

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    4,0
    Publiée le 10 mai 2013
    (...) Film simple dans son élaboration, trop simple peut-être pour mériter de passer sur grand écran (on se croirait souvent devant un documentaire d’Arte), L’esprit de 45 est une œuvre engagée au militantisme assumé. A contrario de ses précédentes réalisations, Ken Loach n’a pas cherché ici à faire un film de genre, il dénonce de manière frontale cette politique de dénigrement du peuple qui gagne en intensité d’année en année. L’esprit de 45 apparaît dès lors comme l’aboutissement des œuvres précédentes de son auteur.
    gemini-hell
    gemini-hell

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    3,0
    Publiée le 24 mai 2013
    Ken Loach évoque avec ce documentaire l’accession, en Grande-Bretagne, du Parti Travailliste au pouvoir à l’issue de la seconde guerre mondiale. Mêlant images d’époque (formidables documents) et témoignages contemporains (d’intérêt inégal), le réalisateur n’évite pas l’écueil du verbiage et - mais est-ce une surprise ? – se distingue surtout par son manque d’objectivité sur les événements qu’ils nous présentent. Son ellipse vertigineuse, notamment, qui nous fait basculer, le temps d’un fondu au noir, des années ’50 à la fin des années ’70 prête à sourire par le côté caricatural qui s’en dégage. Trop partial pour totalement captiver.
    tof44
    tof44

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    3,0
    Publiée le 22 mai 2013
    L'esprit de 45, de l'autre côté de la Manche, c'est un peu l'esprit de 36 ici. Et l'esprit de 36 ici, toutes proportions gardées, c'est un peu l'esprit de 17 à Saint-Pétersbourg, affrontements sanglants et massacre de famille royale en moins. Des avancées sociales, l'émancipation de la classe ouvrière... mais aussi des lendemains qui déchantent (les purges et le totalitarisme en Russie, la défaite et la collaboration en France, Margaret Thatcher en Angleterre). Donc, si quelques spectateurs inattentifs (ou alors très cons) doutaient encore du bord politique vers lequel penche Ken Loach, ce documentaire devraient parfaitement les éclairer (ou alors, ils sont vraiment très, très inattentifs...) : le type est un sale gauchiste. Et fier de l'être ! En donnant la parole à des vétérans témoins et acteurs des réformes sociales engagées en Grande-Bretagne par le gouvernement travailliste après la Seconde Guerre mondiale (un peu comme le programme du CNR chez nous), Loach appelle ouvertement à la lutte anticapitaliste pour résoudre les problèmes actuels. Sur le fond, son intention, aussi louable soit-elle, est quand même mise à mal par un discours assez maladroitement martelé, et par un nombre incalculable de portes ouvertes enfoncées. Bref, le discours sans la méthode. Et si on se laisse parfois toucher par quelques témoignages émouvants ou révoltants, on regrette un certain manque de distance et d'humour (anglais), même si celui-ci pointe quand même par endroits. Sur la forme, pour les points positifs : un très bon montage d'images d'archives et une bande-son composée de sympathiques rengaines des années 40. Pour les points négatifs : le symbolisme pachydermique du basculement du noir et blanc vers la couleur à la fin du film (hier, aujourd'hui, même merde, mêmes combats à mener...) et la musique originale de George Fenton qui appuie un peu trop lourdement les témoignages les plus dramatiques ou certains documents d'archives (à chaque apparition de la Dame de Fer, on a l'impression de voir arriver un méchant de western). Quand il s'agit de faire passer un message, Ken Loach fait rarement dans la finesse ou la demi-mesure. "L'Esprit de 45" ne fait pas exception à la règle, on le sait, mais on l'aime bien quand même. Non, d'une manière plus générale, ce qui est un peu gênant et agaçant (et qui en dit long sur la société), c'est qu'on soit toujours obligé de convoquer les anciens pour réveiller les consciences de la jeunesse. Ok, dans leur temps, avec leurs moyens, tous ces vénérables vieillards se sont battus. Mais on est bien obliger de constater qu'ils ont perdu... Et on se demande si finalement, plutôt que le sage Spirit of '45, il ne vaudrait pas mieux voir souffler à nouveau l'éphémère Spirit of '77. No Future ?
    ferdinand
    ferdinand

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    3,5
    Publiée le 11 juin 2013
    Beau documentaire, dont les parties les plus édifiantes sont avant la guerre, et la démolition du système mis en place par les travaillistes en 45 par la vieille salope qui a eu droit à des obsèques nationales.;. Il faut regretter que la voix off omniprésente n'ait pas été doublée, ce qui allégerait l'écran déjà très chargé en textes divers, surtout pour la partie consacrée à 1945.
    Aletheia B.
    Aletheia B.

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    2,5
    Publiée le 6 janvier 2015
    Le portrait édifiant du « Welfare State » proposé par Ken Loach, s’il raconte comment effectivement l’institution d’un État social a autorisé la majeure partie des classes populaires britanniques à s’extraire d’une pauvreté endémique suscitée par les hoquets de la machines d’exploitation capitaliste, ne vient jamais discuter deux de ses fondamentaux politiques parmi les plus importants. Certes, le modèle de protection sociale avancé par William Beveridge ainsi que le programme de nationalisation des grandes industries (mines et énergies, transports et communications) apparaissent comme un mieux social en regard de l’individualisme lucratif et de la concurrence généralisée vantés par les patrons, les rentiers et leurs affidés, prescripteurs d'opinions et autres idéologues libéraux. Certes, les propos de ces vieux ouvriers et syndicalistes expliquant à quel point disposer à l'époque d'un logement social doté de sanitaires a représenté un véritable luxe inimaginable pour les locataires actuels d'appartements vétustes coincés dans des tours ou des barres de banlieue témoignent à juste titre d'une dévitalisation de la conscience de classe et de la culture ouvrière.
    Corine T.
    Corine T.

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    5,0
    Publiée le 23 mars 2014
    C'est vraiment l'esprit Ken Loach, on ne s'en lasse pas !!!!
    GnAwA
    GnAwA

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    3,0
    Publiée le 12 mai 2013
    Il s'agit d'un manifeste et non d'un documentaire, qui nous rappelle astucieusement que cet esprit de '45, où tout était possible et restait à construire dans le «vide» de l'après guerre, peut et doit inspirer les combats d' aujourd'hui. Reste les faiblesses d'un manque de nuances documentaires de ce type de 'pro manifesto' qui ramasse en 90 minutes 40 d' histoire britannique.
    thomas 17
    thomas 17

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    1,5
    Publiée le 9 mai 2013
    je suis assez troublé par la bande annonce, ce que regrette KL est que la société anglaise ne se soit pas soviétisée. Pourquoi n est il pas allé en URSS, la ou les choses se passaient? l'esprit 45 n' été possible que parce que Churchill en dépit des pacifistes de la gauche bien pensantes a sauvé son pays (et le notre) . KL nous parle des mérites de la NHS, on dirai un reportage de la propagande soviétique. pour qui a été en Angleterre et a du aller voir un médecin.... et il ne faut pas dire que ce soit Thatcher qui a mis le système a mal, bien avant c'etait n'importe quoi. Il nous parle également des citées ouvrière, vous aimez faire du tourisme, allez les voir , un petit tour a Coventry, hummm un crochet 5* à Birmingham, un vrai bonheur... je garde les autres bonnes adresses pour moi. pour un rappel historique, qui doit faire mal à KL, l’Angleterre dans les années 70 était un pays en voie de paupérisation, actuellement , c est la seconde puissance européenne, et la dynamique est telle que il y a long avant que la France la rattrape. effectivement il y a eu les mines. En france on prefere mettre 15 ans et des milliards pour en fin de compte laisser crever les pans industriels avec le plus grand cynisme. c est un bon film pour les gens qui sont déja convaincu et qui ne veulent pas se remettre en question... dans les années 70 cela aurait été distrayant (avec les films de Jean Luc Godard) maintenant c est ringard. Pour les autres, je vous encourage à lire des livres d'un autre bord afin d'essayer d avoir une vue plus "objective". Pour les plus cyniques d'entre nous, c est une excellente comédie.
    dr calligari
    dr calligari

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2013
    Beau documentaire en noir et blanc qui lance une véritable réflexion bien que l'on ait pas à faire à l'oeuvre la plus objective possible... et loin de là. Ken Loach prend parti et affirme une conviction. Il définit cependant son film comme un recueil de témoignages importants pour la mémoire collective, qui montre ce qui s'est passé à travers les souvenirs de ceux qui l'ont vécu. le film est au final relativement moralisant bien qu'il reste pour moi une remarquable travail de mise en perspective.
    Skyrille
    Skyrille

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    4,0
    Publiée le 12 mai 2013
    C'est un documentaire édifiant que nous livre Ken Loach sur trois période que sont l'entre deux guerres, l'après 2GM et la venue de Thatcher avec le libéralisme. Les images d'archive permettent de bien se représenter la situation durant ces périodes, au fil des témoignages, on se prend d’apathie pour ces personnages vrais qui nous livrent leur histoire et l'évolution qu'ont connu leur vie. Nous pouvons cependant regretter le fait qu'il manque une transition entre l’hégémonie du socialisme et l'arrivée de Thatcher au pouvoir, certes cela est du au fait que les anglais ne considéraient pas assez ces avancés comme une chance mais comme un dû, mais comment précisément a-t-elle réussi à inverser l'élan du Labour Party?.. Ce documentaire est certes loin d'être parfait, du fait du manques de transitions, de la structure trop cadré des périodes mais il nous délivre un vrai message, on sent la patte du réalisateur engagé qu'est Ken Loach est de son utopie d'une communauté socialiste. Comme il est dit, nous devons arrêter cet individualisme qui ronge le tissu social de notre société et construire l'avenir dont ces mineurs rêvaient. Il est dur de se rendre compte du caractère malsain de notre société lorsque celle ci nous compresse petit à petit, mais ce film est un bon élément déclencheur pour rallumer une conscience politique trop oubliée... A voir et à partager. L'internationale sera le genre humain!
    Marylène D.
    Marylène D.

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    5,0
    Publiée le 2 juin 2013
    Excellent documentaire, très émouvant et très instructif. Un hommage mérité à cette "working class" britannique. Ken Loach - et ces magnifiques travailleurs et travailleuses britanniques qu'il a interviewés - défendent le point de vue que si nous avons été capables de construire un état solidaire à la fin de la guerre, alors que l'état n'avait pas un sou, nous devrions pouvoir faire la même chose aujourd'hui avec nos états qui sont nettement plus riches. Un documentaire engagé donc mais dont les images d'archives rappellent la situation effroyable dans laquelle vivait nombres de Britanniques avant et juste après la guerre de 39-45.
    Fabienne C.
    Fabienne C.

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    5,0
    Publiée le 5 mars 2014
    merveilleux ken loach qui nous plonge dans les racines des luttes actuelles.
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