Covenant l'inconvenant, Covenant l'insolent. Prometheus expliquait la genèse, en cherchant l'atmosphère plutôt que l'action. Et c''était plutôt réussi je trouve.
Mais là, c'est un mauvais mélange des deux : beaucoup de séquences dressant des ponts entre Prometheus (
le vaisseau en forme de demi-donut
) et les opus suivants (
[les oeufs/couveuses/spoiler]) dans la chronologie Alien. C'est une bonne idée, mais rien de convaincant scénaristiquement dans la manière dont c'est fait : plutôt qu'un combat "normal" du vivant finalement perdu par l'homme (première partie du film), Scott amène une manigance humaine très banale (seconde partie du film), lamentable même : [spoiler]un robot Rémi-sans-famille, devenu méchant et revanchard à force de solitude, qui se laisse pousser la moustache puis se réveille un matin en géniteur et collectionneur de pokémonstres aliénoïdes, en représentant de la race (des robots) supérieure
.
Ce genre de scénario à 3 francs 6 sous (une petite moitié d'euro, soit 1/20 du prix du ticket), ça vous flingue un film SF. Ridley Scott a flingué son film et toute la trame de la série, sur ce seul motif à mon avis. Il nous casse les œufs, en quelque sorte.
Pour les scènes d'action avec les Aliens, elles sont bonnes.
On retrouve le crâne fuselé, la double mini-mâchoire façon tractopelle
. On lève les bras, on en redemande.
Mais le réalisateur succombe au modernisme dans beaucoup trop d'autres scènes :
lla séquence de tire-quéquétte entre robots,
où ils affrontent leurs égos pour savoir qui dominera le monde, qui pourra décider du sort du vivant (comme c'est original.. plus sérieusement, c'est d'une connerie, sucée de chez re-sucée), des gars "en marche" quoi (huhu); la scène d'amour et du baiser entre ces 2 robots juste ensuite (depuis les cow-boys homos du secret de branle-back gourdin, pic du zgeg's revenge, on pensait avoir "vaincu tous les tabous" comme disent les belles âmes des médias héhé, eh beh non, il restait la soupe de poils entre machines). Bouquet final de cette rencontre aussi glauque que bionique, du jamais vu au cinéma et plus loin encore : un combat d'arts martiaux entre les 2 compères, duel au sommet d'extrême-Asie !! (on touche le fond.. heureusement l'éphémère rencontre robotique s'arrête là)
. Bidet Chiot.., ..Scott, en a vraiment trop fait sur ce coup-ci, ça casse la mystique et la gravité de l'univers Alien, l'ambiance SF quoi, sans presque rien apporter à l'intrigue.
"N'alien, je m'appelle n'alien, je suis une série, comme les autres", lala, la-la-la, lala. "Alien 2018, par le réalisateur d'Alien 2017 : aurez-vous le courage d'y retourner ?" : j'en doute.
1 étoile pâtée Sheba par respect pour les autres opus de la série, en souvenir de ces bêtes de pure sauvagerie en fait, mais la boîte de croquettes premier-prix est pas passée loin.