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Un visiteur
4,5
Publiée le 14 avril 2013
Là où Kitano s'arrête en se demandant le sens de toute cette hémoglobine versée cruellement à l'écran, Ki-Duk commence. Là où tout le cinéma hollywoodien s'arrête lorsque les gangsters assassins brutaux laissent place aux pulsions froides à n'en plus finir des serials killers pour qu'on s'identifie à des charismes d'acteurs en jouant sur nos frissons, Ki-Duc commence. Ki-Duc avait commencé fort sa filmographie, puis s'était auto-parodié avec le temps, baissant le niveau, nous laissant le souvenir de ses meilleurs crus (bad guy, locataires), jusqu'au résultat: sa grosse déprime, d'après les rumeurs, et son documentaire inédit sur ça, façon joaquim phénix. Bref cette Pieta relève du miracle cinématographique sud coréen, meilleure nation du monde en 7ème art, après l'Italie qui en fut le premier flambeau suite à l'invention des frères Lumière, ayant passé la flamme ensuite aux USA, par la densité des talents et leur originalité inédite. Il revient en force, meilleur que jamais. Allah Akbar/Hallelujah. Cette Pieta tourne rond, et bien, mécanique huilée, à la précision infaillible. Acteurs merveilleux, crédibles, naturalistes, et beaux, fantastiques. Cette énième vengeance sud coréenne explore les émotions sous les motivations, les sensibilités, ou ce qu'il en reste derrière l'inexprimé, le ventre à nourrir chaque jour, l'inexprimable, la vie normale à bouffer son prochain parce que on vit une époque formidable où la hargne irascible semble être récompensée par la reconnaissance sociale si le regret en est absent. Ki-Duc s'est débrouillé pour n'être jamais trop manichéen, mélange bourreaux et victimes, brouille l'ange et la bête, condamnant tout le monde, et sauvant qui a le cœur assez puissant pour se sauver lui-même, oh la belle histoire que voilà, quitte à ce que cela n'ait aucun sens, ça fait une trace, c'est tout, là où règne le vide. C'est facile à faire, il suffit d'ouvrir le barrage de ses souffrances. Il est toujours trop tard, pas pour souffrir, on sait que c'est un peu beaucoup la vie, non, pour s'en sortir définitivement. Il y a toujours un moment où ça peut basculer. S'en prémunir est impossible. C'est l'ultime argument pour faire le bien. Pour faire le mal aussi. Ki-Duc avec sa Pieta, nous offre un bon bol de Bien. Il a créé un style qui surnage au-dessus de la mêlée. C'est trop d'effort pour vouloir aller y voir, ou pour qu'il y soit tranquille. Status quo. 1 partout. Bravo l'artiste.
La décennie 2010 /19 va montrer que le cinéma Coréen produisait ce qu il y avait de meilleur au monde. Beaucoup de réalisateurs et de très bons films. KKD livre ici un portrait sans concession de la vie en Coree du Sud et des ravages du libéralisme économique sur la vie de beaucoup de gens, à travers l histoire d un recouvreur de dettes, solitaire et sans concession. La pitié, cet homme qui n a jamais été aimé, en est dépourvu. La société à laquelle il appartient non plus. Un jour , une femme se présente à lui et pretend être sa mère. Il finit par s ouvrir à elle pour recevoir l amour qui lui manque. Mais n est il pas déjà trop tard pour tous les deux ?
Conte moral et tragique , Pieta a obtenu le lion d'or au festival de Venise. Sec, violent et sans fioriture, Pieta pourra dérouter beaucoup de spectateurs. L acteur principal est excellent.
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1,0
Publiée le 25 octobre 2020
Pieta décrit dans quelle mesure un usurier se rabaisserait pour récupérer de l'argent sur des parias sans le sou. Les méthodes de recouvrement sont perverses et extrêmement violentes. C'est dans un climat de méfiance si hostile que l'arrivée d'une femme entraîne des changements imprévus qui transformeraient complètement leurs vies respectives. Cependant il n'y a pas de bonne surprise pour personne car la femme se révèle aussi bestiale que son fils de mauvaise humeur qu'elle a quitté il y a de nombreuses années. En encourageant son fils dans plusieurs actions viles elle prouve que le sang est plus épais que l'eau. Le seul atout du film est sa représentation réaliste du ventre de la société sud-coréenne avec ses parias malchanceux qui trouvent impossible de survivre dans un monde capitaliste dur. Il a été observé à maintes reprises que les films de Ki-duk Kim ne sont pas appréciés des masses dans son pays natal car les spectateurs sont très sceptiques quant à sa vision pessimiste qui dépeint la société sud-coréenne ainsi que les femmes sous un jour négatif. C'est également le cas de Pieta car il a été récompensé dans divers festivals internationaux de cinéma bien qu'il ait été surnommé l'échec du box-office national. Pieta est une expérience cinématographique très douloureuse que seuls les fidèles admirateurs de Ki-duk Kim pourraient digérer. En ce qui concerne les spectateurs ignorant la vision misanthropique du réalisateur il est supposé qu'ils quitteraient avant la fin du film car il ne serait pas dans leurs intérêt de digérer le cynisme dur de Ki-duk Kim...
Âmes sensibles s'abstenir bien que vous allez rater un film juste énorme! Je ne connaissais pas du tout ce réalisateur jusqu'à maintenant. Ce film est une vrai claque pour moi tellement l'intensité du film est poignant entre les 2 protagonistes : le fils et la mère ... Avec un scénario à rebondissement et totalement bien pensé, on n'en ressort pas indemne ! Ce long métrage a réussi à me déstabiliser. De nombreuses scènes nous font supposer l'horreur de l'action bien que rien n'est explicitement montré. Cependant le plus intérressant est sans nul doute l'évolution de la relation entre la mère et son fils. Tout deux, en manque d'affections, ne sachant pas forcement communiquer, vont s'attacher. Grâce à ce film, on voit l'envers du décor d'une Corée su Sud en difficulté avec une population pauvre et totalement désœuvré. Pour résumé, un excellent film dramatique qui a du cœur ... dommage que celui-ci ne soit pas plus médiatisé et proposé dans de nombreuses salles ... Dommage, je suis sûre qu'il aurait pu trouver un large public.
Kim Ki-duk est certainement le cinéaste coréen dont on voit le plus de film en Europe. Comme ses films précédents celui-ci est digne d'intérêt mais au contraire de certains de ceux-là, la violence et la cruauté ne sont pas dans les images mais "sous" les images. Le film est relativement facile à suivre et la psychologie des personnages proche de celle que nous connaissons. Le film est "à voir" !
Film extrêmement sombre et violent, c'est vraiment une épreuve que nous impose Kim Ki-Duk. Mais la fin est belle, et rachète tout ce monceau de cruauté du début.
Les premières images ont fait fuir beaucoup de spectateurs tant elles étaient violentes. Le personnage principal, trentenaire, mutile ou handicape les personnes qui ne remboursent pas leurs dettes. Sa vie solitaire et sans compassion est perturbée par l’arrivée de sa mère qui l’a abandonné à sa naissance. Un film malsain, hybride entre Oshima (« L’empire des sens ») et Pasolini (« Salo ou les 120 jours de Sodome »). Pourquoi a t'il obtenu le Lion d’Or à Venise en 2012 ?
Un film assez noir (les films de la "nouvelle vague" coréenne sont rarement joyeux cela dit), un film dur, qui pourra en déranger certains, le tout filmé avec deux caméras au poing. Caméra dont on sent la présence (volontaire) dans certaines scènes, via des effets de zoom ou autre. Un début de film assez malsain qui dresse un sombre portrait du capitalisme coréen, puis le film monte en puissance tout en continuant de broyer du noir et des hommes.. Plus le film avance, plus j'ai été pris par l'histoire. Un très bon Kim Ki-duk à mon sens. Cela reste un film qui divise, qui ne plaira pas à tout le monde. D'où son intérêt.
Quels talents pour developper le morbide que ce scenario là . Mais il manque un certain manque dans certaines scènes qui empèchent de tenir finalement totalement convaincu de l'ensemble .
Pieta est un film incroyablement malsain, même si il ne verse jamais dans le grand-guinolesque. Kim ki-duk préfère en effet prendre son temps, poser sa caméra, poser ses personnages. Il n'y a pas de violence gratuite, tant toutes les scènes servent un propos très marqué sur la déshumanisation qu'entraine l'argent.
Quelle déception ! Je n'ai pu tenir au bout des 1h44 que dure le film... Film répétitif et ennuyeux à souhait, les personnages ne communiquent rien, aucun empathie sans compter les nombreuses grossièretés scénaristiques. Certains passages font même sourire tellement c'est ridicule.
Extraordinaire, comme toujours la sombre beauté du cinéma de kim ki duk est a l oeuvre. D une brutalité hors norme ce film divisera sans doute, mais il est pour moi un des grands films de l année
Du Kim ki-duk à l'état pure. Des personnages mystérieux dans une réalité froide et effrayante. Un film qui ne laissera personne de marbre, tant les sujets abordés sont perturbant et intriguant.
Ne faites pas comme les spectateurs qui ont quitté la salle en début de film, ayez les tripes de dépasser les scènes où la noirceur de l'âme humaine est à son apogée, il vous le rendra...On cherche en vain sur l'affiche un" interdit au moins de 12 ans" à minima, mais la descente aux enfers en vaut la peine. Kim ki-duk, réalisateur de génie (Samsara) pour nous emmener dans les tourments de la conscience humaine, nous plonge dans une rédemption au goût de thriller majestueusement portée par les deux acteurs principaux. le film qui vous colle à la peau des heures durant, de ceux qu'on oublie pas....