Pour ce deuxième volet de Gangs of wassepypur la qualité reste de mise. C'est drôle et captivant mais tout de même d'un léger petit poils en dessous du précèdent film. Les trois heures que dure le métrage se sentent ici,avec une demie heure de moins le film aurait été de qualité identique au précédent. Enfin c'est du chipotage car la saga Gangs of wasseypur fait partie des meilleurs films de l'année 2012.
Mettez cela si vous voulez sur le compte d'une certaine dose de masochisme, mais malgré le fait que je me sois fait chier devant la première partie j'ai regardé la seconde... Peut-être est-ce la dernière scène de la précédente partie qui m'y a poussé... M'enfin reste que la réalisateur ne sachant toujours pas ce qu'est la diversité, la profondeur des personnages, la compréhension de l'intrigue mais sachant parfaitement comment être confus et vide, on s'ennuie à nouveau. J'ai eu un espoir quand on retrouve la scène d'intro de la première partie et la séquence suivante réussie du meurtre sur le marché, qui vire agréablement dans le n'importe quoi avec un échange de dialogues drôlement absurdes par rapport à la gravité de la situation, avait tendance à le renforcer... Mais là encore après, fusillade, échanges de coups de feu, point barre... On est à un milliard de kilomètres du niveau d'un Coppola, d'un Scorsese ou d'un Leone...
En fait si on nous vend 60 ans d'histoire sur trois générations on constate que les origines durant les années 50 sont aussi vite expédiées que peu intéressantes car trop survolées. Le film a dû en désarçonner plus d'un en 2012 tant la promo et la bande-annonce ont vendu du rêve, promettant un film entre "Le Parrain" et "Gangs of New-York" (2002) dans un style qui renverrai plutôt à du Tarantino. Mais en vérité on s'aperçoit vite que le scénario est une simple accumulation de meurtres spoiler: (dont l'ultime face à face Khan vs Singh d'un grotesque sans nom) et de massacres programmés comme du papier à musique, entrecoupés un peu de parties musicales mais étonnamment éloignées du kitsh bollywoodien ou de séquences de conflits conjugaux. Ajoutons à ça une voix Off surexplicative, et une société qui ne semble pas avoir évolué en 60 ans outre qu'on passe des armes blanches aux armes de gros calibres sans omettre des armes artisanales grotesques alors qu'a priori l'argent coule à flot (?!). Les tentatives d'humour ne fonctionne pas, ainsi courir en scooter ou tenter de défoncer une porte alors qu'elle s'ouvre en tirant vers soi n'a rien de drôle , c'est juste pathétique. On a bien du mal à y voir un budget de 45 millions... Site : Selenie
Ce (très) long-métrage indien d’Anurag Kashyap de 5h20, sorti en France comme dans beaucoup de pays en deux volets de 2h40, nous raconte l’épopée de deux clans rivaux dans le milieu de la mafia du charbon dans l’est de l’Inde, depuis le début des années 40 jusqu’en 2009. En mélangeant sans complexe aucun les codes du film de mafia à l’américaine avec ceux de Bollywood, Anurag Kashyap nous livre une fresque violente et survitaminée, parfois très drôle, qui se laisse suivre avec plaisir malgré quelques longueurs. En effet, en imposant un rythme particulièrement dense et soutenu, l’histoire nous perd parfois un peu en route, dans la multiplication des intrigues et des sous-intrigues. Un mariage des genres assez surprenant, quelque part entre Bollywood, Le parrain de Coppola et Tarantino.
J'ai été un peu déçu par ce deuxième volet où aucun des personnages n'est vraiment attachant, contrairement à la première partie. Du coup la violence prend un peu le pas sur l'analyse. Au final l'ensemble reste intéressant même si un peu long du coup.
Bien moins réussi que la première partie, dont l’histoire s’étendait sur une cinquantaine d’années, cette suite ne s’axe plus que sur les tueries que provoqua indirectement la mort de Sardan Khan dans les quelques années suivantes. A travers les batailles ultra-violentes entre ses héritiers et leurs rivaux, alternant entre des scènes de fusillades sanglantes et un humour surprenant, continuent à dépeindre une Inde rongée par sa criminalité juteuse et animée par ses rêveries cinématographiques. Malgré la place prépondérante que viennent prendre les scènes musicales dans ce film, le rythme de l’action reste éreintant sur toute la durée. C’est donc bien un pamphlet social romanesque précisément documenté et chargé d’adrénaline que nous signe le très prometteur Anurag Kashyap.
Une deuxième partie peut être un chouilla meilleur que la première en raison de scènes d'action plus intenses et d'un humour plus prononcé. Un excellent film de gangsters indiens au final.
Gangs of Wasseypur - Part 2 où la guerre des gangs continue encore plus sanglant que la première partie avec toujours cette pointe d'humour. Captivant et surprenant !
Encore meilleur que sa première partie (sortie en juillet), ce Gangs of Wasseypur 2 ! Un opéra violent sur fond de vendetta familiale où les meurtres se succèdent à la vitesse de rafales de kalachnikov. La mise en scène d'Anuraq Kashyap ne lésine sur rien : hémoglobine, romance, chansons parodiques inspirées par Bollywood, que le réalisateur exècre. L'excès est le credo du film, avec un humour jouissif sous-jacent et un aspect documentaire (presque rien n'est inventé) sublimé par les artifices de la fiction. Ce film indien, clairement influencé par Scorsese et Tarantino, est une tuerie dans tous les sens du terme, son systématisme dans l'épanchement sanguinolent étant la seule chose que l'on puisse lui reprocher. Mais le scénario est en béton armé, il faut juste ne pas perdre le fil, et bien plus lisible dans ce deuxième volet de 2 heures 40. Nul doute d'ailleurs que voir la totalité des 5 heures de Gangs of Wasseypur en continuité serait une expérience encore plus gratifiante.
Trés belle réussite pour ce superbe film d'une réalisation des plus grandes productions d'Hollywood. L'atmosphere de l'histoire qui narre une guerre de gangs est parfaite, on écoute , on admire le jeu des acteurs , les plans de caméras , le montage du film digne des blockbuster américains , honnetement chapeau bas! La bande son est des plus moderne avec des séquences "techno " ou "rap" qui contraste avec ces quartiers misérables et la vie moyenageuse qui y regne Violence , tueries , meurtres , guerre de gangs pour les territoires , trahisons , situations imprévisible, tous les ingrédients des grands et bons films sont réunis sauf que les courses poursuites se font en mobylettes et les interrogatoires dans la langue locale font un peu sourire sinon chapeau bas , c'est un trés bon film Bollywoodien !! (et je n'ai pas vu le premier !)
Ayant plutôt apprécié la première partie, c'est en toute logique que je me suit attelé à la seconde. C'est cette fois-ci au tour de la troisième génération des Khans de venger la mort de leur père et grand père.
Le film jouit de même qualité et souffre des même défaut que la première partie. Les petits gros moustachu sont toujours aussi cool, le scénario est toujours aussi riche, mais hélas toujours aussi brouillon. Cela n’empêche pas au second opus de se distinguer de par son rythme beaucoup plus soutenu. Ici les morts s’enchaînent. Les fusillades se succèdent. C'est beaucoup plus sanglant et bien plus direct à l'instar des trois fils de Sardar Khan qui ne font pas vraiment dans la dentelle.
Une demi-étoile de plus que pour la première partie.
"Gangs of Wasseypur", qui se compose en deux films (sortis à 6 mois d'intervalles, ce qui est assez aberrant), est une fresque monumentale qui dépeint l'épopée sanglante de la famille Khan, et ce, sur trois générations. Le premier film est consacré à la chute du patriarche Khan, et à son fils qui devient le nouveau parrain, tandis que la seconde se penche sur le destin de ses fils. Les deux parties ont pour point commun un seul et même antagoniste: le vil Ramadhir Singh (Tigmanshu Dhulia, tout en retenue, est épatant dans le premier film et formidable dans le second). Les deux films forment un cocktail explosif assez éprouvant (sur la durée déjà, ce qui est normal, l'ensemble fait 5h20). Le film déploie par gouttes les différentes couches de son intrigue, en prenant soin de faire identifier les différents personnages par l'ajout de titre (comme le fait Tarantino). Hélas, le spectateur est parfois noyé dans la confusion (il faut dire qu'il y a beaucoup de noms et de visages à retenir). L'intrigue elle, est plutôt classique, mais riche en paiements (surtout la deuxième partie). Si les deux films vivent indépendamment, l'ensemble possède un final grandiose et achève toutes les histoires commencées dans les premières minutes de cette épopée. Anurag Kashyap n'ignore pas l'héritage du cinéma indien et utilise les chansons (de Bollywood) de manière audacieuse (les personnages ne dansent pas et c'est tant mieux), même si parfois elle peut se révéler pesante. Une musique plus sombre et plus subtile (dont le thème se répète implacablement) vient compléter l'ensemble. Un des gros problèmes du film est l'antipathie des personnages principaux, à savoir les membres de la famille Khan. Il est difficile de s'y attacher tant ils sont hostiles et semblent agir de manière incontrôlée. Les comédiens font pourtant de leur mieux. Une des forces du film cependant est la beauté des seconds rôles (il y en a une dizaine), qui sont tous ici magnifiquement caractérisés et interprétés avec soin: l'oncle des Khan, les femmes des Khan, les frères des Khan, ect. Il n'y a pas beaucoup de fausse note à ce niveau la, et c'est tant mieux. "Gangs of Wasseypur" possède de nombreux éléments comiques (c'est ce qui le rapproche définitivement de Tarantino): les personnages n'hésitent pas, dans toutes les situations, à se comporter comme des imbéciles. Kashyap porte un regard féroce sur son pays, aussi bien au niveau politique (la corruption est présente partout et un bandit peut devenir ministre) qu'au niveau de Bollywood et ses films niais ("Tant qu'il y aura ces films dans notre pays, les gens seront bernés"). Fable détonnante, "Gangs of Wasseypur" est un spectacle inhabituel, fait de bric et de broc, mais avec soin et talent.
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/12/gangs-of-wasseypur-part-i-ii.html
Riche de ses inspirations sociales, culturelles et cinématographiques, Anurag Kashyap dont le nom doit être immédiatement marquer pour ne pas être oublié, conclu son diptyque aussi fermement qu'Election (2006) dans une atmosphère Bollywoodienne copieusement partagée, autant pour que Wasseypur n'ait rien à envier à La cité des dieux (2002) de Meirelles. Toutefois comme pour Dias de Gracia (2011) les moyens de mise en scène peuvent parfois figer voir rompre le récit, essentiellement autour du personnage de Faizal, pour qu'un plan séquence s'inscrive stérilement simplement pour son faire valoir.
Le premier épisode avait été une splendide découverte, avec Gangs of Wasseypur Part 2 s’achève donc cette épopée entre les Khan et les Singh. Toujours aussi dense et chatoyant, le coté polar y est davantage développé dans ce volet mais rassurez-vous, l’humour est aussi au rendez-vous. Que ce soit cette course-poursuite improbable en deux-roues ou une filature au doux parfum de fruits & légumes ; le second degré est toujours là pour notre plus grand plaisir. Concernant l’action, vous serez forcément scotchés par une scène finale juste explosive. Indispensable si vous connaissez déjà l’histoire de la dynastie des Khan, sinon il est encore temps de la découvrir !