Pendant la promo, on nous a bassiné avec le terme "film de casse". Vrai film de genre disons nous, qui se fait rare, sois-disant. Quand tu épluches la carrière d'Attal, que ce soit chez Ruggia, Jérôme Salle, ou même déjà dans le précédent film de Barbier, l'acteur, émérite, français à pour ainsi dire, bien traiter la question. Personnellement, je trouve çà mal fait. Le rythme est lent. D'ailleurs, çà commence souple, çà finit souple. Un suspens en demi-teinte au milieu. Et hop, finis. C'est un film où tu dois t'enthousiasmer et te perdre. Au grand regret, juste un aperçu dans "Le dernier Diamant".
Très bon thriller français dont le principal atout est l'interprétation du couple Bérénice Béjo/Yvan Attal tous deux excellents, avec aussi à leurs côtés Jean-François Stévenin. Même si le démarrage est un peu lent et si le scénario est un poil tiré par les cheveux par moments (la gaffe du père dans l'ascenseur), le film maintient ses spectateurs en haleine jusqu'à son dénouement très réussi et se révèle être bien plus qu'un film de hold-up classique.
Une production franco-belgo-luxembourgeoise qui fait dans le film de casse sérieux, pourquoi pas. On suit ici la préparation du vol d'un énorme diamant à Anvers, notamment par Simon, cambrioleur et manipulateur hors pair. La première heure se tient relativement bien. Mise en scène professionnelle. Scénario sans grande surprise (oserais je dire programmatique), mais bien mené et bien rythmé. Et la prestation d'Yvan Attal et Bérénice Béjo pour que la sauce prenne. Le souci, c'est le dernier tiers. Les rebondissements prévisibles et attendus s'enchaînent : au moins ils n'ont pas accumulé les twists absurdes, sinon l'affaire aurait sombré dans le ridicule. Le scénario a du mal à construire un vrai enjeu autre que retrouver le diamant. Et les grosses ficelles ou invraisemblances sont trop nombreuses pour ne pas passer inaperçues. Par exemple, le personnage de Bérénice Béjo a du passer du temps en Belgique... mais ignore ce qu'est une mitraillette, le truc que l'on retrouve dans tous les snacks de Belgique ? Plus sérieusement, les autres sous spoilers. spoiler: Nous avons donc des policiers francophones et même français (bah oui, puisqu'ils causent avec des collègues parisiens au sujet de conversations avec un juge), qui débarquent à Anvers, totalement hors de leur juridiction et culture, sans que ça ne choque personne !
Une Bérénice Béjo qui tient un dialogue totalement incohérent lorsqu'elle retrouve Yvan Attal démasqué. Ce qui ne l'empêchera pas de faire faire une copie impeccable du diamant en quelques heures (!) et d'enfiler un déguisement improbable.
Dommage, car avec davantage de soin cela aurait pu constituer un solide film policier, vu le sujet et le cadre.
C'est toujours pareil avec les thrillers. Des scénarios complexes, des rebondissements, des intervenants multiples, le spectateur entraîné sur de fausses pistes, un dénouement aussi concentré que possible dans les toutes dernières minutes. C'est ce qu'il faut pour le plaisir du genre. Mais si le récit n'est pas soigneusement découpé, le spectateur accompagné, mis en situation d'anticiper un peu, le décrochage ici ou là n'est pas loin. Bref, en une phrase, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris et tout suivi !
DIAMANT SUR CANAPE. Le bal des voleurs organisé par Eric Barbier qui a oublié les détails qui font la perfection. L'huitre Bejo et sa perle, va s'accrocher à son rocher même à marée basse. Le florentin fait rêver mais l'expertise ne confirme pas la valeur.
Un thriller plus intelligent et intrigant qu'on en a l'habitude, ne se contentant pas de se limiter à un simple casse avec un premier rebondissement assez prévisible, mais en allant plus loin dans la manipulation et le côté complotiste. Le duo Attal-Béjo fonctionne bien et la mise en scène n'hésite pas à essayer de rivaliser avec ce qui se fait outre-Atlantique. "Le dernier diamant" n'est pas le premier à essayer mais l'un des rares à réussir.
Un film de casse mené avec élégance dans sa mise en scène au classicisme éprouvé mais qui fonctionne grâce à un scénario bien huilé et à un tandem composé d’Yvan Attal et de Bérénice Bejo qui ajoute du piment et de la romance à un long-métrage convenu mais divertissant.
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2,5
Publiée le 12 septembre 2014
Un thriller plutôt sympa un genre de "Ocean's..." version Française du pauvre, le film est agréable à suivre malgré un scénario plat, un manque de rebondissements et des ficelles bien trop grosses où tout arrive au bon moment bien quand il faut comme pour la scène de l'échange des clés mais bon on passe outre tout ça car l'ensemble est suffisamment divertissant pour ne pas faire aux détails de toute façon je ne m'attendais pas à un scénario digne des productions Américaines.
J'aurais peut-être pu accorder une seconde étoile : Éric Barbier est loin d'être le plus mauvais réalisateur français et à de rares moments, la sauce prend un peu, notamment dans la dernière partie. Mais franchement, vouloir copier les références américaines quand on en a ni le talent ni le charme, ça n'est juste pas possible. Le duo principal donne le ton : Yvan Attal - Bérénice Béjo, difficile de vendre du rêve avec cela, surtout que les deux (notamment la seconde) apparaissent en petite forme. Pour le scénario : idem, on a l'impression d'avoir déjà vu ça des dizaines de fois, ça n'est certes pas antipathique, mais quand même extrêmement limité. Alors au moins évite t-on les « twists » à gogos, mais l'intrigue est du coup tellement plate et linéaire que cela en devient vite barbant, pour ne pas dire franchement prévisible. Et malheureusement le même constat à tous les niveaux : pas de seconds rôles marquants (allez, on va être sympa et épargner Jean-François Stévenin), pas de scènes mémorables, pas de répliques faisant mouche... Juste un divertissement sans saveur et très vite oublié. On a vu bien pire, j'en conviens. Ça n'est pas une raison pour s'en contenter.
Un polar à la Française comme on peut en voir régulièrement qui n'excèlle pas dans le genre ni dans son histoire un peu trop prévisible à mon gout (même si quelque(s) moment(s) se montre inattendu ou du moins un rebondissement qui réhausse un peu l'ensemble, mais la mise en scène du scénario un peu rocambolesque puisque le scénario même s'il part sur une bonne base. Se montre relativement assez incohérent). LE jeu des acteurs est tout à fait correct, réhaussé par le tamdem des deux comédiens "principaux". Evidemment on est loin des films de braquage à l'Américaine, mais dés lors que l'on sait qu'il s'agit d'une production de chez nous. On n'a généralement pas les mêmes attentes, et pour le coup ; c'est donc suffisant. Donc oui il manque un petit quelques choses, mais le mélange entre le (bon) polar (partant parfois dans un style un peu plus thriller) et une romance qui se fond facilement dans l'histoire sans être trop "appuyé" (sans en faire trop). Rend ce film, où l'image est relativement soignée. Pas unique en son genre, mais assez divertissant pour passer la soirée. Et une fois le film lancée, les intrigues sentimentales faisant leurs apparitions, divers manipulations et j'en passe. On n'a pas spécialement le temps de s'ennuyer et c'est également un bon point. Pourquoi pas.
Encore un film sur un casse ultra sophistiqué, un diamant énorme et des bandits sanguinaires originaires des pays de l'est! Pas vraiment original, le scénario se perd en complications inutiles et rebondissements de club des cinq. Yvan Attal, en bandit au grand cœur et Béatrice Bejo en pauvre orpheline manipulée par tout le monde sont peu crédibles. Le rythme, trop relâché par moments, empêche la montée d'adrénaline du spectateur, même dans les morceaux de bravoure. Bref, film à moitié raté et sans doute inutile par son manque d'innovation.
Ça convoque pas mal de souvenirs, entre l'Arnaque et Ocean's Eleven, en tout cas pour son sujet plutôt que pour son traitement bien plus "sombre". Un mot vient quand même à l'esprit, au-delà de la performance du casting (franchement honorable) ou de la mise en scène qui imite le cinéma US sans se ridiculiser: alambiqué, pour qualifier cette fois le scénario tellement bourré de chausse-trapes et de rebondissements qu'on finit par se demander quand le jeu s'arrêtera, tant le risque de lasser devient grand. Cela étant, pour un genre que le cinéma français n'aborde pas si souvent, ça se laisse regarder.