Une chronique rurale intéressante comme témoignage d’un temps passé. On y voit en « accéléré » tous les événements de la ferme italienne du 19eme siècle. On cherche une dramaturgie. Elle est quand même présente selon les saisons et on n’est pas vraiment dans le documentaire. Le film est un peu long quand même et les personnages assez bruts il faut le reconnaître......
Film de 3h15 sur la vie des paysans italiens à la fin du 19eme siècle. C'est évident que dit comme ça, on a plus envie de fuir cette Palme d'or 1978 que de se jeter sur le DVD. Et pourtant...pourtant le film captive et les 3h passent tranquilou. C'est la vraie force du film, pas de scénario défini mais une réalisation qui capte les moments vrais, les moments de la vie de ses pauvres gens qui clairement survivent de leur faibles récoltes d'agriculteurs. Bref je m'attendais à vrai dire à m'ennuyer un peu et bah en fait pas du tout ! Comme quoi...
C'est l'histoire d'une ferme italienne exploitée par cinq familles paysannes de la fin du siècle dernier. Au long de quelques saisons, le réalisateur Ermanno Olmi met en scène la condition du paysan, son travail harassant et artisanal, sa pauvreté. Ses acteurs sont des agriculteurs; par conséquent, les personnages sont vrais, les gestes sont vrais et le film atteint une authenticité et une rigueur quasi documentaires, une approche très pure à laquelle on doit adhérer en l'absence d'une intrigue dramatique. La neutralité du ton exclut toute considération politique ou sentimentaliste, ne dirige pas le spectateur et le laisse libre, au coeur de ce récit naturaliste, de ses impressions. Les moeurs et la mentalité rurales s'expriment à travers l'anecdote et l'épisode de l'arbre aux sabots, métaphore qui résume bien la condition paysanne, en est une. La couleur du film, sombre et pluvieuse -Olmi occulte la saison d'été- exprime l'âpreté du travail et de la vie. Sans doute le film n'est-il pas toujours haletant en raison de sa lenteur et de son austérité mais, constamment, son réalisme donne du relief aux scènes les plus ordinaires, à ces incidents insoupçonnés spoiler: -la vache malade par exemple- qui rendent l'existence du paysan lombard plus précaire encore.
Palme d'Or du festival de Cannes en 1978, ce long-métrage du réalisateur italien Ermanno Olmi exige de la part du spectateur un investissement particulier. Au-delà des trois heures de pellicule, c’est bien le caractère entièrement naturaliste du récit qui surprend. En effet, on suit ainsi le quotidien de familles de métayers vivant à la fin du XIXème siècle dans la région de Bergame. Cette chronique contemplative décrypte leurs codes culturels basés sur le labeur, la précarité mais également la solidarité communautaire et la foi religieuse. Sans aucune intrigue, le cinéaste partage ces moments comme un ouvrage ethnographique, s’appuyant uniquement sur des acteurs amateurs parlant leur propre dialecte. Bref, une fresque au long cours ayant quasiment valeur de documentaire historique.
La prouesse du réalisateur, c'est d'avoir fait un grand film avec des acteurs totalement méconnus. J'ai revu ce film récemment et j'ai constaté qu'il était tout a fait possible de réaliser un film de qualité sans tête d'affiche, sans grande vedette. Ce n'est pas un film d'anthologie, c'est simplement un film humain, social ou l'étude des personnages l'emporte sur le sensationnel. Un film tyrès bien filmé avec des tons et des lumières très recherchés. Du beu travail
Long et sans rythme... Une fresque qui endort Une histoire d'une langueur monotone ! Un film qui comporte des passages interminables pour décrire une histoire déjà moult fois présentée.
Le film présente la vie des paysans italiens au siècle dernier, avec de vrais paysans de la lombardie. Or, on se lasse rapidement devant des scènes de vies banales. Pas de dialogue, jeu plus que moyen. J'ai arrêté le film au bout d'une demi heure.
Film magnifique, tellement dérangeant, tellement contraire à notre pensée moderne, cartésienne et faussement progressiste. Film admirable qui rentre au cœur de la question centrale: comment vivre? Et qui nous suggère que ces gens-là qui ´laissent faire les hommes et s’en remettent à Dieu’ sont peut-être dans le vrai.