Une suite et fin dans la lignée du brillant premier chapitre, malgré quelques grosses déceptions.
2H50 pour un film d'épouvante est une durée rarement atteinte, ce qui pose ici de gros problèmes de rythme. La structure narrative se répète vis à vis du premier film, ce qui s'avère être le problème majeur de cette suite : répétitif à souhait. Le parallèle avec le premier film est trop mis en avant, jusqu'à crée une nostalgie d'un film sorti il y a seulement 2 ans, a reprendre quelques scènes à l'identique, qui au bout de 2 heures de film et montrant encore des flashbacks, finit par lasser tant le film ne se suffit pas à lui même. Et ce malgré les brillants montages et transitions tout du long.
Autre problème majeur qui n'est pas des moindres : l'horreur.
" ça : chapitre 1 " était un film d'horreur grand public qui jouait sur les jumpscares mais également sur l'ambiance, là où cette suite ne joue que sur les jumpscares (encore une fois répétitifs à souhait, prévisibles et moins bien amenés), au final, excepté 2/3 scènes d'épouvantes marquantes
la scène d'ouverture, Pennywise et la petite fille, à la fête foraine
le reste est bien trop quelconque.
De plus, utilisant bien plus d'effets visuels qui nuisent au charme et à la crédibilité des scènes, Pennywise apparait moins effrayant malgré son brillant travail d'écriture et d'interprétation.
Voilà pour les déceptions: le manque de rythme, la structure redondante, les répétitions excessifs, le travail des jumpscares, la surenchère d'effets visuel...
Mais "ça : chapitre 2 " reste un film très ambitieux, mettant en scène de brillants comédiens, tant enfants qu'adultes, l'alchimie fonctionne à merveille, la dose d'humour est toujours présente (trop?) et rafraichissante, la dose d'émotion est également forte (mention au personnage de Ritchie) et le thème et traitement du clown et des traumas sont restés justes.
Plus complet et séduisant que le téléfilm de 1990, cette dilogie adapté de l'oeuvre éponyme de Stephen King (qui fait ici un caméo) est de ce que le cinéma d'horreur a fait de plus grand public et divertissant, et malgré les petites déceptions quant à cette suite, "ça" reste très satisfaisant.