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Freakin Geek
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1,5
Publiée le 24 mars 2014
Sortie aux Etats Unis l'année dernière sur un nombre de salles très limitée avant d'être rapidement exploité en VOD et DVD, The Canyons s'offre une nouvelle vie en Europe avec une nomination à la Mostra de Venise qui lui permet d'arriver en France entouré d'une aura destiné a faire oublier son statut d'oeuvre mineure destinée avant tout au marché vidéo.
Christian est un jeune producteur qui utilise l'argent de son père pour lancer des projets de long métrages assez médiocres. Sa petite amie Tara a réussi à le convaincre d'embaucher un acteur pas vraiment prometteur sur son nouveau projet. Découvrant qu'il s'agit en réalité d'un de ses ex, Christian va faire suivre sa copine et découvrir qu'elle a repris une liaison avec lui.
C'est bien connu, les américains ne sont généralement pas considérés comme cinéphiles mais plutôt comme des mangeurs de pop-corn incapables de comprendre les films trop bavards ou trop cérébraux. Heureusement pour lui , le réalisateur et scénariste Paul Shrader est trop estimé en Europe pour qu'on puisse envisager de sortir son film directement en DVD. Surtout qu'il fait ici équipe avec le romancier Bret Easton Ellis qui signe le scénario de cette histoire.
En dehors d'American Psycho, aucune adaptation des romans de l'écrivain n'ont donnés de bons films que ce soit Moins Que Zero, Les Lois De L'attraction ou plus récemment Zombies (The Informers). Traitant souvent de cinéma et spécialement dans son dernier livre Suites Impériales, il était normal que Bret Easton Ellis finisse par lui même écrire directement une histoire pour le grand écran cédant ainsi à la cours que lui faisait de nombreux producteurs pour cela.
Dès la première scène, les habitués des livre de Bret Easton Ellis reconnaîtront sans peine le style de l'auteur. Une scène au restaurant où l'on parle argent et sexe décomplexé on l'a lu souvent dans ses romans. Si l'histoire de The Canyons est tiré d'aucun ouvrage de l'auteur, elle ressemble en fait à une sorte de compilation de passage de l'ensemble de son oeuvre. Malheureusement, on ne peut pas dire qu'il a été spécialement inspiré pour écrire The Canyons. Encore une histoire de fils à papa qui traite les femmes avec peu d'égard et passe son temps à claquer l'argent de son père en se prétendant producteur de films.
Le casting de The Canyons est plus qu'improbable. Bret Easton Ellis et Paul Shrader sont allés cherchés entre deux cures de desintox l'ex égérie Disney Lindsay Lohan dont les déboires ressemblent bien à ceux des personnages souvent décrits par le romancier dans ses livres. Elle n'a clairement pas eu grand chose à faire pour se glisser dans ce personnage. Le rôle principal du film a été confié à la star du porno James Deen, lui aussi colle parfaitement à l'image des personnages de l'écrivain, sa première apparition dans un film non classé X montre tout de même qu'il sait jouer la comédie et qu'on pourrait bien le voir à nouveau dans d'autres long métrages avec sa tête de sosie de James Franco.
Ce n'est pas la réalisation de Paul Shrader qui va sauver le film du naufrage. Il ne se passe tellement rien dans ce long métrage très bavard qu'il en est vraiment difficile de définir son genre. Avec un budget vraiment minime de seulement 250 000 Dollars, le réalisateur n'a pas pu faire de miracles. Les nombreuses images de salles de cinéma en faillite sont clairement un message à l'intention de l'industrie qui ne donne si peu de crédit à son nouveau long métrage. On ne pourrait pourtant pas leur reprocher de ne pas avoir cru à cette histoire.
Après trois adaptation raté et l'inutilité de ce nouveau long métrage, il semblerait bien que Bret Easton Ellis et le cinéma ne fassent pas vraiment bon ménage. Si les derniers livres de l'auteur semblait déjà montré un manque d'inspiration, le scénario de The Canyons le confirme franchement. C'est donc avec un peu d’appréhension que l'on attend son nouveau livre et le scénario de la série sur Charles Manson qu'il écrit pour Rob Zombie.
Le film est pas si mal, les musiques sont top et c'est bien réalisé. Mais il manque quelque chose, on attends tout le film une chose qui n'arrive jamais.
"The Canyons" revendique de dépeindre un côté hollywoodien auto-centré aux moeurs sexuelles très libres, en décrivant des acteurs et producteurs en pleine déchéance et pertes de repères, tombant dans un jeu pervers dangereux où la vie privée n'existe plus. Si l'ambition est louable, la concrétisation est très décevante, la symbolique initiale et finale de la désertion des cinémas et des théâtres étant la seule bonne idée de l'ensemble. Pour le reste, on assiste à un enchaînement de scènes insipides, longues, trop ou mal dialoguées et manquant singulièrement de souffle. Le scénario, faible et bourré de clichés, étire tout ce qu'il raconte jusqu'à obtenir une forme de léthargie ennuyeuse et soporifique. Il y a bien un effort dans la dernière demi-heure pour catalyser l'intrigue et mettre plus de tension mais ça ne fonctionne pas vraiment, le film n'offrant pas de surprises, se ratant sur pas mal de passages spoiler: (comme la mort de Cynthia ou bien le porno sombre du quatuor) et délivrant une conclusion inaboutie. Raté sur le fond, "The Canyons" n'est pas mieux loti sur la forme, entre une réalisation sous somnifère, des cadrages de débutants, un son pourri et une photographie laide (avec des images trop jaunes ou trop sombres parfois). Concernant le casting, Lindsay Lohan est parfaite pour incarner le désastre Hollywoodien, avec sa plastique plus ou moins naturelle, son visage détruit par les excès et son maquillage grossier. Par contre, elle n'a plus d'expressions faciales (ce qui n'aide pas dans le registre de l'émotion), trait qu'elle partage avec Nolan Gerard Funk (très lisse) et le pauvre James Deen, beau gosse mais piètre acteur de cinéma. Avec un tel scénariste aux manettes, j'attendais autre chose que ce film pas à la hauteur de ses ambitions en terme de contenu et complètement torché d'un point de vue technique.
Un film au contenu le plus insipide qui soit. C’est plat, filmé sans grande conviction et plutôt mal interprété par entre autre l’ancienne starlette Lindsey Lohan incarnant a l'écran une star du porno. L’ensemble vole très bas et demeure d’un ennui mortel.
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1,5
Publiée le 8 septembre 2014
Que pouvait-on attendre d'un film qui à fait sa promo uniquement grâce aux scènes de nue de Lindsay Lohan ? Bah finalement pas grand chose, le film est annoncé comme étant un thriller et bien je cherche encore cette partie pourtant le scénario est écrit par Bret Easton Ellis l'auteur du roman qui a donné naissance au film "American Psycho" mais bon là l'histoire est sans intérêt il ne se passe rien, il n'y a pas de tension et surtout aucun enjeu ce qui est embêtant pour un thriller pourtant faire un film sur l'abus des producteurs ou autres ça aurait pu être pas mal mais là ce n'est pas le cas c'est tellement insignifiant que je me suis même parfois demandé ce que j'étais entrain de regarder et dire que c'est un film produit en partie par les internautes...
Il y a du bon et du mauvais dans ce film. De très bonnes idées surtout mal exploitées, des scènes plutôt hot avec Lindsay. On a des relents des "Les nuits avec mon ennemi" malheureusement, on ne voit pas assez le côté psychopathe et dangereux du principal protagoniste. Des longueurs, bref, pas franchement mauvais, mais pas franchement bon non plus.
Franchement grosse surprise avec ce petit thriller pseudo érotique réalisé par Paul Schrader et sorti en 2013 duquel pourtant je n'attendais rien ! Rien en effet car déjà Schrader n'a pas réalisé que des bons films, c'est peu de le dire et puis car le film se tape quand même de sacrés mauvaises notes ! Mauvaises critiques que je ne comprends à vrai dire pas tellement puisque j'ai de mon côté trouvé le film assez riche. Nous suivons ici l'histoire d'une jeune femme qui se fait suivre par son mari producteur très jaloux. Cette dernière entretient effectivement un liaison avec un jeune acteur peu prometteur, ce qui ne va pas du tout plaire au producteur. C'est Hollywood, c'est les paillettes, c'est le monde du cinéma mais c'est surtout les faux semblants qui intéressent ici le réalisateur, ce qu'il se passe littéralement derrière les caméras. Et ça, il nous le fait comprendre dès le générique avec ces plans sur des cinémas abandonnés, comme si le cinéma lui-même était mort ; le cinéma n'étant d'ailleurs ici qu'un décor, qu'un contexte ou un prétexte à mettre en scène ces personnages tous plus toxiques les uns que les autres. D'ailleurs, Tara demande à un autre personnage si elle aime réellement les films, comme si, pour elle, travailler dans le cinéma était juste une manière de briller, de se mettre en avant, bien loin de la passion du cinéma que les divers métiers mis en avant (de manière peu élogieuse donc) dans le film peuvent représenter. Car effectivement, mis-à-part Tara, tous les personnages sont détestables et encore, elle aussi manipule énormément. Difficile alors de s'attacher vraiment à ces derniers mais là n'est pas non plus le but du film. Le but, enfin c'est du moins comme ça que je perçois le film, est de nous montrer cette décadence qu'est devenue le monde du show-business, sans pour autant en avoir un regard moralisateur. La caméra nous montre simplement l'univers du cinéma et des "stars" sous un jour très sombre, rempli de drogues et de sexe, ce qui correspond d'ailleurs très bien à la persona de Lindsey Lohan de l'époque qui subissait ce même déclin. Alors nous n'avons pas sous les yeux un thriller à couper le souffle mais je trouve le film réellement captivant car même si les petits twists sont prévisibles, la psychologie des personnages et leur évolution est quant à elle très bien écrite. Concernant le casting, nous avons donc Lindsay Lohan qui joue franchement très bien (je ne cesse de le répéter mais cette femme savait jouer, ce sont malheureusement ses frasques qui l'ont mise au placard), James Deen (alors la version porno hein) et le très beau Nolan Gerard Funk qui jouent également très bien. Je trouve donc que "The Canyons" est un film injustement détesté et qui possède énormément de bonnes choses !
Un film où les dialogues et les personnages sont d'une faiblesse rare! Le scénario et les interprètes sont inexistants, par contre le néant, lui, est bien présent! Sans aucun intérêt!
Après avoir défrayé la chronique par un passage par la case prison et ses amours lesbiennes (et alors ? Elle a bien le droit, non ?), "The canyons" semble marquer le retour en force de Lindsay Lohan. La pulpeuse comédienne, également productrice du film, si elle n'en continue pas moins à user de ses atours pour chauffer le spectateur, trouve enfin un rôle plus ambitieux et nous surprend agréablement par son jeu. C'est principalement ce que je retiendrai de cette histoire tordue qui est une sorte de "Mulholland Drive" du (très) pauvre où un fils de riche se prend pour un producteur de génie. "Arrêtez avec votre chic radical de jouer à l'art avec les dollars à papa" s'énervait en son temps Jean-Michel Basquiat. Le réalisateur Paul Schrader semble être bien d'accord, et nous aussi.
Ca m'étonnerait que ce film fasse une grande carrière aux Etats-Unis, pays à la pudibonderie légendaire. Mais soyez rassurés : rien que quelques nichons, rien de plus à voir. Pourtant, malgré un scénario assez "trashy" et des personnages "borderline" ou malsains, l'ensemble du film tient la route et on est pris par une sorte de suspens en filigrane, que l'on devine arriver mais qui en fait n'arrive jamais vraiment. Le personnage de Christian, joué par le sulfureux James Deen (dont c'est sans doute le premier rôle aussi habillé), est inquiétant et détestable à souhait. On regrette vraiment que la fin du film ne le mette pas définitivement et pour longtemps hors circuit... Dommage !
« The canyons » ne peut pas laisser indifférent. En lieu et sus du thriller sombre et érotique annoncé, voici un film d’une extrême froideur. Mais pas la froideur clinique des derniers films de Steven Soderbegergh (« Contagion », « Effets secondaires ») : une anesthésie émotionnelle, pas loin d’être funèbre, qui contamine la matière-même du film. On reste ébahi devant la mise en scène qui semble brouillonne, amateur, et qui frappe dès la première scène du film – mais plus encore, on reste médusé par la direction d’acteurs extrêmement… aléatoire. Le casting est un concours d’inexpressivité, où personne ne semble à sa place. Le plus stupéfiant est la performance de Lyndsay Lohan, qui ne semble pas être revenue de ses frasques. Son visage abîmé, sa voix rocailleuse et son corps reconstruit la font jouer comme un zombie. De quoi, déjà, faire de « The canyons » un film exceptionnel… mais pour de mauvaises raisons. Cependant, on aurait tort de s’arrêter là. Le film surprend énormément et suscite la réflexion. L’échec est-il artistiquement volontaire ? Le sous-texte du film incite à le penser. Dès sa promotion, « The canyons » se présentait comme un film racontant la mort du cinéma. Le vide du film ne peut donc qu’être l’expression de cette entreprise bizarre : en plus de la raconter, Paul Schrader exprime la mort du cinéma en démolissant sa « dernière » œuvre. Une bien étrange proposition.
The Canyons se trouve être aussi intéressant que le feuilleton Les Feux de l'Amour. Les deux acteurs principaux jouent aussi bien l'un que l'autre, je vous laisse juger leurs prestations. La seule note positive de ce film est la bande originale qui parvient à sauver quelques meubles, notamment l'ambiance. Brendan Canning et Me&John fontt un excellent travail et parviennent à donner une essence à ce long métrage. Voilà je pense que tout est dit.
En adaptant le roman de Bret Easton Ellis, célèbre pour ses Lois de l’Attraction ou American Psycho, Paul Schrader poursuit ses films dans le domaine érotico-thriller. Mais The Canyons reste bien sage. On ne ressent ni violence, ni pulsion sexuelle, ni âme meurtrie. En effet, les acteurs ne sont pas convaincants. Leur interprétation est platonique et égocentrique. Même l’ambiance musicale omniprésente n’atteint pas la tension désirée. Bref, le réalisateur ne dépasse pas la linéarité d’adaptation d’un bouquin en n’y donnant aucune vie et par conséquent perd peu à peu ses spectateurs. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
"The Canyons", même s'il comporte quelques imperfections, constitue un bon thriller psychologique, sur le thème du triangle amoureux. Le film dispose de bons acteurs : mention spéciale à James DEEN, qui réussit efficacement son intégration dans le cinéma tout public. En outre, "The Canyons" bénéficie d'une bonne mise en scène, et d'une excellente bande son. Le véritable point négatif demeure son dénouement final... Celui-ci nous laisse vraiment sur notre faim. La conclusion nous donne vraiment le sentiment d'être bâclée... C'est vraiment dommage, lorsque l'on voit l'ensemble du film.
En arrière-plan de ce film, la mort d'un certain cinéma. Images magnifiques de cette déréliction, des clichés montrant quantité d'anciennes salles abandonnées, dévastées, en ruine, servent de support au générique et aux intertitres. Le scénario de Brett Easton Ellis n'est pas fameux, on se passionne assez mollement pour les turpitudes de ces âmes égarées dans un Hollywood déserté par la moindre parcelle de joie de vivre, de désir, de foi en quoique ce soit. L'amour est un jeu de pouvoir, le sexe, un dérivatif à l'ennui, la technologie, un outil de chantage. On se croit parfois devant une sorte de télénovela douteux (pléonasme), une version un peu trash et non censurée d'"Amour, gloire et beauté", voire un porno sans scènes de cul explicite. Lindsey Lohan, réputée infernale sur le plateau, tire son épingle du jeu et campe une vamp assez touchante. James Deen est souvent horripilant avec ses mimiques d'acteur porno - ce qu'il est effectivement. Les dialogues sont souvent très faibles, ce qui n'aide pas les comédiens. Je ne sais pas à quoi tient le petit charme qui pourtant irrigue le film ça et là. Ce n'est pas du grand art, ce n'est pas pour autant déshonorant. Une curiosité, quoi.