554 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
92 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
10 critiques
3
25 critiques
2
30 critiques
1
16 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Farfalle
11 abonnés
269 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 31 mars 2014
Disons le tout de suite, j'ai été traîné de force pour aller voir ce film avec Lindsay Lohan dont je ne ne connaissais que les frasques ! Et surprise, j'ai bien aimé. Sexe, drogue, violence dans un Los Angeles où les fils à papa paradent, où des acteurs feraient tout pour réussir, où la trahison est quotidienne, où on aime contrôler l'autre... des sujets qui s'entremêlent pour nous livrer un film bien ficelé et intéressant. Les acteurs sont intéressants même si James Deen m'a moins convaincu.
Malgré une idée de départ relativement intéressante et une sulfureuse Lindsay Lohan, ce thriller ne dispose que d'un scénario insipide, vulgaire, provoquant, interprété par des comédiens peu convaincants et qui suscite rapidement l'ennui. On s'attendait à beaucoup mieux...
Ce thriller trash et vénéneux, un peu cheap par moments mais prenant doit beaucoup à la performance et au charme de ces 2 acteurs principaux, Lindsay Lohan notamment.
Partir du désoeuvrement et de la laideur d'aujourd'hui pour raconter, encore, une histoire à Los Angeles, tel est le défi que s’est lancé Bret Easton Ellis en écrivant le scénario de "The Canyons". Celui-ci s’apparente en réalité à une adaptation de "Suites impériales" (2010) : dans ce roman, il était question du retour à L.A de Clay, le narrateur de "Moins que zéro", vingt-cinq ans après l’écriture du roman qui a fait la renommée d’Ellis. Les premières pages sont particulièrement intéressantes, elles procèdent à une critique de l’auteur (Ellis) par son propre personnage (Clay) : « En lisant ces scènes nous concernant, Blair et moi, je m’étais rendu compte qu’il [Ellis] n’était proche d’aucun de nous – à l’exception de Blair, bien sûr, et encore pas même d’elle, vraiment. C’était simplement quelqu’un qui flottait au milieu de nos vies et n’avait pas l’air gêné par sa perception stéréotypée de chacun de nous ou par le fait qu’il dévoilait nos échecs les plus secrets au monde entier, préférant glorifier l’indifférence juvénile, le nihilisme rutilant, donner l’éclat du glamour à toute l’horreur du truc (1) ». Ce que Clay pense d’Ellis (ou ce qu’Ellis pense aujourd’hui de lui-même ?), je le pense du film de Schrader, même si je dois apporter quelques nuances : il n’y a aucun «éclat de glamour » dans "The Canyons", si le film avait visé le glamour, le rôle de Tara n’aurait pas été confié à Lindsay Lohan, dont Schrader filme avant tout la très grande fatigue. Moins qu’un stéréotype, elle apparaît surtout comme un symbole pour l’ancien scénariste de Scorsese : bouffie et déchue comme l’était autrefois De Niro dans "Raging Bull", son chemin de croix semble être derrière elle et il faut reconnaître qu’elle apporte au film quelque chose de vivant sous son nihilisme clinquant. Bien que Schrader ait renoncé à son symbolisme mystique, sa façon d’appréhender le personnage de Tara reste très grossière : dans un film qui ne cesse de montrer des images de cinéma désaffecté, Tara incarne la mort du glamour et de la star, Tara représente la bête à sacrifier sur l’autel de la mort du cinéma. D’où ce regard de rapace qui pèse constamment sur le visage Lindsay Lohan, regard froid, sans compassion, qui est aussi celui d’Ellis sur la jeunesse L.A dans "Suites impériales". C’est en ce sens que The Canyons reste anecdotique et banal alors qu’il aurait pu être grand et puissant : Lindsay Lohan est simplement la caution people dont Ellis et Schrader ont besoin pour développer leur discours de vieux sur la vanité de la célébrité et la fin du cinéma.
Produit en marge des grands studios, The Canyons a été financé en partie de la poche même de Paul Schrader et de Bret Easton Hills ainsi que par le crowdfunding. Il a connu une sortie limitée dans les salles de cinéma américaines tout en étant disponible en V.O.D., autant de notions qui viennent conforter cette idée de dénonciation. Dommage que l’indigence de la mise en scène et du script finissent par dévorer la satire qui n’obtient pas l’impact qu’elle aurait du avoir. Niveau casting, on soulignera surtout la performance épatante de Lindsay Lohan qui se glisse à merveille dans le rôle de Tara, un personnage avec lequel elle partage bon nombre de similitudes. Et quand à James Deen, il se débrouille pas trop mal pour un acteur porno, bien que ça lui arrive de taper des faces cheloues. En définitive, The Canyons est un objet filmique intriguant et vénéneux mais qui déroute par son manque de pertinence et d’audace. Pas inintéressant, mais trop lacunaire pour convaincre pleinement. Dommage !
La vraie révélation c'est James Deen qui est - de loin ! - le meilleur acteur de film. Pour Lindsay Lohan c'est le chant du cygne d'une carrière qui n'en est pas une. Elle est tellement mauvaise actrice qu'on sent ses partenaires gênés pour elle.
A chier ! Je suis allé le voir car j'ai vu "par les créateurs de Taxi Driver et American Psycho" deux films incroyables mais ces "créateurs" ne travaillaient pas au même poste dans ce film. L'acting est énervant surtout pour Ryan, je voulais lui arracher la tête ! Je déconseille fortement ce film.
On attendait le miracle. "The Canyons" était le film qui allait révolutionner ce mois de mars bien endormi, un sombre joyau irrespectueux et brillant... Entre Paul Schrader à la réalisation, l'écrivain controversé Bret Easton Ellis au scénario, James Deen pour ses premiers pas au cinéma "traditionnel" et la starlette Disney déchue Lindsey Lohan dans le rôle titre, on tenait sans aucun doute l'équipe la plus inattendue de 2014. Pourtant, il s'avère vite que sous la réalisation criarde et les scènes érotiques aussi excitantes que du Mommy Porn, "The Canyons" manque de profondeur et - un comble - de réelles ambitions artistiques. Si sûrs de leur talent, Ellis et Schrader semblent avoir perdu leur verve et leur art du choc dans ce thriller faussement sensuel, prétentieux et insipide jusqu'au dénouement. Le constat est là et il est sévère : le film a autant d'intérêt qu'un téléfilm érotique diffusé sur M6 à deux heures du matin. Face à une Lindsey Lohan plus figée et fade que jamais, James Deen et Nolan Funk, parfaits, mettent tout leur talent à défendre une cause déjà perdue d'avance. L'unique atout du film repose entièrement sur eux ; on retrouve un peu le talent d'Ellis dans leurs personnages, torturés, sombres, jaloux... Le reste n'est qu'une déception amère.
alement abouti mais demeure un climax vénéneux et un jeu d'acteurs solide (Lindsay Lohan, étonnamment troublante et convaincante, son passé aidant sûrement) et si The canyons n'est pas le film de l'année, il n'en reste pas moins un très agréable thriller sulfureux et noir.
Le film fonctionne si l'on veut y croire un minimum, en cela que c'est l'histoire de jeunes adultes assez fortunés qui s'ennuient à L.A dans des métiers censés faire rêver: le cinema. Aussi essaient-ils de pimenter leur existence par la drogue, le sexe ou la violence. Ce qui rend le film froid c'est ce contraste entre le soleil, la beauté physique des acteurs, leur train de vie, et leur jeu nihiliste et désabusé. James Deen en vraie révélation et Lindsay Lohan en ratée jouent excellemment leur rôle respectif, l'ambiance est peut être un peu trop années 80 pour les générations actuelles mais le film rend bien la volonté de son auteur (Brett Easton Ellis): la vacuité de la vie et la violence que peut engendrer cette vacuité.On pourra reprocher un trop d'autocensure au film et un manque de jusqu'au boutisme, là Brett Easton Ellis en aurait, lui fait des tonnes.3.5 pour James Deen et l'ambiance.
Un film ennuyeux et bavard.Si la critique sur le système Hollywood est plutôt intéressante,le reste de l'intrigue se traine en longueur.La réalisation et la B.O ne sauvent pas le film d'une certaine médiocrité.
THE CANYONS : Une ex starlette Disney devenue cocaino-cleptoname et un acteur porno du moment aux talents d'acting inversement proportionnel à ses centimètres anatomiques dans un thriller erotico-indé ça donne quoi? Une photo lourde, une réal contemporaine, un scénar signé Bret Easton Ellis, des gens beaux, LiLo au casting (et bonne!), une BO au Top, un jeu quasi mauvais... bref un film branché quoi! On a-do-re! CULTE! #movie #review
Avec comme scénariste le sulfureux Bret Easton Ellis, comme réalisateur Paul Schrader, Lindsay Lohan comme actrice, James Deen qui est un hardeur comme acteur et une apparition de Gus Van Sant ... Ainsi qu'un budget de 250 000$ (plus 160 000 de crowdfunding) il y avait de quoi éveiller la curiosité ! Le résultat est plus qu'à la hauteur ! Une ambiance qui n'est pas sans évoquer certains passages de Mulholland Drive, le personnage de Christian et celui d'Adam dans MD ont bcp de points communs. C'est filmé froid et clean, les smartphones sont des personnages, la sublime maison des hauteurs de Malibu aussi (elle a été prêtée) ... Vaut le détour pour les initiés !
Film particulier. Le cinéma est mort et pourrit de l'intérieur...On ne fait que survivre dans ce monde de faux semblant où on doit toujours sauver les apparences. Tout n'est plus que sexe et pouvoir...Bref le film est assez étrange, un peu compliqué dans sa simplicité. L'actrice Lindsay lohan est tout simplement géniale dans ce film, authentique et charismatique. Un film indépendant à voir pour sa particularité et ce monde du cinéma qui fait tant rêver qui au final n’est pas si glamour!