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Un visiteur
3,0
Publiée le 26 octobre 2014
Il y a quelques années, nous découvrions le réalisateur belge Michael R. Roskam grâce à son étonnant film Bullhead (2011). Peu de temps après la sortie de ce dernier, la Fox propose au cinéaste l’adaptation du scénario Quand vient la nuit (The Drop) écrit par Dennis Lehane auteur notamment de Shutter Island, Mystic River ou encore de la série The Wire. Un défi que relève Michael R.Roskam qui tourne ainsi son premier film en langue anglaise, à Brooklyn.
ob Saginowski (Tom Hardy) travaille comme serveur dans le bar de son cousin Marv (James Gandolfini, Quand vient la nuit sera son film posthume) mais comme dans tous les bars de Brooklyn c’est la mafia qui gère les comptes. Le schéma est simple, pour que le blanchiment d’argent soit le moins risqué possible, on choisit un bar dépôt (drop bar) qui récoltera ta totalité de l’argent sale pour le rediriger aux leaders mafieux. Le producteur Mike Larocca raconte que cette idée vient de Dennis Lehane lui même « Il savait qu’à un moment donné, la mafia se dirait qu’il était plus sûr de réunir ses fonds dans un même lieu, quitte à en changer ensuite. Du coup, en cas de vol, les mafieux étaient plus susceptibles de savoir qui avait fait le coup. Dennis s’en est inspiré pour inventer le concept du bar comme plaque tournante ». Un soir, Marv et Bob se font braquer par deux hommes encagoulés, enquête policière et comptes de la mafia feront renaître le lourd passé de nos héros.
Ce qui saute aux yeux dans Quand vient la nuit est son casting très cosmopolite, on y trouve le comédien anglais Tom Hardy, la suédoise Noomi Rapace, l’américain James Gandolfini et le belge Matthias Schoenaerts. Malgré leurs différences culturelles et grâce aux cours d’élocutions, ils ont réussi à s’accorder pour nous présenter un Brooklyn tout à fait crédible et réaliste. Si l’on pourrait reprocher le manque d’expression de Tom Hardy, la qualité des dialogues et de la direction d’acteur restent un gros point fort du film qui souffre tout de même de faux rythme et manque d’originalité technique dans sa mise en scène.
Quatre très bons acteurs ne font pas toujours un excellent film.. On peut dire de celui-ci qu'il n'est ni réussi ni raté.. Si le jeu des acteurs est très juste, le scénario, parfois trop lent, parfois trop rapide, n'aide pas le spectateur à rester accroché du début à la fin. La fin justement, surprenante et décevante à la fois, comme un symbole, tire un trait sur une histoire aussi sombre qu’inintéressante... Le mérite du film réside dans sa morale : spoiler: On ne connait jamais vraiment quelqu'un...
Je voulais d'abord dire que l'affiche est abominable mais on s'en fout un peu. The drop, c'est une histoire comme je les aime, poisseuse, tendue, nocturne, urbaine mais le film prend son temps, on pose le décor, les personnages, sur papier ce n'est pas très spectaculaire, mais Roskam filme des génies qui peuvent réciter le bottin en nous scotchant. Le rythme est indolent mais on peut l'accepter si, à la fin, tout est justifié, si on atteint un climax, un point culminant où tout sera accéléré et transformé. Sauf que le climax, il ne vient jamais vraiment et le point d'orgue c'est quelque chose d'assez attendu, qu'on a senti venir de loin.
NY la nuit, ses bars pouilleux et des acteurs qui transcendent un film qui s'effacera rapidement des vies.
Les trois précédentes adaptations des romans de Dennis Lehane ayant aboutis à de grands films (Mystic river, Gone baby gone et Shutter Island), on pourrait s’étonner de voir que la Fox ait offert, après l’abandon de plusieurs réalisateurs américains renommés, la mise en scène de Quand vient la nuit, issu de la nouvelle « Sauve qui peut » à un cinéaste belge n’ayant jamais travaillé outre-Atlantique. Il semble donc que le thriller Bullhead ait été remarqué et apprécié à sa juste valeur par les producteurs car, en permettant à Michael R. Roskam d’inclure au projet son acteur fétiche Matthias Schoenaerts et son chef opérateur Nicolas Karakatsanis, ils ont fait preuve d’une confiance rare dans le système hollywoodien. Ce que Roskam a réussi à faire de ce récit mafieux, à forte inspiration Scorcesienne, est un film brillant, dans sa forme d’une part, puisque les cadrages et les lumières font de la plupart des plans nocturnes des images d’une beauté picturale impressionnante, et sur le fond grâce notamment aux prestations des quatre acteurs principaux qui rendent leurs interactions savoureuse et porteuse d’une morale sur la difficulté de se fier aux préjugés. Tandis que l’enquête policière est un peu passé à la trappe, le petit monde de l’antihéros incarné par l’excellent Tom Hardy et sa violence sous-jacente sont merveilleusement portés à l’écran dans une intrigue plus astucieuse qu’il n’y parait. En plus de nous rappeler à quel point James Gandolfini va manquer au cinéma (en livrant sa dernière prestation dans un savoureux rôle à contre-emploi), ce grand film noir annonce les débuts prometteurs de la carrière américaine d’un réalisateur plein de talent.
The Drop avec le fabuleux Tom Hardy. J'ai vraiment presque rien à dire sur ce film... Il est bien oui, c'est un bon film "noir", et une ambiance un peu sombre et froide, avec une bonne dose de violence et d'intensité mais aussi touchant parfois... Mais rien de spécial non plus.. Le scénario est bon aussi mais un peut trop simple et sans risque... La mise en scène est tout à fait normal, avec beaucoup de méticulosité et précision oui.. Mais assez normal quand même. Tom Hardy est exceptionnel, même Noomi Rapace (que j'aime pas beaucoup) est fabuleuse. Le reste du casting est vraiment bon aussi. Bref pas grand chose à dire, le film est bien, je trouve pas trop de défaut à par sont scénario trop léger. Mais qui passera très rapidement aux oubliettes (si ce n'est pas déjà fait..).
Après le très bon Rundskop, Michael R. Roskam nous offre cette fois un film noir outre atlantique. "The Drop" est adapté du roman "Animal Rescue" de Dennis Lehane ( c'est à lui que l'on doit "Mystic River, Gon Baby Gone et The Island). Un premier film à Hollywood s'annonce toujours assez délicat et périlleux, surtout quand on sait que de nos jours, les producteurs américains limitent de plus en plus la liberté artistique. Même si on ressent le poids des gros studios hollywoodien, "The Drop" s'avère être particulièrement sombre et viscérale. Moins bon que Rundskop, d'un point de vue purement narratif et artistique, on sent tout de même que Roskam n'a pas été totalement muselé. On a d'ailleurs droit à une parfaite démonstration des talents d'ingéniosité de mise en scène du réalisateur belge lors du dépôt du super bowl, animant brillamment sa caméra de façon renversante. La simplicité du scénario entremêlant ses divers intrigues paraît contractuel, et c'est surtout l' ambiance et la prestation des acteurs qui fait la force du film. L'ambiguïté des personnages ainsi que le sujet amoral du film sont contrasté parfaitement avec la relation qu'entretient Bob et son chien; ce mélange plonge le spectateur dans une spirale d'une noirceur brute à l'ambiance terriblement captivante. Et même si pour ma part le personnage de Nadia m'irritait à certains moments par son manque de profondeur, la qualité d'écriture des personnages m'a relativement surpris par cette capacité à les baigner dans une conformité trouble. Efficace à souhait le rythme du film ne varie pas réellement, se contentant de nous engouffrer dans la banalité grisâtre de Bob, n'étant jamais très loin de la morbidité caractérielle. On n'est pas très loin de l'univers de James Gray, mais on se rapproche plus du cinéma intimiste de Fincher, à total ambivalence avec l'optimisme qui embellit l'inconscient collectif. Le personnage de Tom Hardy s'impose comme étant le chevalier déchu, dépassé par la simple pensée d'un renouveau car trop marqué par la réalité du milieu. Sa performance est bluffante et démontre son talent incroyable à incarner la brutalité douce, tout en retenue. James Gandolfini, pour sa dernière apparition sur nos écrans de cinéma, se livre encore une fois aux jeux du gangster dépressif, pour notre plus grand plaisir. Matthias Schoenaerts, quand à lui, se révèle être étrangement flippant dans la peau du cinglé de service. Je l'attendais et je n'ai pas été déçu, "The Drop" se montre être pour une première expérience chez les "yankees", une véritable réussite et confirme que Michael R. Roskam est un talent à suivre. Et ce qui fait plaisir, c'est qu'il est belge!!!
Sorti sur nos écrans fin 2014, Quand vient la nuit est un thriller dramatique relativement simpliste, rassemblant tous les éléments dits classiques (ambiance sérieuse, quelques scènes dures, personnages froids, photographie sombre). Et, après Locke, Tom Hardy poursuit sa route nocturne en tenant cette fois-ci un bar, dans lequel mafia et autres gangs véreux viennent y déposer leur argent. C'est dans ce contexte que prend place le récit, après une rapide présentation des faits, pour suivre par la suite un déroulement lent qui lui est propre. Comme son personnage principal, Bob, le récit avance à petit pas, établit un château de carte avec précaution pour laisser l'explosion se faire sur ses derniers retranchements. Bien que prévisible, on se laisse bercer par l'intrigue sans trop de remous, pour se finalement se dire qu'on a visionné quelque chose de sympa, sans plus.
Quand vient la nuit (ou The Drop) est un thriller noir par excellence, tout en tension. Ecrit par l'auteur et scénariste Dennis Lehane, l'homme derrière Mystic River et réalisé par Michael R. Roskam, The Drop nous plonge dans un silence presque dérangeant. Le réalisateur belge expose un monde corrompu avec ses personnages solitaires et sa violence ordinaire. Au centre de cette haletante intrigue, on retrouve Tom Hardy en interprétant un barman discret et indépendant. Il m'a rappelé le personnage de Ryan Gosling dans Drive. James Gandolfini est, à son tour très convaincant ainsi que Matthias Schonaerts. Et, Noomi Rapace est ravissante. Le jeu d'acteurs est plaisant. Dés les premières secondes, on est captivé et transporter dans cet univers sombre et sordide. L'oeuvre possède un réelle tension qui ne tombe jamais dans le cliché. Une atmosphère parfaite avec une bande son vraiment inquiétante qui touche le spectateur. Sa mise en scène s'avère maîtrisée et les décors dans cette Amérique sont merveilleux. Vous l'aurez donc compris, Quand vient la nuit offre une plongée angoissante dans la noirceur des bas-fonds de Brooklyn. C'est un polar urbain au scénario intelligent et méticuleux que cette oeuvre réussie à transmettre ses émotions. Une très belle surprise qui vaut le détour.
Un très bon film noir servi par un casting au top. Le scénario signé Denis Lehane est vraiment bien travaillé. Les personnages sont bien travaillés. C'est aussi le dernier rôle de James Gandolfini, une nouvelle fois magistral dans son rôle de patron de bar qui a perdu ses illusions.
Bon déjà de voir James Gandolfini pour son dernier rôle. Bon aussi de voir Tom Hardy, que l'on ne voit pas tant que ça mais qui mériterait plus. Bon encore de voir Matthias Schoenaerts et Noomi Rapace. Bon casting quoi, pour un film bien sympa avec un scénario original sur un bar New yorkais qui sert de dépôt de l'argent sale de la mafia locale. Le film a aussi son aspect sociale et même sociologique en traitant de ces laissés pour compte des bas fond avec somme toute une certaine tendresse. Le film est aussi un film de gangster bien rythmé. C'est ce double aspect du film qui en fait sans doute son charme. Michael R. Roskam est belge, il fais ces premiers pas à Hollywood avec son acteur Matthias Schoenaerts. Et bien c'est plutôt réussi et on va souhaiter à nos petit frères belge une belle aventure hollywoodienne.
Tom Hardy,Tom Hardy et Tom Hardy et oui si il y a bien un nom à graver dans la tête de tous les cinéphiles c'est celui la.Après l'avoir vu dans ce chef d'oeuvre qu'est "Locke",Tom Hardy campe à nouveau un rôle similaire;très humain mais ici avec quelques subtilités que l'on découvre dans les dernières minutes avec une scène glaciale et d'une efficacité assez déstabilisante.Concernant le film,en lui-même c'est une lourdeur permanente,on n'en sait très peu des personnages(jusqu'à la fin).Le chien apporte lui,une petite douceur,une certaine légèreté."The Dropp" est un film sans prétention mais qui tient toutes ses promesses. PS:On ne le répétera jamais assez mais voir les films en VOSTFR apporte réellement un plus notamment pour ce type d'oeuvre avec des acteurs de cette trempe.
Un excellent film, le scénario est fin la tension se fait sentir lentement et sans violence et c'est la force de ce film noir atypique. Tom hardy est excellent dans son rôle ainsi que les autres acteurs, mention spéciale à Matthias Schoenaerts. Un film dans la veine de drive et peut être meilleur.
"Quand vient la nuit" ou "The Drop" pour ceux qui n'aiment pas les titres français est un film qui à première vue a l'air de ressembler aux petits thrillers qui sortent chaque années, le genre à la "Dead Man Down", un bon divertissement qu'on oubli assez vite, et finalement, bah ce "Quand vient la nuit" est bien plus intéressant. De toute façon j'ai été attiré de suite, bon c'était pas une grosse attente mais il était sur que je le verrais un jour, rien que pour ce casting de folie et également car le réalisateur n'est autre que celui de "Bullhead", un excellent film, et celui ci sans atteindre la force du précédent se révèle tout de même très très bon.
On suit ici Bob Saginowski, un barman peinard qui bosse avec son cousin Marv dans un bar qui sert de transition pour des mafieux, ils y déposent leur fric en attendant qu'il aille ailleurs, tout marche comme sur des roulettes jusqu'au moment où Bob tombe sur un chien, un pauvre petit chiot très abîmé plongé dans une poubelle, il le récupère et fait au même moment la rencontre de l’intrigante Nadia, mais il ne se doutait pas qu'un malade nommé Eric était propriétaire du chien et qu'il tient à le récupérer. Une histoire qui peut paraître toute bête et qui pourtant mélange tension et drame avec talent, même un certain humour pour ceux comme moi qui aime l'humour minutieux et tout dans le comportement, je pense notamment à la scène de la confrontation entre Bob et Eric durant la soirée du Superbowl, une scène parfaite, la tension est à son comble et la situation est en quelque sorte drôle, du moins j'ai ri durant cette scène. Le tout est du en plus d'un scénario captivant à un casting impeccable, je tiens à préciser que je l'ai vu en VO ce qui rajoute de toute évidence une force aux acteurs, Tom Hardy qui m'épate toujours autant trouve ici un rôle d'une densité totale, il cache bien son jeu jusqu'à la fin, il se la joue calme et en retrait et pourtant.... Une prestation à tomber, il est remarquable et très attachant car sa relation avec le mignon chien est très belle. L'excellente Noomi Rapace s'occupe du rôle de Nadia, personnage assez secret et très bien interprété, faut dire que Rapace se retrouve souvent à jouer des personnages tourmentés. Ce bon vieux James Gandolfini incarne Marv, un cousin pas des plus honnêtes, un rôle porté avec brio et qui est rigolo à voir quand on l'a vu dans "les Soprano". Et Matthias Schoenaerts que le réalisateur retrouve après "Bullhead" est une fois de plus saisissant et joue les psychopathes à merveille, ferait peur ce gars n'empêche.
En bref, Michael R. Roskam livre une mise en scène au poil enfermée dans une atmosphère froide et un scénario prenant porté par un casting irréprochable.
Un bon thriller avec du suspens et des tensions. Ce qui est signe d'un bon Thriller c'est le fait que l'on va se poser des questions tout au long du film et que l'on a ( ou pas ) nos réponses seulement à la fin et c'est quand même plutot le cas ici. La fin est par contre un peu décevante par rapport au reste du film.