Jimmy P.
Note moyenne
3,4
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195 critiques spectateurs

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Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

128 abonnés 925 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2014
Décidément, j'ai vraiment du mal avec les films d'Arnaud Desplechin. Malgré le fait que la tronche et le timbre de voix de Mathieu Amalric me filent des gaz, à chaque fois que j'ai l'opportunité de voir l'un de ses (leurs) films au vu des notes plus qu'élogieuses de la presse et des spectateurs, je me jette dessus comme une phalène découvrant une nouvelle ampoule au krypton. Et à chaque fois avec le même résultat: je m'ennuie, mais je m'ennuie!!! Moins avec "Jimmy P." car on sent l'effort du réal à lorgner vers un public moins élitiste malgré la sécheresse ardue du sujet, cependant on reste encore devant une œuvre à la limite du pensum: çà fait du bien quand c'est fini...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 septembre 2013
Colosse doux et taiseux, Jimmy Picard vit avec sa douleur. Sourds vertiges et affreuses migraines ne lui laissent plus « qu’une demi-vie ». Le mal est-il lié à sa trépanation lors de la dernière guerre, en France ? Comme les examens cliniques n’en disent pas plus que lui sur son passé, les médecins militaires penchent pour la schizophrénie, avant de s’en remettre à un psychanalyste français passionné de cultures amérindiennes… Jimmy P., c’est l’histoire de cette rencontre entre un indien « blackfoot » du Montana avec un anthropologue, en 1948.
. Georges Devereux va fouiller ailleurs et autrement. Pour plonger dans la mémoire de Jimmy, faire resurgir ses souvenirs et interpréter ses rêves, tout passe par la parole et la confiance. Alors, mêlé à un drame de jeunesse ? Perte identitaire liée à la disparition de la tribu ? Peut-être. Et puis apparaît sa gêne avec les filles. Et cette femme qu’il a quittée alors qu’elle était enceinte, par ce qu’il se croyait trompé. Et cette petite Mary Lou qu’il aimerait tant voir…
« C’est bien que vous compreniez pourquoi vous êtes dépendant, c’est ce qui vous guérit », dit Devereux à Jimmy. Classique travail d’analyse. Sauf qu’ici, la cure a un double effet : en libérant le premier, elle réhabilite le second. Lui aussi a jadis aimé et perdu une femme. Lui aussi, en manque de reconnaissance, était comme un indien à Paris. En brisant le carcan des idées reçues ; en se libérant des maîtres à penser et des dieux, tous deux avancent sur le chemin de la paix intérieure.
La psychothérapie d’un Indien des Plaines vaut donc aussi pour le Juif Hongrois qui la dispense. Le film de Desplechin est magnifique. Et magnifiques les scènes de retrouvailles avec les femmes. Le tandem d’acteurs est formidablement complémentaire : imposant Del Toro, malicieux Amalric. Et magistrale la séance de psychanalyse. Si brillante parfois que l’admiration étouffe l’émotion. On sort rincé et un peu sec !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 septembre 2013
Intéressant sans plus. Il est ici question d'un Natif Américain, Jimmy Picard (interprété par Benicio Del Toro d'une très belle façon) en proie à de nombreux problèmes neuropsychologiques d'origines inconnues. Celui-ci revient de la guerre en France où il s'est blessé à la tête. Un médecin anthropologue (interprété par Mathieu Amalric de façon bien moins éclatante) va alors être convié à l'hôpital où séjourne le malade pour l'aider à sortir de ses cauchemars et ses maux incessants de manière psychothérapique.

Le duo fonctionne mais malheureusement pas très bien servi par l'histoire, qui n'est après tout pas très fournie et ne mène en apparence nul part. Pour honorer son statut de biopic, l'oeuvre raconte en détail la vie de Picard mais n'apporte pas de satisfaction de mon point de vue. D'une part il y a beaucoup trop de personnages pas assez définis si ce n'est que par leurs noms. On s'y perd donc un peu. Ensuite, les plans sont monotones, fixes et pas très marquants sauf un (seul) zoom intempestif en plein milieu du film qui n'avait pas lieu d'être... Je trouve que le cinéaste ne s'attache pas assez sur la signification de tel ou tel détail des rêves que raconte Jimmy Picard.

Il y a également cette histoire d'amour soit disant fusionnelle entre deux personnages secondaires du film qui tombe comme un cheveu sur la soupe et qui ne sert absolument pas l'histoire au-delà de la caractérisation "facultative" du personnage du médecin.

Cependant, il y a tout aussi bien des points forts comme par exemple la culture indienne qui imprègne le film (malgré le fait que certains acteurs dont Del Toro ne soient pas du tout Indiens ni à l'image ni en vrai). Également le fait que le personnage principal reste un personnage fort de mon point de vue, il donne malgré tout envie d'en savoir plus sur son histoire et incite à l’intérêt de la part du spectateur.

Bref, film tout juste divertissant.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2013
De grandes envolées orchestrales traversent des terres mythiques, semblant encore vierges. Le Montana et le Michigan sont devenus les terrains de jeu d'Arnaud Desplechin, qui réalise avec Jimmy P. son deuxième long-métrage franco-anglais après Esther Kahn. Avec Howard Shore (compositeur de Cronenberg, Scorsese et Jackson) travaillant une nouvelle fois pour lui, l'adaptation du français lui donne un côté grandiose, un air de belle légende. Celle de Jimmy Picard, vétéran de la guerre souffrant de maux de tête, et Georges Devereux, ethnopsychiatre cherchant à le guérir.

Ne nous étonnons pas d'entendre beaucoup de dialogues, inhérents au genre de Desplechin (Comment je me suis disputé, ma vie sexuelle..., Un Conte de Noël). Le cinéaste propose une nouvelle fois un cinéma intellectuel qui plonge dans le subconscient de l'être humain. Jimmy P. est très bien retranscrit car on sent le travail de documentation derrière et l'amour porté à ce sujet. Mais encore faut-il seulement qu'il trouve avec ce récit un auditoire qui saura s'intéresser. Cette œuvre reste en effet assez plate, où la narration n'évolue pas tout le temps et laisse le spectateur dans le brouillard. La mise en scène, un peu trop classique et manquant d'inspiration, n'aide pas non plus à ce que le public entre plus vivement dans ce travail d'analyse. On peut sentir la rapidité à laquelle Desplechin a du être confronté pour tourner son film, à petit budget.

Si l'interprétation des rêves peut nous paraître parfois obscure, il n'empêche que le réalisateur recrée à partir de ces archives un duo intéressant. Nous sommes au début confrontés à un rapport médecin / patient, qui va par la suite se transformer en lien amical, presque fraternel. Par leurs multiples conversations qui poussent forcément aux confidences d'abord, et par une complicité qui se traduit parfaitement à l'écran. Del Toro et Amalric forment une belle osmose devant le cadre de Desplechin grâce à deux morphologies opposées et des interprétations aux antipodes l'une de l'autre. L'un joue la carte de la puissance physique en prenant une place importante à l'image. L'autre, bien moins imposant, flirte avec un ton comique allant bien avec ce personnage d'intellectuel.

Jimmy Picard est notamment brillamment interprété par Benicio del Toro, qui montre une fois encore qu'il fait partie des grands. L'espagnol campe son personnage avec un mysticisme affolant, une métamorphose fiévreuse allant jusqu'à un accent indien nous laissant bouche bée. À la fois exténué et perdu par ce qui lui arrive, il subit en silence. En deux mots, la grande classe.

Une anecdote aussi cocasse que pertinente prouve que le cinéma veut, par tous les moyens, se rapprocher du réel. Afin de se mettre dans la peau de l'ethnologue, Amalric a commencé une psychanalyse pour comprendre ce domaine. Mais après son travail dans Jimmy P., celui-ci continue les consultations. Preuve que le cinéma peut dépasser le réel.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2013
Cette psychothérapie mâtinée de western doit beaucoup à son casting irréprochable, Benicio Del Toro en tête. Cette rencontre entre deux hommes complexes à la recherche des blessures de leurs âmes est aussi l'occasion de filmer les séquelles psychologiques sur les soldats après-guerre ainsi que d'évoquer la vie des indiens aux Etats-Unis. Parfois trop bavard et un peu lent, mais néanmoins plutôt réussi et intéressant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 mars 2014
C'est long et un peu sans fin. On ne s'ennuie pas vraiment mais on ne se divertit pas non plus. Les scènes sont longues et denses. L'idée de base et le jeu d'acteurs sont intéressants mais ça ne m'a pas séduit... pire, ça ne m'a pas captivé. Au final je me suis demandé pourquoi est ce que j'avais voulu voir ce film a la base... Je ne sais toujours pas.
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2013
Georges Devereux speaking ! Très intéressante façon de narrer la rencontre entre cet indien blackfoot et son thérapeute. On y pressent ce que deviendra l'ethnopsychiatrie. Ce n'est pas un documentaire mais un beau film biographique. Une partie des aspirations de Georges Devereux y sont. Mais si c'est du cinéma et pas du documentaire, alors cela manque un peu de sentiments.
Guyspykiller
Guyspykiller

8 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Excellent film psychanalytique pour tous ceux qui ont eu un syndrome de malaise à l âme
Vraiment très bon film
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2013
Attention ! Sujet casse-gueule ! Vouloir réaliser un film sur la psychothérapie d’un ancien combattant américain de la dernière guerre mondiale, d’origine amérindienne de surcroît, relève de la gageure. Certes, maints cinéastes se sont aventurés sur le terrain glissant du freudisme : les surréalistes en premier lieu (Buñuel en particulier), les spécialistes du film policier dont Hitchcock (« la maison du Dr Edwardes »), d’autres encore pluridisciplinaires dont Milos Forman (« vol au dessus d’un nid de coucou ») et, dans une moindre mesure Nanni Moretti avec « la chambre du fils ». Mais tous se sont appuyés sur la matière psychanalytique pour lancer une histoire qui n’est pas le sujet même. Avec Jimmy P., c’est la cure psychothérapique qui devient le sujet en tant que tel. Je dis : psychothérapie et non psychanalyse car, il me semble, Devereux n’emploie pas la méthode freudienne (divan, silence devant le patient, etc.) de façon stricte et c’est, d’ailleurs, le mot utilisé dans le livre qui a donné titre au film. Ce film démarre plutôt bien avec une atmosphère de mystère. D’emblée le spectateur se trouve plongé dans un conflit opposant des médecins confrontés à un malade dont la mentalité leur échappe totalement. Ce patient, en effet, n’est pas un anglo-saxon bien carré mais un américain de souche à savoir un amérindien. Pour couper court, ils décident de faire appel à un spécialiste de l’ethnopsychanalyse, Georges Devereux. Les premières scènes attirent l’attention et les rappels en images de la pensée et des souvenirs de l’Indien s’insèrent avec habileté. Mais bien vite et malgré la volonté du réalisateur de relancer l’intérêt du spectateur en émaillant son récit centré sur le duo malade-médecin par des séquences sur la vie de Devereux, l’ennui s’installe. On attend la résolution du problème avec impatience. Cette œuvre reste, malgré tout, attachante en ce sens qu’elle suscite réflexions et interrogations : au-delà des différences ethniques, les hommes et leurs problèmes de relations humaines (relations familiales en particuliers) ne sont-ils pas au fond issus du même moule et façonnés de la même glaise ? Reste aussi la performance des acteurs. Pour moi, Benicio Del Torro qui prononce l’anglo-américain avec un accent surprenant, est une révélation. J’ai connu des Amérindiens du Canada et cet acteur a su fort bien en imiter le comportement. Quant à Mathieu Amalric, j’ignore ce qu’il pense de son rôle, mais, à mon humble avis, c’est celui de sa vie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 octobre 2018
Long comme une thérapie, mais efficace aussi, a remarquer la prestation exceptionnel de Benicio del Toro.
JuLieNSauReL
JuLieNSauReL

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2013
Focalisée a priori sur la relation entre deux hommes, cette psychotérapie d'un indien des plaines s'étend sur un confortable canapé de plus de deux heures. Relation officiellement d'ordre anthropologique ou ethnopsychiatrique, mais l'on aura remarqué que la réflexion sur les couples masculins foisonnent ces derniers temps à l'écran, qu'ils soient hétéros ou homos, comme s'il quelque chose avait changé dans la nature de ces relations. Cette réflexion conserve pourtant un visage pâle chez Desplechin qui, en revanche, a le mérite de ne pas trop dramatiser et sentimentaliser l'affaire (comme à Hollywood), si affaire il y a. Jimmy P. semble contenir les maux de tout un chacun, de toutes les "âmes en peine", des maux (sentimentaux) qui parfois rejoignent ceux de l'anthropologue, mais ce discours est réchauffé, non prolongé. Le véritable intérêt de cette relation entre les deux hommes était, entre autres, d'ordre psychologique, non pas simplement amical, mais cette voie n'est curieusement pas assez exploitée puisque le film se concentre surtout sur l'Indien. Il est aussi vrai que si les deux interpètes sont en mode "Actors Studio", Del Toro intériorise son rôle et monopolise l'écran, alors que la composition d'Amalric ne peut répondre à cette puissance qu'en frôlant la caricature. Au final, on quitte le film comme on y est entrés, comme un étranger.
Cécéaimeleciné
Cécéaimeleciné

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2014
Le film est effectivement un peu lent mais un tel sujet se traite évidement avec du temps, le rythme est donc parfaitement adapté. Très réussi!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 septembre 2013
Le film met en scène le duo Mathieu Amalric / Benicio Del Toro, deux personnages qui se découvrent essentiellement par la parole, dans un rythme lent, sans envolée dramatique. La chose peut effrayer au premier abord, et pourtant cela fonctionne plutôt bien. Rappelant un peu le principe de la série "In Treatment", les séances de psychanalyse forme la colonne vertébrale du film, qui est indubitablement une réussite.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 novembre 2013
Bonne performance d' acteur, mais le scénario tiens sur un timbre poste. Je m' attendais à un film plus onirique.
Desman
Desman

8 abonnés 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2013
Un très bon film, avec deux excellents acteurs. Les seconds rôles sont bien trouvés également. Seul
bémol : le scénario simple et linéaire. Mais l'histoire de ce soldat amérindien est tellement touchante et dramatique ; elle est belle.
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