Jimmy P.
Note moyenne
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196 critiques spectateurs

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benoitG80

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3,5
Publiée le 19 septembre 2013
"Jimmy P." est un film d'un tout autre registre des précédentes réalisations d'Arnaud Desplechin, quand on songe en particulier au terrible "Conte de Noël" !
En partant d'un fait historique réel (très tendance actuellement) et marquant dans l'histoire de la psychanalyse, le réalisateur est arrivé à un résultat très instructif et d'autant plus passionnant quand on s'intéresse à ce domaine...
Lorsqu'on replace cette rencontre entre cet ethnologue français, Devereux et cet indien Blackfoot dans son époque et son contexte, on ne peut qu'être étonné de l'avancée et de la maîtrise de cette thérapie qui semble presque impossible et incroyable !
Malgré les flashback bienvenus qui illustrent la vie et les difficultés de Jimmy Picard, la mise en scène reste beaucoup plus linéaire et classique que dans le travail habituel du réalisateur et pour cause...
Un des points remarquables est aussi la le mode de communication à savoir la langue anglaise entre ces deux êtres que tout oppose et qu'une étrange complicité va rapprocher pour dépasser le rapport soignant/soigné...
D'ailleurs, voir ces deux personnages converser en anglais est à la fois une bonne et une mauvaise idée puisque les deux comédiens semblent bridés dans leur jeu respectif en particulier Mathieu Almaric, ainsi que le réalisateur lui même dans son travail...
C'est donc avant tout plus pour ce fait historique étonnant très bien documenté et filmé que ce film a tout son intérêt, plutôt que pour la mise en scène assez plate ainsi que pour le jeu des acteurs qui passe ici au second plan...
Reste principalement une étude clinique intéressante de deux êtres hors du commun !
velocio

1 537 abonnés 3 496 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2013
Au Festival de Cannes, de façon un peu stupide, les films sont sensés représenter un pays, un peu comme aux Jeux Olympiques. C'est ainsi que, cette année, les médias n'ont cessé de nous répéter que la France avait 4 films en compétition. "Le passé", film tourné en France avec une majorité d'acteurs français et parlé en français, ne figurait pas parmi ces 4 films. Par contre, "Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)", tourné aux Etats-Unis et parlé en anglais, faisait partie de ces 4 films.
C'est la 2ème fois qu'Arnaud Desplechin tourne un film en langue anglaise. La première fois, le film s'appelait "Esther Kahn" et c'était l'adaptation d'un roman du gallois Arthur Symons. Pour celles et ceux qui n'apprécient pas beaucoup l'œuvre "française" du réalisateur, "Esther Kahn" est, sans conteste, son meilleur film. "Jimmy P." est également l'adaptation d'un livre, un livre de Georges Devereux, intitulé "Psychothérapie d'un indien des plaines : réalités et rêve" et qui retrace dans le détail les 85 séances de conversations entre l'auteur et Jimmy Picard, indien de la tribu des Pieds-Noirs. Dans le film de Desplechin, Mathieu Amalric joue le rôle de Gorges Devereux, hongrois aux origines juives, né Győrgy Dobó dans l'empire austro-hongrois et devenu plus tard franco-américain. Georges Devereux est considéré comme un des fondateurs de l'ethnopsychanalyse et c'est à ce titre qu'il fut appelé par le psychiatre Karl Menninger, fondateur du "Winter Veterans Hospital" de Topeka, Kansas, une clinique traitant les vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Ce qu'on attendait de Devereux, grand connaisseur des cultures indiennes : qu'il s'occupe de Jimmy Picard, un indien ayant combattu en France et souffrant de troubles divers dont les origines ne semblent pas physiques mais psychologiques. Pour jouer Jimmy, on retrouve le comédien porto-ricain Benicio Del Toro, très crédible dans son rôle d'indien à la fois physiquement impressionnant et abimé psychologiquement. Dans la discussion à but psychanalytique entre Georges et Jimmy, tous les sujets vont être abordés : la guerre, la vie familiale, les rapports de Jimmy avec sa mère et sa sœur, des femmes "viriles", avec son père, sa vie sentimentale, sa fille, ... Assez vite, se crée une véritable amitié entre ces 2 hommes à la fois éloignés et proches : tous les 2 ont pour origine des peuples connaissant le génocide dans leur chair, tous les 2 sont en quelque sorte des renégats, Devereux s'étant converti au catholicisme et Picard s'étant écarté de sa tribu. Malheureusement, le film, qui démarre très bien, devient vite très bavard, trop bavard. Malgré la belle photographie de Stéphane Fontaine, directeur de la photographie des 3 derniers films de Jacques Audiard mais également de "Léo en jouant "dans la compagnie des hommes"" de Desplechin, on a vite tendance à s'ennuyer malgré la qualité des 2 comédiens. C'est d'autant plus dommage que, à part "Windtalkers, les messagers du vent" de John Woo, rares sont les films sur les indiens devenus soldats pour les Etats-Unis. Quant aux films racontant les problèmes psychologiques d'un soldat revenant du front, on peut rapprocher "Jimmy P." de "The Master" de Paul Thomas Anderson : pas de problème, même en n'étant pas totalement convaincant, "Jimmy P." est quand même largement supérieur au consternant "The Master".
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 septembre 2013
Un film insupportable. Despleschin a toujours montré son intérêt pour la psychanalyse, mais avec Jimmy P. l'on sombre dans la psychologie de trottoir, avec un personnage principal décidément bien de son temps (fin des années 1940-début des années 1950) puisque son problème se résume ainsi : monsieur spoiler: le mâle a été bri-sé par les femmes qui, comme chacun sait, sont fourbes et vicieuses
. Certains trouveront peut-être passionnant le long processus visant à aboutir à ce diagnostic très intéressant (...), mais pour ma part je me suis ennuyé comme rarement au cinéma. Je suis resté, incrédule, dans l'espoir que quelque chose de consistant serait finalement montré. En vain. Le tout est servi par un Mathieu Amalric détestable, qui s'enfonce dans la seule et unique posture qu'il semble connaître et qu'il applique à tous ses rôles, celle du bouffon qui se veut original, de l'anti-héros, saltimbanque intellectuel qui se complait dans la crasse, la chevelure grasse et mal coiffée, bien entendu, car sans cela on y perdrait du point de vue du sens de sa prestation...
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2013
Film qui nous confirme que l’on peut souffrir de maux physique terriblement douloureux et qu’une batterie de tests médicaux viennent démontrer que médicalement, il n’y a rien d’anormal. Ce qui laisse à penser à la médecine que l’on est mentalement malade et que l’on dirige le patient dans une structure psychiatrique avec un traitement traditionnel d’anti dépresseurs, d’anxiolytiques, et autres médicaments qui mettent le cerveau en pause mais qui ne soigne pas…La seule guérison est de prendre conscience de ce que nous sommes, de nos faiblesses et de les combattre soi même comme le fait le personnage principal de ce film. La thérapie, qu’elle soit effectuée ou non avec l’aide d’un psy, reste, dans ces cas là, le meilleur des traitement…Pour l’avoir vécue, pour le vivre encore, j’aime à penser que nous ne sommes pas notre cerveau, que développer une conscience extérieure est difficile mais que c’est bien la, la clef du traitement. Ne croyez pas tout ce que vous pensez et faites en sorte que votre cerveau travail pour vous, pas contre vous ! Pour le pratiquer, je sais que la pleine conscience est une manière de trouver la paix intérieure. Beau film.
selenie

7 440 abonnés 6 649 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2013
Après 5 ans sans tourné depuis son superbe film choral "Un conte de Noël" Arnaud Desplechin revient avec un film plus sobre et plsu intimiste. Adapté du livre de Georges Devereux "Psychothérapie d'un indien des plaines (1951) le film est un magnifique hommage au travail de l'ethnopsychiatre. On suit donc la thérapie en plusieurs dizaines d'heures d'entretien entre le médecin et son patient. Le film est emmené par un duo d'acteurs fabuleux, Benicio Del Toro est habité et charismatique tandis que Mathieu Amalric (5 films avec le réalisateur) est un médecin passionné et passionnant. Bavard et verbeux c'est malheureusement un film qui peut en rebouter plus d'un mais il reste particulièrement intéressant notamment dans les méthodes de Devereux. Par contre on s'interroge sur la nécessité de nous montrer la romance de Devereux et on reste perplexe par la réalité des symptômes de Jimmy P. tant on nous rabache qu'il va bien et qu'il y a rien qui semble anormal. La thérapie n'apporte pas franchement de réponse aux malaises du patient. Au final (et surtout pour votre serviteur) on constate que les psy restent les maitres du blabla. Le vrai point fort est qu'on ressent la fascination de Desplechin pour ce livre et que le face à face Picard-Del Toro avec Devereux-Amalric est séduisant. Un bon et beau film mais qui est un peu vain si on est pas plus ou moins déjà attiré par la psychologie.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2013
Ennuyeux, "Jimmy p." n'est pas un film inintéressant,
à condition d'être passionné de psychanalyse. Pour les autres, les deux heures de film vont paraître long, très long. Attendez vous à voir beaucoup de dialogues plus ou moins interminables, à la manière de "A dangerous method" de Cronenberg. Les flash back rendent le tout un peu plus dynamique, donnant plus de profondeur à l'histoire. La deuxième partie du film est à ce titre plus enlevée que la première, au fur et à mesure que l'indien, bien interprété par Benicio del Toro, se révèle.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2013
Desplechin est juste pense l'un des plus grands réalisateurs en activité (avec Bonello, Kechiche, Dumont et Godard, Cavalier (dans les dinosaures)). Seulement après avoir vu l'aimée, un documentaire assez court qu'il a réalisé, mon estime pour lui a pas mal baissé. Forcément tu adores tous les films d'un réalisateur tu tombes sur petit bidule qui semble mal pensé, tu flaires un peu la tocardise. Mais bon, Desplechin n'est pas un tocard, cependant, j'avais malgré tout peur que Jimmy P. ne soit pas au niveau de Rois et Reine et de conte de Noël. Surtout qu'à Cannes on en a finalement peu parlé, après qu'il soit éclipsé par Kechiche je peux le croire, mais quand même…

Alors je suis partagé, partagé parce que j'adore le concept, la psychothérapie au cinéma ça peut être je pense fascinant, mais le film est handicapé par le côté histoire vraie qui empêche Desplechin de se libérer totalement au niveau de l'écriture, des dialogues, etc. C'est un film trop sage. Ce film a le côté plat que je déteste dans les biopics, film historique et autres conneries dans le genre, ça manque de vie. Alors certes on a Amalric qui en fait des caisses comme on aime et je trouve ça formidable, cependant lui faire jouer ça l'empêche du coup d'être plus dans l'émotion comme il peut l'être dans d'autres films chez Desplechin ou bien dans de la guerre (juste un exemple comme ça). Je pense que c'est un peu trop exagéré pour que justement son personnage puisse être réellement touchant.

Mais en même temps il fallait contrebalancer avec Del Toro qui lui parle lentement, hache ses mots avec une voix hyper grave apportant paradoxalement du calme alors que c'est lui qui subit la psychanalyse. et le côté Amalric assez excité au début et Del Toro hyper calme marche plutôt bien, surtout dans une scène je trouve où justement Del Toro va s'énerver un peu et il va devenir menaçant et le gentil psychanalyste qu'était Amalric va devenir assez inquiétant, il semblerait presque fourbe.

Il y a des scènes que j'ai beaucoup aimé, comme la lecture de la lettre de Madeleine, globalement j'adore les scènes avec elle, elle apporte une grande fraîcheur, la touche féminine qui manque à ce film le reste du temps, la tendresse, etc. Mais aussi le flash back où Del Toro raconte l'histoire avec la mère de sa famille. Ce sont des moments forts dans le film, où on sent que Desplechin a du génie. Mais après on est vraiment trop sage, même si la dernière scène avec Amalric rattrape un peu le tout.

Et je n'aime pas cette façon où dans les rêves tout se tient, je ne vais pas dire que je crois pas dans la psychothérapie, je m'en fous en fait, mais ça me semble téléphoné. Je veux dire souvent on rêve de ce que l'on a fait la veille ou de ce que l'on va faire demain, mais là non, il rêve de trucs à haute symbolique. Moi ça m'emmerde un peu. Tant qu'à faire je préfère une analyse bien sous la ceinture qui dirait : tu as rêvé d'une grotte chaude et humide… tu veux une femme. Sauf que là c'est trop premier degré.

Et finalement tout le film n'a jamais la puissance du seul entretient Deneuve/Amalric dans Rois et Reine où Amalric a la liberté de dire que les femmes n'ont pas d'âme. Il manque une liberté à ce film, je n'ai pas lu le bouquin mais à mon avis Desplechin est resté trop près de la réalité ce qui le rend assez monotone. Mais heureusement il y a ces quelques sursauts dont je parlais.

Après ce n'est pas déplaisant, si ce n'est la musique… Aïe. Ce n'est pas un film con, ni un film qui prend son spectateur pour un con, il développe des choses intéressantes, mais c'est trop sage. Je veux le Amalric qui éclate comme un fou dans Rois et Reine "je vais très bien et je t'encule". En fait je n'ai pas eu ce que j'attends d'un film de Desplechin même si les scènes que j'ai mentionné font justement penser un peu à Desplechin, la lecture de la lettre de la même façon que dans Rois et Reine… J'ai pas vu un mauvais film, mais un truc trop banal (enfin je m'entends).
tixou0

782 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2013
Film austère - on dirait presque une "lecture", lors d'un séminaire sur la psychanalyse. Tiré d'ailleurs d'un authentique matériau scientifique. De plus très linéaire, en dépit du dévoilement progressif de l'origine des troubles de Jimmy P., dont l'état post-traumatique dû à sa participation à la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale (en Europe) n'est que la partie émergée des graves "blessures de l'âme" - l'évocation de sa vie familiale, donc d'un passé souvent lointain, multipliant les flash-backs. De plus, ne brillant ni par la mise en scène, ni par le montage - les deux, minimalistes. L'intérêt du spectateur est cependant éveillé d'emblée, et soutenu, grâce principalement à la parfaite incarnation du patient (unique), par le tout à la fois puissant et fragile Benicio Del Toro, absolument excellent - en sachant passer sur un acteur de 42 ans interprétant le rôle d'un tout juste trentenaire, et qui, Portoricain, ressemble assez peu à l'indien Blackfoot supposé. Amalric, l'alter ego habituel du réalisateur (5ème collaboration), convainc moins en Georges Devereux, anthropologue et ethno-psychanalyste juif roumain (né Győrgy Dobó) converti au catholicisme et naturalisé français (puis américain) - et pas seulement à cause de son accent "bricolé", entre roumain et français, mais par toute sa posture pseudo intello, qui tourne souvent au ridicule – sa vie sentimentale en appoint avec Madeleine, qui le rejoint temporairement à Topeka, ne rattrapant rien.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2013
Quel dommage à partir de cette histoire vraie sublime avoir en fait accouché d'un film bavard, sans relief, ennuyeux, en un mot raté.
Pourquoi avoir affublé Amalric de cette accent qui lui donne un air stupide ?
Pourquoi faire parler DelToro à la manière d'un robot ?
Un indien des plaines ... oui mais en fait il aurait été Wasp de Boston le film eût pû être pareil car le sujet est mal-traité.
Psychanalyse de bas étage ennuyeuse, bavarde ...
A éviter.
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 septembre 2013
Ce n'est pas totalement mauvais car bien joué, mais ces échanges interminables pour finalement aboutir à ca! sans émotions, sans etre touché par le personnage principal, bref, d'un ennui profond...à s'endormir!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2014
Une belle surprise... Parce que ce film, au-delà d'être un film sur la psychanalyse, nous montre une amitié, une belle amitié. et c'est en ça que le film est réussi. Pas une amitié comme les autres, une amitié basée sur l'enseignement réciproque, chacun apprend de l'autre. Ils se sortent du trou tout les deux.
Encore un des points positifs du film est la réalisation sans prétention d'A. Desplechins... Il ne faut pas un film d'auteur snob, que le peuple ne pourrait pas comprendre non. Chacun peut y voir du bon : certains y verront la mise en image de la vie de Devereux, d'autres une méthode intéressante de psychanalyse ou bien encore, c'est mon cas, une grande histoire d'amitié entre deux hommes intelligents, très différents, ce qui est leur force, ce qui montre que l'amitié n'a pas de limite ni de frontière. Ils sont juste humains.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 février 2015
Jimmy P. est moins un film américain qu'un film sur l'Amérique et la nécessité de revenir sur le passé d'une nation qui commence, après la seconde guerre mondiale, à n'être plus toute jeune. C'est moins un film sur la psychanalyse qu'un film sur la conversation et la nécessité de communiquer, dans un pays où une nouvelle couche d'immigration (les juifs européens) vient se superposer aux précédentes. Entre le médecin hongrois et le patient indien, il y a donc, comme une latence au coeur du film, toute l'histoire de l'Amérique et de son peuple. La psychanalyse elle-même est reléguée au second plan et prend une forme plutôt classique (bien que Georges Devereux soit l'inventeur d'une discipline nouvelle: l'ethno-psychanalyse). Ce qui importe ici, c'est le dialogue avec l'autre, pour apprendre à se connaître aussi bien que pour se sentir appartenir au même peuple. Devereux conclut d'ailleurs sa relation avec Jimmy en lui lançant "we had a nice talk", et le film lui-même se termine sur une promesse de dialogue quand, venu rendre visite à sa fille pour l'emmener vivre avec lui, Jimmy dit à la jeune fille "I came to talk it over". Desplechin, cinéaste sérieux s'il en est, nous prend donc à contre-pied en réalisant un film qui fait preuve, sinon de légèreté, du moins de simplicité. Quand les deux hommes marchent côte à côte en discutant (voir la photo utilisée pour l'affiche), c'est de sexe qu'ils parlent, comme deux vieux amis, démontrant la possibilité d'une fraternité par-delà la différence des origines, et renversant au passage le rêve américain tel qu'il s'exprime dans la notion de "self-made-man" pour revenir à la première devise des Etats-Unis: "E Pluribus Unum" (Un à partir de plusieurs).
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2013
Pour son premier film outre-Atlantique, Arnaud Desplechin se penche sur l'histoire vraie de la rencontre entre Jimmy Picard, homme réservé d'origine Indienne souffrant de troubles physiologiques dus à un problème psychologique et de Georges Devereux, ethnologue et psychanalyste, celui-ci se penchant sur le cas de Jimmy avec une attention toute particulière. Au fil de leurs séances (une par jour d'une durée de une heure), Jimmy va se révéler à Georges, racontant ses rêves, ses troubles et l'histoire de sa vie, marquée par plusieurs drames. Et justement, le film ressemble à une séance de psychothérapie : bavard mais jamais ennuyeux, se révélant de plus en plus fascinant au fur et à mesure que l'on apprend à connaître Jimmy et Georges qui se révèle également au fil des séances mais qui reste tout de même en retrait. La mise en scène de Desplechin est classique mais efficace, dotée en plus d'une certaine poésie lorsqu'elle aborde la question des rêves et du passé de Jimmy. Et puis comment s'ennuyer quand des superbes dialogues sont déclamés par des acteurs comme Benicio Del Toro et Mathieu Amalric ? Chacun dans leur rôle, les deux acteurs sont parfaits. L'un sachant montrer toute la complexité d'un homme à travers un geste ou un regard et l'autre se révélant à l'aise en psychanalyste enthousiaste et dévoué à sa cause.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2013
"Jimmy P." disposait de bonnes cartes en mains: des acteurs de talent et un thème intéressant qui pouvait s'ouvrir vers diverses intrigues. Malheureusement, le traitement apporté à l'histoire par le réalisateur/scénariste nuit complètement au sujet. Le scénario n'est en effet constitué que de dialogues à répétition, le plus souvent redondants, fades et peu intéressants. Il manque clairement à ce long métrage une touche de folie, un souffle onirique qui aurait permi le détachement avec la simple thérapie. Il en résulte donc de nombreuses longueurs et un rythme qui en pâtit. Heureusement, le tandem Mathieu Amalric/Benicio Del Toro fait des merveilles. Une déception...
defleppard

483 abonnés 3 671 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 février 2014
D'un ennui sidérant.........................1 demi-étoile....!!!!!!
Les meilleurs films de tous les temps