Jimmy P.
Note moyenne
3,4
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195 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 septembre 2013
Bien joué mais un peu ennuyant. Le fil de l'intrigue est bien trop subtil ... On a du mal à comprendre où l'on nous emmène. Finalement on est presque soulagé que le film se termine.
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2014
On sait le cinéma de Desplechin dégraissé de tout effet facile, il est à l'opposé du cinéma d'un Besson tape-à-l'oeil, égotique. JIMMY P est donc dans la mouvance habituelle, pudique, austère, au rythme posé. Amalric est un habitué de l'univers du réalisateur, il est investi, Del Toro crève l'écran comme toujours. Un film qui se laisse voir sans pour autant dégager un enthousiasme à l'arrivée.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2013
L'union du cinéma et de la psychanalyse m'a toujours semblé hasardeuse et les films qui se sont appuyés sur ce thème se sont souvent soldés par des ratages ou des semi-ratages. Je ne suis donc guère amateur de ce genre cinématographique et, même si j'ai fort apprécié jusqu'ici les films d'Arnaud Desplechin, je m'attendais, pour ce qui concerne cette oeuvre, à être vite pris par l'ennui et à sentir mes paupières s'alourdir très rapidement...
Erreur totale! Non seulement ce film ne m'a pas ennuyé une seule seconde, mais je l'ai trouvé passionnant! Voici donc, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la rencontre de Jimmy Picard, un Indien Blackfoot revenu blessé et traumatisé de France, et de George Devereux, Juif d'origine hongroise, à qui l'on fait appel en sa qualité d'ethnologue et de psychanalyste. Car ce n'est pas tant le corps de Jimmy Picard qui est blessé que son esprit. Comme le lui dira George Devereux, si le corps peut être marqué de nombreuses cicatrices qu'on ignore, il en est de même et plus encore quand il s'agit de l'esprit.
Ce sont ces cicatrices que, patiemment, tout au long des rencontres entre les deux hommes, l'on va découvrir. Mais ce qui passionne et ce qui surprend aussi et surtout, davantage même que les blessures passées, ce sont ces hommes et ces acteurs: l'Indien Jimmy Picard (Benicio del Toro) étonamment fragile et doux malgré son corps massif qui semble taillé pour remporter tous les combats - et le psychanalyste George Devereux (Mathieu Amalric) tellement minuscule à côté de l'Indien mais si agité, si captivé, si sûr de lui et de ses méthodes qu'elles semblent parfois faire violence. Et l'on découvrira, bien sûr, que ce dernier n'est pas indemne, que si l'Indien est hanté par ses démons, le psychanalyste n'est exempt ni de blessures ni de cicatrices.
Arnaud Desplechin s'est inspiré de personnages réels et, pour son premier film américain, a réussi le dosage délicat entre les scènes de dialogues (forcément assez nombreuses), les flashbacks et les scènes de rêves. Il y a peut-être quelques maladresses, mais en règle générale tout est bien agencé et filmé avec intelligence. On sent aussi à quel point Arnaud Desplechin (si français cependant) aime le cinéma classique américain, celui du génial John Ford en particulier. Une des scènes de "Jimmy P." lui rend d'ailleurs explicitement hommage: l'Indien et le psychanalyste assistent ensemble à une séance de cinéma. Et que projette-t-on? "Young Mister Lincoln", un film de John Ford! 7,5/10
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Difficile pari que de filmer une psychanalyse pendant 2 heures. Arnaud Desplechin joue des décors et du découpage pour rythmer ces longues séquences dialoguées. Il peut s'appuyer sur deux acteurs fort différents. Mathieu Amalric fait un peu le pitre ce qui apporte un contrepoint au sérieux de Benicion Del Toro. Ce dernier est de loin le plus intéressant par son jeu tout en retenu. Bien plus sage qu'à l'accoutumé, la mise en scène de Desplechin se limite ici à des figures souvent conventionnelles (mais élégantes). Comme "Esther Kahn", ce film semble secondaire dans une filmographie qui réserve sans doute encore des œuvres bien plus audacieuses.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 320 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2013
Un bien curieux film au premier abord mais surtout une magnifique histoire entre deux hommes à la recherche des méandres de l'esprit . Magnifiquement interprété par B Del Toro et M Amalric . Il se dégage du film une grande douceur , comme une paix intérieure emplie de mystère .
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Amalric exaspérant est ici vraiment à sa place face à un magistral benicio sur un film de psychiatrie passionnant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2014
Un Desplechin inhabituel, tant sur le fond que sur la forme. Les relations sociales sont apaisées et les gens sont même gentils entre eux : ça change. Assez remarquable également est l'illustration du racisme "bon enfant" discret mais réel auquel sont confrontés les Indiens en Amérique : un mélange de mauvaise conscience et de complexe de supériorité éprouvé par les Blancs et très bien rendu par quelque scène sobres et subtiles. Le propos du film pouvait paraître austère et ardu, il n'en est rien, la thérapie est même passionnante à suivre, et parfois très émouvante. La mise en scène aussi est plus épurée que d'habitude, moins de maniérisme que d'ordinaire. J'ai toujours eu un rapport compliqué avec les films de Desplechin, celui-ci est le premier où je ne trouve rien qui m'agace... Moins d'audace et de fulgurance que d'habitude certes, mais moins de défauts irritants également.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2014
Adaptant une histoire vraie, « Jimmy P » raconte une relation intéressante entre les deux protagonistes. Le scénario est bien écrit et jouit d’une réalisation réussie pour exprimer pleinement les pensées de chacun. Par ailleurs, les acteurs sont convaincants et jouent bien leur personnage. Ainsi, le film est plutôt plaisant mais s’il manque certaines choses pour vraiment captiver le spectateur.
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2013
« Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) » est passé dans les mailles du filet Cannois en mai dernier alors qu'il y concourrait en compétition officielle. Le film d'Arnaud Desplechin, adapté du roman éponyme de Georges Devereux, publié en 1951, retranscrit l'analyse de Jimmy Picard par son auteur, psychanalyste et anthropologue.

Synopsis Allociné : Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l'hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d'audition … En l'absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s'impose est la schizophrénie. La direction de l'hôpital décide toutefois de prendre l'avis d'un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux. Jimmy P (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) est le récit de la rencontre et de l'amitié entre ces deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, et qui n'ont apparemment rien en commun. L'exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu'ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d'un couple d'enquêteurs.

Une rencontre providentielle mais sublime entre deux êtres perdus et chaotiques, riche idée. D'autant plus que cette coïncidence baigne dans le cadre d'une cure psychanalytique.

Sauf que dans « Jimmy P. », les excellentes performances de Benicio Del Toro & Mathieu Amalric (comédien fétiche du réalisateur – 5 collaborations à ce jour), la puissance du sujet et l'éclairage des troubles d'un indien amérindien dans sa condition ethnique grâce à l'intervention d'un médecin étranger masquent plusieurs faiblesses de la part d’Arnaud Desplechin : traitement « basique » de ladite psychanalyse, sans piment (absence de résistance du patient à son analyste, aucune ambiguïté morale des personnages), mise en scène économe, tendance minimaliste (budget réduit, changement de chef op' depuis sa dernière réalisation), composition musicale amère (pourtant signée par l'expérimenté Howard Shore), longueurs ici et là …

Bilan : Reparti bredouille du dernier Festival de Cannes, « Jimmy P. » est un film thématique extrêmement fort dans son propos de fond (une psychanalyse d'un indien par un anthropologue), mais où l'on s'ennuie profondément une fois passée la rencontre magistrale entre les deux énergumènes.

Anecdote : Mathieu Amalric, qui interprète Georges Devereux dans « Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) », confie avoir lui-même commencé une analyse pour se préparer au film, et mieux savoir de quoi il retournait. Il poursuit à ce jour cette analyse.

Anecdote 2 : Benicio Del Toro fut envisagé par Arnaud Desplechin dès les premières étapes d'écriture après que ce dernier l'ait repéré dans « The Pledge » de Sean Penn, où l'acteur portoricain incarnait déjà, avec brio, le rôle d'un indien.

Anecdote 3 : Arnaud Desplechin revendique l'inspiration de deux films pour la réalisation de « Jimmy P. » : d'une part, « The Exiles » (1961) de Kent MacKenzie qu'il fait visionner à de nombreuses reprises à ses acteurs, et d'autre part, « Que la lumière soit » (1980), documentaire longtemps censuré de John Huston sur les états de stress post-traumatique des soldats américains de la Seconde Guerre Mondiale revenus du front. Arnaud Desplechin déclare également être influencé par les films de John Ford et François Truffaut pour bâtir son cinéma.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2013
Une histoire fascinante et une interprétation magistrale mais un film un peu long.
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 190 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2013
Mitigé.
Dommage que la personnalité de Devereux ne soit pas plus soumise à analyse et implication dans la dualité de sa relation avec son patient. Les acteurs sont excellents.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2013
Une psychanalyse va occasionner la naissance d'une amitié et une exploration de ces deux personnages attachants. Le sujet et sa mise en scène en forme d'ascèse font de ce film un spectacle exigeant mais, pour peu qu'on se laisse entrainer, vraiment agréable et enrichissant.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2015
L’homme à la femme; relations

Le cinéma français a une grande chance, et avec lui, nous spectateurs, cinéphiles; il possède en la personne d’Arnaud Desplechin un cinéaste intelligent! Qui plus est il
sait varier les plaisirs en se renouvelant, et mieux parfois en parlant de la même chose ou presque.

Ici, Jimmy, un indien, qui a combattu pendant la seconde guerre mondiale et a été blessé. Il souffre de troubles, maux de tête, hallucinations… Sa soeur le conduit dans un hôpital qui se charge des séquelles des combattants; plus ou moins
déclarés fous. Le diagnostic sur Jimmy n’est pas net.

L’institution fait alors appel à un certain George Devereux, docteur en psychologie, pas vraiment reconnu, peut-être même pas vraiment titré!…
Dès lors le film prend tout son essor, tout son sens. La rencontre en psychologie, comme celle en humanité, des deux hommes et des deux comédiens; Bénicio Del Toro et (le toujours Desplechin) Mathieu Amalric.

Le docteur Devereux s’attache aux rêves pour sonder les maux de l’âme humaine, et tout ou
presque y rapporte à la femme, la relation aux femmes; puisque la Femme est la Mère du Monde.
Et c’est vrai pour la plupart d’entre nous, nous sortons d’une femme, et cherchons aussi à y entrer, sexuellement. C’est aussi à un rapport à la psychanalyse (et Despleschin s’en sert beaucoup mieux que dans « Comment je me suis disputé… ») encore alors dans ses balbutiements quant à l’application ordinaire dans la vie des gens.

Devereux – dans sa recherche par les rêves- dit donc que les blessures de l’âme peuvent induire des troubles du corps. Nous sommes soumis à des névroses ou autres perturbations qui la
plupart du temps peuvent trouver leurs origines.

Superbement servis par Bénicio Del Toro et Mathieu Amalric, le film est en permanence dans une approche fine de la chose psychanalytique. Sans pathos, sans démonstration, il nous montre la construction humaine.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2014
Quand c’est pas bon, faut dire que c’est pas bon. Et dire que je suis déçu, le mot est faible. A mon avis, j’ai surestimé le casting. Del Toro/Amalric, c’est bien, mais pas nécessairement le duo de classe mondiale. Et puis quand Almaric garde du début à la fin un sourire de bienheureux, qui fait genre : « Je suis content de jouer avec Benicio ». Et Benicio lui, est raide comme un cierge pendant tout le film, normal, il joue un indien, un indien c’est sérieux ça….On se dit : mouais ! La direction d’acteurs n’a pas été au premier plan dans ce film. Si c’était au dépend d’une superbe leçon de mise en scène, j’aurais dit banco, et bien non. Les deux gars se rencontrent à chaque fois pour s’asseoir et parler, et j’ai faillit m’endormir. Aucun enjeux sérieux, Jimmy P est quelqu’un de banal, et la révélation finale est tellement banale, elle aussi, qu’on se demande l’intérêt de la psychanalyse ou du film. L’idée de base, celle de l’indien qui fait une cure psychanalytique pourrait paraître exotique à certains, mais cinématographiquement, il faut reconnaître que ça n’a aucune valeur intrinsèque, surtout si l’auteur est planté devant, et refuse de s’intéresser au sujet ou s’impliquer. Sous prétexte de faire intimiste, il ne prend absolument aucun risque, et fait un film français sur un indien, mais on dirait plus un documentaire pour Arte. Ennuyeux et faussement intello.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2013
J'ai dû lutter pour garder l'esprit éveillé jusqu'au bout du film. Car malgré la remarquable performance des acteurs, le fil du scénario ne suit pas. Des dialogues plats, sans émotions qui ne correspondent même pas à la réalité de la psychanalyse ou de la psychothérapie. On ne voit pas le chaos mental qui est censé montrer, lorsque un ethnologue français cherche dans les profondeurs de cet amérindien en quête de son mal, dont on soupçonne l'origine (accidenté du cerveau).
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