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capirex
189 abonnés
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4,0
Publiée le 29 avril 2026
Très intéressant film d'Arnaud Desplechin qui tient pour base le livre de l’analyste George Devereux (fondateur de l’ethnopsychanalyse) où le Patient suit l’analyse afin de devenir son propre maitre, de s’affranchir de son héritage familial, moral, religieux, culturel… Le film est superbement mise en scène et interprété par Benicio del Toro , magistral dans sa prestation et Mathieu Amalric qui n'est pas en reste !
Le réalisateur Arnaud Desplechin signe un beau film sur la psychanalyse et la guérison du corps grâce au pansement de l’âme. Profondément humain et généreux, le long-métrage profite autant de la mise en scène classieuse du cinéaste français que de la performance de ces deux acteurs principaux, notamment du magistral Benicio del Toro.
L’intérêt de ce long-métrage, réalisé par Arnaud Desplechin en 2013, repose sur la richesse de ses dialogues magnifiquement portés par Benicio Del Toro et Mathieu Amalric. Car pour le reste, il convient de le reconnaître, l’ensemble est d’un académisme ennuyeux. L’étroite relation entre un patient amérindien souffrant de nombreux troubles et un psychanalyste français permet de développer plusieurs thèmes (les rapports familiaux, les minorités ethniques, les traumatismes de guerre, etc.). Au fil de cette thérapie, on assiste à la guérison d’un homme et l’éclosion d’une belle amitié. Bref, une psychothérapie dont on ne sait qui en est le plus grand bénéficiaire.
A bien y regarder, Jimmy P. est sans aucun doute le film le plus beau d'Arnaud Despelchin. Oui, pour moi, ce film à la fois si proche et si lointain des habitudes du réalisateur comporte ses passages les plus somptueux question mise en scène. Je suis vraiment ébahis par les images qui défilent, d'ailleurs nettement plus que pour son histoire ...
Les éternels épanchement et analyses ont dans un premier temps beaucoup affecté ma découverte de la filmographie de ce même auteur. Cette revisite par contre ne me laisse qu'un gout désagréable, la connaissance n'est pas autant importante et sert surtout de mirage à un développement personnel qui a pour maitre mot la suffisance. Je suis un peu dur, c'est vrai.
Jimmy P. est un film à la fois lent et rythmé. Son coté énigmatique est d'ailleurs après coup aussi frustrant que louable tant là-dessus l'idée de faire de la place à différentes éventualités étoffe le récit. Il y'a de ce fait un arrière gout qu'une prochaine visite gommera j'en suis certain. J'insiste d'ailleurs sur l'envie de retrouver ce film aussi pour reconnaitre tout le jeu de Benicio del Toro qui ici livre une composition pleine de nuances, une complexité déroutante mais intensément magnétique. On ne voit que lui. Mathieu Amalric en revanche n'est pas dans son meilleur costume. Il réendosse son lot d'usage mais se fourvoie à l'excès. Je le préfère ailleurs. Quand aux autres, ils passent les plats ...
De ce film je garde une beauté visuelle somptueuse, des images vifs, pour moi un bonheur. Néanmoins mes doutes persiste. Cette redécouverte du cinéma de Desplechin ne se passe pas comme prévu, après quatre films tout du moins. A voir le mois prochain avec Trois Souvenirs de ma Jeunesse dont je garde un très bons souvenirs. Comme pour les autres ...
On se repose, qu’est que ça baille beaucoup, le sommeil arrive, les paupières lourdes, les yeux fatigués, à rester concentré devant ce film ennuyeux, agacé, gêné, pas oser, des stars américaines terribles rencontrent françaises. Sur le divan docteur professeur universitaire de l’après-seconde guerre mondiale, la France pleine de mine anti-personnelle terrestre engin exposé, les États-Unis font attention à les détecter, ils se prennent trop la tête.
Rires et larmes sont passés où monsieur le réalisateur connaisseur, le cerveau est en mode désactivation, le mentalisme en panne, il faut changer la pile maintenant, plus d’électricité, plus de courant, machine arrière au lieu de devant !
Le premier quart d'heure entretien efficacement le mystère mais à l'arrivée du thérapeute, ça devient lourd mais lourd et cousu de fil blanc. Ceux qui on vu ça au cinéma ont du se sentir floué.
Un film intéressant , finement joué mais dont on peut regretter que le personnage de Devereux soit sous exploité ( certaines scènes coupées ne le méritaient pas) et , qu'au fond, on ne comprenne pas bien ce que la présence d'un anthropologue spécialiste des Indiens change à un problème de psychanalyse somme toute assez basique . Bref , à part un regard réaliste en filigrane sur les Indiens des années 40 , on voit peu le lien narratif Amérindiens/psychanalyse.
Ce film restitue exactement le magnifique voyage qu'est une analyse bien menée. Respect éternel à Arnaud Desplechin d'avoir filmé ceci et bravo aux interprètes. Quel plaisir! Quelle beauté!
Un peu long et ennuyant au début, le film devient intéressant lorsque l'on rentre vraiment lorsqu'il se passe des choses pour les personnages mais la psychologie de Picard n'est pas tant que ça abordée. Les deux acteurs sont impressionnants de magnétismes. C'est un peu eux qui portent le film sur les épaules. Sans eux le film aurait été trop redondant. La réalisation de Depleschin est efficace, un peu à l'américaine. La lumière est agréable, le vert des extérieures et le marron des meubles des intérieures sont bien séparés et c'est agréables de regarder évoluer ces deux couleurs de façon distinctes. On regrettera peut-être la présence de seconds rôles marquants et des passages à vides comme le début et le moment où la maîtresse ou femme je ne sais plus du psychologue lui rend visite. Moi qui avait détesté "Un conte de Noël" du même réalisateur, là on va dire que je ne suis pas comblé mais il se rattrape plutôt bien. Ce n'est certainement pas le meilleur rôles des deux acteurs principaux du film mais cela permet d'asseoir leur crédibilités du côté du cinéma d'auteur. Cela dit, cela reste pour moi un vrai faux film d'auteur car oui, esthétiquement c'est impeccable, ça respire une certaine liberté propres aux auteurs mais sur le fond ce n'est pas assez approfondis. Les cauchemards de Jimmy Picard restent survolés lors de ses entretiens et la profondeur du personnage n'est pas creusé. Son rapport avec la guerre en tant que amérindiens, ses rapports avec sa famille, sa solitude, tout ça aurait pu être intérréssants mais ce n'est que légèrement abordé.
Un très beau film d'Arnaud Despléchin .Bénécio Del Toro incarne un amérindien. Mathieu Almaric interprète un spécialiste. Arnaud Despléchin réalise un beau film inspiré d'une histoire vraie.
Deuxième opus tourné en anglais par Desplechin, "Jimmy P." est un film définitivement intéressant sur la thérapie et la dépression, formidablement écrit, mis en scène et interprété par l'impressionnant Benicio Del Toro et la lumineuse Gina Mc Kee, en particulier. En revanche Amalric cabotine un peu, mais ça n'est pas très grave et confère une certaine fantaisie pas déplaisante à son personnage de thérapeute d'origine hongroise.
Le cinéma français a une grande chance, et avec lui, nous spectateurs, cinéphiles; il possède en la personne d’Arnaud Desplechin un cinéaste intelligent! Qui plus est il sait varier les plaisirs en se renouvelant, et mieux parfois en parlant de la même chose ou presque.
Ici, Jimmy, un indien, qui a combattu pendant la seconde guerre mondiale et a été blessé. Il souffre de troubles, maux de tête, hallucinations… Sa soeur le conduit dans un hôpital qui se charge des séquelles des combattants; plus ou moins déclarés fous. Le diagnostic sur Jimmy n’est pas net.
L’institution fait alors appel à un certain George Devereux, docteur en psychologie, pas vraiment reconnu, peut-être même pas vraiment titré!… Dès lors le film prend tout son essor, tout son sens. La rencontre en psychologie, comme celle en humanité, des deux hommes et des deux comédiens; Bénicio Del Toro et (le toujours Desplechin) Mathieu Amalric.
Le docteur Devereux s’attache aux rêves pour sonder les maux de l’âme humaine, et tout ou presque y rapporte à la femme, la relation aux femmes; puisque la Femme est la Mère du Monde. Et c’est vrai pour la plupart d’entre nous, nous sortons d’une femme, et cherchons aussi à y entrer, sexuellement. C’est aussi à un rapport à la psychanalyse (et Despleschin s’en sert beaucoup mieux que dans « Comment je me suis disputé… ») encore alors dans ses balbutiements quant à l’application ordinaire dans la vie des gens.
Devereux – dans sa recherche par les rêves- dit donc que les blessures de l’âme peuvent induire des troubles du corps. Nous sommes soumis à des névroses ou autres perturbations qui la plupart du temps peuvent trouver leurs origines.
Superbement servis par Bénicio Del Toro et Mathieu Amalric, le film est en permanence dans une approche fine de la chose psychanalytique. Sans pathos, sans démonstration, il nous montre la construction humaine.
Bon film dans sa globalité. Benicio Del Toro est excellent une nouvelle fois et le casting n'est pas en reste. Le scénario est bon lui aussi. Mon seul bémol se situe par les longueurs à certains moments ce qui nuit au film. Cela reste tout à fait satisfaisant.