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BeatJunky
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4,0
Publiée le 29 novembre 2015
Film tiré de la vie d'un indien revenu de la guerre souffrant de troubles inexpliqués.... Celui-ci va se voir prescrire des séances de psychothérapie "au black" c'est à dire avec un personnage sans diplôme de médecine mais avec qui, il arrivera à se confier comme jamais et développer une relation de confiance. Comme le récit de cet indien incarné par Benicio Del Toro (très convaincant) le rythme du film est assez lent mais je suis resté attentif et intéressé par les échanges avec ce psy (Mathieu almaric). En effet, ce faux docteur arrive progressivement à trouver des explications et surtout donner des solutions pour arranger l'état de son patient qui toute sa vie aura supporté et surmonté des épreuves bien difficiles... Je me suis rapidement attaché à ce personnage qui ne s'est jamais plaint et qui aujourd'hui en paye les conséquences. Comment ne pas s'apitoyer sur son sort ??? Je n aurai personnellement pas résisté très longtemps, ce qui m'a permis de rester captivé jusqu'à la dernière minute et d'être très ému.
Adapter à l’écran la retranscription d’une cure analytique s’étant déroulée après la deuxième Guerre Mondiale entre le docteur Georges Devereux (Mathieu Amalric) pionnier de l’ethnopsychanalyse et Jimmy Picard (Benicio del Toro) indien « blackfoot » vétéran souffrant de troubles d’angoisse conjuguée à des absences était une véritable gageure. Cinéaste assez hermétique, fasciné par la psychanalyse, Arnaud Desplechin réussit son pari audacieux sans jamais perdre de vue l'intérêt du spectateur qui pourrait facilement décrocher face à un propos d'emblée si peu attractif. Au-delà du discours analytique, ce qui ressort de "Jimmy P.", c'est la rencontre de deux marginaux qui vont s'apprivoiser tout au long d'une collaboration privilégiée au sein du Winter Veteran Hospital de Topeka au Kansas fondé et dirigé par Karl Menninger (Larry Pine), psychiatre humaniste qui ouvrit sa clinique aux non-médecins dont le français d'origine roumaine Georges Devereux féru de culture indienne ayant du mal dans le monde très fermé de la psychanalyse à faire avancer ses théories basées sur l'imprégnation entre troubles de la psyché et origines ethniques. Une fois les origines lésionnelles écartées, c'est bien dans le passé de Jimmy Picard qu'il faudra rechercher le traumatisme enfoui. La compréhension mutuelle née de l'humilité de Georges Devereux va permettre à Jimmy Picard de résoudre son comportement névrotique d'évitement par rapport aux femmes né de la domination exercée par sa mère puis sa sœur. Desplechin filme magnifiquement les confrontations entre les deux hommes dont le cheminement vers la compréhension et l'acceptation de soi-même constitue l'accomplissement de ce beau film qui nous explique très simplement que la cure psychanalytique est avant tout la rencontre de deux êtres qui doivent à un stade avancé de la cure se placer sur un pied d'égalité signe que la route peut-être continuée seul pour le patient. Exercice passionnant mais périlleux qui demeure parfois vain. Les deux acteurs sont bien sûr formidables notamment Mathieu Amalric étonnamment sobre derrière l'accent roumain dont on aurait pu penser qu'il aurait emmené l'acteur fétiche de Desplechin vers un cabotinage qu'il s'autorise assez facilement quand il n'est pas adroitement dirigé. Un film à découvrir qui peut servir de point d'entrée dans l'œuvre complexe de Desplechin.
Beau film qui raconte une agréable histoire, tout un univers psy dans lequel on plonge agréablement. Les deux personnages principaux sont attachants et Benicio Del Toro est remarquable.
Dans une mise en scène sobre et qui n’extrapole rien, Arnaud Desplechin se concentre sur la discussion de ses deux protagonistes. Jimmy P. est un film qui s’écoute avant tout. La mesure des dialogues et le choix des mots nous font philosopher sur notre vie, nos pensées et notre mort. Cependant, malgré les qualités de Benicio del Toro et de Mathieu Amalric, le long-métrage est trop souvent lent pour éviter de fermer les yeux. C’est un film qui s’écoute, a-t-on dit, mais le risque est que l’on finisse par s’endormir. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Très bon Del Toro, Amalric aussi (même si je m'attendais à plus), une psychanalyse plutôt intéressante, dommage que la mise en scène ne suive pas. Le film reste trop banal sur la forme. Bref pas toujours captivant mais le fond sonne juste.
Arnaud Desplechin filme une exploration psychanalytique avec une grande finesse et une mise en scène d'une grande sobriété. Il investigue la vie cérébrale d’un être meurtri, un traumatisme secret qui fissure l’ordre logique des choses et dérègle le comportement de cet individu. Il filme aussi une histoire d’amitié par laquelle se cristallise l’accès à la mémoire, structurée autour d’une succession de face à face et de réminiscences. Desplechin s'applique dans la simplicité de la coupe, le changement d’échelle, et le cadrage du visage. Il met les plans les plus forts (les grands espaces, les séquences oniriques) au même niveau que les échanges intimistes. Ici, la déchirure est douce et bouleversante.
Je me suis ennuyé dans ce film qui mets en scène Bénicio del torro dans le rôle d'un vétéran indien, qui souffre de traumatisme et Mathieu Almaric dans le rôle d'un analyste un peu particuliers. La rencontre entre les deux hommes va être décisive pour Jimmy P et il va enfin trouver des questions à ses réponses. Malgré l'interprétation magistrale de Bénicio del torro et de Mathieu Almaric, je n'ai pas été embarqué. dommage
Un Desplechin inhabituel, tant sur le fond que sur la forme. Les relations sociales sont apaisées et les gens sont même gentils entre eux : ça change. Assez remarquable également est l'illustration du racisme "bon enfant" discret mais réel auquel sont confrontés les Indiens en Amérique : un mélange de mauvaise conscience et de complexe de supériorité éprouvé par les Blancs et très bien rendu par quelque scène sobres et subtiles. Le propos du film pouvait paraître austère et ardu, il n'en est rien, la thérapie est même passionnante à suivre, et parfois très émouvante. La mise en scène aussi est plus épurée que d'habitude, moins de maniérisme que d'ordinaire. J'ai toujours eu un rapport compliqué avec les films de Desplechin, celui-ci est le premier où je ne trouve rien qui m'agace... Moins d'audace et de fulgurance que d'habitude certes, mais moins de défauts irritants également.
Je n’étais, pour tout dire, pas très emballé à l’idée de regarder ce film dont le sujet et la bande-annonce ne m’avaient pas vraiment enthousiasmé, c’est donc avec mesure sinon réticence que je me suis mis à le regarder. Pour être honnête j’avoue avoir, à mon grand étonnement, plutôt passé un bon moment devant ce film, même si je n’ai pas vraiment été transporté. Le sujet est intéressant et suffisamment bien raconté pour qu’on ne s’ennuie pas. Le film bénéficie en plus d’une interprétation trois étoiles avec un Bénicio Del Toro très convaincant en amérindien Blackfoot malade victime d’une maladie psychiatrique. Il est, par ailleurs, efficacement secondé par une Matthieu Amalric truculent dans ce rôle de médecin anthropologue de formation qui entreprend une analyse pour traiter ce patient dont le bagage culturel amérindien laisse perplexe les docteurs de l'institution militaire. Leurs séances de discussions thérapeutiques sont prenantes et donne beaucoup de substance au film du fait de l’amitié un peu ambiguë qui s’y fait jour. Les séquences annexes, particulièrement les moments entre le docteur Devereux et son amie Madeleine m’ont parfois ennuyé et n’ont, à mon sens, pas vraiment d’utilité et offrent des longueurs, un peu irritantes, au film. En somme le film est intéressant, mais sans vraiment être passionnant et on est satisfait de l’avoir vu sans pour autant se sentir le besoin de le recommander. À voir donc si l’occasion se présente à vous, mais il n’est pas vraiment indispensable à la culture générale cinématographique, hormis pour les fans du réalisateur ou d’un des deux acteurs principaux.
J'ai découvert B. Del Toro dans ce film. J'ai été agréablement surpris: il joue bien. Pour moi l'autre intérêt de ce film, ce sont les séances de thérapie et les moments où Jimmy explique ses rêves. On découvre la culture amérindienne, une culture complètement ignorée. Mon approche est plutôt intello donc. J'avoue que le reste je m'en fous un peu: la vie privée du médecin et tout ça... quel intérêt? Ça fait un peu remplissage. M. Almaric joue correctement, mais il a tendance à m'énerver à force de jouer avec ses lunettes.
Malgré deux acteurs passionnants, il y a quelque chose qui cloche dans ce film! En plus d'être très faiblard visuellement, l'intrigue est plate en dépit d'un sujet pas inintéressant! Et la fin, expéditive, laisse flotter une espèce d'incompréhension... Sans être désagréable, un film qui laisse dubitatif et qui n'épargne pas au spectateur une certaine déception et/ou frustration! 3/5
Jimmy P. ne brille pas par son rythme assez faible, néanmoins la performance impressionnante des 2 acteurs et le récit tout en pudeur laisse passer quelques sentiments. Un exercice maîtrisé en terme de "psychologie".