Jimmy P.
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196 critiques spectateurs

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tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2013
Film austère - on dirait presque une "lecture", lors d'un séminaire sur la psychanalyse. Tiré d'ailleurs d'un authentique matériau scientifique. De plus très linéaire, en dépit du dévoilement progressif de l'origine des troubles de Jimmy P., dont l'état post-traumatique dû à sa participation à la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale (en Europe) n'est que la partie émergée des graves "blessures de l'âme" - l'évocation de sa vie familiale, donc d'un passé souvent lointain, multipliant les flash-backs. De plus, ne brillant ni par la mise en scène, ni par le montage - les deux, minimalistes. L'intérêt du spectateur est cependant éveillé d'emblée, et soutenu, grâce principalement à la parfaite incarnation du patient (unique), par le tout à la fois puissant et fragile Benicio Del Toro, absolument excellent - en sachant passer sur un acteur de 42 ans interprétant le rôle d'un tout juste trentenaire, et qui, Portoricain, ressemble assez peu à l'indien Blackfoot supposé. Amalric, l'alter ego habituel du réalisateur (5ème collaboration), convainc moins en Georges Devereux, anthropologue et ethno-psychanalyste juif roumain (né Győrgy Dobó) converti au catholicisme et naturalisé français (puis américain) - et pas seulement à cause de son accent "bricolé", entre roumain et français, mais par toute sa posture pseudo intello, qui tourne souvent au ridicule – sa vie sentimentale en appoint avec Madeleine, qui le rejoint temporairement à Topeka, ne rattrapant rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2013
Jolie plongée dans l'intimé d'un indien des plaines et de son psy. Plus de détails en cliquant sur le lien ci dessous
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2013
Ceux qui saisissent la vraie nature de la psychanalyse sont peu nombreux, et les cinéastes qui sont parvenus à mettre en images la particularité de son objet peuvent se compter sur les doigts de la main. Arnaud Desplechin y est toujours brillamment parvenu, comme sans efforts, en particulier dans le Conte de noël. Avec Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines), le réalisateur français vient ajouter un nouveau volet à sa saga psychanalytique.

Le pari était plus qu'osé. Le film est en effet consacré à un épisode de la vie de Georges Devreux (Mathieu Amalric, Cosmopolis, bientôt dans la Vénus à la fourrure), thérapeute peu connu du grand public. Durant cette période, cet ethnopsychiatre juif polonais, exilé aux Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale, prit en analyse Jimmy Picard (le formidable Benicio Del Toro, Savages, Che). Cet Indien, blessé en Europe lors d'un accident, présente des symptômes physiques qu'aucun médecin ne parvient à expliquer mais que la talking cure fera disparaître.

Pendant les séances, le spectateur découvre la vie de Jimmy, le plus souvent en flash-backs et visionne ses rêves qui font l'objet de scènes surréelles. Dans l'intervalle, il partage la vie du patient à l'hôpital militaire et le quotidien du psychanalyste que sa maîtresse anglaise vient rejoindre.

Ce portrait tout en nuances de deux hommes blessés et cette description détaillée de leur travail est également le portrait d'une époque : les désastres de la guerre, les souffrances qu'elle a causées à chacun des protagonistes, le génocide indien dans ses répercussions dans la psyché marquent le film sans pathos appuyé. Le tout est servi par une très belle photographie.

Jimmy P. est un film qui sait suivre le tempo de l'analyse et les méandres de la psyché. Il est par conséquent à réserver à ceux qui savent se laisser porter par le rythme d'une histoire. Il convaincra (espérons-le en tout cas) les néophytes de la validité des fondements de la psychanalyse et rappellera à ceux qui en connaissent les effets leur efficacité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2013
Un très bon film. Bien sûr il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'actions mais les acteurs sont excellents, le scénario assez interessant pour que l'on ait pas le temps de s'ennuyer. Les scènes de rêve sont esthétiquement très bien réussies.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2013
L'idée de départ avait de quoi me séduire: l'histoire vraie d'une aventure humaine peu commune entre un soldat indien de l'armée américaine, Jimmy Picard, qui souffre de troubles psychologique après une blessure de guerre et un anthropologue-psychologue, Georges Devereux, aux méthodes originales, lui-même dans le déni de ses origines. Le beau jeu d'acteurs aurait pu ajouter à l'attrait ressenti pour ce film, mais quelle déception ! J'ai enduré (et je pèse mes mots) un film cérébral et mortellement ennuyeux, où je me suis em… ferme. Desplechin n'a fait que mettre en scène un déroulé linéaire des entretiens entre les deux hommes, tels qu'ils sont relatés dans le livre de Georges Devereux à la recherche de codes culturels pour dénouer le problème de son patient. Finalement, le personnage principal de ce film n'est ni Mathieu Amalric ni Benicio Del Toro, non, c'est la parole, un flot de paroles rythmé par l'enchaînement quasi mécanique de ces séances de psychanalyse. On aurait aimé quelque chose de plus inventif quand le film n'apporte rien d'autre qu'une transposition. Au moins s'il est un reproche que l'on ne peut pas faire à Desplechin, c'est d'avoir tenté de tromper le spectateur : le titre de son film, Jimmy P Psychothérapie d'un Indien des Plaines, reflète juste ce qu'il est, clinique. Le problème aussi, c' est que des séances de psychanalyse sont faites pour se dérouler à huis clos et que, là-dessus, Desplechin a bien réussi son coup en laissant le spectateur derrière la porte. C'est prétentieux et ennuyeux comme la pluie.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2013
Rencontre du biopic et de l'enquête médicalo-policière, "Jimmy P." peut effrayer de prime abord. Il propose en effet une série d'échanges psychiatriques, entrecoupés de flashbacks, chose qui n'a rien de sexy a priori. Certains passages sont d'ailleurs ambitieux, et grande est la tentation de décrocher pour retourner vers des plaisirs plus terre à terre. Malgré tout, la relation qui se tisse entre les deux protagonistes s'avère très intéressante. L'atmosphère créée par Arnaud Desplechin joue aussi énormément dans la réussite du film. Deux limites majeurs peuvent cependant être relevés. D'une part l'échec relatif de l'enquête menée. Elle n'a rien de palpitant, et on se perd vite dans des considérations psychiatro-psychiatriques vaseuses assez soporifiques. D'autre part, le final déçoit par son optimisme et côté artificiel. Paradoxal, étant donné que le scénario s'articule autour d'une histoire vraie.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2013
Film très plaisant et intelligent, avec des personnages attachants et une belle progression.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 février 2015
Jimmy P. est moins un film américain qu'un film sur l'Amérique et la nécessité de revenir sur le passé d'une nation qui commence, après la seconde guerre mondiale, à n'être plus toute jeune. C'est moins un film sur la psychanalyse qu'un film sur la conversation et la nécessité de communiquer, dans un pays où une nouvelle couche d'immigration (les juifs européens) vient se superposer aux précédentes. Entre le médecin hongrois et le patient indien, il y a donc, comme une latence au coeur du film, toute l'histoire de l'Amérique et de son peuple. La psychanalyse elle-même est reléguée au second plan et prend une forme plutôt classique (bien que Georges Devereux soit l'inventeur d'une discipline nouvelle: l'ethno-psychanalyse). Ce qui importe ici, c'est le dialogue avec l'autre, pour apprendre à se connaître aussi bien que pour se sentir appartenir au même peuple. Devereux conclut d'ailleurs sa relation avec Jimmy en lui lançant "we had a nice talk", et le film lui-même se termine sur une promesse de dialogue quand, venu rendre visite à sa fille pour l'emmener vivre avec lui, Jimmy dit à la jeune fille "I came to talk it over". Desplechin, cinéaste sérieux s'il en est, nous prend donc à contre-pied en réalisant un film qui fait preuve, sinon de légèreté, du moins de simplicité. Quand les deux hommes marchent côte à côte en discutant (voir la photo utilisée pour l'affiche), c'est de sexe qu'ils parlent, comme deux vieux amis, démontrant la possibilité d'une fraternité par-delà la différence des origines, et renversant au passage le rêve américain tel qu'il s'exprime dans la notion de "self-made-man" pour revenir à la première devise des Etats-Unis: "E Pluribus Unum" (Un à partir de plusieurs).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 septembre 2013
Vu sous un angle purement scénique , le film est très statique et parle beaucoup. Mais si on prend la peine de regarder derrière le miroir, le message qu'il fait passer est bien plus profond qu'il n'y paraît. Dés lors on retrouve une grande interprétation de la part des deux acteurs principaux et une approche de la psychanalyse pas si idiote que cela. Ce film doit se voir sans être pressé , en prenant le temps de bien se délecter de chacune des répliques. La profondeur du propos peut parfois perdre ou ennuyer, mais elle
ne laisse pas indifférent. Amalric trouve ici un rôle qui lui va à ravir . La confrontation des deux
personnages est retranscrite sans aucune erreur de goût. On regrettera cependant certaines scènes un peu longues.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2013
Un film qui vaut avant tout, pour la superbe prestation des acteurs et du réel engagement qu'a pu donner Desplechin à cette histoire. Dommage qu'il soit un peu trop long et que le scénario manque de rebonds, pour que mon enthousiasme soit totale.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 septembre 2013
Très bons acteurs, mais le film reste trop superficiel, il manque de substance et l'intrigue est un peu téléphonée. Mais à voir tout de même.
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2013
« Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) » est passé dans les mailles du filet Cannois en mai dernier alors qu'il y concourrait en compétition officielle. Le film d'Arnaud Desplechin, adapté du roman éponyme de Georges Devereux, publié en 1951, retranscrit l'analyse de Jimmy Picard par son auteur, psychanalyste et anthropologue.

Synopsis Allociné : Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l'hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau. Jimmy Picard souffre de nombreux troubles : vertiges, cécité temporaire, perte d'audition … En l'absence de causes physiologiques, le diagnostic qui s'impose est la schizophrénie. La direction de l'hôpital décide toutefois de prendre l'avis d'un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux. Jimmy P (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) est le récit de la rencontre et de l'amitié entre ces deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, et qui n'ont apparemment rien en commun. L'exploration des souvenirs et des rêves de Jimmy est une expérience qu'ils mènent ensemble, avec une complicité grandissante, à la manière d'un couple d'enquêteurs.

Une rencontre providentielle mais sublime entre deux êtres perdus et chaotiques, riche idée. D'autant plus que cette coïncidence baigne dans le cadre d'une cure psychanalytique.

Sauf que dans « Jimmy P. », les excellentes performances de Benicio Del Toro & Mathieu Amalric (comédien fétiche du réalisateur – 5 collaborations à ce jour), la puissance du sujet et l'éclairage des troubles d'un indien amérindien dans sa condition ethnique grâce à l'intervention d'un médecin étranger masquent plusieurs faiblesses de la part d’Arnaud Desplechin : traitement « basique » de ladite psychanalyse, sans piment (absence de résistance du patient à son analyste, aucune ambiguïté morale des personnages), mise en scène économe, tendance minimaliste (budget réduit, changement de chef op' depuis sa dernière réalisation), composition musicale amère (pourtant signée par l'expérimenté Howard Shore), longueurs ici et là …

Bilan : Reparti bredouille du dernier Festival de Cannes, « Jimmy P. » est un film thématique extrêmement fort dans son propos de fond (une psychanalyse d'un indien par un anthropologue), mais où l'on s'ennuie profondément une fois passée la rencontre magistrale entre les deux énergumènes.

Anecdote : Mathieu Amalric, qui interprète Georges Devereux dans « Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) », confie avoir lui-même commencé une analyse pour se préparer au film, et mieux savoir de quoi il retournait. Il poursuit à ce jour cette analyse.

Anecdote 2 : Benicio Del Toro fut envisagé par Arnaud Desplechin dès les premières étapes d'écriture après que ce dernier l'ait repéré dans « The Pledge » de Sean Penn, où l'acteur portoricain incarnait déjà, avec brio, le rôle d'un indien.

Anecdote 3 : Arnaud Desplechin revendique l'inspiration de deux films pour la réalisation de « Jimmy P. » : d'une part, « The Exiles » (1961) de Kent MacKenzie qu'il fait visionner à de nombreuses reprises à ses acteurs, et d'autre part, « Que la lumière soit » (1980), documentaire longtemps censuré de John Huston sur les états de stress post-traumatique des soldats américains de la Seconde Guerre Mondiale revenus du front. Arnaud Desplechin déclare également être influencé par les films de John Ford et François Truffaut pour bâtir son cinéma.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2013
De grandes envolées orchestrales traversent des terres mythiques, semblant encore vierges. Le Montana et le Michigan sont devenus les terrains de jeu d'Arnaud Desplechin, qui réalise avec Jimmy P. son deuxième long-métrage franco-anglais après Esther Kahn. Avec Howard Shore (compositeur de Cronenberg, Scorsese et Jackson) travaillant une nouvelle fois pour lui, l'adaptation du français lui donne un côté grandiose, un air de belle légende. Celle de Jimmy Picard, vétéran de la guerre souffrant de maux de tête, et Georges Devereux, ethnopsychiatre cherchant à le guérir.

Ne nous étonnons pas d'entendre beaucoup de dialogues, inhérents au genre de Desplechin (Comment je me suis disputé, ma vie sexuelle..., Un Conte de Noël). Le cinéaste propose une nouvelle fois un cinéma intellectuel qui plonge dans le subconscient de l'être humain. Jimmy P. est très bien retranscrit car on sent le travail de documentation derrière et l'amour porté à ce sujet. Mais encore faut-il seulement qu'il trouve avec ce récit un auditoire qui saura s'intéresser. Cette œuvre reste en effet assez plate, où la narration n'évolue pas tout le temps et laisse le spectateur dans le brouillard. La mise en scène, un peu trop classique et manquant d'inspiration, n'aide pas non plus à ce que le public entre plus vivement dans ce travail d'analyse. On peut sentir la rapidité à laquelle Desplechin a du être confronté pour tourner son film, à petit budget.

Si l'interprétation des rêves peut nous paraître parfois obscure, il n'empêche que le réalisateur recrée à partir de ces archives un duo intéressant. Nous sommes au début confrontés à un rapport médecin / patient, qui va par la suite se transformer en lien amical, presque fraternel. Par leurs multiples conversations qui poussent forcément aux confidences d'abord, et par une complicité qui se traduit parfaitement à l'écran. Del Toro et Amalric forment une belle osmose devant le cadre de Desplechin grâce à deux morphologies opposées et des interprétations aux antipodes l'une de l'autre. L'un joue la carte de la puissance physique en prenant une place importante à l'image. L'autre, bien moins imposant, flirte avec un ton comique allant bien avec ce personnage d'intellectuel.

Jimmy Picard est notamment brillamment interprété par Benicio del Toro, qui montre une fois encore qu'il fait partie des grands. L'espagnol campe son personnage avec un mysticisme affolant, une métamorphose fiévreuse allant jusqu'à un accent indien nous laissant bouche bée. À la fois exténué et perdu par ce qui lui arrive, il subit en silence. En deux mots, la grande classe.

Une anecdote aussi cocasse que pertinente prouve que le cinéma veut, par tous les moyens, se rapprocher du réel. Afin de se mettre dans la peau de l'ethnologue, Amalric a commencé une psychanalyse pour comprendre ce domaine. Mais après son travail dans Jimmy P., celui-ci continue les consultations. Preuve que le cinéma peut dépasser le réel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 septembre 2013
un film sensible, un bon jeu d'acteur qui tient vraiment la route, bref un film à voir au ciné.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2013
Difficile pari que de filmer une psychanalyse pendant 2 heures. Arnaud Desplechin joue des décors et du découpage pour rythmer ces longues séquences dialoguées. Il peut s'appuyer sur deux acteurs fort différents. Mathieu Amalric fait un peu le pitre ce qui apporte un contrepoint au sérieux de Benicion Del Toro. Ce dernier est de loin le plus intéressant par son jeu tout en retenu. Bien plus sage qu'à l'accoutumé, la mise en scène de Desplechin se limite ici à des figures souvent conventionnelles (mais élégantes). Comme "Esther Kahn", ce film semble secondaire dans une filmographie qui réserve sans doute encore des œuvres bien plus audacieuses.
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