Jimmy est revenu de France, ou il était démineur lors de la Seconde guerre mondiale, et à cause d'une chute alors qu'il était là-bas , de retour chez lui il souffre de maux de têtes violents, de perte d'équilibre etc. Les médecins ne trouvent aucunes causes physiques. Mais ne serait-ce pas psychologique ? C'est ce que le (pseudo?) psychanalyste roumain Georges Devereux, va tenter de découvrir.
On ne peut que s'émerveiller devant la beauté des images de ce film, la souffrance d'un homme y est poétisée et sublimé. Ces images ne sont que les illustrations ses malaises du passer, ce qui le rend au plus profond de son être et même dans la souffrance, un être tout simplement beau. Dans la simplicité de son caractère on découvre un personnage torturé, plein de regret, qui ne croit pas en lui, renfermé. Ses symptômes physiques montrent que son esprit ne peut plus supporter tout cela, il doit s'exprimer, et accepter la réalité, comprendre ce qu'il ne va pas. On change radicalement d'univers dans ce films, la textures des images reflètent l'état d'esprit de Jimmy. Les images de ses souvenirs de guerres sont étrangement ressemblantes à celles quand des scènes où il est chez sa sœur. Les images ne sont que plus belles pendant sa guérison
On pourrait reprocher au film d'être quelque peut lent par moment car on s'éloigne de l'histoire de Jimmy pour se pencher sur Devereux (magnifiquement interprété par Mathieu Almalric), et d'être à la fois un peu lourd sur les dialogues entre le patient et son psychanalyste. Mais en même temps on assiste à une amitié qui est entrain de naître et qui aide Jimmy Picard, lui qui a des relations conflictuelles avec toute sa tribut, il trouve enfin un soutient, un homme qui l'aide et qui l’accepte. Car il faut dire qu'à cette époque les Indiens étaient très mal intégrés, Devereux se vante d'être un spécialiste sur les indiens. Et en quelque que sorte c'est vrai. Pour les indiens les rêves sont prémonitoires, comment ne pas être fatigué, perdu, blasé, abîmé par ces différents rêves que Jimmy, sa vie ne peut que être triste alors. Mais pour nous européens que nous sommes, 'est l'inverse, les rêves nous informes sur notre passé, de ces différentes choses qui nous marquent, qui restent gravées à vie dans notre mémoire de petit enfant qui fait son bout de chemin dans la cour des grands , pour lui même en devenir un.
Après ce film on ne peut s'empêcher de faire une rétrospective sur notre vie, ou de courir chez le premier psychanalyste que l'on trouve. Nous nous trimbalons tous des bagages, certains qui nous sont plus pesant que d'autres, comme dit Devereux, Jimmy Picar, « souffre de ce que tout le monde souffre ».