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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 septembre 2013
Un très bon film qui fait réfléchir. Il n'y a pas d'action et pourtant, on ne s'ennuie pas une seconde. Le jeu entre les deux acteurs est excellent et on est transporté dans leur monde intérieur. A voir, de préférence en VO
Jimmy (Benicio Del Toro) a de nombreux problèmes neuropsychologiques. Un médecin (Mathieu Amalric) va tenter de l'aider à sortir de ses cauchemars en engageant avec lui une psychothérapie. Un duo qui fonctionne bien mais hélas le film s'appuie sur un scénario plus bancal. Bref, un film inégal mais à voir.
Honnêtement, je ne comprends pas qu'on ait pu aimer ce film. Aucune progression des deux protagonistes tout au long de ces deux longues heures, alors qu'on est censé assister à une guérison tout de même ! Phrases pompeuses et attendues, acteurs qui cabotinent. A fuir !
Un film dont je n’ai pas forcément compris le véritable intérêt mais qui se révèle, après une première partie un peu compliquée, finalement assez « fascinant » et, surtout, très bien réalisé et magnifiquement interprété, notamment par un Benicio del Toro épatant.
un excellent film sur un sujet à première vue difficile mais qui est plein de finesse, d'intelligence et de justesse avec un duo d'acteurs remarquables, ce qui fait qu'on ne voit pas le temps passer. A recommander franchement.
J'ai beaucoup aimé ce film ! J'ai "vu" l'invisible, le cheminement d'un esprit, l'impalpable d'une analyse par la grâce de deux acteurs excellents- Benicio Del Toro carrément exceptionnel- et d'une réalisation toute en subtilité. à l'image de Devereux "pas de grands mots, car ils éloignent des choses", mais une approche humaine et humble des blessures de l'âme. On voit en effet un échange véritable entre deux hommes, rescapés tous les deux,( indien/soldat et juif d'Europe) basé sur la parole, l'importance des mots et de leur sens, et aboutissant à une véritable fraternité, au delà du soin. . Exactement ce que l'on attend de toute analyse: une rencontre basée sur l'humanité des deux participants. Ainsi du médecin chef qui demande à Jimmy des nouvelles et qui s'entend répondre - spoiler: "oh, il va mieux" ! -
Quelques lourdeurs au début du film, et un personnage féminin superflu , mais en revanche, les moments de rêve sont particulièrement beaux et émouvants et l'interprétation de Del Toro, magistrale.
Benicio Del Toro est parfait, Mathieu Amalric en fait des tonnes mais n'est pas ridicule. Un film plus sur la psychanalyse que sur les indiens (comme la bande annonce le laisse faussement supposer). Parfois un peu niais (les médecins notamment), pas d'une ambition démesurée (pas de chamanisme), mais finalement très honnête.
Intéressant sans plus. Il est ici question d'un Natif Américain, Jimmy Picard (interprété par Benicio Del Toro d'une très belle façon) en proie à de nombreux problèmes neuropsychologiques d'origines inconnues. Celui-ci revient de la guerre en France où il s'est blessé à la tête. Un médecin anthropologue (interprété par Mathieu Amalric de façon bien moins éclatante) va alors être convié à l'hôpital où séjourne le malade pour l'aider à sortir de ses cauchemars et ses maux incessants de manière psychothérapique.
Le duo fonctionne mais malheureusement pas très bien servi par l'histoire, qui n'est après tout pas très fournie et ne mène en apparence nul part. Pour honorer son statut de biopic, l'oeuvre raconte en détail la vie de Picard mais n'apporte pas de satisfaction de mon point de vue. D'une part il y a beaucoup trop de personnages pas assez définis si ce n'est que par leurs noms. On s'y perd donc un peu. Ensuite, les plans sont monotones, fixes et pas très marquants sauf un (seul) zoom intempestif en plein milieu du film qui n'avait pas lieu d'être... Je trouve que le cinéaste ne s'attache pas assez sur la signification de tel ou tel détail des rêves que raconte Jimmy Picard.
Il y a également cette histoire d'amour soit disant fusionnelle entre deux personnages secondaires du film qui tombe comme un cheveu sur la soupe et qui ne sert absolument pas l'histoire au-delà de la caractérisation "facultative" du personnage du médecin.
Cependant, il y a tout aussi bien des points forts comme par exemple la culture indienne qui imprègne le film (malgré le fait que certains acteurs dont Del Toro ne soient pas du tout Indiens ni à l'image ni en vrai). Également le fait que le personnage principal reste un personnage fort de mon point de vue, il donne malgré tout envie d'en savoir plus sur son histoire et incite à l’intérêt de la part du spectateur.
Un film comme je les aime : magnifique et magistral qui parle autant au coeur qu'à l'esprit. Un film qui donne à voir et à sentir ce qu'il y a de plus beau et de plus noble entre des êtres humains ... un film servi par des interprètes exceptionnels, d'ailleurs je dédie le prix d'interprètation masculine à Benecio Del Toro... Merci Arnaud !!!
"Jimmy P." est un film d'un tout autre registre des précédentes réalisations d'Arnaud Desplechin, quand on songe en particulier au terrible "Conte de Noël" ! En partant d'un fait historique réel (très tendance actuellement) et marquant dans l'histoire de la psychanalyse, le réalisateur est arrivé à un résultat très instructif et d'autant plus passionnant quand on s'intéresse à ce domaine... Lorsqu'on replace cette rencontre entre cet ethnologue français, Devereux et cet indien Blackfoot dans son époque et son contexte, on ne peut qu'être étonné de l'avancée et de la maîtrise de cette thérapie qui semble presque impossible et incroyable ! Malgré les flashback bienvenus qui illustrent la vie et les difficultés de Jimmy Picard, la mise en scène reste beaucoup plus linéaire et classique que dans le travail habituel du réalisateur et pour cause... Un des points remarquables est aussi la le mode de communication à savoir la langue anglaise entre ces deux êtres que tout oppose et qu'une étrange complicité va rapprocher pour dépasser le rapport soignant/soigné... D'ailleurs, voir ces deux personnages converser en anglais est à la fois une bonne et une mauvaise idée puisque les deux comédiens semblent bridés dans leur jeu respectif en particulier Mathieu Almaric, ainsi que le réalisateur lui même dans son travail... C'est donc avant tout plus pour ce fait historique étonnant très bien documenté et filmé que ce film a tout son intérêt, plutôt que pour la mise en scène assez plate ainsi que pour le jeu des acteurs qui passe ici au second plan... Reste principalement une étude clinique intéressante de deux êtres hors du commun !
Très bon Del Toro, Amalric aussi (même si je m'attendais à plus), une psychanalyse plutôt intéressante, dommage que la mise en scène ne suive pas. Le film reste trop banal sur la forme. Bref pas toujours captivant mais le fond sonne juste.
Focalisée a priori sur la relation entre deux hommes, cette psychotérapie d'un indien des plaines s'étend sur un confortable canapé de plus de deux heures. Relation officiellement d'ordre anthropologique ou ethnopsychiatrique, mais l'on aura remarqué que la réflexion sur les couples masculins foisonnent ces derniers temps à l'écran, qu'ils soient hétéros ou homos, comme s'il quelque chose avait changé dans la nature de ces relations. Cette réflexion conserve pourtant un visage pâle chez Desplechin qui, en revanche, a le mérite de ne pas trop dramatiser et sentimentaliser l'affaire (comme à Hollywood), si affaire il y a. Jimmy P. semble contenir les maux de tout un chacun, de toutes les "âmes en peine", des maux (sentimentaux) qui parfois rejoignent ceux de l'anthropologue, mais ce discours est réchauffé, non prolongé. Le véritable intérêt de cette relation entre les deux hommes était, entre autres, d'ordre psychologique, non pas simplement amical, mais cette voie n'est curieusement pas assez exploitée puisque le film se concentre surtout sur l'Indien. Il est aussi vrai que si les deux interpètes sont en mode "Actors Studio", Del Toro intériorise son rôle et monopolise l'écran, alors que la composition d'Amalric ne peut répondre à cette puissance qu'en frôlant la caricature. Au final, on quitte le film comme on y est entrés, comme un étranger.
Georges Devereux speaking ! Très intéressante façon de narrer la rencontre entre cet indien blackfoot et son thérapeute. On y pressent ce que deviendra l'ethnopsychiatrie. Ce n'est pas un documentaire mais un beau film biographique. Une partie des aspirations de Georges Devereux y sont. Mais si c'est du cinéma et pas du documentaire, alors cela manque un peu de sentiments.