Jimmy P.
Note moyenne
3,4
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196 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 octobre 2013
A la fin des années 1940, dans l'Amérique des grandes plaines, Jimmy Picard est un ancien combattant qui ne parvient pas à se réadapter à la vie civile. Souffrant de violentes céphalées et de crises d'angoisses qu'il anesthésie à grand renfort d'alcool, il finit par être admis dans un centre psychiatrique pour vétérans de la deuxième guerre mondiale à Topeka dans le Kansas. Les examens ne révélant aucune lésion organique et Jimmy étant un Indien Blackfoot assez mystérieux aux yeux de ses médecins, il est confié aux bons soins de Georges Devereux, psychanalyste et ethnologue français, spécialiste des cultures amérindiennes, qui arrive de New-York et entame un travail analytique avec lui.

Le film de Desplechin, joliment installé dans l'Amérique rurale des années 1940, est le récit de ce travail, ponctué par des flash-backs dans le passé et les rêves de Jimmy.

Si je conçois que le film puisse être un peu ennuyeux pour qui ne s'intéresse pas à la psychanalyse, j'ai trouvé de toute beauté la rencontre entre ces deux hommes issus de deux mondes différents, mais chacun malmené par la guerre. Le respect, la confiance et la complicité intellectuelle se forgent réciproquement au fil des séances; ce sont là des choses très émouvantes et très bien rendues. Desplechin explore avec beaucoup de sensibilité ce sentiment de fraternité qui est la véritable ossature de son film.

L'accueil mitigé lors du dernier Festival de Cannes ne me semble pas du tout mérité, d'autant que Benicio Del Toro et Mathieu Amalric portent avec beaucoup de talent cette rencontre surprenante, source de résilience et de renouveau.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 octobre 2013
A voir absolument!
Aventure humaine, soins réciproques, de l'amitié, de l'empathie, une magnifique et profonde rencontre.
La psychiatrie moderne ferait bien de réintroduire "l'anthropologie" dans sa vision du patient malade de l'âme... Les américains se donnaient de grands moyens en 1947 pour ses soldats blessés.
A l'heure du brassage des peuples et des cultures, une telle approche de la maladie mentale serait idéale.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 octobre 2013
Excellent film. Une rencontre entre deux acteurs impressionnants
Jean-Claude H
Jean-Claude H

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2013
Très très bien jouer ! mais on assiste durant tout le film à une séance de psycho. Il n'y a aucun rebondissement ou quoi que ce soit ; on sort de la salle avec un goût de trop peu !
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2013
Ce film fait du bien. Tout d'abord par son coté humain et naturel. Ici on découvre la vie d'un homme blessé malade mais pas au sens physiologique mais psychologique. Le film nous fait découvrir le personnage de Jimmy Picard en même temps que son psychologue et l'on ne peut être que touché devant l'existance malheureuse de ce garçon qui n'a jamais eu de chance. Né un fort sentiment d'attachement au personnage qui pour mon cas ne l'a pas été avec Mathieu Amalric lui aussi blessé. Son personnage reste trop flou pour que l'on éprouve de l'ampathie a son égard. Dommage. Reste un film vrai, prenant touchant et émouvant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 octobre 2013
Je m'attendais à quelque chose de plus intéressant... Je ne suis pas rentré dans le film ni dans les personnages (peut-être à cause de l'accent de l'est d'Amalric, alors que son personnage a un nom français : on finit par comprendre pourquoi mais, sur le coup, on a l'impression d'avoir affaire à un film extrêmement mal joué/dirigé). Et puis c'est long, très long...
Galice Taléo
Galice Taléo

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2013
Ce film m'a touché profondément. Après plusieurs années d'une belle aventure analytique, j'étais très ému à la fin de la séance. Et puis, j'ai retenu cette belle phrase (de Devereux peut-être?): on est en paix avec les autres lorsqu'on parvient à être en paix avec soi-même.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2013
Ce film est remarquable tant par son jeu d'acteurs que par sa mise en scène. De plus, pour avoir suivi voilà plusieurs années un séminaire d'éthnopsychiatrie et avoir rencontré ux, j'ai retrouvé ce qui pourrait être réalité en pareille situation de souffrance psychique.
130580
130580

4 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2013
Remarquablement joue interprète par ces 2 acteurs complicité magnifique intelligente ...
cette histoire qui révèle les failles du milieu médical ...folie et maladie de l'âme ....troublant
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 octobre 2013
Despléchin réussit parfaitement son film. Il n'y a presqu'aucune faute - une scène sur le quai d'une gare aurait mérité une seconde prise. Mais malgré une mise en scène toujours légère et intelligente, malgré des comédiens parfaits, l'objet reste bavard - on ne s'écarte que très peu de cette psychanalyse -, sans tension -peut-être, tout simplement, que tout le monde est trop gentil dans ce film -, sans climax ; bref, un peu plat.
LeGaNico
LeGaNico

14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2013
Un superbe duo. Enormément de chose passe au travers de ce dialogue entre 2 hommes fragiles à leurs manières.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2013
Un bien curieux film au premier abord mais surtout une magnifique histoire entre deux hommes à la recherche des méandres de l'esprit . Magnifiquement interprété par B Del Toro et M Amalric . Il se dégage du film une grande douceur , comme une paix intérieure emplie de mystère .
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2013
J'ai dû lutter pour garder l'esprit éveillé jusqu'au bout du film. Car malgré la remarquable performance des acteurs, le fil du scénario ne suit pas. Des dialogues plats, sans émotions qui ne correspondent même pas à la réalité de la psychanalyse ou de la psychothérapie. On ne voit pas le chaos mental qui est censé montrer, lorsque un ethnologue français cherche dans les profondeurs de cet amérindien en quête de son mal, dont on soupçonne l'origine (accidenté du cerveau).
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2013
Attention ! Sujet casse-gueule ! Vouloir réaliser un film sur la psychothérapie d’un ancien combattant américain de la dernière guerre mondiale, d’origine amérindienne de surcroît, relève de la gageure. Certes, maints cinéastes se sont aventurés sur le terrain glissant du freudisme : les surréalistes en premier lieu (Buñuel en particulier), les spécialistes du film policier dont Hitchcock (« la maison du Dr Edwardes »), d’autres encore pluridisciplinaires dont Milos Forman (« vol au dessus d’un nid de coucou ») et, dans une moindre mesure Nanni Moretti avec « la chambre du fils ». Mais tous se sont appuyés sur la matière psychanalytique pour lancer une histoire qui n’est pas le sujet même. Avec Jimmy P., c’est la cure psychothérapique qui devient le sujet en tant que tel. Je dis : psychothérapie et non psychanalyse car, il me semble, Devereux n’emploie pas la méthode freudienne (divan, silence devant le patient, etc.) de façon stricte et c’est, d’ailleurs, le mot utilisé dans le livre qui a donné titre au film. Ce film démarre plutôt bien avec une atmosphère de mystère. D’emblée le spectateur se trouve plongé dans un conflit opposant des médecins confrontés à un malade dont la mentalité leur échappe totalement. Ce patient, en effet, n’est pas un anglo-saxon bien carré mais un américain de souche à savoir un amérindien. Pour couper court, ils décident de faire appel à un spécialiste de l’ethnopsychanalyse, Georges Devereux. Les premières scènes attirent l’attention et les rappels en images de la pensée et des souvenirs de l’Indien s’insèrent avec habileté. Mais bien vite et malgré la volonté du réalisateur de relancer l’intérêt du spectateur en émaillant son récit centré sur le duo malade-médecin par des séquences sur la vie de Devereux, l’ennui s’installe. On attend la résolution du problème avec impatience. Cette œuvre reste, malgré tout, attachante en ce sens qu’elle suscite réflexions et interrogations : au-delà des différences ethniques, les hommes et leurs problèmes de relations humaines (relations familiales en particuliers) ne sont-ils pas au fond issus du même moule et façonnés de la même glaise ? Reste aussi la performance des acteurs. Pour moi, Benicio Del Torro qui prononce l’anglo-américain avec un accent surprenant, est une révélation. J’ai connu des Amérindiens du Canada et cet acteur a su fort bien en imiter le comportement. Quant à Mathieu Amalric, j’ignore ce qu’il pense de son rôle, mais, à mon humble avis, c’est celui de sa vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 octobre 2013
Le film peut paraître un peu lent et ennuyeux de premier abord, mais il présente un aspect peu connu (au moins en Europe) des relations entre les amérindiens et les blancs aux USA, à une époque où le monde pansait ses plaies de la seconde Guerre Mondiale. Benicio del Toro y donne une prestation remarquable, et on se laisse rapidement captiver par les rapports entre ce géant blessé dans son esprit mais sans rancune et le psychothérapeute fauché (et pas vraiment bien dans sa tête, lui non plus) qui cherche, à la fois, à guérir son patient et à obtenir un poste permanent pour ne plus tirer le diable par la queue. Loin des clichés du Western, on en apprend plus sur les "peaux-rouges" que dans tous les films de John Wayne. Et en prime, c'est une histoire vraie…
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