1473 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
195 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
66 critiques
3
73 critiques
2
30 critiques
1
12 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 octobre 2013
A voir absolument! Aventure humaine, soins réciproques, de l'amitié, de l'empathie, une magnifique et profonde rencontre. La psychiatrie moderne ferait bien de réintroduire "l'anthropologie" dans sa vision du patient malade de l'âme... Les américains se donnaient de grands moyens en 1947 pour ses soldats blessés. A l'heure du brassage des peuples et des cultures, une telle approche de la maladie mentale serait idéale.
Très très bien jouer ! mais on assiste durant tout le film à une séance de psycho. Il n'y a aucun rebondissement ou quoi que ce soit ; on sort de la salle avec un goût de trop peu !
Ce film fait du bien. Tout d'abord par son coté humain et naturel. Ici on découvre la vie d'un homme blessé malade mais pas au sens physiologique mais psychologique. Le film nous fait découvrir le personnage de Jimmy Picard en même temps que son psychologue et l'on ne peut être que touché devant l'existance malheureuse de ce garçon qui n'a jamais eu de chance. Né un fort sentiment d'attachement au personnage qui pour mon cas ne l'a pas été avec Mathieu Amalric lui aussi blessé. Son personnage reste trop flou pour que l'on éprouve de l'ampathie a son égard. Dommage. Reste un film vrai, prenant touchant et émouvant.
Je m'attendais à quelque chose de plus intéressant... Je ne suis pas rentré dans le film ni dans les personnages (peut-être à cause de l'accent de l'est d'Amalric, alors que son personnage a un nom français : on finit par comprendre pourquoi mais, sur le coup, on a l'impression d'avoir affaire à un film extrêmement mal joué/dirigé). Et puis c'est long, très long...
Ce film m'a touché profondément. Après plusieurs années d'une belle aventure analytique, j'étais très ému à la fin de la séance. Et puis, j'ai retenu cette belle phrase (de Devereux peut-être?): on est en paix avec les autres lorsqu'on parvient à être en paix avec soi-même.
Ce film est remarquable tant par son jeu d'acteurs que par sa mise en scène. De plus, pour avoir suivi voilà plusieurs années un séminaire d'éthnopsychiatrie et avoir rencontré ux, j'ai retrouvé ce qui pourrait être réalité en pareille situation de souffrance psychique.
Remarquablement joue interprète par ces 2 acteurs complicité magnifique intelligente ... cette histoire qui révèle les failles du milieu médical ...folie et maladie de l'âme ....troublant
Despléchin réussit parfaitement son film. Il n'y a presqu'aucune faute - une scène sur le quai d'une gare aurait mérité une seconde prise. Mais malgré une mise en scène toujours légère et intelligente, malgré des comédiens parfaits, l'objet reste bavard - on ne s'écarte que très peu de cette psychanalyse -, sans tension -peut-être, tout simplement, que tout le monde est trop gentil dans ce film -, sans climax ; bref, un peu plat.
Un bien curieux film au premier abord mais surtout une magnifique histoire entre deux hommes à la recherche des méandres de l'esprit . Magnifiquement interprété par B Del Toro et M Amalric . Il se dégage du film une grande douceur , comme une paix intérieure emplie de mystère .
J'ai dû lutter pour garder l'esprit éveillé jusqu'au bout du film. Car malgré la remarquable performance des acteurs, le fil du scénario ne suit pas. Des dialogues plats, sans émotions qui ne correspondent même pas à la réalité de la psychanalyse ou de la psychothérapie. On ne voit pas le chaos mental qui est censé montrer, lorsque un ethnologue français cherche dans les profondeurs de cet amérindien en quête de son mal, dont on soupçonne l'origine (accidenté du cerveau).
Attention ! Sujet casse-gueule ! Vouloir réaliser un film sur la psychothérapie d’un ancien combattant américain de la dernière guerre mondiale, d’origine amérindienne de surcroît, relève de la gageure. Certes, maints cinéastes se sont aventurés sur le terrain glissant du freudisme : les surréalistes en premier lieu (Buñuel en particulier), les spécialistes du film policier dont Hitchcock (« la maison du Dr Edwardes »), d’autres encore pluridisciplinaires dont Milos Forman (« vol au dessus d’un nid de coucou ») et, dans une moindre mesure Nanni Moretti avec « la chambre du fils ». Mais tous se sont appuyés sur la matière psychanalytique pour lancer une histoire qui n’est pas le sujet même. Avec Jimmy P., c’est la cure psychothérapique qui devient le sujet en tant que tel. Je dis : psychothérapie et non psychanalyse car, il me semble, Devereux n’emploie pas la méthode freudienne (divan, silence devant le patient, etc.) de façon stricte et c’est, d’ailleurs, le mot utilisé dans le livre qui a donné titre au film. Ce film démarre plutôt bien avec une atmosphère de mystère. D’emblée le spectateur se trouve plongé dans un conflit opposant des médecins confrontés à un malade dont la mentalité leur échappe totalement. Ce patient, en effet, n’est pas un anglo-saxon bien carré mais un américain de souche à savoir un amérindien. Pour couper court, ils décident de faire appel à un spécialiste de l’ethnopsychanalyse, Georges Devereux. Les premières scènes attirent l’attention et les rappels en images de la pensée et des souvenirs de l’Indien s’insèrent avec habileté. Mais bien vite et malgré la volonté du réalisateur de relancer l’intérêt du spectateur en émaillant son récit centré sur le duo malade-médecin par des séquences sur la vie de Devereux, l’ennui s’installe. On attend la résolution du problème avec impatience. Cette œuvre reste, malgré tout, attachante en ce sens qu’elle suscite réflexions et interrogations : au-delà des différences ethniques, les hommes et leurs problèmes de relations humaines (relations familiales en particuliers) ne sont-ils pas au fond issus du même moule et façonnés de la même glaise ? Reste aussi la performance des acteurs. Pour moi, Benicio Del Torro qui prononce l’anglo-américain avec un accent surprenant, est une révélation. J’ai connu des Amérindiens du Canada et cet acteur a su fort bien en imiter le comportement. Quant à Mathieu Amalric, j’ignore ce qu’il pense de son rôle, mais, à mon humble avis, c’est celui de sa vie.
Le film peut paraître un peu lent et ennuyeux de premier abord, mais il présente un aspect peu connu (au moins en Europe) des relations entre les amérindiens et les blancs aux USA, à une époque où le monde pansait ses plaies de la seconde Guerre Mondiale. Benicio del Toro y donne une prestation remarquable, et on se laisse rapidement captiver par les rapports entre ce géant blessé dans son esprit mais sans rancune et le psychothérapeute fauché (et pas vraiment bien dans sa tête, lui non plus) qui cherche, à la fois, à guérir son patient et à obtenir un poste permanent pour ne plus tirer le diable par la queue. Loin des clichés du Western, on en apprend plus sur les "peaux-rouges" que dans tous les films de John Wayne. Et en prime, c'est une histoire vraie…
Film austère - on dirait presque une "lecture", lors d'un séminaire sur la psychanalyse. Tiré d'ailleurs d'un authentique matériau scientifique. De plus très linéaire, en dépit du dévoilement progressif de l'origine des troubles de Jimmy P., dont l'état post-traumatique dû à sa participation à la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale (en Europe) n'est que la partie émergée des graves "blessures de l'âme" - l'évocation de sa vie familiale, donc d'un passé souvent lointain, multipliant les flash-backs. De plus, ne brillant ni par la mise en scène, ni par le montage - les deux, minimalistes. L'intérêt du spectateur est cependant éveillé d'emblée, et soutenu, grâce principalement à la parfaite incarnation du patient (unique), par le tout à la fois puissant et fragile Benicio Del Toro, absolument excellent - en sachant passer sur un acteur de 42 ans interprétant le rôle d'un tout juste trentenaire, et qui, Portoricain, ressemble assez peu à l'indien Blackfoot supposé. Amalric, l'alter ego habituel du réalisateur (5ème collaboration), convainc moins en Georges Devereux, anthropologue et ethno-psychanalyste juif roumain (né Győrgy Dobó) converti au catholicisme et naturalisé français (puis américain) - et pas seulement à cause de son accent "bricolé", entre roumain et français, mais par toute sa posture pseudo intello, qui tourne souvent au ridicule – sa vie sentimentale en appoint avec Madeleine, qui le rejoint temporairement à Topeka, ne rattrapant rien.