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Patrick Braganti
101 abonnés
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4,0
Publiée le 17 septembre 2013
Ce qui va advenir entre les deux hommes se situe au-delà de la simple relation entre patient et thérapeute. Derrière la confiance indispensable, les longues conversations qui permettent à Georges Devereux de révéler les blessures de l’âme tourmentée de son unique patient font naitre une estime mutuelle qui débouche sur une complicité et une amitié grandissantes. Échangeant en anglais, une tierce langue pour l’Indien et surtout le médecin européen, ils apparaissent comme des étrangers au sein de la communauté de l’établissement où Jimmy Picard doit séjourner. À force d’entretiens et de tests, le praticien parvient à percer la carapace de son patient et à lui inculquer la prise en main de son destin, en résolvant les traumas de son rapport aux femmes (mère, sœur, épouses) auxquelles il craint compulsivement d’infliger déceptions ou douleurs. L’universaliste Devereux qui accepte de soigner Picard, non par une culpabilité d’une nation face au génocide qu’il n’a pas à éprouver, mais simplement parce qu’il se sent en mesure de lui apporter son aide, doit lui-même composer avec ses origines juives hongroises. Entièrement préoccupé du sort de Jimmy Picard, dont il consigne avec application les déclarations sans jamais porter de jugement moral, l’analyste ravi et hilare d’exercer son métier de façon aussi bénéfique voit son séjour au Kansas agrémenté par la visite de sa maitresse.
Il n’est qu’à se rappeler Rois et Reine (2004) pour savoir le lien étroit qu’entretient le cinéaste avec la psychanalyse. À l’époque, le comédien Mathieu Amalric, véritable alter ego de Desplechin, interprétait le rôle du fantasque et déprimé Ismaël Vuillard, alors qu’à présent il passe en quelque sorte de l’autre côté en jouant le médecin écoutant face à Benicio Del Toro, très convaincant dans la composition d’un homme qui souffre et cherche les causes et les remèdes à sa maladie. Celui qui a abordé les thématiques des névroses familiales, du deuil, des questions de couple et de filiation dans des œuvres profuses et kaléidoscopiques, entremêlant plusieurs destinées, atteint avec Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) à une maturité qui insuffle limpidité, clarté de la ligne et apaisement à son cinéma. En dépit de la violence du témoignage de Jimmy Picard qui caractérise une existence marquée par la mort et les séparations, le ton n’est jamais à l’excès ou à l’irrationnel, tout juste le patient noie-t-il ses souffrances insupportables dans l’alcool.
C'est génial le cinéma, pour le prix d'une entrée, vous avez droit à une séance de psychanalyse ! Ca nous donne un film très chiant, et qui n'a aucun scrupule à l'être. "Allongez-vous sur le canapé et racontez-moi votre vie". C'est à peu près tout ce qui se passe dans ce Jimmy P. sauf qu'il n'y a pas de canapé :o) Le film est teinté d'une touche d' "exotisme" parce que le monsieur qui a des problèmes est un Indien, mais soyons honnêtes, ça ne sauve rien. Avec ça, Benicio del Toro qui est sensé jouer un gars de 30 ans alors qu'il en a 15 de plus, et Mathieu Amalric, toujours dans le même registre, qui parle anglais avec un accent hongrois teinté de français ... soporifique.
Un bon film avec un sujet assez intéressant. Il faut quand même s'accrocher parce que ça blablate beaucoup. Benicio Del Toro et Mathieu Almaric sont tous les deux très bons mais j'ai trouvé qu'il manquait une certaine alchimie entre les deux acteurs et c'est ce qu'il manque à ce film pour moi, une vraie complicité entre les protagonistes.
Je me suis ennuyé dans ce film qui mets en scène Bénicio del torro dans le rôle d'un vétéran indien, qui souffre de traumatisme et Mathieu Almaric dans le rôle d'un analyste un peu particuliers. La rencontre entre les deux hommes va être décisive pour Jimmy P et il va enfin trouver des questions à ses réponses. Malgré l'interprétation magistrale de Bénicio del torro et de Mathieu Almaric, je n'ai pas été embarqué. dommage
Pas vraiment mauvais car c'est très bien joué et bien filmé. Mais c'est sûrement un film réservé au passionnés de la psychanalyse. Pour les autres, comme moi, c'est très très long. Et franchement je n'ai pas du percevoir les moments forts du film car je me demande encore ce qui l'a guéri et ce qu'est venu faire la compagne du médecin. Bref, pas de quoi inciter les autres à y aller.
Ca commence plutôt bien, belle mise en place, beaux décors, amalric amusant et Benitio del toro mystérieux, mais hélas très vite le film devient didactique, pesant et très ennuyeux. Ca devient la psychanalyse pour les nuls. Avec des rêves grotesques et explicatifs. Le face à face ne convainc plus. Amalric irrite et Del toro s'endort.
A quel époque vivons-nous? Comme dans le film des Wachwosky " Cloud Atlas", c'est l'époque du film, qui est important. Un bon moment de détente avec des dialogues surprenants, des zapping ee scènes comme si vous etiez à la maison. Bien sûr un film INTELLECTUEL, mais que de plaisir dans ce film simple et accessible par tous. Une histoire entre un indien et un docteur ou bien, à notre époque, une histoire entre un fils d'immigrés et un vieux flic...
Une histoire comme on n'oserait pas l'inventer avec des personnages pratiquants avant l'heure la pédagogie institutionnelle qui plaide que l'exercice de la fonction donnée crée la compé ma part je crois plus que l'empathie joue un rôle considérable pour cicatriser les blessures d’âme. Devereux en était autant doté que de faconde, à défaut de parcours labellisé ,Il a su éviter le charlatanisme par l’intérêt qu'il portait a autrui. Desplechin signe une oeuvre moins noire que ses mises en scènes cruelles sur les rapports amoureux et ou familiaux , dans ce biopic ou il s'agit de suivre un rééquilibrage des désastres de l'enfance Mathieu Almaric trouve l'occasion de mettre son coté allumé au service d'une personnalité positive.
J'ai découvert B. Del Toro dans ce film. J'ai été agréablement surpris: il joue bien. Pour moi l'autre intérêt de ce film, ce sont les séances de thérapie et les moments où Jimmy explique ses rêves. On découvre la culture amérindienne, une culture complètement ignorée. Mon approche est plutôt intello donc. J'avoue que le reste je m'en fous un peu: la vie privée du médecin et tout ça... quel intérêt? Ça fait un peu remplissage. M. Almaric joue correctement, mais il a tendance à m'énerver à force de jouer avec ses lunettes.
Beau film qui raconte une agréable histoire, tout un univers psy dans lequel on plonge agréablement. Les deux personnages principaux sont attachants et Benicio Del Toro est remarquable.
Une belle alchimie entre les deux comédiens autour de la reconstitution du puzzle de la vie d'un homme simple et passionnant. Un très beau film, très attachant !
Superbe films et excellents acteurs, on ne s'ennuie pas une seconde, contrairement a certains critiques qui entre parenthèses eux sont qqfois ennuyeux !
Une des pépites de la rentrée ! Finesse, intelligence, humanité... Le sujet du film, c'est la relation thérapeutique établie entre Jimmy et Deveureux comme exemple de relation humaniste, laquelle mènera à la guérison complète. La thérapie est présentée comme une enquête menée en toute prudence et humilité avec l'autre, met à nu la souffrance derrière l'étiquette de départ invoquée de folie.
un excellent film sur un sujet à première vue difficile mais qui est plein de finesse, d'intelligence et de justesse avec un duo d'acteurs remarquables, ce qui fait qu'on ne voit pas le temps passer. A recommander franchement.
Selon moi, Le meilleur Desplechin depuis "Esther Kahn". J'avais été déçu par ses derniers opus, mais là je retrouve un intérêt pour ce cinéaste parfois inégal.