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« Aujourd’hui au menu, il y avait encore de la chèvre, je n’aime pas la chèvre » Quand on n’a pas vu le film, cette phrase peut sembler n’avoir aucun intérêt, mais quand on l’a vu et qu’on peut situer le contexte alors on se dit que c’est tout simplement génial. C’est un petit film allemand au scénario assez simple et à l’humour fourni. Le pitch, un petit malfrat sort de prison et au moment où il veut récupérer un magot qu’il avait planqué, il se rend compte qu’un gymnase scolaire à été construit dessus. C’est lambda et il y en a plein des comme lui, mais ça marche et même si je me sais bon publique, il faudrait être difficile pour ne pas l’apprécier. Les blagues sont là et le protagoniste qui progresse dans un monde qui n’est pas le sien s’en sort admirablement bien. Le scolaire et le pénitentiaire sont bien souvent mis en contraste dans le cinéma mais tant que c’est nous offrir des films de ce genre, ça me va.
Quand l’outrance illustre assez finement le système éducatif allemand et ses enjeux contemporains. Un Prof pas comme les autres aborde frontalement les difficultés inhérentes à l’enseignement qu’il englobe dans une farce au mauvais goût revendiqué et assumé sans concession : oui la réalisation a une nette tendance à sur-découper ses scènes pour insuffler un rythme punch, oui les acteurs sur-jouent, oui les chansons grillent les tympans par leurs refrains identiques ; mais l’intérêt est là, dans la présence de cette culture jeune exhibée sous toutes ses coutures au sein d’une œuvre bâtie sur des clichés inertes d’ailleurs mis en branle. L’artifice est ici matière première et matière grise, utilisé de manière consciente et réjouissante de sorte à l’élever au rang de spectacle pyrotechnique burlesque : les couleurs abondent entre deux dialogues outrageusement grossiers, réunissent les protagonistes, croisent les hiérarchies enseignant/élève en somme humaine sensible capable du meilleur comme – et surtout – du pire. Car au plus profond de l’insulte apparente se terre un malaise que le film cerne avec délicatesse, disséminé dans chaque scène. Pas si bête en fin de compte.
Même si elle parvient à nous décrocher quelques rires, il ne faut pas être très exigeant avec cette comédie, plus gros succès du box office allemand en 2013, truffée de gags bien lourdingues.
Un prof pas comme les autres rejoint la cohorte de films représentant des enseignants excentriques (Keating dans Le Cercle des poètes disparus, l'ensemble des profs dans Les Profs, Gérard Depardieu dans Le plus beau métier du monde, Schwarzenegger dans Un flic à la maternelle et j'en passe) aux prises avec des élèves difficiles qui vont tout doucement apprendre à vivre et à grandir. Une vision de l'école qui va au-delà de sa (pas si) simple mission d'instruire les jeunes. Énorme succès outre-Rhin, Un prof pas comme les autres se démarque par son humour trash, résolument en-dessous de la ceinture, grossier, avec d'un côté un escroc minable fraîchement sorti de prison cherchant à récupérer son argent enterré sous un gymnase et de l'autre une jeune prof cruche et idéaliste à la recherche du grand amour et de la première place au classement de la prof la plus intéressante. Les deux vont évidemment très vite se rapprocher, les étudiants vont très vite apprendre à kiffer le théâtre et à suivre en cours et au final on rit de bon cœur car même si ce n'est pas très raffiné ça n'en reste pas moins drôle. Et l'effet nostalgie fait son plein. Les sorties pédagogiques au musée ou à la ferme, la répétition de la pièce de fin d'année (à la clé, une pièce de Shakespeare revue et corrigée), les examens, tout ça, ça y est dans Un prof pas comme les autres et, bons ou mauvais, ça rappelle forcément des souvenirs.
Ce film a été un énorme succès en Allemagne parait-il. Bon et bien la France n’a pas a s’inquiéter de la qualité allemande en matière cinématographique. Alors l’Europe ! Dis-toi bien que l’Allemagne n’est pas la référence absolue. « Un professeur pas comme les autres » est du niveau des pires comédies familiales américaines et est bien en dessous du niveau des « Sous-doués » pour la France. C’est effarant à quel point ce film accumule poncifs, clichés, incohérences, happy end, musique insupportable à chaque scène, bons sentiments à la louche. Tout y est débile et en plus le film fait l’apologie de la vulgarité et de la drogue en tant que valeurs sociétales partagées par tous.
A titre de comparaison, puisque suivant à peu près le même schéma scénaristique, et de même nationalité. « Ein unmöglicher Lehrer » (un professeur insolite en français) avec Sebastian Koch, est d’un tout autre niveau, bien qu’il s’agisse d’un film pour la télévision.
A titre de comparaison, puisque suivant à peu près le même schéma scénaristique, et de même nationalité. « Ein unmöglicher Lehrer » (un professeur insolite en français) avec Sebastian Koch, est d’un tout autre niveau, bien qu’il s’agisse d’un film pour la télévision.
Je ne m'attendais pas à grand chose en regardant ce film sur lequel je suis tombé par hasard en passant d'une chaine à l'autre en 2e partie de soirée, mais j'ai été agréablement surpris par sa fraicheur, c'est à la fois une sorte de comédie mais qui peut nous émouvoir par moment, et mine de rien sous ses airs légers, il transmet sur le fond de vrais messages. Je le recommande vivement pour ceux qui souhaitent passer un bon moment sans se prendre la tête.
Une comédie au scénario original, drôle et sans temps mort, et bien interprétée, où la romance entre les deux personnages principaux est certes attendue mais aussi espérée. Un bon divertissement.
Je ne suis pas très comédie disons surtout que la plupart ne me font pas rire ... mais avec ce film on passe un vrai bon moment les personnages sont attachant et l'humour sans être trop lourd est bien placé le film est bien rythmé on passe un très bon moment.
Ce film est EXCELLENT ! L'histoire atypique d'un ancien escroc devenu prof pour récupérer de l'argent dans un lycée. De plus, ce film montre subtilement les quelques tortures que peuvent subir certains professeurs... Même si le tout prête au rire ! 5/5
Franchement, j'aurais pu ne mettre que deux étoiles tant il serait de mauvaise foi de ne pas reconnaître les (grandes) limites d'un film pas très léger ni subtil, mais quand même bien efficace dans ce qu'il propose. Au-delà d'une forme assez primaire, mais boostée par un rythme et des personnages hauts en couleurs, « Un prof pas comme les autres » peut se targuer d'offrir un moment sympa et sans complexe, n'ayant pas peur du politiquement incorrect lorsqu'il s'agit de se moquer (gentiment) des pédagogies actuelles, le discours et le comportement (très) musclé du héros vis-à-vis des élèves récalcitrants pouvant difficilement ne pas faire rire, surtout lorsque vous connaissez un peu ce milieu et ce qui s'y passe au quotidien. On se marre, les héros sont stéréotypés voire franchement caricaturaux, mais c'est efficace, les comédiens, Elyas M'Barek et Karoline Herfurth (que le réalisateur cherche vainement à enlaidir) en tête, s'en donnant à cœur joie, d'autant que les seconds rôles ne sont pas en reste, mention spéciale à Katja Riemann, irrésistible en directrice aussi séductrice que débonnaire. Bref, tout cela a beau être basique voire légèrement « défouloir », il n'est vraiment pas interdit d'y prendre un certain plaisir coupable, assumé et ayant bien raison de l'être : idéal pour une soirée sans prise de tête entre potes.
Film américaniste avec des blagues débiles et des ados super têtes à claques, conçu surtout dans le but d'exposer Elyas M'Barek en premier plan, afin d'attirer toute les minettes sans cervelle et autres ados superficiels pour se rapporter du fric sur leur tronche en leur servant ce navet audiovisuel.
Alors oui, le scénario est ingénieux, mais le côté humour de campus et le kéké super bien foutu en guise de personnage principal, sont un tas de cliché qui font perdre le film dans la facilité au niveau de la distribution des rôles. Dans le genre film Allemand qui se passe à l'école et professeur taillé comme un gros malabar, je préfère encore le film "La vague"
Alors oui, le scénario est ingénieux, mais le côté humour de campus et le kéké super bien foutu en guise de personnage principal, sont un tas de cliché qui font perdre le film dans la facilité au niveau de la distribution des rôles. Dans le genre film Allemand qui se passe à l'école et professeur taillé comme un gros malabar, je préfère encore le film "La vague"
Scénario convenu et pas très subtil, comédiens qui en font des tonnes. Alors pourquoi lui donner quatre étoiles malgré tout? Parce que cette comédie est comme cette bière de soif que le personnage principal boit en abondance: légère, sympathique, irrésistible, et légèrement euphorisante, en raison de l'énergie débordante qui s'en dégage. D'accord, ce n'est pas du Bergman, mais si vous voulez vous payer une pinte de bon rire sans vous poser de questions cette comédie, franchement réussie, est pour vous.
On comprend pourquoi elle a connu un tel succès en Allemagne.
On comprend pourquoi elle a connu un tel succès en Allemagne.
Une bonne comédie, avec des vannes qui partent avec un effet naturel, le personnage principal (Elyas M'Barek) fait preuve d'un je m'en foutisme royal tout en ayant une certaine éthique vis-à-vis des élèves et des profs. Les élèves ont également beaucoup d'imagination dans le bizutage des profs et des souffre-douleurs. Il y a un bon rythme et des situations qui sentent le vécu en plus d'une musique d'ambiance débile qui colle parfaitement aux scènes du même genre. Perso, j'ai passé un bon moment, les personnages sont bien travaillés et le duo de prof va bien ensemble.
C'est très médiocre, rempli de clichés, mais ça se laisse tout de même encore regarder. Dans le même genre, "L'école pour tous" avec Arié Elmaleh était plus rigolo.
Rares sont les films allemands qui réussissent à traverser les frontières avec succès. Malgré un carton au box-office germanique, "Un prof pas comme les autres" a eu du mal à trouver son public au niveau international. Pour exemple, il a obtenu à peine 60 000 entrées en France… Et pourtant, cette comédie méritait bien mieux que certaines comédies françaises, à commencer par celles qui me sont passées sous les yeux ces derniers temps. Il n’y a qu’à jeter un œil sur mes récentes notes... Bref, là n'est pas le propos. Souvenez-vous, en 1998 on avait eu "Flic de haut-vol", qui racontait l’histoire d’un malfrat qui avait planqué avant d’être coffré son magot dans un bâtiment en construction, devenu le temps de sa peine un… commissariat. Quelle ne fut pas sa surprise ! Pas d’autre choix alors pour lui d’endosser l’uniforme. Eh bien pour écrire "Un prof pas comme les autres", les scénaristes ont eu l’idée de mélanger ce genre de concept à un phénomène de société : le pouvoir des enseignants réduit au simple droit d’enseigner (et encore…) face au "foutisme" irrespectueux d’élèves (pardon) d’énergumènes arrogants qui ne se croient pas concernés pour la seule et unique raison qu’ils sont issus de milieux défavorisés et que, par conséquent, ils se croient intouchables, mais aussi irrécupérables. Irrécupérables ? Pas tant que ça : il n’y a qu’à voir la richesse de leur esprit de créativité de ces jeunes, reflet de la grande imagination des scénaristes, lesquels ont bien dû s’inspirer de quelques coups pendables ici et là. Mais là où "Un prof pas comme les autres" tire son originalité, c’est que ce prof, justement… eh bien il est aussi taré que les élèves de la 3ème B. Je vous rappelle que son seul intérêt est de retrouver le magot que sa gourdasse de brune (compagne et/ou complice, on ne sait pas trop mais on s’en fout, et pour une fois que ce n’est pas une blonde, ça change) a enterré au beau milieu d’un chantier. La mise en scène est très correcte et fluidifie le récit ponctué de dialogues parfois un peu trashs mais souvent drôles. Il faut dire que les élèves habitués jusque-là à mater (pardon) martyriser leurs enseignants trouvent ici leur maître qui n’en a que faire de tout ça, hormis le fait de récupérer son butin en se mettant dans la place et à attendre son heure. Un prof plus taré, plus inflexible, et "ininfluençable" que les mécréants de cette fameuse 3ème B, voilà qui promet quelques situations truculentes. Et il y en a, même si on peut regretter une relative prévisibilité car on devine rapidement comment tout cela va se terminer. Malgré un humour qui tombe d’une façon générale un peu trop dans le too much, le rythme est soutenu et les personnages sont attachants, notamment Karoline Herfurth, cette jolie rouquine au visage d’ange, délicieuse de naïveté et de maladresse. Alors oui il y a des clichés, car ils sont difficiles à éviter dans le double sujet qui nous a été proposé ici. Cependant il y a aussi de bonnes surprises, comme la réécriture d’une œuvre mondialement connue (et reconnue) de William Shakespeare. Alors regardez donc cette comédie fraîche et légère si vous n’avez "rien à glander", c’est frais et divertissant. En cadeau, vous avez droit au bêtisier durant le générique de fin... Alors ? Tentant, non ?
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