Pour son premier film Jan Ole Gerster a peut-être plein de références dans la tête, mais ce qu’il en garde c’est une petite musique très personnelle qui nous promène dans un Berlin plutôt branché, mais qui se souvient de son passé de manière très particulière. Chaque séquence (les flics du métro, le tournage de film, le distribanque…) mérite un coup de chapeau et l’interprétation de Tom Schilling est tout à fait dans l’esprit du réalisateur : intemporel pour en savoir plus
Beau portrait .... Bien sur on reste sur sa fin en visionnant ce magnifique portrait d'un personnage touchant .Le film est magnifiquement réalisé et très bien joué .Bravo pour un premier film !
Le thème de l' errance de l'homme contemporain dans l'immensité des grandes villes est bien courant dans le cinéma et c'est à travers de cette errance que le réalisateur essaie d'exprimer sa solitude. En effet, ce film exprime bien ce point de vue, mais, ayant la volonté d' être objectifs, on essaiera de ne pas tenir compte des critiques des autres. Tout d'abord, le titre original en anglais, alors que la langue de ce film est l' allemand n'est pas justifié. Même, si le spectateur ne lit pas des critiques et va directement voir le film, il peut être surpris, car ce titre ne peut faire penser qu'aux histoires des adolescents ou des délinquants. Si le thème de l'errance paraît inintéressant, cependant, l'argument ne peut supporter que vingt minutes. Par conséquent, ce film devient lourd, lent avec des scènes insignifiantes. Le noir et blanc de ce film nous fait penser que le réalisateur peut s'appuyer sur une expression abstraite ou allégorique, mais hélas, ce n'est pas le cas. La banalité ne fait qu'à accentuer l' ennui de ce film qui s'avère souvent maladroit. Une seule exception: Le discours que Niko a avec ce vieux Berlinois, mais cette scène est trop courte pour pouvoir atténuer le caractère ennuyeux de ce film. Tout le monde a entendu parler de Berlin comme une ville qui a vécu les effets de ,la guerre froide mais qu'elle renaît et joue un rôle important à la vie des autres européens. Hélas! Peu de scènes nous montre cette ville et peu des moments nous font vivre l'aspect culturel de la capitale Allemande. Le film Oh Boy, pourrait être intéressant et même nous faire voir qu'on peut réaliser des films "autrement". Dommage, le réalisateur n' a pas su mettre en valeur tous les éléments de son inspiration.
Saisir quelque chose d'éphémère, d'à la fois léger et tout à fait existentiel. Filmer un homme déambulant dans les rues, n'ayant aucun objectif en tête. Seules des pensées, plutôt négatives, subsistent dans l'esprit désorienté de cet individu. L'incertitude de sa relation avec sa petite amie (étrangement ressemblante à Jean Seberg dans À bout de souffle), la surprise de voir sa carte bleue avalée après que son père lui ait coupé les vivres, remarquer que le temps passe mais que sa vie n'avance pas. Bienvenue dans les vingt quatre heures de Niko à Berlin. Bienvenue dans Oh Boy.
Le premier long-métrage de Jan Ole Gerster dresse un hymne à l'art de l'anecdote, de l'embarras et de la nostalgie. Chacun d'entre nous vit de temps en temps de mauvais jours. Cela arrive à tout le monde, et c'est aujourd'hui le tour de cet ex-étudiant allemand. Le comique de situation et cet humour noir nous permettent de rire de ses malheurs. Il croise sur sa route des personnes solitaires, tristes. Mais le but n'est pas de rendre profondes ces rencontres. Le réalisateur ne les explique pas, et n'entre pas en détail dans les relations père-fils. Seuls quelques dialogues bien placés nous permettent de savoir dans quel contexte se placer.
Sans un excellent acteur ayant les épaules pour rendre ce film crédible, Oh Boy n'aurait pu être que du vent. Mais Tom Schilling répond présent en nous faisant directement entrer en empathie avec son personnage à la gueule de chien battu. Ressemblant à un antihéros de la nouvelle vague (nouvelle référence), la ville de Berlin et ses notes jazzy remplissent un second rôle capital. Si l'on note des clins d'œil au cinéma des années 1960, il faut toutefois différencier cette mise en scène allemande et celle des Godard ou Truffaut, qui n'ont rien à voir.
Quasiment sans téléphone portable pour essayer de donner au récit une dimension universelle, cette première œuvre en noir et blanc est atemporelle. Dans son parcours fait de rien mais surtout de tout, le cinéaste souhaite capter quelque chose d'ineffable, une sensation que l'on ne peut expliquer. Il réussit à saisir l'insaisissable : un sentiment de liberté absolue. Il faut rester positif et savoir qu'après l'orage vient le beau temps. Le café revient, et l'espoir renaît.
Primé au 25e Festival Premiers plans d’Angers, « oh Boy » est un premier film, en noir et blanc, qui en dit plus qu’il n’en montre. Nikos aurait dû rester au lit ce matin-là! Car il y a des jours, parfois, où tout va mal… Ca commence au petit matin quand il se rencontre qu’il en a marre de sa copine. Ca arrive. Se faire arnaquer sur le prix d’un café, puis avaler sa carte bancaire au distributeur, aussi… Se faire sucrer son permis par un fonctionnaire buté, c’est plus agaçant… Et quand son père lui coupe les vivres en découvrant qu’il n’étudie plus, ça devient problématique. Alors quand il fait un effort pour écouter son copain de bistrot et que celui-ci décède sur le trottoir, c’est trop raide ! Non, vraiment, Nikos n’a pas de chance ! Ce n’est pas qu’il soit de mauvaise volonté, mais on a l’impression qu’autour de lui « tout casse, tout lasse, tout passe… » Comme s’il subissait sa vie sans pouvoir agir dessus. C’est un premier film assez mélancolique. Car derrière le détachement apparent du héros, on sent pointer le désenchantement. Et malgré son sens de la dérision et son fatalisme, Nikos n’aurait jamais dû se lever ce jour-là.
C'est un film qu'il faut voir dans son ensemble, les seconds rôles sont très bons, et là encore, on voit que l'Allemagne a des problèmes avec son histoire. Mais au delà de ça, c'est l'histoire d'un trentenaire complètement perdu qui essaie, par le biais des autres, de comprendre sa vie....
La pépité allemande du moment? En Noir et Blanc pour laisser le spectateur à distance du personnage, filmé avec subtilité, drôlerie, sarcasme, et surtout un grand romantisme, l'auteur emprunte à Antoine Doinel sa magie pour faire vivre le personnage de ce glandeur allemand de trente ans, dérouté par toutes les viccissitudes de l'existence et ses indécisoins. A voir, du grand art!
Le fait de filmer en noir et blanc est sensé permettre de prendre de la distance par rapport au personnage et c'est vrai que ça fonctionne. Trop bien en fait: j'avoue que je n'en ai rien eu à cirer de ce qui leur arrive mais c'est leur faute. Il ne se passe rien ou presque et quand il leur arrivez quelque chose, c'est tellement idiot qu'on ne peut que s'en tamponner. Film à éviter.
... Les personnages Niko (Oh Boy) et Frances (Frances Ha) sont touchants dans leurs vies simples, leurs galères respectives, ce sont des anti-héros que l’on croise dans la vie de tous les jours, bien loin des Man of Steel, Iron Man et autre Marvel présents dans les salles obscures. Ils sont confrontés à des situations que l’on rencontre quotidiennement, et représentent à eux deux la jeunesse actuelle...
24h dans la vie de quelqun ca ne permet pas de bien approfondir les rencontres. Respecte bien l'univers de Berlin. Par contre pourquoi en noir et blanc ? En VOST c'est super
Oh Boy séduit, par le noir et blanc, la musique jazzy, le regard de son personnage principal. On rencontre des personnages marginaux, dans une errance qui n'est pas sans rappeler After Hours. Le running gag de la recherche d'une tasse de café est sympa, et les registres changent tout en finesse, de la comédie à la tragédie. Dommage qu'un certain formalisme dans la mise en scène donne un certain manque de piquant à l'ensemble, qui tourne à l'exercice de style, et que la fin manque de finesse, appuyant finalement un côté un peu lourd et appuyé. Oh Boy n'en reste pas moins le premier film sympathique d'un réalisateur à suivre.
24h dans la capitale berlinoise, à suivre un jeune qui se cherche (le titre est bien trouvé !), c'est touchant et drôle ! Une très jolie balade, un noir et blanc de circonstance, un zeste de en prime. Une très belle découverte !
les 24 heures d'errance dans berlin, de niko trentenaire oisif et indécis,ses rencontres au fil des heures, du réveil dans le lit de sa copine jusqu'à celle finale du vieux monsieur brisé par son enfance. le tout filmé en noir et blanc sur fond de musique moments ironiques d'autres légers ou parfois plus teur premier film,agréable au regard.
Film au ton très personnel comme je les aime,ballade douce et mélancolique et toute en ruptures de ton dans les rues de Berlin,le personnage principal est très attachant.Bravo!