Jeune & Jolie
Note moyenne
3,3
6631 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

715 critiques spectateurs

5
51 critiques
4
199 critiques
3
221 critiques
2
124 critiques
1
73 critiques
0
47 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2013
Présenté en compétition à Cannes 2013, Jeune & Jolie est le 14ème long métrage de François Ozon. En fait, depuis Sitcom, son premier long métrage, sorti en 1998, François Ozon n'est pas loin de tenir le rythme du film annuel. Même si les sujets et les genres qu'il aborde sont très variés, il aime revenir régulièrement sur des thèmes qui lui sont chers. La jeunesse en fait partie : Ozon vieillit mais les adolescents ont toujours 17 ans. Lui dont les premiers films parlaient beaucoup de l'adolescence s'était consacré aux adultes pendant plus de 10 ans. Dans la maison lui a permis un premier retour vers l'adolescence, côté garçon. Avec Jeune & Jolie, c'est le côté fille qui est exploré. Ou, plutôt, « un » côté fille ! En effet, fidèle à son patronyme, Ozon a osé réaliser un film a priori difficile sur le sujet délicat de la prostitution de certaines jeunes filles. Ayant réussi à éviter l'écueil du film racoleur, il est dommage qu'il ne soit pas lâché davantage et qu'il n'ait pas entièrement réussi une des 4 saisons qu'il décrit. D'autant plus dommage qu'il avait réussi à réunir une distribution haut de gamme pour tous les premiers rôles. Cela étant, Jeune & Jolie reste un film tout à fait estimable, ce qui était loin d'être le cas de tous les films de la compétition cannoise 2013.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2013
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans". La caméra de François Ozon n'entre et ne s'attarde qu'une seule fois, pendant ce film, en salle de cours et c'est précisément lors d'un cours de littérature française, tandis que les étudiants récitent et commentent le fameux poème d'Arthur Rimbaud. Ah! Comme il convient, en effet, ce poème, même si, à lui seul, il est loin de tout dire et de tout révéler à propos du personnage jouée par la superbe Marine Vacth! A dix-sept ans on n'est pas sérieux certes mais on peut être très inconscient, très seul et très mélancolique...
François Ozon dresse le portrait d'une adolescente de dix-sept ans, oui, mais en confrontant le spectateur à une énigme. Car cette jeune fille, le temps d'une saison, fait le choix de se prostituer! Pourquoi? Manque-t-elle d'argent pour subvenir à ses besoins? Est-elle maltraitée par ses proches, mal-aimée par sa famille? Rien de tout cela... Alors quoi? Pourquoi? Nous aimerions tellement que le réalisateur nous donne le fin mot d'une telle énigme! Eh bien nous resterons avec nos questions et c'est tant mieux! Je n'aime rien tant, pour ma part, que les récits (qu'ils soient littéraires ou cinématographiques) qui mettent en scène des personnages aux comportements surprenants et qui jamais, à proprement, ne nous donnent d'explications. Il n'y a rien de pire que les résolutions des énigmes: elles sont en général laborieuses et décevantes.
Ici on est servi! Jamais on ne saura ce qui a motivé Isabelle, pourquoi elle s'est connectée à un site de rencontres, pourquoi elle a fixé des rendez-vous à des hommes bien plus mûrs qu'elle dans des chambres d'hôtel, pourquoi elle leur a offert son corps moyennant finance... Ce mystère en fait un personnage fascinant, déroutant, dérangeant. Personne, autour d'elle, n'a rien vu, pas même sa mère. Le seul qui, peut-être, aurait pu pressentir quelque chose, c'est son petit frère... Il y a une sorte de complicité entre soeur et frère, mais ce dernier est encore trop jeune pour comprendre ce qui se passe.
En quatre saisons, François Ozon suit le parcours dangereux et fou d'Isabelle, la découverte de la vérité par ses proches, leur stupeur, les questions sans réponses, le joli visage de Marine Vacth comme pétri de mélancolie... Car si elle est jeune et jolie, elle n'est nullement joyeuse... "La chair est triste hélas!" écrivait un autre poète (Stéphane Mallarmé). En quatre saisons, disais-je, mais aussi en quatre chansons: des chansons de Françoise Hardy qui certes nous entraînent bien en deça des poèmes de Rimbaud ou de Mallarmé, mais qui sont cependant loin d'être anodines. Souvent, dans les films, les chansons n'ont d'autres fonctions qu'illustratives. Ici, manifestement, elles suggèrent quelques pistes de compréhension, elles soulèvent un coin du voile... Elles n'expliquent pas, bien entendu, mais elles donnent à penser. Et si elles sont en quelque sorte la voix d'Isabelle, elles invitent à ne pas juger, mais à être davantage attentifs aux autres et en particulier aux adolescent(e)s... Aux ados de dix-sept qui sont si peu sérieux qu'ils peuvent sans s'en douter côtoyer des abîmes!
8/10
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 septembre 2013
Ce film est horriblement mauvais. L'histoire est inintéressante et très mal interprétée, aucun personnage n'est attachant et les dialogues sont niais. De plus, le film manque cruellement de profondeur et revoit un message très contestable.
Il présente une jeune étudiante au lycée Henri IV issue d'une famille riche sans problèmes qui se prostitue pour le plaisir. A travers cette histoire insensée, François Ozon donne du crédit à la prostitution qu'il fait passer pour un acte sympathique et mystérieux. Le film est truffé de contradictions. Ces dernières sont la preuve que l'auteur parle d'un sujet qu'il ne maîtrise pas.
Aucunes des questions suscités par le film ne sont résolues car son principe même est illogique. C'est vide, facile et sans intérêt.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 22 août 2013
L'idée aurait pu être intéressante, si déjà elle n'était pas sous-tendue par la certitude que toutes les femmes rêvent de se prostituer (il y a des phrases qu'on n'oublie pas, et des pensées arriérées sur les femmes dont on a du mal à se décrotter).

Ozon, aussi peu fin dans l'analyse de la psychologie de cette adolescente qu'il l'a été dans l'analyse d'une oeuvre de fiction dans 'Dans la maison' (les petites tirades de Fabrice Luchini y sont absolument risibles, particulièrement quand il nous explique avec passion le principe désuet du schéma actanciel), se contente de ne rien dire, nous livrant un personnage froid et sans fond.

Il aurait pu daigner analyser les ressorts profonds de ce fantasme chez cette jeune fille, mais il ne nous montre que l'évidence des faits et sous-entend un besoin d'être désirée (encore une fois un lieu commun sans intérêt). En bref, il espère que l'on trouvera nous même des réponses là où il n'en a pas mises, c'est à dire dans le mystère silencieux d'Isabelle.

Ozon est dans la superficialité et le cliché, voilà son problème. Il traite de sujets fins sans finesse, de sujets profonds sans profondeur, de sujets complexes avec une naïveté presque attendrissante mais rendue, d'autre part, insupportable par sa suffisance.

Le personnage d'Isabelle est d'une platitude effarante. Seul un aspect de sa personnalité (son rapport au sexe) est montré, rendant la lecture de ce personnage voulu mystérieux bien trop plate. Il essaie quand même de se donner un petit côté intello avec un poème de Rimbaud pour insinuer que l'expérience malsaine de cette jeune fille est un simple égarement de l'adolescence fougueuse.

Certaines scènes sont esthétiquement réussies - peut-être d'ailleurs ne sait-il faire que cela, ce qui expliquerait la surabondance de scènes se voulant esthétiques - mais on sent l'ennuyeuse lenteur d'un film construit sur du vide.

Le sujet "choc" aura fait vendre, la jolie actrice aussi, mais cela ne fait pas moins de ce film une parodie de film profond, confirmant qu'Ozon a sa place dans la catégorie des faux bons cinéastes d'où ses certitudes ne suffiront pas à l'extirper.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 août 2013
"Jeune et Jolie" est un film à l'image de son titre : aussi bébête et niais que le magazine pour ado.
Monsieur Ozon fantasme la prostitution : des femmes beeeelllles qui découvrent leur sexualité avec innocence et mystère grâce à des inconnus. Le film ne donne pas de raison et en plus la jeune fille est de bonne famille.... Comme c'est commode ! Evidemment Ozon peut oser un tel discours, il est libre de le faire, ce n'est pas le premier réalisateur misogyne. Le problème c'est l'accueil de ce film particulièrement positif car, ben oui quouaaa, on préfère quand les gens ils sont heureux et les filles elles sont beeellles. C'est un joli comte comme Bunel dans "Belle de jour". C'est mieux, mais c'est tellement malsain. De baigner dans cette illusion feinte, car vous ne trouverez pas de Marine Vacth à Belleville ou rue saint Denis. C'est pervers de faire bander les spectateurs devant un détournement de la réalité si facile à projeter ensuite sur tout le reste. La prostitutée devient "call-girl" et la guerre devient "propre". C'est vicieux car il s'agit en plus d'une mineure. C'est déresponsabilisant car... bah c'est elle qui le veut bien quouaaa. Ce film est gerbant et flattera les bas instincts de ceux qui préfèrent fantasmer la prostitution plutôt que de s'y intéresser. L'âge de décès moyen des femmes prostituées est de 37 ans. Oh baaaa si y'en a qui veulent quand même.....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 août 2013
Un film très fin. Tout y est dosé avec parcimonie : ni trop lourd et grave, ni trop léger. Jeune & Jolie se constitue d'un équilibre bouleversant, de comédiens époustouflants au service d'un scénario fort et d'une réalisation toute en finesse. Le film semble vécu, tant par Marine Vacth que par François Ozon, et la vie est transmise au spectateur.
La mise en scène - malgré le propos pour le mois complexe du film - de Ozon est intelligente, ce dernier nous démontre encore une fois, au travers de ce film, son talent, voire génie. Comment filmer un rapport sexuel dans le cadre de la prostitution du point de vue de la femme se prostituant. Le problème est épineux, le film y répond avec brio, transformant un acte de plaisir en un instant étrange, abstrait. De plus, le réalisateur parvient à nous faire ressentir de manière claire et précise les émotions de son personnage, son ressentit tout au long du film. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2013
Sujet traiter de façon magistral,Marine Vacth est impressionnante,je n'est pas vu le temps passé.5/5
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 septembre 2013
Ozon , quel magie! Une ambiance , toujours un film différent ...des caractères complexes et ambigus . Le réalisateur n'appuie jamais aucune démonstration et laisse le spectateur avec son propre ressenti. Il faut saisir l'orgasme ou la souffrance dans le visage de la jeune fille...aucun mot pour nous guider mais la subtilité des scènes nous apporte des réponses. Cet homme est une des fiertés du cinéma Français. Subtile,élégant,raffiné et pourtant accessible.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2013
À voir absolument.
J'ai été emportée dès les toutes premières minutes du film. Marine Vacth est non seulement sublime et malgré son peu d'expérience
d'actrice interprète très bien son personnage. On a l'impression que le film n'aurait pas pu être fait sans elle. Ozon a encore frappé, la réalisation est d'une justesse qui atteint les sommets. Un film époustouflant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 août 2013
A voir pour la beauté et le talent de Marine Vacth ainsi que pour la prestation remarquable des acteurs qui jouent les parents (Pailhas et Pierrot) et le petit frère. Après on ne comprend pas pourquoi Ozon a fait ce film, ni message, ni émotion, ni réflexion ne s'en dégage... C'est bien filmé, bien joué, mais c'est assez ennuyeux dans l'ensemble, on pressent qu'on passe à côté d'un grand film s'il y avait plus de psychologie et/ou d'émotion. Un film dont on peut se passer... Mais de Marine Vacth le cinéma ne pourra bientôt plus se passer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2013
Riche de vie et de sens Un monument !
Ozon a oser...´faut dire ...c'est un François (smille). Un grand succé à Cannes, un film beau et sulfureux qu'il faut aborder en laissant tabous et presugés aux vestiaires. Perso' je pense qu'il aurait pu se nommer "la face cachée des anges" ou "Si les parents savaient", "Par pur plaisir", " Belle de Jour 2013", "Une inocence pas si rare que cela" . À voir et revoir tant il y'a de jeux et d' enjeux de subtilités et d ' élipses. François Vernhes (grandNours)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 août 2013
Ce film est poignant cette jeune adolescente enfermée dans ce carcan de la 1ère expérience amoureuse avec une "1ère fois" mal réussie dans un contexte familial bourgeois aisé, seule et incomprise qui a tout cependant qui se bat contre elle même contre les autres. Ce film de François Ozon est réussi
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 août 2013
Un sujet qui sort de l'ordinaire, celui d'une jeune fille, très curieuse, trop curieuse ?..., en sortie d'adolescence, qui découvre l'amour, physique mais aussi sentimental, avec des hommes qu'elle rencontre sur internet. Ses relations tarifées lui laissent souvent un goût amer mais l'aident aussi à s'affirmer ;au point que, découverte, elle n'a aucun remords. Le personnage est délicat, joué avec justesse, comme tous les autres acteurs et ce film cogne, volontairement ?..., sur le poncif de la prostituée obligée, brutalisée alors qu'une majorité de filles n'a pas de proxénète. En revanche, la prostitution assumée par nécessité est la plus fréquente et est rarement un choix comme le fait cette jeune fille. C'est la farce supplémentaire de ces nouvelles féministes de la gauche morale qui veulent "criminaliser le client" et donc leur faire perdre leur clientèle ; mais pour faire quoi ? Ces belles âmes ont-elles du travail à donner aux jeunes femmes qui font le plus vieux métier du monde ?
martine R.
martine R.

2 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2013
Film qui rappelle "l'amant" ou "Emmanuelle" ... tout aussi sulfureux !
Très bien joué, sympathique mais qui met mal à l'aise du fait du sujet.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 août 2013
Le titre du film dit vrai. Pour le reste, le scénario tient en une phrase comme le synopsis le résume parfaitement. "Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons". François Ozon s'est fait plaisir à réaliser un film dont chacun connait la véracité du propos. Pourquoi pas ? D'une façon délibérée il suit et filme sous tous les angles la très jolie Marine Vacth qui m'a rappelé, dans certaines images, Charlotte Rampling dans sa jeunesse. Il en oublie l'essentiel. Réaliser un film. Celui-ci m'a profondément ennuyé par ces images récurrentes, aussi belles soient-elles. Aucune explication n'est donnée quant aux agissements de la protagoniste. C'est dommage. On reste dans le flou intégral. Déception d'une initiation rapide, et mal vécue, aux plaisirs de l'amour ? Révolte d'adolescente en mal d'identité ? Refus d'une existence trop dorée ? Dans ce dernier cas Luis Buñuel l'avait déjà réalisé avec brio dans son "Belle de Jour", c'est vrai que la belle Séverine était mariée. Alors pourquoi ? Le rôle de la mère, tenue par Géraldine Pailhas, aurait permis à cette dernière de déployer plus de conviction avec un scénario plus approfondi. Il y avait là, matière à donner plus de consistance à une histoire en mal d'intérêt. Quatrième collaboration entre François Ozon et Charlotte Rampling, j'ai eu mal pour elle.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse