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Louis Morel
64 abonnés
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1,0
Publiée le 15 septembre 2013
Poussant le voyeurisme à son paroxysme le plus odieux, cet ignoble fable scabreuse d'Ozon se veut subtile mais n'est en faite qu'un vulgaire porno pur bobo bien pensant...
Avec son titre de mag. féminin, F. OZON livre un film singulier, original mais trop hésitant. Le point de départ est intéressant pourtant. Une jeune fille, Isabelle, en vacances avec ses parents dans leur maison secondaire perd son pucelage puis rentre à Paris retrouver son cocon douillet. spoiler: Son appartement situé dans les beaux quartiers, sa nounou, ses cours de théâtre au lycée Henri-IV avec sa copine… Rien de méchant et que du très normal donc. Sauf que cette image d’Épinal, de famille aimante et aisée spoiler: (légèrement contrebalancée par une banale histoire d’adultère) est annihilée par l’activité secrète d’Isabelle. Elle vend son corps en tant qu’escort girl. OZON prend le partie de filmer son actrice Marine VACTH, révélation du film, sous tous les angles et dans - presque - tous les plans, sans la juger et sans donner d’explications à ses motivations extra scolaires. C’en est troublant et surtout cela confère à Isabelle une aura mystérieuse. Elle ment tout le temps et à tout le monde, sauf à son petit frère, et ne se livre que très peu même à ce dernier. Son cheminement est intéressant, elle passe du statut de jeune fille à jeune femme bien que toujours mineure. La seule fois où elle révèle quelque chose,spoiler: c’est devant un psychothérapeute suite à un incident avec un de ses clients. spoiler: Cette scène trouvera un écho à la fin du film qui se terminera de manière très et trop ouverte.
OZON prend le contre pied du tout explicatif en mettant un grand point d’interrogation sur les motivations de la jeune femme. C’est l’atout et le défaut du film. Atout car on est sidéré par sa beauté insaisissable, son comportement, … Et défaut car à force de trop dissimuler son personnage derrière des mensonges, ce dernier n’a pas de consistance, frôle l’abstraction et perd en crédibilité… mais le tout involontairement. En effet OZON, dans sa description du « boulot » d’escort, ne verse jamais dans le sordide alors que la prostitution l’est par nature (proxénètes, clients violents…). Cela décrédibilise l’ensemble et dénature son personnage principal sur lequel tout glisse. Le film s’apparente finalement à un rêve/fantasme, éveillé certes, mais un rêve quand même et surtout. Sauf que cette dimension onirique n’est jamais clairement signifiée. Il hésite donc beaucoup et se perd dans son héroïne (tout comme les spectateurs) mais pour sûr son film s’inscrit bien dans son époque. En filmant une jeune femme, belle à tomber, déterminée, experte en dissimulation et ne s’attachant à personne spoiler: (sauf à un de ses clients décédé), il brosse un portrait d’un monde qui ne croit plus en rien, ni au mariage, ni à l’amour mais au plaisir procuré par l’accumulation de l’argent et à ce dernier seul. C’est triste mais suffisamment pertinent sur les jeunes générations et sur la perte des valeurs du monde occidental pour différencier jeune et… d’un film lambda et sans âme. En effet, il se révèle bien plus intelligent que son titre leurre et que son affiche racoleuse.
Un sujet délicat et pourtant très bien traité : on ne tombe pas (trop) dans le sordide. Marine Vacth est très convaincante, la musique très belle... Beau film touchant et poignant..
Puisqu'il faut aligner un certain nombre de mots pour obtenir le label "votre critique", je m'emploie à tapoter ladite critique: ce film ne présente aucun intérêt.
Un bon film de Ozon , une bonne cuvée. Mais tout le scandale et le parfum de souffre fait autour du sujet parait bien déplacé. Le film est très sobre, très pudique, et parle vraiment de la crise d'une adolescente à la recherche d'elle même . Rien de sulfureux dans l'approche de sa passade dans la prostituion. Elle s'y adonne comme elle aurait pu toucher à la drogue , ou faire une fugue, ou partir dans une secte. Elle n'a que 17 ans , probablement des fêlures ( père absent ?, manque d'autorité? ) ou peut-être pas . Le hasard ( abordée à la sortie du lycée ) lui fait tenter cette expérience . Tout est filmé avec pudeur ,avec retenue, sans voyeurisme. Le thème réel est bien illustré par le poème de Rimbaud et les chansons de Hardy : adolescence âge de la recherche de soi même. Les acteurs sont excellents , et Ozon une fois de plus nous prouve qu'il est un grand directeur d' scène finale entre Rampling et la fille est superbe. Chacun cherchant à faire le deuil de cette histoire . Les dialogues écrits au scalpel sont de la vraie dentelle, et le ton est juste. Sur le thème de la prostituion de JF le film " Elles" avec Binoche était beaucoup plus sulfureux , indécent et percutant dans sa description du fait , un référent inégalé sur le sujet . Mais là nous sommes face à un beau film beaucoup plus romantique , qui nous montre la recherche du bonheur d'une JF de 17 ans.
FIlm magnifique, très bien réalisé, casting superbe et très juste, un excellent moment. spoiler: L'arrivée de Charlote Rampling, pour libérer Léa, est magnifiquement trouvée. Géraldine Paihlas est une mère très réaliste. La relation entre Isabelle et son frère est également très bien interprétée. D'autres personnages auraient pu être creusés. Mais finalement c'est bien Léa le personnage principale. Ce film est une très bonne surprise: j'espère que le cinéma américain ne s'essaiera jamais à une adaptation!
François Ozon est un auteur inégal mais qui, à l'instar de Christophe Honoré, possède une vraie patte de cinéaste. Jeune et jolie fait plutôt partie des bons crus du réalisateur. En suivant la destinée d'une jeune fille qui choisit de se prostituer, le metteur en scène de 8 femmes livre un film doux et sensuel, mélancolique et grave mais non dénué aussi d'une certaine légèreté. En laissant le soin aux spectateurs d'interpréter comme il le souhaite les choix de l'héroïne, Ozon évite l'écueil du pathos et livre une oeuvre plus réfléchi qu'elle n'y paraît. Cependant, le film n'est pas emprunt de défauts (typiques de son auteur), un côté bobo très lassant (les chansons de Françoise Hardy trop illustratives, une vision pas très fine de la petite bourgeoisie parisienne) et une tendance au mélodrame qui si elle peut paraître artificielle marche vraiment bien ici. Le final très émouvant offre en plus une très belle partition à Charlotte Rampling. Enfin la vraie révélation du film reste Marina Vacht qui pour son premier grand rôle crève littéralement l'écran. Tour à tour sensuelle, manipulatrice, victime, séductrice et femme enfant, elle offre une composition d'une finesse et d'une sensualité rare. Il faut voir le film pour elle.
Ce film est sans intérêt pour moi; Je m'attendais franchement à mieux, une vrai dérive qui aurait de vraies conséquences et je me retrouve a regarder une ado en mal de sensation qui s'essaye gentiment à la prostitution et qui quand à la en marre arrête et voilà ...
Un des films les plus nuls qu'il m'ait été donné de voir ! Je me suis ennuyée du début à la fin.. Le film se résume en trois mots : sexe, sexe et encore sexe. C'est gênant, dégradant, j'ai même honte pour l'actrice principale et sa famille ! Ce film est impudique. L'actrice est montrée nue sans raison valable. Il n'y a pas d'histoire, pas de fin, pas de morale !
Extrêmement émouvant et particulièrement dérangeant, ce film de François Ozon a au moins le mérite de donner une atmosphère palpable. La première partie est moite et lente comme un après-midi d'été. Le milieu donne une impression ouatée, un peu embarassante. La fin semble libératrice mais laisse une impression difficilement qualifiable, bien après avoir terminé. Le casting est parfait et les chansons de Françoise Hardy (surtout "Je suis moi" qui sert de générique de fin) finissent d'apporter de la classe et de la profondeur à ce film splendide.
On croit d'abord que le sujet du film est de comprendre pourquoi une adolescente se prostitue, et quand on commence à vraiment s'y interesser , le film bascule une première fois, puis une seconde ...La scène finale est en effet magistrale, tellement les craintes sont grandes au début , et puis... Bref, excellent excellent . Et elle , elle est vraiment tellement jolie , jeune , et tout ça , qu'on serait peut-être prêt à mourir , en effet , si jamais on s'y laissait prendre...
Film encensée par la presse et.... énorme déception ... Le sujet semble ne pas être exploré. Pourquoi Isabelle se prostitue-t-elle ? Le film semble constamment poser cette question et semble faire croire qu'il y a une sorte de réponse profonde.... alors qu'il n'y en pas tout simplement pas. Ce film cache son vide insondable derrière des trompes l'oeil.
Un film troublant qui présente un regard exempt de jugement sur l'adolescence et la prostitution estudiantine. Ozon maitrise parfaitement son sujet et Martine Vacht incarne avec talent cette jeune femme ambivalente.
Je sors de la salle, et je peux dire que ce film est époustouflant tant par la vérité qu'il dégage que par son scénario inspiré. Les acteurs ne sont plus des acteurs mais deviennent carrément les personnages qu'ils interprètent ici (et ce n'est pas courant de nos jours) tant ils sont crédibles. L'actrice principale est incroyablement douée et chaque sentiment ou émotion qui émane d'elle se transmet de manière contagieuse au spectateur.
La mise en scène est pure, sans plans superflus et donne tout son sens à l'histoire. Chaque cadre oriente les spectateur vers tel ou tel sentiment, donne vie à l'image. C'est à la fois dramatique et extrêmement intéressant, on y trouve même son compte du point de vue humoristique, qui passe notamment par l'un des ces personnages si attachants: le garçon qui voit la vie d'une façon merveilleusement naïve et pourtant réaliste et qui est si proche de sa soeur. C'est son confident et son ami, il permet ainsi au spectateur de mieux cerner le personnage principal, nul autre qu'une enfant qui découvre un monde bien opposé à celui qu'elle a toujours connu: celui de la prostitution. François Ozon nous fait entrer en ce monde sombre et secret au travers d'yeux encore innocents et c'est l'une des grandes qualités de ce film.
La musique qui définit Isabelle (le personnage principal) est elle aussi criante de vérité concernant celle-ci, on dirait qu'elle a été faite pour ce personnage! Très bien choisie en tous cas. D'ailleurs ça m'a fait penser à une autre toute aussi belle et qui aurait convenu également je pense: "Elle était si jolie"...
Grande oeuvre, vraiment, merveilleuse même. La fine fleur du cinéma français.