Jeune & Jolie
Note moyenne
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715 critiques spectateurs

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Peyton28
Peyton28

27 abonnés 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2014
Marine Vacth est brillante et excellente dans le rôle d"'Isabelle", elle est d'une fraîcheur, d'une beauté, d'un talent immense, elle nous charme et nous enivre par la même occasion, elle m'a bluffée dans ce film.
Le scénario est vraiment bien écrit, merci à François Ozon pour ça. La mise en scène, les acteurs, les musiques, les dialogues: Tout nous embarque dans l'univers d'Isabelle, c'est une vraie surprise et un très bon film.
Que feriez-vous si vous appreniez que votre fille de 17ans était devenue prostituée du jour au lendemain?
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2014
Un film qui me réconcilie avec le cinéma de François Ozon, qui ne m'a pas toujours convaincu avec ses films. "Jeune et jolie" a le mérite d'évoquer un fait d'actualité, la prostitution chez de jeunes femmes, même s'il s'agit généralement d'étudiantes, alors que l'on a affaire ici à une lycéenne. Marine Vacth, effectivement jeune et jolie, brille à l'écran, et convainc largement dans son rôle de victime d'un système dans lequel elle se sera enfermée toute seule. La réalisation est sobre mais efficace, et laisse place à un scénario très bien écrit. Les scènes fortes sont surtout présentes dans la première partie du film, qui tend à perdre en épaisseur à mesure qu'on se rapproche de la fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2014
Pour commencer ma critique (qui racontera le coeur de l'histoire), je reprendrai l'expression de Danièle Heymann prononcé dans Le Masque et la plume au sujet de Jeune & jolie de François Ozon : ce film est "un miracle".
Miracle, car il surpasse les attentes, le spectateur croit venir voir un film sur un jeune fille de 17 ans qui se prostitue, ce qui devrait impliquer : psychologisation du personnage principal, problème dans l'enfance pour expliquer un tel comportement, en somme de "la moraline". Or, il voit là un portrait sensible d'une fille de 17 ans, sublimement interprété par Marine Vacht, sous une forme tragique.
Forme tragique en 4 actes, 4 saisons, 4 chansons de François Hardy.
spoiler: Premier acte, l'été : la plage, l'amour passager. Le spectateur découvre doucement Isabelle et son caractère particulier, un mélange de sensibilité exacerbée et de force intérieure. Sa relation amoureuse de vacances avec un jeune allemand apparaît rapidement comme l'opportunité de découvrir sa sexualité, mais la première fois est douloureuse, le réalisateur montre l'actrice se dédoublant, elle se regarde, elle est spectatrice et non actrice. On est étonné de voir la distance qu'installe Isabelle entre elle et son "ami" allemand. Ce n'est pas une distance seulement liée à un manque de sentiment d'elle envers lui, c'est l'expression de sa différence. Une fois ce thème mis à la vision du spectateur, le premier acte est terminé. Deuxième acte, l'automne : on découvre Isabelle sortant du métro, se dirigeant vers un grand hôtel, le tout sublimé par Ozon. Le spectateur découvre que la jeune fille qui monnaye ses charmes, sa première expérience est avec un vieil homme, cela la gêne au premier abord, mais au premier abord seulement. S'ensuit de nombreuses autres expériences. On voit qu'Isabelle est d'un milieu aisé, bourgeois, elle étudie à Henry IV. Ses éléments mis à la disposition du spectateur par le réalisateur l'amène à se demander le pourquoi de ses actions. Elle a tout, outre sa beauté, elle est choyé par sa mère et son beau-père, sa relation avec son petit frère est sereine (et agréable à regarder !). Les pièces sont posées, le portrait s'affine, il va s'affiner de plus en plus, derrière sa beauté juvénile, sa grâce naturelle, elle renferme quelque chose de profond, le vieil homme avec qui elle monnaye "ses services" décrit ses yeux comme ceux "de la mélancolie". Les éléments de la tragédie sont mis en place, l'évènement tragique se produit, lors d'une de ses fins d'après-midi devenues courantes, le vieil homme, avec qui une relation presque amicale s'est nouée, décède pendant l'acte. L'évènement tragique est arrivé, il est inévitable, deux choix s'offre au protagoniste principal, prendre la fuite en espérant que personne ne découvrira son activité ou appeler les secours pour ce vieil homme, qu'elle a tenté de réanimer sans résultat, mais au prix de la découverte de son secret. Sous le choc, elle choisit la première option. Troisième acte, l'hiver, long et douloureux hiver : il s'ouvre sur l'annonce de la police judiciaire, suite à une enquête résultant de la mort de l'homme âgé, à la mère d'Isabelle des activités de sa fille, tout s'écroule pour elle, elle va tenter de comprendre pourquoi sa fille fait cela. Elle est effrayée par ses actions. Mais, ne comprendra jamais pourquoi. Quand on lui propose d'aller voir un psy, Isabelle refuse d'abord, avant d'accepter mais elle sait bien que cela n'aura aucun effet, car elle le dit, elle n'est pas folle, la thérapie par la parole ne changera rien, on ne saura pas pourquoi ses actes, car elle ne le sait pas elle-même. Elle ne le sait pas, le réalisateur intelligemment ne tombe pas dans de la psychologie idiote, la seule raison qui est expliqué l'est déjà dans la bande-annonce, une première transgression et puis un désir, désir beau mais violent et dangereux cela est expliqué dans plan magnifique sur la bouche d'Isabelle. Le portrait s'affine une nouvelle fois par la différence sublime de son être, sa sensibilité la guide et la rend froide avec certains, c'est sa mélancolie. La réalisateur dresse un portrait plein de cette jeune fille fascinante. Quatrième acte, la vie tente de reprendre son cour : sa mère qui a culpabilisé, de manière logique bien qu'elle n'est rien à voir avec les activités de sa fille, tente de lui refaire confiance, comme un moyen pour essayer de la sortir de l'eau dans laquelle la première croit qu'elle est tombée à la différence de la seconde. Un amour passager démontre une nouvelle fois le caractère particulier de cette jeune fille. Mais, son avenir est incertain, le réalisateur joue avec le spectateur en lui faisant croire qu'elle retombe dans ses activités, elle va plutôt revenir à l'endroit de la mort de l'homme. Mais, comment analyser la fin et l'hypothétique suite ? Rien ne nous dit qu'elle ne retombera pas dans la prostitution, le tragique doit toujours rester à l'esprit.

Ce long résumé avait pour but de louer la réalisation superbe d'Ozon, la prestation géniale de Marine Vacht (et de tous les acteurs en général) et les grandes sensations produites par ce long-métrage. Le tout avec trois très beaux morceaux de Philippe Rombi.
Un bijou sensible.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2014
Je ne suis pas un grand connaisseur du cinéma de François Ozon, mais le 4 ou 5 films que j'ai vu de lui m'avaient toujours beaucoup plu, c'est donc peu dire que j'allais voir "Jeune & jolie" en toute confiance et ce d'autant plus que les critiques avaient été plutôt élogieuses à son sujet. Las, je dois malheureusement dire que je n'ai vraiment pas aimé ce que j'ai vu. Loin de trouver le film d'une grande profondeur, je dois avouer que pour ma part je l'ai trouvé carrément vain, même s'il ne m'a pas ennuyé. En fait je crois que c'est l'héroïne même du film qui m'a le plus posé problème, tant son mutisme, sa mélancolie et, pourquoi ne pas le dire, sa froideur me l'ont aliénée. Je n'ai pas eu pour elle d'empathie et parfois j'ai éprouvé pour ces parents et surtout sa mère plus de sympathie que pour celle qui ne m'a paru être qu'une petite adolescente bourgeoise gâtée pourrie qui pour tromper son ennuis, et sa vacuité intérieure, se lance dans la prostitution. D'ailleurs le film qui traite de cela pendant la première partie (en gros une grosse moitié du long-métrage), ne devient un peu intéressant que dans la deuxième partie après que la double vie d'Isabelle soit exposée et encore il finit tout de même par retomber comme son personnage principal dans une neurasthénie peu engageante qui rend l'apparition du générique bienvenue. L'esthétique du film et la mise en scène sont très belles à contempler, comme le physique incroyable de Marine Vacth, mais ces qualités harmonieuses ne compensent pas une intrigue sans objet qui ne fait que mettre en lumière des pratiques déjà bien documentées par des reportages et des émissions. Un film d'Ozon vraiment très décevant qui ne mérite, à mon humble avis, pas tout le parfum flatteur qui a accompagné ses présentations dans les festivals et sa sortie dans les salles. Pas vraiment indispensable en fin de compte.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2022
Portrait troublant d’une jeune fille aussi belle que vénéneuse, illuminée par l'interprétation de la jeune Marine Vatch qui crève l’écran.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 août 2014
Voilà un sujet sensible bien traité ni racoleur ni moraliste. Cela ne m’a pas du tout gêné de ne pas savoir les motivations d’Isabelle. Ce qu’elle confesse à la police me suffit et comme sa mère, cela ne m’empêche pas d’être démangé par la curiosité. Les scènes de sexe sont sagement bien filmées, c’est un minimum pour illustrer et crédibiliser l’histoire. J’ai apprécié que le réalisateur n’ait pas fait preuve de pudibonderie pour ménager des susceptibilités hypocrites. Marine Vacth est une découverte agréable au-delà de son corps, son jeu est intéressant, tout en nuance dans ses regards, ses rictus, ses silences. Un bon Ozon.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 août 2014
Jeune et jolie est assez semblable au précédent film de François Ozon, Dans la maison, mais ce dernier était beaucoup mieux réussi. Ce film la est bien moins prenant et contrairement à son prédécesseur, la psychologie du personnage n'est pas vraiment aboutie et il manque quelque chose au film pour qu'il soit vraiment bon, on a l'impression que le réalisateur ne va jamais au bout des argument qu'il avance et contrairement à Dans la maison, le personnage principale n'est à pas vraiment intéressant et d'ailleurs, beaucoup considèrent l'interprétation de Marine Vacth comme très bonne mais j'ai trouvé que son visage ne laissait transparaître aucune émotion sincère et quand elle essaye de jouer la tristesse ou la mélancolie, j'ai eu plus l'impression qu'elle manquait de sommeil. Pour continuer la comparaison avec Dans la maison, ce film ne va assez loin et assez profondément dans l'analyse de la psychologie de son personnage principal, ce qui donne une vague impression de vide, le film aurait pu être bien meilleur.
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2014
Un film pas mal sur une jolie adolescente qui découvre sa sexualité intéressement en devenant escorte girl. Je n'aimerai pas être son papa mon dieu!... -Août 2014-
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 août 2014
Parler de prostitution au cinéma est un exercice assez délicat. Malheureusement, on ne peut jamais s'attacher au personnage principal dont le destin indiffère alors qu'il devrait davantage interpeler. Le problème tient certainement du cadre social dans lequel il évolue: la grosse bourgeoisie de l'ouest parisien. La prostitution n'est nullement le fruit d'une obligation mais davantage un pur plaisir. 'Je n'ai tellement rien à tirer de ma vie d'ado bien née que je vais me prostituer parce que ça m'excite'. Du cinéma "upper class" qui s'adresse à un public "upper class". Si vous n'êtes pas dans ce cas là, que vous vous saignez l'été pour gagner 3 ronds et financer vos droits d'inscriptions et votre 10m² lorsque vous êtes étudiants ou alors que vous êtes au chômage parce que votre usine a délocalisé en Inde, passez votre chemin. Une étoile néanmoins pour le charme de la Marine Vacth qui est parfaite dans son rôle.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 août 2014
Certains diront: "cette fille est jeune, jolie, riche, elle a tout pour être heureuse, alors pourquoi se prostitue t-elle? On ne comprend pas les raisons, ce n'est pas crédible" . Ozon touche une réalité que peu de gens semblent avoir perçue: le vide, le vide de l'être humain quelque soit sont statut et son histoire. Les gens beaux et riches ne sont pas plus heureux , mais c'est malheureusement ce que cette société de plus en plus superficielle nous fait croire, d'où une quête illusoire et vaine du bonheur pour la plupart. Alors oui, il est tout a fait possible que cette jeune fille de détruise à petit feu avec ce genre d'expérience, simplement pour se sentir vivante. Beaucoup de gosses de riches prennent de la drogue, c'est pareil. Ce que je regrette dans ce film est justement que ce message est peu explicite et survolé, d'où une absence de compassion pour le personnage d'Isabelle. Pire encore ce message avec une portée presque spirituelle, devient transparent pour faire place à une morale finale plus que douteuse penchant pour une banalisation, voir une glorification de la prostitution :"Si j'avais été plus courageuse et moins timide, j'aurai demandé de l'argent". Dangereux et bien décevant de la part de François Ozon, car le manque d'explications et de positionnement de la part du réalisateur concernant un thème aussi délicat peut faire basculer dans l'apologie de ce même thème.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2014
Il ne se passe pas grand chose dans ce film, les acteurs me laisse totalement indifférente. Ils sont sans saveurs et raplapla un peu comme une famille triste sous exta. Isabelle fait la moue tire la tronche pendant 94 longues minutes. ça parait normal de se prostituer, son âge ne dérange pas les hommes beaucoup plus vieux qui aiment se taper des minettes prépubères. Je ne suis pas spécialise de la question mais il me semble difficile de penser que la prostitution est un libre choix. On est maitre de son corps soit. Là n'est pas la question. Une actrice charismatique aurait pu nous transcender mais là on s’ennuie juste. La fin ne sert à rien Ozon avait peut être hâte d'en finir qui sait.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2014
Avec "Jeune et jolie", François Ozon nous propose le très beau portrait d’un jeune femme qui se lance dans la prostitution alors qu’elle n’a que 17 ans. Ses clients seront des hommes à qui elle donne rendez-vous dans des grands hôtels de Paris. L’histoire est évidemment très sensible, mais François Ozon fait preuve de beaucoup de délicatesse dans sa mise en scène et la performance de Marine Vacth est vraiment à saluer tant la jeune et très belle comédienne nous propose une composition naturelle et sincère. Un très beau film qui est également doté d’une très belle bande originale qui est composée notamment de quatre chansons de Françoise Hardy (en l’occurrence L’amour d’un garçon, A Quoi ça sert, Premier rencontre et Je suis moi) qui illustre chacune à leurs façons les quatre saisons qui viennent rythmée le film.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2014
3,5 car bon film, bien filmé et histoire bien interprétée. Le thème était casse gueule mais Ozon arrive à éviter le voyeurisme.
Pas de moralisation (c'est vrai que ce film va sûrement donner des idées) le film n'est pas manichéen et interroge vraiment.

Marine Vacth est tout en nuance, elle interprète une jeune fille de 17 ans en nous faisant oublier qu'elle a en fait 24 ans.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 juillet 2014
François Ozon nous offre ici une belle histoire mélancolique d'une adolescente découvrant la vie d'adulte via la prostitution. Avec tous les problèmes que cela crée, la jeune femme n'arrive à se défaire de cette addiction laissant une fin incertaine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juillet 2014
Le réalisateur réussi le défi osé de mêler élégance et prostitution dans ce film. Même si le scénario laisse un peu échapper le pourquoi des décisions de "Léa", on sent en elle la douleur qui la contraint, selon elle à se prostituer. On vit avec elle les moments difficiles, les difficultés avec sa mère et son beau-père jusqu'à l'élément perturbateur qui va tout faire exploser. La fin a le mérite d'être un peu étrange, mais le reste du film est préservé tout de même.
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