La Vie domestique
Note moyenne
2,6
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174 critiques spectateurs

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12 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 octobre 2013
C’est vraiment un drôle de film, pas forcément si déplaisant, notamment parce qu’il aborde des questions finalement peu traitées. Mais c’est parfois tellement caricatural que ça perd beaucoup trop de sa force…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 octobre 2013
Très beau film tout en sobriété, remarquable tant par le calme de ses décors, sa musique et l'interprétation de ses acteurs (même les enfants sont naturels ce qui est rare) que par son intrigue. En l'espace de 24 heures, on pourra suivre la vie de 4 couples et surtout les femmes que l'on accompagne dans leur quotidien dans tout ce qu'il a de lassant, répétitif, "tue l'amour". A terme on comprends pourquoi certains couples décident de vivre séparément car l'être humain semble avoir tant de difficulté à s'intéresser à l'autre qu'il semble parfois plus simple de ne se croiser que pour les bons moments... On aimerait que ces desesperate housewifes envoient valser leurs maris bouffis de suffisance et qui ne parlent que de leur travail sans se soucier des drames du quotidien qui se jouent dans la vie de leurs femmes. Mais on n'est pas dans une série américaine, on est plutôt dans la vraie vie, celle qui se joue derrière les façades apparemment heureuses des pavillons de banlieue...
Sylvain P

389 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2013
Film désespéré sur les vies insipides où l'on a tout mais où l'on manque de l'essentiel. La recherche absolue du confort, au détriment du sel de la vie. Emmanuelle Devos regarde par la fenêtre deux jeunes gens, qui vont s'aimer dans des conditions précaires, et elle les envie. Sa vie rangée l'ennuie. Qui ne ressentirait pas la même chose? Marie Christine Barrault nous délivre une scène magique sur la vie qui passe et que l'on gâche. Après L'Année suivante, oeuvre désenchantée sur l'adolescence, Isabelle Czajka nous offre un second chef d'oeuvre qui doit nous donner envie de vivre. Un film... essentiel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2013
Très bien. Le film dit ce qu'il doit dire et est super dans son rôle.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2013
Comme la plupart des grands films, cette œuvre est dérangeante parce qu'elle révèle le malheur ordinaire qui traverse tant de vies. Devos est magnifique comme à l'habitude. La mise en scène est subtile. Des petites erreurs sociologiques entre la bourgeoisie de ces gens et la réalité sociale de leur situation.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 octobre 2013
J'ai trouvé le film touchant sur certains aspect, mais j'ai fini par m'ennuyer un peu, attendant de comprendre ce que l'auteur voulait nous raconter.
Je ne pense pas le recommander à mes amis, car je pense pour le coup qu'ils m'en voudraient là...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2013
La Vie domestique s’inaugure et se conclut par une même séquence de diners entre ‘amis’, ou plutôt entre nouveaux voisins et relations mondaines qui révèlent la conformité accablante (les discussions stéréotypées où pointent le racisme latent et le machisme stupide) et, pis encore, la vacuité de toute une société. Pourtant, pour ces femmes aisées qui ont interrompu leur carrière pour se mettre au service – ou carrément se sacrifier – d’un mari ambitieux, d’enfants très occupés, l’existence oscille entre le plein (la tenue de la maison, les courses, la préparation des repas,…) et le vide (l’oisiveté allégée par les rendez-vous avec les autres femmes pour un café matinal, scène particulièrement bien vue, un shopping dans les boutiques du centre commercial local). Le film s’écoule sur une journée qui, même si elle est particulière parce que Juliette attend une réponse pour un boulot dans une maison d’édition et que la disparition d’une gamine a eu lieu dans le grand parc qui jouxte le lotissement, pourrait constituer le modèle de centaines d’autres, cadencées par les mêmes tâches ingrates, dans ce sens où elles sont invisibles, considérées comme normales par le reste de la famille, et surtout pas épanouissantes.
Dans un décor de rêve, presque trop beau et policé pour être vrai, les défauts et les failles sont dissimulés sous le tapis épais des rites sociaux. Toutes les maisons sont identiques, meublées de la même façon, ce qui n’empêche pas de découvrir dans l’une un fatras indescriptible et une autre sera le théâtre d’une crise de nerfs démesurée face à un gamin turbulent. À côté de ce monde codifié et coercitif, la jeune génération, représentée par les adolescentes qui suivent l’atelier de Juliette, offre des perspectives encore moins réjouissantes dans une déferlante d’agressivité, d’insultes et de lieux communs abominables. À l’inverse, la mère de Juliette, récemment veuve, découvre un nouvel espace de liberté, enfin, trop tardivement, affranchie du poids d’un mari égoïste et peu attentionné. C’est peu de dire que les hommes, montrés comme arrogants et indélicats, ne pensant qu’à eux, sont mis à mal dans La Vie domestique. Un parti pris sans doute appuyé, mais dont il faut reconnaitre l’extrême justesse. Et il n’est pas sûr que les femmes s’en sortent vraiment mieux : enlisées dans une vie morne qu’elles s’acharnent, à peine convaincues, à considérer comme acceptables, au regard notamment de la misère du monde dont elles se repaissent avec obscénité, elles finissent par ployer sous le joug d’une domination masculine (matérielle et financière) qu’on pensait naïvement éteinte, encore bien réelle, même si elle emprunte des voies plus insidieuses.
Le tableau, qui a tout du roman à la Houellebecq, sitôt le vernis craquelé, n’est pas joli et la frontière est ténue entre la possibilité de le restaurer (que Juliette reprenne une activité professionnelle) et l’envie de le massacrer (qu’elle fuie au plus vite ce mari fade et infatué). En attendant, sa cigarette vespérale devient son unique et précieux moment de liberté, un instant où Juliette peut enfin penser à elle et, sans doute, réfléchir à son avenir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 octobre 2013
super film, supers acteurs !!! il décrit bien la condition des femmes au foyer
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 octobre 2013
Confort sans volupté
Sans aller jusqu’à croire qu’on a raté sa vie faute d’avoir une Rolex à 50 ans, que penser de cette tranche de vie de femmes au foyer approchant la quarantaine, cultivées parfois, aisées toujours, consciente à peine… qui en attendant leurs maris souvent absent, en déposant leurs enfants à l’école, en trainant dans les galeries commerciales ou en effectuant des tâches ménagères… cherchent ou non un sens à la vie, à leur vie, déçues de n’être que cela, oublieuse aussi que c’est déjà beaucoup. Un problème de riche en somme !
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2013
Un film ennuyeux comme l'est la vie de ces femmes au foyers qui subissent cette vie routinière avec leurs maris goujats à souhait! Toutes les scènes sont décrites aux moindres mouvements tellement il n'y a pas grand chose à raconter...!Heureusement que la seule bonne et vraie actrice Emmanuelle Devos nous permet d 'apprécier quelques scènes dont celle du début du film avec le dîner, puis celle avec Marie Christine Barrault (petit rôle exceptionnel), et encore celle avec sa classe et ces élèves... Ce qui permet de rester jusqu' à la fin qui se termine si brusquement!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 octobre 2013
Les acteurs jouent bien, la musique est belle, heureusement car la succession de clichés sur une journée est assez impressionnante ! les dialogues sont pauvres, il n'y a pas de rythme, la soi-disant banlieue est une caricature de séries américaines...cela dit il est possible que des femmes, des hommes ou des couples se retrouvent dans ce film, je les plains... j'ai écouté la réalisatrice à l'issue du film, elle est persuadée que les femmes deviennent "esclaves" du quotidien si elles sont en couple avec des enfants, c'est pathétique. En conclusion, je ne recommande pas ce film du tout.
Thierry M
Thierry M

192 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2013
Super ennuyeux, les mecs sont pris pour des cons dans ce petit film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 octobre 2013
La vie domestique, c’est quand les maisons d’un quartier résidentiel et les quadras qui les habitent se ressemblent. Jardins plantés de voitures, maisons de catalogue, meublées Ikea, TV et bar en libre-service, bibliothèque décorative. Les familles qui y vivent sont souvent constituées de deux enfants ; d’un homme-cadre qui rentre crevé du boulot et croit se détendre en en parlant encore ; et d’une femme qui aurait pu aussi envisager un avenir professionnel, mais qui a un peu laissé tomber pour faire tourner la baraque, gérer les conduites des gosses et être toujours dispo pour son mari…
Juliette étouffe dans cette cocotte. Elle est sensuelle, intelligente et ne rechigne pas aux tâches quotidiennes. C’est une femme libérée, mais pas tout à fait épanouie dans sa vie professionnelle, familiale et amoureuse. La répétition des tâches provoque chez elle une érosion des sentiments. Comme si la vie domestique rongeait sa vraie vie. On pressent que l’ennui menace et on rêve pour elle d’un grain de folie. D’une « Aventure » (comme celle vécue quelques mois plus tôt par la même Emmanuelle Devos chez Jérome Bonnell) ?
La vie domestique est évidemment un film un mélancolique. Ou ni les femmes ni les hommes n’ont le beau rôle. Car si ces derniers semblent jouir d’un statut privilégié, ils ne sont pas montrés sous un jour très flatteur. Préjugés et conventions les emprisonnent eux aussi dans leur propre confort intellectuel. « Viens ici !», finit par intimer Thomas à Juliette à l’heure du coucher. Mais Juliette ne bronche pas : vague prise de conscience, début de révolte ? Ici aussi, le changement ne semble pas pour demain.
La vie domestique, c’est un joli titre pour un film à l’humeur maussade.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2013
Elles sont quatre. Elles habitent Wisteria Lane. Dans de très jolies maisons. Pour conduire leurs enfants à l'école, elles en ont deux chacune, elle traversent un magnifique parc arboré autour d'une prairie et de plusieurs étangs. Après, elles se retrouvent chez l'une ou l'autre pour boire un café . L'après midi, elles vont essayer des robes dans un plutôt luxueux centre commercial. Quelquefois, elles se reçoivent pour des diner avec les maris qui sont architecte, haut fonctionnaire.... (en fait, tout le monde s'emmerde). Sauf que l'un des couples est de gauche! Ce qu'on comprend tout de suite, dès la première scène où, invités chez un chef d'entreprise odieusement de droite qui, découvrant que Thomas (Laurent Poitrenaux) est proviseur du lycée de la cité pourrie proche de la résidence, fait des remarques douteuses sur les petits Mohammed et lui conseille de demander sa mutation pour un établissement plus huppé, son épouse Juliette tire une tête consternée. Juliette, le plus joli poisson de tout le cinéma français, non, il ne s'agit pas de son signe astrologique, mais Emmanuelle Devos ressemble de plus en plus à un mérou. Un joli mérou, mais un mérou quand même....

Marianne (Natacha Rénier) est enceinte et dépassée par les évènements. Son ravissant pavillon est devenu un infâme bordel. Betty (Julie Ferrier) souffre de ses origines prolottes et s'interdit tout ce qui pourrait, selon elle, la vulgariser. Inès (Hélèna Noguerra) sort tout droit de La gifle: elle a un marmot monstrueusement mal élevé qui dessine au crayon feutre sur l'élégant canapé blanc de Betty, et n'en conçoit aucune gêne. Quand à notre Juliette-de-gauche, elle attend un emploi éventuel dans une maison d'édition, et meuble son temps en faisant des animations littéraires pour les lycéennes de la cité défavorisée. Les voilà toutes pas trop mal croquées.

Mais elles sont beaucoup moins rigolottes que l'original! En fait il s'agit de la transposition en France du roman "Arlington Park" où un infanticide bouleversait la tranquillité d'un quartier résidentiel; je l'ai lu, même si je ne m'en souviens plus très bien. Tel quel, on se demande ce que la réalisatrice Isabelle Czajka cherchait à montrer avec cette journée ordinaire de desperate housewifes à la française. Emanuelle Devos est plutôt bien: mais elle ne saurait porter un film comme la Blanchett ou la Deneuve, et finalement tout ceci n'a pas grand intérêt.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 octobre 2013
Pas ennuyeux du tout, ce film sur l'ennui, la vacuité des vies de femmes au foyer. Devos est magistrale de sobriété, MC Barrault excelle, Julie Ferrier est à contre-courant des rôles comiques qu'elle a l'habitude de jouer. Même Helena Noguerra est convaincante dans la peau de cette mère pas très maternelle et finalement creuse. Fin un peu abrupte : mais après tout, la journée est finie.
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