Ce film analyse la charge mentale dans un couple bourgeois dans une petite banlieue chic de Paris. C’est un film plat, presque documentaire, où l’intérêt réside dans la remise en question et non dans les éléments dramatiques inexistants. Le film ne traite pas de l’ennui, comme j’ai pu le lire dans nombre critique. Parce que les femmes de se filme ne s’ennuie pas. Justement. C’est bien ça le problème. Ceux qui « s’ennuie » sont bien les hommes, totalement absent, qui se permette de regarder des chants d’opéra, de ramener un arc pour tirer dans le jardin ou bien de se prévoir un petit golf avec leur père. Ces hommes, incapables de prendre des initiatives et des décisions dès lors que ça ne les concerne pas. Ce sont les premiers à récupérer le pain et le vin mais les derniers à mettre leur gamin dans un bain. La femme quant à elle, doit s’assurer que tout va bien. Et ce travaille leur prend toute leur vie. Elles n’ont pas le temps d’obtenir leur travail, d’avoir des occupations. Elles doivent faire les courses, s’occuper des enfants, de leurs maris, de leurs mères. Dès qu’elles se posent pour prendre un café chez elle, ou dans un parc, ce n’est pas pour longtemps avant qu’une nouvelle tâche apparaisse. Ce film montre, en une journée, la détresse et la vie morose qu’elles subissent. Enormément de détail sont mis dans le film tel que le boucher qui vend la viande à la femme en disant : « votre marie va être content »
La Vie domestique c'est un Desperate Housewives en region parisienne, mais sans les piscines et la vie plus haut de gamme. C'est un film chargé de non-dits mais qui ne se veut pas moralisateur non plus. C'est la vie de tous les jours. Celle d'une banlieue plutôt classe moyenne où les hommes vont au travail et les femmes vont au centre commercial après avoir déposé les enfants à l'école. Le film marche bien, il n'y a pas de temps mort et les personnages sont intéressants. C'est réussi.
C'est la triste réalité des femmes. J'ai lu les critiques des professionnels sur ce film. Plusieurs (hommes et femmes ) ont écrit "amusant" ?! Rien n'est amusant dans ce film. Par contre il est d'une justesse qui fait froid dans le dos. Pour les femmes c'est criant de vérité...en revanche je ne suis pas certaine que ça choque les hommes...car, pour eux...c'est une réalité confortable. Pas grand chose n'a changé par rapport aux générations précédentes. Et ils ne veulent pas que ça change...preuve en est avec les féminicides. Nous représentons la moitié de la population mais aucune égalité et...on nous qualifie de...sexe faible. Quelle ironie.
Mettre en scène l'ennui de femmes quadragénaires au foyer enchainées à leurs habitudes ne doit pas servir de prétexte à ennuyer le spectateur ! Ici on baille rapidement, avec des scènes plus ordinaires que la vie ordinaire, et on se demande comment ces femmes qui ont tout (argent, mari, enfants...) peuvent s'inventer autant de soucis. On s'insurge alors quelque peu des tracas existentiels de la petite bourgeoisie, et le résultat s'avère aussi morne et déprimant.
J'ai failli mettre une très mauvaise note à ce film, puis je me suis rendu compte que celle-ci viserait davantage les personnages que le film lui-même. Cette femme en banlieue pavillonnaire, ses quelques voisines, leurs maris, sont bien vains et même vides, mais le vide existe, il a donc sa place au cinéma. Et le talent d'Emmanuelle Devos rattrape toujours beaucoup. Deux problèmes importants demeurent cependant : une construction bancale d'abord, car il était intéressant de proposer une tranche de vie resserrée, 24 heures de la vie d'une femme, on le fait trop peu, mais pourquoi alourdir le récit avec des contrechamps chez les voisines, qui donnent au film l'allure d'un documentaire pataud ? Par ailleurs, le message ambigu du film est un peu gênant. S'il s'agissait de compatir avec ces femmes qui ratent leur vie, c'est bien raté, on les prend davantage en grippe qu'en pitié. Si c'est une charge contre la condition pavillonnaire, pour reprendre la belle expression de Divry, elle manque singulièrement de mordant.
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3,0
Publiée le 23 octobre 2020
Concernant ce film même je suppose que c'est le même schéma que Desperate house wives. Mais peut-être avec un point de vue plus légèrement déprimant. Je veux dire la représentation de la vie quotidienne ennuyeuse d'un groupe de femmes de banlieue qui sont femmes au foyer. Chacun d'elles est décrite de telle manière que si j'étais l'un d'entre elles j'aurais avalé une poignée de somnifères. Entre leurs enfants insupportables et leurs maris piquants nous assistons ici à une sorte d'agonie longue et douloureuse ou tout est faux. Sauf peut-être des sentiments tellement profonds que nous pouvons capturer de temps en temps dans un toucher très sensible. Mais dans ce but le public doit regarder de très près ce qui n'est pas inintéressant...
Parfois un brin démonstrative, cette chronique sur 24 heures de la vie de plusieurs mères au foyer habitant une banlieue cossue d’Île-de-France – remarquable travail cinématographique sur l’environnement urbain et social de ces résidences « à l’américaine » – est un exercice de style brillamment mis en scène. À travers une succession de séquences a priori anodines, la réalisatrice Isabelle Czajka parvient à donner corps au concept de charge mentale, qui consiste pour beaucoup de femmes à s’enfermer dans des tâches quotidiennes qui les privent d’une part d’indépendance et de beaucoup de libertés. En cela, La vie domestique prend la forme d’un portrait terriblement désenchanté d’une génération de femmes tout aussi assujetties que leurs aînées. Superbe Emmanuelle Devos.
Un flm qui ne donne pas envie d'être adulte en France: milieu urbain, petite bourgeoisie intellectuelle. Un monde culturel, mais dénaturé, artificiel, rapide ou trop lent, stressant, mesquin et vide de sens. Les mères décrites ont de quoi être dépressives; les hommes aussi si j'étais à la place... Le film est touchant, esthétique, social, intime. J'ai aimé.
Un film sur le temps qui passe en banlieue , pour des mères de famille un peu paumées.. Mais il n'y a pas beaucoup de fonds, beaucoup de verbiages , de situations un peu convenues, assez classiques de la vie de tous les emmène les enfants à l'école, on organise des diners, on s'ennuie, mais nous avec. Car malheureusement il n' y a pas d'analyse , pas de critiques , pas de commentaires . On est presque dans un reportage sur la vie dans les banlieues éloignées , pour des middle class. C'est très ennuyeux. Heureusement que les actrices sont très bien, jouant justes ..
Au début , je n'ai pas aimé le film , puis il a fait son chemin. C'est un film utile qui ouvre les yeux:.philosophique ; Que fait une femme après avoir réalisé son désir, d'enfants , de couple , de pavillon.?Elle est prise dans une course de Sisyphe pour maintenir à flot toute cette" perfection"! Une course qui ne mêne nulle part, ni même à plus d'amour . Les acteurs semblent jouer faux mais c'est pour amplifier cet ennui , partout et ce burn out domestique . C'est une vie qui n'est plus incarnée , une vie sociale , de petites phrases assassines viennent blesser les êtres qui sommeillent dans ces fantoches . Un film à voir , pour chercher un sens à la vie . Un film qui parle des femmes, de nos mères aussi...Mais attention ça peut plomber!
Les errances et le questionnement ne font pas tout. Il faut quand même attendre les IX dernières minutes pour que le film ne commence. Cela fait long l’introduction et la prise de conscience de son couple qui ronronne. Déçu aussi par l’interprétation. Bref. Pas du tout convaincu.