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llafaye
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4,0
Publiée le 20 octobre 2013
24 heures de la vie d'une femme dans un quartier pavillonnaire petit bourgeois. On pense à Desperate Housewives, mais on est bien en France, dans la vacuité d'une vie passée à la maison, où les tâches domestiques s'imposent sans pitié. Belle interprétation, E Devos superbe.
Lamentables ces petites bourgeoises qui se regardent le nombril et se plaignent de leur vie dorée. Si comme mes collègues infirmières, elles se levaient à 5h00 pour embaucher à 6h00 dans un service hospitalier ou l’inconfort et la douleur dans tous les sens du mot, existe réellement, elles auraient beaucoup moins le temps de se lamenter sur leur sort et se poseraient probablement moins de questions !!!!!!!!
Un bon film qui retranscrit vraiment fidèlement l'atmosphère de ce bijou littéraire Arlighton Park de Rachel Cusk publié en 2007 à L'Olivier... C'est à dire un film d'atmosphère où il ne se passe pas grand chose justement et qui ne passe jamais loin de provoquer l'ennui du spectateur certes. Mais que cela sonne juste, pour une certaine classe sociale de notre vie moderne, j'en conviens, plutôt aisée. Filmer le temps qui s'écoule au rythme des allers et venus à la maison, de la solitude une fois tout le monde partis vers ses activités. Filmer l'ennui, le vide autour de soi et à l'intérieur de soi est un exercice difficile que la réalisatrice relève. Emmanuelle Devos, Marie-Christine Barrault (apparition brève mais ô combien marquante) et Julie Ferrier sont très justes dans leur jeu où beaucoup de choses passe par les regards, les silences, le peu de mots prononcés et les attitudes. La banlieue est filmée dans ses deux dimensions, lisse et ordonnée en apparence mais ayant bien du mal à contenir les illusions perdues, les compromis qui laissent insatisfaits, les choix pas complètement assumés... 24 heures de la vie d'une femme... plus à mode Desperate qu'en mode "Zweig". A voir, si on est en forme !
Emmanuelle Devos avait eu un coup de foudre pour Gabriel Byrne dans Le Temps de l'aventure il y a quelques mois. Elle est aujourd'hui à l'opposé de ce personnage volage en incarnant une femme désabusée, une mère considérée par ses enfants comme la boniche de la maison. Lassée par une existence sans couleurs, nous la suivons pendant une journée dans sa Vie Domestique.
Dans cette œuvre intelligente et très subtile, la réalisatrice prend le soin de ne faire durer son récit que vingt-quatre heures. Dans ce court laps de temps, elle réussit à dresser un portrait triste mais pertinent de la femme contemporaine. Alors que nous sommes dans une société moderne où les mœurs évoluent peu à peu, on se rend compte qu'une hypocrisie générale est toujours présente vis à vis de la condition des femmes. Leur statut de maîtresse de maison est ancré dans notre civilisation depuis des millénaires, et d'une certaine manière, il n'a toujours pas changé.
Pour nous faire comprendre le malêtre de Juliette, la cinéaste filme cette banlieue pavillonnaire comme une prison, la vie de cette femme comme un asservissement. Tout sonne faux dans ce quartier déshumanisé, les conversations, les soirées ou les retrouvailles d'individus qui se disent amis mais qui ne sont finalement que des étrangers. Habituées à un confort artificiel, elles deviennent des machines qui ne pensent plus mais qui subissent un quotidien verrouillé, attendant une lueur d'espoir qui n'arrivera plus.
Le malaise des spectateurs se fait donc de plus en plus sentir. À cause de regards insatisfaits, d'un thème musical mélancolique, ou de silences gênés. Nous pouvons cependant reprocher à Czajka de forcer le trait de certains personnages (femme enceinte, plusieurs hommes fachos) pour montrer la douleur de ces femmes qui encaissent sans broncher. Qu'importe puisque l'intention est plus que louable : celle de montrer par un cinéma terne et cru la vie de ces « desperate housewife », ressemblant à tout sauf à un conte de fée.
« La vie domestique » est un long métrage réalisé par Isabelle Czajka. Le film montre au spectateur ce qui se passe en 24 heures quotidiennes pour Juliette, le personnage principal, une femme qui a la quarantaine, deux enfants, ancienne professeur et actuelle animatrice d’une activité littérature pour des lycéennes. Ça commence sur un dîner entre couples, où se trouve Juliette, son mari, Thomas, et un ami ou collègue avec sa femme. Celui-ci expose sa vision machiste du monde du travail. Ses propos ne plaisent pas à Juliette, et lui permettent de se rendre compte, au fur et à mesure du film, que la femme est encore loin d’être considérée comme égale à l’homme. Le lendemain matin, elle constate à quel point elle est « exploitée » par sa famille : alors qu’elle prépare le petit déjeuner, son mari est sur l’ordinateur et ses enfants attendent d’être servis , lorsque elle demande à son mari d’acheter du beurre, il le prend comme une boutade, elle porte le sac de sa fille, elle fait le rangement, supporte toutes les charges de sa famille, fait des sacrifices (son travail) pour s’en occuper, là où elle n’aurait pas besoin d’en faire si son mari l’aidait, … et pour combler le tout, elle ne reçoit aucune gratitude de la part de deux qu’elle aide. En parallèle, on a aussi l’histoire de trois autres femmes avec, elles aussi, deux enfants chacune, une belle maison en banlieue aisée, leurs maris, et leurs problèmes, tous un peu différents. On entend aussi parler de Cindy, une adolescente qui fait partie de l’activité littérature, qui s’est retrouvée enceinte et a noyé son enfant. Pendant cette journée, les quatre mères se croisent à l’école, aux magasins, s’invitent à dîner et à passer des moments ensembles, se plaignent de leurs situation alors que d’autres, comme Cindy, sont dans la misère. Ce ne sont pas de réels reproches de la réalisatrice à voulu faire passer, mais plutôt les réalités dont on a du mal à s’apercevoir : chaque personnage est attachant, mais plein de défaut aussi, ce qui rend leur jeu d’autant plus authentique. Le film se fini sur un dîner, tout comme le début, où elle s’occupe de tout, et où là aussi les hommes réussissent à la vexer. Comme quoi la situation initiale n’a pas changé, à part que chacune des femmes a avancé dans sa réflexion, tout comme le spectateur.
L'idée de départ est bonne avec Emmanuelle Devos qui porte le film (grâce à son silence,ses regards,un beau jeu de sa part) et du coup les autres acteurs (trices) paraissent faibles surtout Natacha Regnier qui n'est pas dans son rôle. Critique sociale juste mais qui aborde trop de sujets à mon avis. On ne passe pas un mauvais moment mais il ne restera pas grand chose de ce film dans quelques mois Dommage.
La vie domestique sacrément embourgeoisée...on se demande même où sont les femmes de ménages vu le cadre dans lequel on nous dépeint cette vie domestique pas si minable que cela... je le vois bien l'avilissement progressif des femmes face au machiste de certains bonhommes et le post-it mental dans la gestion des mioches au quotidien. Le paradoxe, c'est que ces femmes ont l’air si libres et conscientes qu'elle ne se donnent pas les moyens de combattre ce quotidien. J'attendais un moment de révolte. Une sortie magistrale ! Eh bien non, on saisira dans le regard de Devos une lassitude, un désarroi pour finalement rester prisonnière de sa condition et nous donner l’impression à travers un regard à son mari sur la fin du film qu’elle est sur le point de faire quelque chose … Mais quoi ? Tout cela manque de crédibilité et leur ronron m’a presque fait m’assoupir. Cela dit, Emmanuelle Devos demeure une grande actrice…Mais le film est insipide et je suis déçue.
Loin de Paris, mais tout près de Pontault-Combault en Seine et Marne, "un jardin c'est mieux pour les enfants" Isabelle Scajka nous invite à partager le quotidien de quatre jeunes femmes esseulées dans un cadre idyllique. Une pâle imitation du décor de Wisteria Lane, ou du Hameau de la Reine à Trianon, façon 21ème siècle. Derrière la nature généreuse pour se cacher du béton environnant, une alignée de pavillons identiques sert de décor pour une vie qui ne semble pas être celle qui avait été initialement prévue. Si le scénario s'accorde quelques invraisemblances, il démontre néanmoins avec fraîcheur et une impudence certaine des situations connues de tous. Un brin d'humour au beau milieu du quotidien et le poids que représente l'habitude quand celle-ci a pris le pas sur les sentiments. L'ensemble est bien vu, malgré quelques passages ressassés depuis longtemps, tels l'enfant retrouvée morte dans l'étang ou encore les dialogues du début du film. Il n'en reste pas moins une mise en scène efficace et légère à la fois, dans laquelle s'impose, j'ai envie de dire comme souvent, Emmanuelle Devos. Julie Ferrier est tout à fait étonnante. Marie-Christine Barrault ne fait qu'une apparition mais envoie quelques vérités que beaucoup préfèreront certainement ne pas entendre. Tout en demi-teinte, il n'en reste pas moins un portrait au vitriol pour une certaine classe de notre société et celui, hélas, d'une jeunesse malheureuse ou totalement perdue.
J'ai, personnellement, été déçu. La fin m'a laissé sur ma faim, si je puis dire. Le côté chronique amère, d'une banlieue aisée (style desperate housewives), est très bien rendu mais est-ce suffisant pour un faire un film !
Le film dépeint sans fard une journée du quotidien déprimant d'une mère au foyer dans une banlieue aisée de Paris : les tâches ménagères, les enfants, les courses, les conversations banales ou ennuyeuses, les engueulades, les maris absents un brin condescendants. C'est banal et tragique à la fois. Emmanuelle Devos et Julie Ferrier sont exceptionnelles de justesse et de retenue. Parfois émouvant, parfois drôle, le film réserve quelques répliques savoureuses. Dommage que nombre d'entre elles soient révélées dans la bande annonce. Dommage aussi que la fin soit abrupte et décevante alors que la première scène était excellente, un bijou d'ironie qui réveille la féministe en moi. ça m'a rappelé Mrs. Dalloway de V. Woolf.