La Vie domestique
Note moyenne
2,6
1051 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

174 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
43 critiques
3
43 critiques
2
39 critiques
1
21 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2014
Tout couple se reconnaîtra à un moment ou un autre dans ce film sans doute un peu trop académique, mais les actrices y jouent leur rôle avec conviction et cela donne au film un ton à la fois sérieux et touchant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 décembre 2013
C’est vraiment un drôle de film que nous présente ici Isabelle Czajka puisque La vie domestique se résume à la journée ordinaire au cœur d’une résidence en banlieue parisienne. Au départ c’est la description d’une vie dont beaucoup rêve ; celle d’une famille réunie dans une belle maison mais ce quotidien ordinaire dévoile ensuite des aspects plus controversés. Maris aux abonnés absents, femmes absorbées par leur rôle de mères ou encore foyers aseptisés on a là un miroir aux reflets peu flatteurs de cette fameuse vie domestique. Certains diront qu’il ne s’y passe rien mais voilà une belle version française des véritables Desperate Housewives où brille le quatuor Emmanuelle Devos, Julie Ferrier, Héléna Noguerra & Natacha Régnier.
John Henry
John Henry

127 abonnés 732 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 novembre 2013
Il y a du savoir-faire, il y a une manière de tenir la caméra et capter les lumières à la Todd Field (Little Children). Mais la comparaison s'arrête là, le film ici n'arrive jamais à donner corps à ce vide, à ces existences poreuses, La vie domestique, c'est un truc désincarné et osseux et vaguement laid qui se promène, boiteux, tout le long de la corniche. Le vide peut être filmé autrement que par le vide. Les hommes peuvent être filmés autrement qu'en caricatures d'eux-mêmes. Ca commence comme une série qui ne débute jamais vraiment. Sans humour, sans peine, sans tristesse, sans intelligence, sans tension, sans suspense. Sans enjeu. On le voit. On l'oublie. Parce qu'il n'y a rien de plus que les gens que vous rencontrez, parce qu'il n'y a rien de plus qu'une journée que vous passez à faire les courses ou à aller chez le coiffeur. Parce que filmer le quotidien c'est ce qu'il y a de plus compliqué, sinon, ce n'est qu'un futile intermède dans sa propre existence.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 novembre 2013
Un des films les plus ennuyants que je n'ai jamais vu.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2013
Pas de rythme, pas d'histoire, pas de fin... Mais des incohérences (enseigner Virginia Woolf à des jeunes pour leur faire aimer la littérature, c'est comme commencer un cours de maths par des équations du troisième degré) et des caricatures de femmes désoeuvrées et insatisfaites de banlieues cossues.
Quant on est passé par la case "Desperate housewives", on devient exigeant, forcément.
Quant à Emmanuelle Devos, on a l'impression que, film après film, elle nous déroule toujours le même genre de personnage, une femme intelligente et hyper sensible, frustrée, ronchon et insatisfaite.
Bof.
Christian P
Christian P

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2013
Un film sans prétentions, sans effets artificiels sinon l'artificialisation du monde où vit une femme, mais aussi d'autres femmes comme elle, du niveau bobo, et qui s'interroge sur ce qu'elle est, sur ce qu'elle vit, ce qu'elle représente dans son environnement proche et dans la société.
Tout est dit dans chaque parole prêtée aux acteurs et aux actrices. Dans les silences de ces dernières aussi. C'est parfois un peu appuyé. Peut être, mais ce serait-ce pas pour que s'imprègne en nous la réalité du vécu quotidien de cette mère dans sa banlieue asseptisée, surprotégée et à peine effleurée par un autre monde, une autre planète celle des petit(e)s, des sans grades aux peaux sombres et qui ne connaîtront que la Misère (milieu, langage, sexe.)
A un rythme haletant et en recevant des baffes à chaque plan, on court derrière cette Emmanuelle Devos (sublime) en attendant le déclic d'une révolte... Elle ne vient pas. Mais elle sourd peu à peu en nous, spectateurs qui vivons pourtant dans le même décor et le même système dès que nous sortons de la salle de projection.
Bravo !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 novembre 2013
C'est vraiment très réussi. Tout est là pour nous faire entrer dans la peau de ces femmes, dans leurs pensées, leur ressenti. La faiblesse que l'on peu percevoir dans le jeu des acteurs est très bien rattrapé par l'oeil d'Isabelle Czajka. Une belle oeuvre où rien n'est là par hasard, ni même un mot. Réalisatrice à suivre !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2013
Ce film n'a strictement aucun intérêt. Il suffit de vous mettre en banlieue de prendre un couple au hasard et de le filmer. Si aller au cinéma c'est regarder son quotidien sans avoir ni surprise, ni vision différente ni esthétisme, ni réflexion profonde, alors il ne sert à rien de faire de tel film.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2013
Juliette (Emmanuelle Devos), la quarantaine, mène en banlieue parisienne une vie sans histoire. Aucune inquiétude matérielle ne la guette : sa maison est spacieuse, son mari aimant, ses jeunes enfants bien élevés. Pourtant Juliette transpire d'un mal-être qui gagne insidieusement le spectateur. On n'est pas loin de "Desperate Housewives" expurgé de ses rebondissements tragiques et de ses quiproquos comiques. On est plus proche de Mrs Dalloway qui, le temps de la préparation d'un dîner, prend conscience de son aliénation.
Le film est une galerie de portraits de femmes en pleine crise de la quarantaine. Dans leur vie professionnelle comme dans leur couple, en dépit de leur aisance bourgeoise, tout les ramène à leur aliénation domestique. Les hommes sont des silhouettes à peine ébauchées qui n'ont pas le bon rôle : leur goujaterie le dispute à leur lâcheté.
On croit un instant que le film va basculer, lorsqu'on apprend qu'un crime a été commis. Mais Isabelle Czajka refuse cette facilité. Le film se termine comme il a commencé, par un dîner entre amis, ni plus ni moins amical que celui de la veille.

"La vie domestique" est l'adaptation d'un roman de Rachel Cusk que j'ai lu il y a quelques années seulement ... et dont j'ai tout oublié sinon le plaisir que j'avais pris à le lire.
Il est probable que ce film me laisse la même empreinte. J'ai pris beaucoup de plaisir à le regarder. J'ai aimé l'intelligence aiguë de la réalisatrice dont les premiers longs métrages, illuminés par la présence radieuse d'Ariane Demoustier, m'avaient enthousiasmé. J'ai été séduit par la subtilité du jeu des actrices, les seconds rôles (Julie Ferrier, Natacha Régnier, Hélène Noguerra). Pour autant, toutes ses qualités ne suffiront pas à le sauver de l'oubli dans lequel il risque de sombrer.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2013
Quelques belles scènes.
Une réalisation et une écriture intéressante.
Bravo !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 octobre 2013
Pour ma part, je trouve que l' émotion du film repose essentiellement sur Laurent Poitrenos ?,qui joue le mari de Devos; elle, dans un activisme permanent impeccable: elle cuisine, sait tenir son intérieur,
s' adonne aux tâches domestiques avec "élégance" etc, donne des cours facultatifs à un public
d' élèves visiblement peu intéressées mais cependant à l' écoute, et cette résignation omniprésente dans sa vie personnelle. Et lui dans un rôle de proviseur au service de sa mission, aimant sa femme, qui ne manque pas de s' exprimer avec des réparties intéressantes. Je persiste à dire que cet acteur bien choisi est essentiel dans ce jeu collectif. J' apprécie sa façon de dire les choses, d' être présent face à Devos. Il est aussi bien qu' elle! les autres filles amènent leurs touches perso, et N.Régnier vit dans un b....l assez impressionnant! La critique de Télérama m' a choquée, à la limite de misogynie.
No Spoiler
No Spoiler

23 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2013
On peut voir en La Vie domestique une satire sociale... on peut aussi prendre le film pour une étude de mœurs tant la peinture de la petite bourgeoisie pavillonnaire fait mouche! Isabelle Czajka réussit le tour de force de nous tenir en haleine sans jamais user des artifices traditionnels de la dramatisation. Tout au plus entend-on parler du rapt d'une petite fille! C'est la laideur de ces vies petites-bourgeoises que l'on prend en pleine face, laideur des villes avec leurs enseignes publicitaires et leurs jardins d'enfants ultra sécurisés, laideur des intérieurs domestiques formatés, laideur de personnages cupides et cyniques! Le film bénéficie d'un casting de grande qualité et on se prend à haïr certains personnages masculins dont la seule valeur est celle du salaire mensuel. Ils se ressemblent tellement qu'ils en deviennent interchangeables à l'image de la veste de Grégory (Michaël Abiteboul) que Bertrand (Sava Lolov formidable) prend pour la sienne en fin de soirée. Notons au service de ce portrait cruel une bande son pleine de finesse qui ne manque pas d'accompagner discrètement Emmanuel Devos du rond-rond effrayant de la machine à laver.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2013
Nul il n'y a pas d'autre mots. si vous souhaitez vous ennuyer pendant une heure et demie, n'hésitez pas, il faut aller le voir.
si vous souhaitez voir comment vivent mr et mme toulemonde dans leur pâté de maison sans que rien ne se passe que aller chercher les enfants à l'école, 2 ou 3 voisines sans intérêt qui prennent le café ensemble. bien plate et sans intérêt que cet énoncé du quotidien. Triste, plat, il ne se passe rien
autant rester chez soi
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 octobre 2013
Le film se laisse regarder, on suit la journée de femmes d'une banlieue aisée et un peu déconnectée. Elles s'ennuient doucement, mais n'ont le temps de rien. Prennent le café ensemble, mais se s'apprécient pas vraiment. S'inquiètent des malheurs du monde, mais surtout de leurs problèmes domestiques. Bref : c'est cynique, désenchanté, bien vu, mais un peu décourageant et caricatural. Le thème n'est pas non plus très original : on pense à desperates housewives ou les noces rebelles.
lpcar
lpcar

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2013
"Juliette n’était pas sûre de vouloir venir habiter dans cette banlieue résidentielle de la région parisienne. Les femmes ici ont toutes la quarantaine, des enfants à élever, des maisons à entretenir et des maris qui rentrent tard le soir." (extrait du synopsis sur Ad Vitam)
Elles ont surtout toutes "renoncé"...renoncé à leur carrière ( et r), à leurs origines (J. Ferrier) et même à leur rôle de mère (H. Noguerra qui se laisse totalement déborder par ses enfants)...renoncé à vivre (fantomatique Natacha Regnier qui envie la jeune fille au pair pour qui la vie est "si simple").

Ce film offre un regard cynique sur notre société contemporaine, cruel sur ces femmes, "domestiques" consentantes de leur mari et de leurs enfants, matérialistes, engluées dans un quotidien rasoir...encore plus féroces sur leurs maris, misogynes, égoïstes, suffisants... Une société vide de sens et de spiritualité (hallucinante conversation sur la foi et la compassion, autour d'un café Nespresso...qui se conclut par cette phrase cinglante "on ne va pas passer notre vie à s'apitoyer sur le malheur des autres...on a la chance d'avoir une belle vie alors profitons-en"). Le drame (enlèvement d'enfant) qui se déroule en toile de fond dans l'indifférence générale exacerbe encore cette sensation de vacuité.

Une société qui n'a, en fait, pas tellement changé par rapport à celle d'il y a 40 ans, décrite par MC Barrault...

Emmanuelle Devos (formidable!) est le seul personnage "vivant" dans cet univers pétrifié. Elle est entre deux, pas encore prise au piège mais n'ayant déjà plus complètement la force de s'en sortir... sur le fil du rasoir...

Le tour de force de la réalisatrice est d'avoir créé une tragédie à portée universelle avec des personnages "caricaturaux" (comme Gregoire Oestermann dans la scène du diner d'ouverture ). On est du coup, nous aussi dans cet entre-deux: à la fois dans une distanciation par rapport aux héroïnes et une identification très forte au sentiments exprimés.

Bref un film qui agit comme une douche froide, à voir absolument pour interroger notre "vie domestique"!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse