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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2014
Une réalisation superbe, les teintes chaudes, pop et saturées qui font la patte d'Araki servent à merveille la sublime photographie du film, on retrouve les classiques close-up et la narration du protagoniste en voix off, la bande son est comme à son habitude de très très bon goût, une ribambelle d'acteurs, connus ici et là, à la fois droles et émouvants, et le tout porté par une histoire, en somme assez banal, mais ponctuée de quelques éléments oniriques, ça met le temps à s'installer, on ne voit pas trop où ça peut bien mener, jusqu'à ce que... Jusqu'à ce que... Mais on ne s'ennuie jamais ! Son meilleur film depuis Mysterious Skin, en 3e place pour moi apres ce dernier et Nowhere. 5 étoiles amplement mérités !
Gregg Araki est un cinéaste brillant qui s'est imposer dans un cinéma underground très loin des canons hollywoodiens habituels, connu avant tout pour être celui qui fait des films sur l'homosexualité, qui est certes un des thèmes majeurs de ses films ( ici aussi d'ailleurs ) mais il préfère avant tous ce concentrer sur des sexualités ambivalentes qui ne se définissent pas et qui sont donc beaucoup plus intéressantes. En raison de cela il est d'ailleurs quasiment impossible de trouver les premiers films qui constituent sa carrière, ce qui fait que la vision que j'ai de sa filmographie sera toujours incomplète mais si j'ai une idée globale de ce qu'il souhaite entreprendre. Néanmoins ses films que j'ai eu l'occasion de voir son toujours des œuvres hors normes qui ne peuvent laisser indifférent surtout lorsqu'il mélange maladroitement le génial et le ridicule ( les bons The Doom Generation et Nowhere ainsi que le sympathique Kaboom ) ou qu'ils sont emprunts de classicisme et de loufoquerie ( le plaisant Splendor et le moyen Smiley Face qui est probablement son plus mauvais film ). Globalement c'est donc un cinéma que j'apprécie mais qui aussi me fascine même si ses films sont souvent emprunts de clichés ( il les utilisent néanmoins habilement ) et qu'ils virent souvent au bordélique sans jamais vraiment savoir sur quel pied danser. Pour autant la seule fulgurance de sa carrière jusqu'à maintenant était l'excellent Mysterious Skin, véritable coup de génie qui représentait le glauque et le malsain de façon purement mélancolique. Je dis bien sa seule fulgurance jusqu'à maintenant car il est clair qu'avec White Bird in a Blizzard, Araki signe son deuxième meilleur film qui d'ailleurs dispose de nombreux points communs avec Mysterious Skin. Tout deux sont des adaptations de romans qui ont des thèmes communs, à savoir trouver une explication sur un événement trouble du passé ainsi que déchiffrer les rêves étranges qui habitent le personnage principal. On retrouve donc tous les thèmes chers d'Araki que ce soit le passage à l'âge adulte, l'étude juste et nuancé de la jeunesse et du temps qui passe, des personnages aux sexualités décomplexés ainsi qu'une narration en voix-off. Tous ces éléments composent le scénario du film qui comme dans la tradition du cinéma d'Akari va mélanger les genres avec habiliter. Il y a du teen movie avec la découverte de la sexualité du personnage, du drame familial avec ce portrait bouleversant d'une femme au foyer ainsi que du thriller avec la recherche ( certes secondaire ) de la vérité qui entoure la disparition de la mère. Malheureusement même si ce mélange est habile, il est aussi le principal défaut du film car cela lui permet de braser un tas de sujets passionnant il ne fera que les survolées sans vraiment prendre le temps de s'arrêter dessus, le film étant assez court il sera très succinct dans le traitement de certaines intrigues. De plus la trame principale ( qui d'ailleurs n'en est pas vraiment une ) est relativement prévisible lorsque l'on est attentif aux légers indices que laisse paraître le film, ce qui enlève un peu de force à la conclusion. Néanmoins le film s'appuie sur des personnages solides et complexes qui sont hors de tous manichéismes même si certains sont dérisoires à l'intrigue et ne sont là que pour être les personnages clichesques dont Akari à le secret ( les amis de Kat ainsi que le policier qui lui a néanmoins une personnalité plus qu'intéressante ). On retrouve aussi ce qui définit le cinéma d'Akari, à savoir ce rapport avec le chaos et l'apocalypse, c'est d'ailleurs pour cela qu'il s'intéresse plus aux répercussions de la disparition plutôt qu'à la disparition en elle-même. Le parallèle entre l'avant et l'après via les flashbacks est donc relativement déstabilisant car le film nous expose un passé chaotique avec une mère toujours au bord de l'hystérie mais cela faisait partie de la norme des personnages, ce qui créer une fascinante distorsion de la réalité ( chose qui arrive souvent dans les films d'Akari ) surtout lorsque les personnages réagissent de façon passive devant la folie latente de la mère et ce n'est que lorsque celle-ci a disparue que le chaos s'installe à travers la routine qui vient littéralement submergé les personnages, ils sont comme figés dans le temps comme une ou deux répliques du film ne manquent pas de souligner. Pour ce qui est de la réalisation, l'image n'a jamais été aussi belle pour un film d'Araki tandis que la bande son est très pop et correspond parfaitement au style eighties du film. Le montage est par contre dans la pure tradition d'Araki avec ses Fondu au Noir récurrents. La mise en scène quant à elle est très élégante et favorise les travellings, d'ailleurs on sent l'influence de l'ensemble pour le cinéma de David Lynch, Akari s'amusant même à placer quelques clins d’œil par ci par là. Les phases de rêves font d'ailleurs beaucoup penser à Twin Peaks avec cette imagerie magnifique et cet onirisme ambiant. Sinon le casting est impeccable que ce soit Eva Green dans son meilleur rôle ou Shailene Woodley ( elle aussi dans son meilleur rôle ) qui révèle une sensualité et un talent insoupçonné, elles sont aussi accompagnés de seconds rôles solides notamment avec un Christopher Meloni impérial. En conclusion White Bird in a Blizzard est un très bon film dans la pure tradition de ce que son auteur nous avait offert jusqu'ici mais sauf que là celui-ci aseptise son style pour qu'il soit plus accessible. En ressort donc un film plus posé mais aussi qui bénéficie d'une maîtrise et d'une fraîcheur nouvelle certes bien loin du génie de Mysterious Skin mais à des années-lumières au dessus des délires parfois trop abstraits de ses précédents films
Le film vaut surtout par la prestation de Shailene Woodley, en jeune fille qui découvre l'amour, tandis que sa mère et son père se dispersent en vain.....On va avouer qu'elle est terriblement sensuelle et avec une palette digne d'un peintre, c'est à dire qu'elle n'est jamais coiffée ou habillée ou fardée de la même manière à chaque fois qu'elle apparait à l'écran....L'histoire alterne sérieux et humour et le tout est filmé avec légèreté et rêverie......Le ton est feutré, les dialogues sont plutôt accrocheurs et souvent drôles (à double sens)....on est dans une Amérique de classe moyenne, dans une ville inconnue, mais je crois que le film n'offre aucun panorama ni paysage ? On peut certainement dire que Araki s'est assagi au travers de ce film sans provocation aucune..... Quant au twist final c'est un régal à savourer.......Pas mal.....
Je ne connais Gregg Araki que de nom grâce à mes études, mais je ne connais pas en profondeur son cinéma et ses thématiques. Tout ce que je sais, c'est que j'ai adoré le premier film que je vois de lui. C'est pas vraiment un cinéma de scénariste parce qu'on a l'impression que le scénario, ici, joue un peu le rôle de faire-valoir tant il est rejeté au second plan. Malgré tout celui-ci est très bon, un peu trop soutenu, un peu trop gros pour être vrai néanmoins. Non, "White Bird" est un vrai cinéma de la mise en scène. Le réalisateur nous dit vraiment quelque chose à travers les images. Il y a une réelle poésie qui se dégage du film, du coup c'est vraiment très agréable à visionner. Un peu lent parfois mais tellement intéressant. On voit en tout cas que c'est Araki qui a écrit le scénario, on sent que le gars l'a travaillé avec une vision de mise en scène. Malgré tout, les cinq dernière minutes me laissent un peu sur ma fin. Je sais pas, j'ai l'impression qu'elles sont un peu bâclées. Je n'ai pas tellement compris en fait pourquoi il y avait un tel revirement. Je veux dire par là qu'on avait compris ce qu'il s'était passéspoiler: , on avait compris que le père était le meurtrier alors pourquoi l'appuyer ainsi spoiler: en le faisant avouer et arrêter par la police ? C'est dommage parce que j'ai eu le sentiment que ça venait un peu gâcher l'excellent travail qu'Araki avait fait jusque là. Du côté des acteurs, c'est aussi ça qui m'a donné envie de regarder le film. Un excellent casting avec Shailene Woodley, la nouvelle star montante d'Hollywood qui risque de s'attirer tout ma sympathie si elle continue à tourner dans ce genre de film. Christopher Meloni et Shiloh Fernandez qui sont tous les deux très bons. Et Eva Green évidemment, comme toujours excellente partout où elle passe.
Toujours fasciné par la période de transition qu'est l'adolescence, Gregg Araki se penche sur la virilité, la sexualité et les premiers amours. Il part du foyer familial américain modèle et le fait exploser. L'absence soudaine de cette mère (campée par le charme vénéneux d'Eva Green) va peu à peu s'immiscer dans les rêves de plus en plus étranges de sa fille (jouée par l'actrice montante Shailene Woodley).
Au final, White Bird se révèle être une lumineuse et sombre chronique de la famille d'une adolescente.
Après le thriller sur fond d'apocalypse Kaboom et la comédie déjantée Smiley Face, Gregg Araki semble vouloir renouer avec une histoire plus dramatique à la Mysterious Skin avec White Bird. Pour ce nouveau long métrage, Gregg Araki est allé chercher deux des actrices les plus surbookées de l'année Shaylene Woodley et Eva Green qui lui apporteront peut être un plus large public que ses fans réguliers.
Gregg Araki s'approprie complètement le roman White Bird In A Blizzard de Laura Kasichke en le plongeant dans son univers coloré et musical. Un retour à la fin des années 80 / début des années 90 un brin nostalgique pour un drame couplé à un thriller. Tout ceux qui sont familier des précédentes oeuvres du réalisateur reconnaîtront immédiatement sa touche même si par son sujet, White Bird semble un peu plus académique que d'habitude.
La première partie du film qui se déroule durant le printemps et l'hiver de l'année 88 nous raconte la disparition de la mère de Kat et les mois qui ont suivis. Une chronique de la vie dans une banlieue américaine typique inspiré par American Beauty qui installe progressivement l'intrigue. Gregg Araki y met tout ce qui a fait son succès, des répliques mémorables, des personnages haut en couleur, du sexe et une bande originale new wave excellente.
Dans sa seconde partie, qui se déroule trois ans plus tard, le ton change et le film tourne au thriller alors que Kat désormais à l'université est de retour chez elle pour les vacances. Les souvenirs se réveillent et l'envie de percer le mystère de la disparition de sa mère lui semble désormais nécessaire. Il y a malheureusement tellement d'indice qu'on comprend trop vite ce qu'il s'est passé bien avant elle. Reste cependant une superbe révélation surprise dans la lignée de celles que Gregg Araki à l'habitude de faire signant ainsi son film.
En tant que fan de Mysterious Skin, Shaylene Woodley joue complètement le jeu de l'héroïne "Arakienne" avec un look new wave / gothique qui lui va vraiment bien et n'hésitera pas à se mettre nue quitte à surprendre les fans de Divergente et de Nos Etoiles Contraires. Dommage qu'on ne donne pas autant de chance à ce films qu'aux autres long métrages dans lequel on a pu voir l'actrice car ces probablement à ce jour son meilleur rôle. Une actrice à surveiller de près qui va prochainement finir par piquer la place de Jennifer Lawrence.
Le réalisateur n'a que très rarement donné des rôles principaux à des femmes et pourtant ce sont bien ici deux femmes qui tirent la couverture. Dans le rôle de la mêre, Eva Green donne une prestation sans failles dévoilant de nouvelles facettes de son jeu. Très lunatique, son personnage passe par différentes émotions qui nous la montre de femme au foyer impeccable à complètement folle. On pense beaucoup à son rôle dans Dark Shadows en la voyant ainsi.
Impossible de ne pas reconnaître la patte de Gregg Araki dans White Bird tant ce film en reprend absolument tous les codes. Si le réalisateur n'a rien perdu de son talent, il est cependant desservi par une intrigue trop évidente. Heureusement les prestations épatantes de Shailene Woodley et Eva Green sauvent tout de même cette histoire qui saura nous intriguer dans sa première partie. Comparé à Doom Generation ou Mysterious Skin, ce White Bird est loin d'être le meilleur film de Gregg Araki mais reste tout de même incontournable pour tous ses fans.
Un film un peu tiré par les cheveux qui m'a laissée un peu indifférente mais dont l'intrigue maintient l'intérêt du spectateur de bout en bout avec une fin des plus ébouriffantes. Les interprètes sont tous très justes, Shailene Woodley et Eva Green en tête. Le film décrit plutôt bien le passage à l'âge adulte et l'évolution des rapports mère-fille, avec une mise en scène comprenant quelques moments plus poétiques qui font l'originalité du film, nous plongeant dans les rêves intriguants de la jeune héroïne.
Il y a encore quelques années, alors que l’on découvrait le radical Mysterious Skin, on aurait eu du mal à croire que la mode de l’adaptation des romans pour midinettes atteigne Gregg Araki, mais ces films suivants, et en particulier Kadoom, nous on fait comprendre que sa volonté d’explorer les troubles de l’adolescence pouvait passer par des choix de mise en scène désastreux. La pente descendante de la filmographie du réalisateur se poursuit donc dans cette histoire tirée par les cheveux dont la description de la vie en zone pavillonnaire a des relents d’American beauty mais, à trop se montrer superficiel, est loin d’en avoir la grâce. Le duo d’actrice réunissant Shailene Woodley et Eva Green dans le rôle de sa mère fonctionne plutôt bien, et l’opposition entre les ambiances de lumières assez sombres et celles, dans les flashbacks, illuminées pourrait également être pertinente si sa redondance et surtout l’aspect trop factice des décors n’étaient pas aussi pesants. Pour ce qui est de l’intrigue, on voit poindre au début un semblant de doute autour de la relation entre cette mère pleine de mystères et le petit-ami de sa fille mais cette piste est vite abandonnée pour se concentrer sur les troubles au sein de ce couple d’adolescents et son parallèle avec celui des parents, une histoire des plus banales en somme qui ne réussit à surprendre que dans son twist final qui, de fait, arrive trop tard. Avec son manque de rythme et son esthétique irréaliste, White bird est un film, certes poétique dans son écriture, mais terriblement mou et dans lequel il est bien difficile de s’immerger.
En tant que fan d'Araki je me devais d'aller voir White Bird. Au final, c'est un de ses films les plus sages. L'histoire, plutôt simple (bien que contenant une fin inattendue) permet de se concentrer sur l'héroïne principale, la découverte de sa sexualité, son obstination à découvrir ce qui est arrivé à sa mère... Le casting est très bon, Shailene Woodley y est surprenante. La photographie est, comme dans tous les films de Gregg Araki, très travaillée. L'ensemble est très colorée quand Kat a des souvenirs de sa mère, et est plus terne dans le présent. L'ambiance année 80/90 est réussie et cela passe notamment pas une B.O plutôt sympathique. On y retrouve de nombreux thèmes qui sont chers à Gregg Araki, bien que l'ensemble soit bien moins surprenant et borderline que dans ses films précédents. C'est donc le fait que le film soit trop "sage" qui m'a gêné, je n'ai pas toujours retrouvé la patte du réalisateur dans le déroulement du récit. Malgré tout, cela reste un bon film, avec une réflexion plutôt bien menée sur l'adolescence et le rêve américain.
Plein de petits bonheurs dans ce film à aller voir pour plusieurs raisons. La première, c’est eva green qui vampirise l’écran et ses partenaires avec son fabuleux regard et son talent immense dont elle peut à loisir abuser dans le rôle d’une mère borderline. On sent qu’elle a plaisir à jouer ce rôle et nous avec (on en redemande). La deuxième, c’est l’ambiance des années 80 très bien rendue avec en prime des morceaux de new order ou dépèche mode. La troisième c’est le scénario avec une fin totalement inattendue qui explique le drame : donc restez jusqu’à la dernière image (mais vous n’aurez pas de mal). Voilà du vrai cinéma où l’on est ému, secoué, surpris, heureux, enfin la vie quoi résumé en 1h30 et qui écrase des films comme samba qui malheureusement bénéficie de plus de pubs et de salles bien à tort
Certes, ce n'est pas le meilleur Araki. Le metteur en scène s'est calmé mais son film ne manque pas de qualités. Une certaine ambiance mélancolique, un twist final inattendu. Une belle photo, une B.O. Inspirée. Et un casting en or : Shailene Woodley, très bien, Christopher Meloni, Thomas Jane, Gabourey Sidibe, Shiloh Fernandez, Angela Bassett, Sheryl Lee et surtout Eva Green. Elle est absolument formidable et vaut à elle seule le détour. Si White Bird risque de désarçonner et de décevoir les fans de Greg Araki, il n'en reste pas moins un très beau film. J'ai passé un très bon et beau moment.
Gregg Araki a développé deux voies bien distinctes dans son cinéma, celle complètement azimutée et bordélique de « Kaboom » ou « The Doom Generation » où se mêlent sexe, drogue et fantaisies en tous genres et celle, plus récente, initiée par le très beau « Mysterious Skin ». « White Bird » fait partie de cette dernière mouvance, plus sage et nostalgique. Il croque d’ailleurs comme personne le passé récent de sa Californie. La croisée des 80’s et des 90’s n’est jamais si belle que sous sa caméra. Des décors colorés, aux costumes vintage en passant par une bande originale extrêmement bien choisie et mélancolique, la reconstitution (et le coup de nostalgie qui va avec donc…) est parfaite. Quant à ses deux actrices, elles sont impeccables : Shaileene Woodley confirme qu’aux côtés de Jennifer Lawrence elle forme la relève des grandes actrices américaines, en sachant être téméraire et polyvalente dans ses choix. Quant à Eva Green, elle ajoute un rôle border-line de plus à sa filmographie qui en compte déjà beaucoup. Au bord de l’implosion, elle campe une desperate housewive avant l’heure de la plus parfaite des manières. On reprochera dans cette chronique d’une époque révolue un manque de fond et d’intrigue qui la limite parfois à une simple madeleine de Proust oculaire et auditive. Tout comme un rythme parfois ronronnant. Mais la dernière séquence, qu’on ne voyait pas venir, donne une toute autre impression de l’ensemble… Un film délicat et fragile.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser il n’y a pas que le charme de Shailene Woodley et d'Eva Green qui nous enivre dans White Bird, il y a aussi l’atmosphère très particulière que lui insuffle Gregg Araki. Une ambiance qui oscille entre le réalisme et le totalement décalé, bien moins extravagante que celle de Kaboom certes mais qui reste tout de même agréablement percutante. Avec une bande-originale du tonnerre et une image très travaillée, nous voilà dans un univers à la fois sombre et coloré dont seul ce cinéaste à la clé. Alternant subtilement thriller et teen-movie de qualité, White Bird est sans conteste une réussite de plus dans la filmographie de Gregg Araki, Shailene Woodley et Eva Green.
Pour le coup, on ne s'attend vraiment pas à voir cette fin là. Globalement, les acteurs jouent bien leurs rôles mais je pense que les scènes nues auraient pu être évitées ou plutôt, moins mises en avant. Film assez poétique avec des couleurs assez originales pour représenter les années 80-90.